Da Silva, à peine 30 ans, a passé plus de la moitié de sa vie à se consacrer au rock. Après des années d'électricité et de rage dans des formations punk, cet auteur compositeur interprète a découvert la douceur. Et dans la foulée a choisi un environnement acoustique, intimiste. La douceur apparente cache aussi une violence rentrée. Da Silva s'impose en beauté, entre Miossec pour l'énergie et Daniel Darc pour sa mélancolie. Les chansons de son nouvel album "De beaux jours à venir" sèment derrière elles des notes mutines jouées sur des instruments aux résonances enfantines : ukulélé, mandoline, mélodica... Une charte musicale signée comme un traité de désarmement, un pacte de non agression auquel se sont soumis des musiciens chevronnés. Plus qu'une simple vague dans l'océan de la chanson rock, voix éraillée et compositions entêtantes pour un disque terriblement séduisant.
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