Né à Mayotte, bercé par les musiques de l’Océan Indien ou par le reggae de Bob Marley, Baco se met à composer à l’âge de dix-sept ans. Guitare ou gaboussy (guitare mahoraise) en mains, il écrit en swahili en français et même en anglais.
A dix-neuf il rejoint la métropole, Paris, puis Marseille où il fonde le groupe Hiriz qui se produit dans les petits concerts régionaux et fait des premières parties prestigieuses (U-Roy, Kassav', Burning Spear).
En 1991, il remonte à Paris, se bricole un studio, s'enregistre, enregistre ses amis. Pendant ce temps, là-bas au pays, la renommée pointe le bout de son nez.
Aux découvertes RFI 94, il prend la deuxième place des lauréats de la région Afrique/Océan Indien. Alors il retourne dans les îles. Sur place, ses belles chansons d'espoir assoient sa popularité. Il réunit alors assez de titres pour enregistrer un premier album que de retour en métropole, il fera distribuer par Night & Day.
A force de détermination et de petits concerts efficaces, il se fait un nom dans le milieu des musiques du monde et le label Cobalt lui propose d’enregistrer sa seconde galette. « Questions » sort en 2001. L’année suivante le documentaire « Ici aussi c’est le monde » de la réalisatrice brésilienne, Jorane Castro prend Baco comme guide pour faire découvrir les musiques de l’Océan Indien.
En 2003, le chanteur comorien s’associe avec l’artiste reggae pour enregistrer le disque « Martyr’Blues ». Depuis Baco s’est monté un studio d’enregistrement digital et il travaille sans relâche sur un nouvel album qui devrait notamment contenir un duo avec Keziah Jones.
Filmé à Mayotte. |