Etoile du rocksteady, il a traversé le firmament des galaxies musicales jamaïcaines avec brio, du ska, au rythm’n blues en passant par l’early reggae. Non seulement roi de la scène, Ken Boothe a aussi enregistré de nombreux albums.
Lorsque sort son premier disque en 1967 (chez Studio One), il est surtout connu pour ses reprises soul.
Aujourd’hui de nombreuses compositions de ce cacique du roscksteady font partie des «classiques » de la musique jamaïcaine (Artibella, Mo Sen Wa, When I Fall In Love ou Everything I Own qu’il a immortalisé et qui est resté en tête des charts anglais en 1974…).
Avant de travailler avec les plus grands producteurs jamaïcains (Keith Hudson, Duke Reid, Sonia Pottinger, Sir Coxsone, …), Ken Boothe était déjà accro à la scène, côté spectateur. Il escaladait les murs et les arbres pour apercevoir ses idoles américaines, Otis Redding, Ray Charles, Wilson Picket…
Mis à part quelques petits essais en club, Ken Boothe n’avait aucune expérience scénique avant de rencontrer le célébrissime Monsieur Coxsone. «C’est Sir Coxsone qui m’a poussé le premier sur une vraie scène. Il avait un talent extraordinaire de producteur (label Studio One), de directeur de sound system (Downbeat) mais aussi de promoteur de concerts ». Après une période où il se fait un peu oublier, le public parisien du Cabaret Sauvage redécouvre en 2005 le soul man jamaïcain en pleine forme. |