Né en 1927 sur les bords de la mer méditerranée, à Toulon, François Silly, alias Gilbert Bécaud se passionne très tôt pour la musique. Il apprend à jouer du piano et dès l’âge de neuf ans intègre le conservatoire de Nice.
Installé à Paris dès la fin de la seconde guerre mondiale, Gilbert Bécaud débute une carrière de pianiste dans les bars et les cabarets de la capitale. C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec Maurice Viladin et Pierre Delanoë qui deviendront ses compagnons de route. D’une rencontre à l’autre, Gilbert Bécaud devient l’accompagnateur de Jacques Pills, puis le régisseur d’Edith Piaf – pour laquelle il compose d’ailleurs « Je t’ai dans la peau ». Durant les années 50, il côtoie et collabore tous les grands noms de la chanson de l’époque – Charles Aznavour, Monique Nicolas, Louis Amade...
Son répertoire est émaillé de chansons qui ont marqué plusieurs générations d’amateur de musique de variétés. On y retrouve des titres tels que « Les marchés de Provence », « C’est merveilleux l’amour », « L’enfant à l’étoile », « Nathalie », « Quand il est mort le poète », « Tu le regretteras », « L’important c’est la rose ». Certains de ses succès – comme « Et maintenant » ou « Je t’appartiens » - deviendront, via leur version anglaise interprétée par des artistes de renom tels Bob Dylan ou Nina Simone, des standards planétaires. Mais comment relater la vie de Gilbert Bécaud sans évoquer la salle mythique sur laquelle il est monté plus de 30 fois : l’Olympia. En 1954, c’est d’ailleurs lui qui est choisi par Bruno Coquatrix pour la réouverture de la salle alors fermée depuis 25 ans. Rien d’étonnant à cela, la scène étant le principal moteur de l’artiste. La carrière de « Monsieur 100 000 volts » comme le surnomme la critique est aussi ponctué de très nombreuses tournées internationales.
Au cours des décennies, Gilbert Bécaud a su asseoir sa position de star de la chanson française, sachant imposer son style quelque soit les modes. Durant ses 50 ans de carrière, son succès ne sera jamais démenti.
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