Une vocation contrariée ? Pas tant que ça. Quand il était petit Florent Marchet rêvait doucement de devenir joueur d’harmonica au bord de la rivière. Un signe du destin : c’est finalement sur les bords de la rivière Gargilesse dans un petit village du même nom qu’il finalise son premier album. Dans ce petit village de son Berry natal, il s’est réapproprié les enregistrements réalisés à Bruxelles dans la douleur. Il y a retravaillé les morceaux, les a réarrangés jusqu’à ce qu’ils lui ressemblent. Et a baptisé l’ensemble « Gargilesse ». Gargilesse, un nom qui décidément le porte.
L’artiste n' a pas cherché sa voie très longtemps. A 2 ans, il assiste avec ses parents à son premier printemps de Bourges et au festival d’Avignon ; à 5, il apprend à jouer du piano ; à 16, il écrit ses premières chansons. A Paris, la philosophie n’aura qu’un temps. Le jeune étudiant abandonne rapidement les bancs de la Sorbonne pour les micros des piano-bars. Il apprend la guitare, la basse, l’accordéon… Puis en 2001, il s’enferme dans son appartement de Montreuil. Entre ses guitares, son piano et son ordinateur, il compose, il écrit, il se crée un univers.
En 2003, il signe avec un label et peut enfin songer à enregistrer son premier album. Et s’il ne garde pas un excellent souvenir de la première partie du travail en studio en Belgique – les enregistrements étaient trop aseptisés à son goût –, il n’hésite pas à se replonger à corps perdu dans le travail. Il réenregistre presque tous les titres, à sa manière, dans le Berry. Et nous offre « Gargilesse » un opus à la plume affinée et aux accents sincères. Un disque qui ressemble à son histoire. |