Cela fait aujourd'hui plus de vingt ans que le collectif Têtes raides s’amuse avec le son et le sens, encouragé par un succès grandissant. Loin des radios et des télés qui les boudent, cette bande de sept loustics nourris de Clash et de Brassens s’attache à synthétiser rock alternatif et bal musette. Venus du rock alternatif, les Têtes raides se définissent comme des joueurs de « java-valse-tango-rock pour intellos » mélangeant avec humour poésie, théâtre et peinture.
En 2001, l’album « Gratte poil » s’écoulait à 200 000 exemplaires. Leur opus « Qu’est-ce qu’on s’fait chier » a tout pour le surpasser. Quinze titres en forme de poèmes contestataires évoquent l’intégration, le racisme ou la démagogie ambiante. Oeuvre sonore, monstrueuse, cet album est le signe enthousiasmant que les Têtes raides parviennent, selon le mot de René Char, à développer « leur étrangeté légitime ».
Toutes guitares électriques dehors, « Fragile » est le neuvième opus coup de poing des Têtes raides.
Ce dernier opus "Banco" (2007) s'ouvre sur des accents d'accordéon et de cordes nerveuses. Pour ses vingt ans, le groupe reste fidèle à lui-même : toujours différent et toujours surprenant.
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