Après l'excellent album "8ème ciel" (2002), ses albums pour Helena Noguerra ou Anna Karina et sa participation au film "Peindre ou faire l'amour' des frères Larrieu, Katerine, l'iconoclaste de la French pop, poursuit son travail de provocateur professionnel. L'artiste semble avoir choisi de monter le ton en rompant avec son image de chanteur sympa et gentillet. Le titre du nouvel album, "Robots après tout" situe le propos sans ambiguïté : son sujet principal est l'Homme, dans toute sa splendeur, en lutte perpétuelle avec la machine et la robotisation de la vie quotidienne, symbolisée par des mélodies répétitives, des gimmicks électroniques entêtants, des chants de chorales volontairement inexpressives. Chez cet OVNI de la chanson française, on part en vrille avec les mots, on est en prise directe avec la réalité, absurde et cruelle. Katerine, le dandy électro rigolo qui vitriole ses contemporains avec une voix rappelant celle de Bardot , nous livre là un album poil à gratter qui fait rire mais de plus en plus jaune - jusqu'au noir. |