Mathieu Blanc-Francard, connu sous le pseudonyme Sinclair, est un enfant de la balle. Son père Dominique, l’un des plus grands ingénieurs du son français, lui a très tôt communiqué son goût pour la musique. Dès l’âge de 15 ans, Sinclair délaisse les études et consacre tout son temps à la pratique d’instruments. Il travaille la guitare et les claviers et se familiarise avec les techniques de réalisation.
Aidé par son frère Hubert, producteur et DJ, il enregistre un album baptisé « Que justice soit faite ». Le premier extrait « Votre image » séduit le public jeune. Sinclair crée un style particulier et s’impose comme le premier chanteur de Funk français. En 1995, il reçoit une récompense aux victoires de la musique : il est sacré « Révélation de l’année ».
Dans la foulée, il enregistre un second album « Au mépris du danger » et entame une grande tournée en France, en Europe et au Canada. En 1997, lassé de cette vie de nomade, Sinclair se pose et enregistre son troisième album « La bonne attitude ». Salué par la critique dès sa sortie commerciale, cet opus remporte également un franc succès auprès du public. En 1998, Sinclair se produit, pour la première fois, sur la scène du Zénith de Paris.
Au plus haut de son succès, Sinclair rencontre des difficultés relationnelles avec sa maison de disques et, au terme de longues négociations, choisit de quitter son équipe initiale. En 2001, l’artiste s’attelle à la réalisation de son quatrième et nouvel album « Supernova Superstar » dont seront extraits les succès « ça m’fait plus mal » et « Un jour ».
Concerné et consterné par les ravages du fléau du sida, conscient d’être un modèle pour les jeunes générations, Sinclair apporte son soutien, en 2002, à l’association Solidays et use de sa notoriété pour sensibiliser le public.
Au terme d’une série de concerts, Sinclair publie, aujourd’hui, un album Live, qui réunit quelques-uns de ses plus grands succès. |