Malgré les réticences de son père policier qui refusait de voir son fils embrasser une carrière de « saltimbanque », le « Cheb » Khaled brave les interdits paternels et s'évade chaque nuit pour rejoindre le lieu de tous les plaisirs : les cabarets d'Oran en Algérie... Rapidement, il devient la coqueluche du pays. Il est convoité pour animer les mariages et un éditeur lui offre même d'enregistrer son premier 45 tours ; il n'a alors que quatorze ans.
En 1986, pour les besoins d'un festival raï à Bobigny, Khaled s'expatrie en France. Contre toute attente, le public est immédiatement charmé par son interprétation. Il offre une nouvelle couleur au raï, lui donne une modernité éclatante : c'est le mélange des rythmes qui révèle, pour la première fois, la musique orientale au public Français.
Sa rencontre avec Jean-Jacques Goldman apparaît comme l'étape dominante de sa carrière. En 1992, il compose pour Khaled le célèbre titre « Aïcha » qui remporte un succès international et se vend, de par le monde, à un million d'exemplaires. Bientôt suivi par de nombreux autres compatriotes, tels Cheb Mami ou Faudel, Khaled peut se vanter d'avoir ouvert la porte au raï en France et à l'étranger.
En 1998, il s’associe à Rachid Taha et Faudel pour fonder le collectif « 1,2,3 Soleil » qui connaît un succès fulgurant ; les concerts attirent des milliers de spectateurs. Khaled s’impose alors comme le nouveau « roi du raï »
En 1999, Khaled publie l’album « Kenza » et se fait porte-parole du mélange et du métissage. Il véhicule des idées de paix et de partage à travers ses musiques. Il chante ses émotions mieux qu'il ne saurait les dire. Il est, à ce titre, particulièrement fier de sa reprise de l'hymne à la paix « Imagine » de John Lennon, interprété en duo avec Noa une artiste Israélienne : autant de symboles qui remplacent, assurément, tous les plus beaux discours de paix.
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