La compilation tour du monde

Cette compilation est une invitation à la découverte de la collection Musique & Cinéma du Monde, dédiée aux musiques de films du monde entier. Sans précédent véritable, cette collection qui regroupe les bandes originales de films parmi les plus marquants du cinéma contemporain, explore, région par région, les sons du cinéma du monde afin de proposer une écoute sensible aux voix d’une autre mondialisation, une écoute attentive à la richesse et à la grandeur de la diversité culturelle.

La musique, le cinéma, la culture enfin touchent à l’essence même de l’humanité. C’est pourquoi, au-delà des sons et des mélodies, ce CD Tour du monde privilégie des voix humaines, celle de femmes et d’hommes qui chantent dans leur langue.

On trouvera ainsi du portugais avec MADREDEUS, dans Lisbon Story de l’Allemand Wim Wenders, mais aussi avec le Brésilien GILBERTO GIL, ministre de la Culture de son pays qui a fait de la diversité l’un de ses principes politiques. De l’Espagnol, avec LUZ CASAL dans Talons aiguilles de Pedro Almodovar, mais aussi chanté par l’Italienne RITA PAVONE dans le film argentin Vies brûlées de Marcelo Pineyro. Toujours de l’Espagnol avec la chanteuse d’origine Cubaine Lucrecia ou avec KEVIN JOHANSEN, un chanteur originaire d’Alaska, dans un autre film argentin, Bonanza d’Ulyses Rosel.

L’Israélienne Noa, d’origine yéménite, chante en hébreu dans le documentaire qui lui est consacré tandis que l’Algérienne SOUAD MASSI chante en arabe dans un film libanais, Le Cerf-volant de Randa Chahal-Sabbag.On trouve d’autres collaborations riches en expression avec Nos années sauvages du Hongkongais Wong Kar Wai, dont la chanson est interprétée par son acteur fétiche récemment disparu Leslie Cheung ; d’Asie encore, Goodbye South, Goodbye d’Hou Hsiao Hsien, dans lequel on entend un chant chinois de Taiwan.

Les tsiganes qui sillonnent l’Europe, apportent leur culture et empruntent à celle des pays traversés pour créer un tissu musical de rêves, ainsi dans Gadjo dilo de Tony Gatlif, et dans Le Temps des gitans d’Emir Kusturica, sur la musique de GORAN BREGOVIC.

On retrouve la même richesse d’émotion avec la voix de NDEYE SENEBA SECK, dans Madame Brouette de Moussa Sene Absa, ou celle de SEYDINA INSA WADE qui chantent en wolof (Sénégal). Avec le Mariage des moussons et Dilwale Dulhania notamment, l’Inde enfin, dont l’industrie cinématographique est la plus importante au monde, nous offre des chants en tamoul, en bengali et en anglo-indien.