Sauvons le patrimoine littéraire !
Les éditions Adonis, dont la mission est de "diffuser sous une forme agréable et moderne les Trésors de la littérature romanesque mondiale", se sont associés à l’Organisation Internationale des Pays Francophones (OIF) et à l’UNESCO pour mettre au point un projet de "Sauvegarde et Diffusion du Patrimoine Littéraire Mondial".
De cette collaboration est née la production d’une cinquantaine de bandes dessinées de grande qualité à partir des romans les plus célèbres de la littérature internationale. Pour faciliter l’accès à l'œuvre originale, chaque album dispose d'un CD rom gratuit qui contient le texte original en numérique du livre et sa version audio.
TV5.org vous offre la possibilité de gagner ces albums grâce au concours littérature ! Bonne chance !
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l'actualité
littéraire
L'étrangère
Malika Oufkir Edition Grasset
Après La Prisonnière, la fille du général marocain Oufkir entame sa réinsertion dans le «monde libre». Non sans humour Elevée comme une princesse à la cour de Hassan II, Malika Oufkir avait 18 ans quand son général de père tenta de renverser le monarque. Celui-ci ne se contenta pas de liquider le putschiste: il emprisonna également sa femme et ses six enfants. C'était en 1972. La famille Oufkir croupit dans les geôles marocaines pendant quinze années, s'évada, fut reprise et passa les cinq suivantes assignée à résidence. Arrivée en France en 1996, Malika, l'aînée de la fratrie, raconta son calvaire dans La Prisonnière, en 1999. Ce best-seller international, traduit en 26 langues, était écrit avec Michèle Fitoussi. Aujourd'hui, c'est en solo que la princesse déchue continue d'exorciser le passé. Dans L'Etrangère, pour lequel son amie journaliste s'est contentée de signer la préface, elle raconte sa lente réinsertion au sein de cet étrange «monde libre» où l'on rentre chez soi en tapant un Digicode et où l'on règle ses achats avec une carte en plastique. Pleine d'humour, l'auteur ne manque pas d'anecdotes. Parfois, pourtant, sa naïveté agace. Heureusement, sa sincérité ne fait aucun doute. Et une allusion à des souffrances plus profondes, comme celle, obsessionnelle, de ne pouvoir enfanter, à la suite des mauvais traitements qu'elle a subis, suffit pour raviver la bienveillance. Et pour dérider, aussi. Quand elle évoque cette journaliste occupée à disséquer sa pizza, c'est son rapport à la nourriture, bouleversé par les années de privation, qui affleure de façon à la fois drolatique et dramatique. Amour d'un homme, adoption de deux enfants, émigration à Miami: on retiendra surtout la rage de vivre d'une femme ayant appris à savourer son amère liberté.
Anne Berthod
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