Sauvons le patrimoine littéraire !
Les éditions Adonis, dont la mission est de "diffuser sous une forme agréable et moderne les Trésors de la littérature romanesque mondiale", se sont associés à l’Organisation Internationale des Pays Francophones (OIF) et à l’UNESCO pour mettre au point un projet de "Sauvegarde et Diffusion du Patrimoine Littéraire Mondial".
De cette collaboration est née la production d’une cinquantaine de bandes dessinées de grande qualité à partir des romans les plus célèbres de la littérature internationale. Pour faciliter l’accès à l'œuvre originale, chaque album dispose d'un CD rom gratuit qui contient le texte original en numérique du livre et sa version audio.
TV5.org vous offre la possibilité de gagner ces albums grâce au concours littérature ! Bonne chance !
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l'actualité
littéraire
Paradis conjugal
Alice Ferney Edition Albin Michel
Une quadragénaire en crise visionne en boucle un classique hollywoodien. Alice Ferney déçoit avec ce parallèle convenu entre cinéma et réalité. Rien n'est plus pénible qu'un inconnu, à la table d'à côté, dévoilant tout d'un film que vous avez envie de voir. Cette impression de plaisir gâché, c'est celle que l'on ressent à la lecture du roman d'Alice Ferney, Paradis conjugal. Sans doute la romancière (douée) de La Conversation amoureuse croyait-elle tenir un sujet en or avec le parallèle entre la vie d'Elsa Platte, quadragénaire en pleine crise sentimentale, et le film Chaînes conjugales, de Joseph Mankiewicz. Mais il faut toujours se méfier des bonnes idées; ce n'est pas Alexandre Platte qui dirait le contraire. Lorsqu'il offrit le DVD à son épouse, jamais il n'imaginait que celle-ci passerait son temps à le regarder en boucle, quitte à délaisser toute autre activité. Dans ce classique hollywoodien, Mankiewicz mettait en scène trois femmes sur un bateau, bouleversées par une lettre leur annonçant une terrible nouvelle: le mari de l'une d'elles va partir avec leur meilleure amie. Ce soir-là, cette histoire qui fascine tant Elsa entre en résonance avec sa vie. En voyant les actrices sur l'écran, elle songe à sa carrière de danseuse abandonnée, à ses enfants qui regardent la télé avec elle, à sa vie sexuelle quelque peu mise de côté, et à Alexandre qui ne va peut-être jamais revenir. Qui a dit: «On le comprend»? Les allers-retours entre réalité et cinéma ennuient au bout de 50 pages (le format de la nouvelle aurait été plus judicieux), l'analyse du couple multiplie les poncifs pour émissions de Delarue, et Alice Ferney se fourvoie souvent dans les considérations pompières («L'existence est le venin. Le film est l'antidote, un vaccin»). Pour le prix de ce roman décevant, offrez-vous plutôt le DVD de Chaînes conjugales. Et, surtout, ne racontez pas le film de long en large à votre entourage!
Baptiste Liger
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