Sauvons le patrimoine littéraire !
Les éditions Adonis, dont la mission est de "diffuser sous une forme agréable et moderne les Trésors de la littérature romanesque mondiale", se sont associés à l’Organisation Internationale des Pays Francophones (OIF) et à l’UNESCO pour mettre au point un projet de "Sauvegarde et Diffusion du Patrimoine Littéraire Mondial".
De cette collaboration est née la production d’une cinquantaine de bandes dessinées de grande qualité à partir des romans les plus célèbres de la littérature internationale. Pour faciliter l’accès à l'œuvre originale, chaque album dispose d'un CD rom gratuit qui contient le texte original en numérique du livre et sa version audio.
TV5.org vous offre la possibilité de gagner ces albums grâce au concours littérature ! Bonne chance !
|
 |
l'actualité
littéraire
Les Guerres bâtardes. Comment l'Occident perd les batailles du xxie siècle
Jean-Marc Balencie, Arnaud de La Grange Edition PERRIN
Quand, devant les nouvelles stratégies des «rebelles», les grandes puissances s'enlisent. La guerre chirurgicale a disparu, place aux «guerres bâtardes». Après la victoire éclair, l'enlisement. C'est le paradoxe des conflits post- 11 septembre 2001: alors que les moyens de destruction des Occidentaux atteignent des niveaux de sophistication vertigineux, ils glissent sur le rustique bouclier de leurs adversaires. En Afghanistan, en Irak ou au Liban, les «insurgés» s'entêtent à refuser le combat. Avec des armes artisanales, d'un coût dérisoire comparé aux milliards dépensés par leurs assaillants, ces rebelles se sont remarquablement adaptés à la guerre en réseau, formant une constellation de petites cellules sans visage, qui innovent en permanence et privilégient l'action à distance (sabotages, snipers, mines, engins explosifs improvisés, etc.). En ces temps de révision stratégique pour les armées, il est bon de lire l'essai d'Arnaud de La Grange, grand reporter au Figaro, et de Jean-Marc Balencie, expert dans un cabinet de gestion des risques internationaux, pour comprendre pourquoi le «fort» occidental piétine dans les rues de Falloudja comme sur les pentes de l'Hindu Kuch. Il livre une nouvelle forme de guerre, dite de «quatrième génération» («G4G»), dans laquelle le «faible» n'a de cesse de harceler son ennemi afin de le convaincre de mettre un terme à un combat devenu inutile et coûteux. Selon les auteurs, ces batailles «non gagnées» illustrent une crise de la puissance militaire, en particulier américaine, et sont annonciatrices de grands dangers pour les décennies à venir. «Demain, ce sont d'autres acteurs émergents - au Moyen-Orient ou en Asie - dotés d'autres moyens que les insurgés sunnites irakiens ou taliban, qui développeront les mêmes stratégies de contournement de puissance, mais à un autre niveau», concluent-ils. Inquiétant.
Romain Rosso
En
partenariat avec 
rechercher
Par auteur
Par titre
Recherche libre
|
 |
|