Wimbée: "Pas le droit de gâcher" Le 09/05/2008 18h09 Alors que l'épilogue du championnat de Ligue 2 approche, Grenoble affronte lundi Châteauroux au stade des Alpes, pour le compte de la 37e journée. Une victoire permettrait aux Isérois pour valider leur billet en L1. Troisièmes avec cinq points d'avance sur les Troyens, les coéquipiers de Grégory Wimbée ne pourraient en effet plus être rejoints en cas de succès devant la Berrichonne. Même s'il reconnaît que le sort des Isérois n'est pas encore scellé, l'ancien portier du Losc avoue que "le club aurait du mal à se remettre" d'un échec.
 | | A 36 ans, Grégory Wimbée pourrait retrouver la Ligue 1 avec Grenoble. (Maxppp) | Grégory, comment s'est déroulée la semaine après votre victoire face à Boulogne-sur-Mer (1-0, lors de la 36e journée) ?
Nous ne nous sommes quasiment pas reposés. On a fait le décrassage mardi et un petit entraînement hier (mercredi) afin de garder tout le groupe sous pression. On a conscience d'avoir fait une grosse performance contre Boulogne, ce qui nous permet de nous préparer sereinement, avec une grande concentration.
Vous allez disputez ce lundi face à Châteauroux un match capital, qui peut vous envoyer en Ligue 1. Dans quel état d'esprit abordez-vous la rencontre ?
Châteauroux nous a battu à l'aller (1-0, lors de la 19e journée) et a été gagner sur le terrain de Bastia (3-2), c'est donc une belle équipe qui mérite mieux qu'une 15e place au classement. Au-delà de ça, on ne sait pas s'ils viennent pour fermer le jeu ou pour jouer le coup à fond. Mais le résultat à la fin du match dépendra de notre comportement sur le terrain.
Grenoble compte 62 points, soit une avance de 5 unités sur son poursuivant direct, Troyes. Peut-on dire que le GF 38 a un pied dans l'élite ?
C'est une expression que j'emploie rarement car elle ne veut rien dire. C'est soit on y est, soit on n'y est pas. Et le plus dur dans le foot, c'est de conclure, et on sait que lundi, nous avons l'occasion d'être définitivement en Ligue 1. Mais on ne veut pas faire croire aux supporters que c'est déjà fait.
"Après Nantes, on se disait: c'est fini"
Justement, comment gérez-vous l'effervescence et la pression qui entourent le club depuis quelques semaines ?
L'équipe gère tout cela plutôt bien. Le groupe est constitué de joueurs expérimentés, qui gèrent ce genre de pression tranquillement, et de jeunes joueurs, insouciants. Après, on essaie de ne pas se préoccuper de tout ce qu'il y'a autour. Depuis une ou deux semaines, il y a pas mal de sollicitations, notamment des médias, et les supporters se font plus nombreux aux entraînements. Le coach est aussi là pour tempérer cet engouement. Nous connaissons très bien l'attente des gens, donc à nous de finir le travail.
Au vue du calendrier, qui verra Grenoble recevoir Châteauroux avant de clore l'exercice 2007-2008 à Sedan, il est légitime de se demander comment vous pourriez passer à côté de la montée ?
C'est évident. S'il arrivait un malheur, le club aurait du mal à s'en remettre. On n'a pas le droit de gâcher ce que l'on réalise depuis deux mois (21 points sur 27 possibles, ndlr). Mais on sait que dans le football, tout est possible. Prenez l'exemple des qualifications pour la Coupe du monde 1994 où il manquait un point à la France pour se qualifier. Et elle n'avait pu le prendre en jouant contre Israël (2-3) et la Bulgarie (1-2) à domicile, avec des défaites à chaque fois. Mais c'est vrai que si l'on ne monte pas, vous pourriez employer tous les qualificatifs pour nous enfoncer.
Avant d'enchaîner neuf rencontres sans défaite, Grenoble a connu pas mal de péripéties. Avez-vous toujours cru à la montée ?
Après le match de Nantes (0-1, lors de la 27e journée), on comptait neuf points de retard sur Troyes. C'était donc vraiment compliqué. Le lendemain, le coach nous a fait un discours positif, expliquant que rien n'était joué. Mais entre nous, dans le vestiaire, on se disait: « c'est fini ». Puis, il y a eu l'enchaînement de bons résultats et la mauvaise période de Troyes qui nous ont permis de repartir de l'avant.
Sur le plan personnel, vous êtes en fin de contrat et vous allez bientôt fêter votre 37e anniversaire, reverra-t-on Grégory Wimbée la saison prochaine sous le maillot grenoblois ?
Je ne sais pas. Evidemment, lorsque l'on vit une super aventure, on a envie de la continuer. Mais je ne suis pas le seul décisionnaire. Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question. Mais ce qui est sûr, c'est que cette année, je prends beaucoup de plaisir. Je reste un vrai gamin, j'évolue dans un groupe de jeunes et quand j'arrive à l'entraînement, j'ai plus l'impression d'avoir 20 ans que d'en avoir 36. |