Papin: "Avoir aucun regret" Le 28/03/2008 19h10 A la veille du match, Jean-Pierre Papin n'avait qu'une seule idée en tête: s'offrir la Coupe de la Ligue avant de retourner au quotidien de la Ligue 1, loin d'être excitant pour les Artésiens et son entraîneur. Les Sang et Or, 17e au classement, affronteront samedi au Stade de France une formation du PSG, concurrent direct dans la lutte pour le maintien. JPP espère que ses troupes afficheront le même état d'esprit que celui de la demi-finale, lorsque les Lensois avaient éliminé les Manceaux (5-4).
 | | L'entraîneur de Lens est particulièrement déterminé pour cette finale (Reuters). | Comment prépare-t-on une finale ?
C'est toujours un moment particulier. Il faut essayer de prévoir les choses tranquillement. C'est l'évènement qui prime sur le reste. Concernant les joueurs, il n'y a pas de souci en termes de motivation. Nous devons également oublier le championnat. On est là pour penser à la Coupe de la Ligue. Il faut savourer cette finale que l'on a méritée sur le terrain. Le reste, on y pensera après.
Dans quel état d'esprit se trouvent vos joueurs ?
Si un joueur n'est pas heureux de disputer une finale de Coupe, il faut changer de métier. Tous les footballeurs rêvent depuis leurs débuts d'accéder au stade final d'une compétition et de gagner des titres. Aujourd'hui, ils sont motivés pour remporter le trophée, tout simplement.
Quelle sera la recette ?
N' avoir aucun regret. Il faut tout lâcher pendant 90 minutes voire 120. Si on repart avec le trophée, c'est mieux, mais surtout, il faut avoir donné le maximum et ne pas repenser aux possibles erreurs.
Comment justifiez-vous la métamorphose de votre équipe en Coupe ?
Les joueurs seront plus aptes à répondre. Simplement, nous sommes aujourd'hui au Stade de France pour gagner la Coupe de la Ligue. Je ne répondrai pas aux questions concernant le championnat.
"Capables du meilleur comme du pire"
Le Stade de France risque de ressembler à un "Bienvenue chez les Ch'tis"...
(Il rigole) Ça va être quelque chose. Dans les couloirs de La Gaillette, il y a des photos avec les tribunes du Stade de France aux couleurs sang et or, avec maillots, écharpes et drapeaux. Il faut vivre pleinement ce moment. Ça donne déjà la chair de poule.
Avez-vous ressenti une attente particulière des supporters ?
Pas plus que ça. Nos supporters sont à fond derrière nous. Ils préparent tranquillement leur tifo et leur voyage. Il n'y a pas eu beaucoup d'agitation à La Gaillette cette semaine.
Sur quels aspects se jouera la rencontre ?
Tous et notamment sur un détail ou une erreur. On a deux équipes capables du meilleur comme du pire.
Craignez-vous le PSG, qui est une équipe de coupes ?
Ça tombe bien, Lens est également une équipe de coupes. Je n'ai pas l'habitude de craindre quelqu'un. C'est une grande équipe que l'on respectera à 100%.
Le vainqueur prendra-t-il un avantage psychologique dans la lutte pour le maintien ?
Je ne pense pas. Il restera huit journées et tout le monde garde son destin entre ses mains. Et puis le PSG a également la Coupe de France. A eux d'en profiter. Ils nous restent plus qu'à tout donner sur ce match. |