Le premier semestre 2009 n'aura pas épargné le peuple gabonais en épreuves douloureuses. Au mois de mars la première dame du pays Edith Lucie Bongo née Sassou Nguesso s'en est allée au terme de trois longues années de souffrances.Trois mois plus tard son époux le président de la république suivait. Très affecté par la disparition de son épouse, il avait choisi début mai de se soustraire temporairement de ses multiples obligations.
Loin du palais du bord de mer depuis lequel il réglait toutes les crises africaines, nationales et même internationales Omar Bongo Ondimba dit OBO s'en est allé. Autocrate et non despote il a géré sans partage durant 42 ans ce petit pays de moins d'un million d'habitants, cinquième producteur africain d'or noir. Une manne dont il su se servi pour retourner certains opposants jugés nuisibles et qui a malheureusement peu profité aux habitants du pays.
OBO était également le pilier de la France Afrique. Rien ou presque ne pouvait se faire en Afrique sans qu'il ne soit consulté. La mort du dernier président post indépendance scelle la fin de cette relation complexe.
A Libreville malgré le deuil et la douleur la succession est dores et déjà ouverte. Le ministre de la défense et non moins fils du défunt président Ali Ben Bongo Ondimba se verrait bien comme futur occupant du palais du bord de mer. A suivre...