La chronique du patrimoine mondial

Les Cousins Migrateurs : deux ans de reportage autour du monde sur 100 sites classés par l’UNESCO.

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vendredi 12 août 2005

Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria

Les chutes Victoria figurent parmi les chutes d'eau les plus spectaculaires au monde. Situées à la frontière du Zimbabwe et de la Zambie la cataracte formée par le fleuve Zambèze fait plus de 1800 mètres de large à cet endroit. Lorsque le débit maximum est atteint en saison humide, se forme alors le plus grand rideau d'eau au monde sur toute la largeur disponible et il se déverse alors près de 500 millions de litres d'eau par minute d'une hauteur moyenne de 90 mètres ! Toute cette eau s'engouffre alors bruyamment dans une série de gorges creusées dans le basalte créant une brume irisée que l'on peut apercevoir à plus de 20 kilomètres de distance. En amont des chutes, le fleuve, très large se déplace dans une région constituée de sables du Kalahari et comporte plusieurs îles, créant dans le Parc National du Zambèze, un paysage ondulé et marécageux aux abords du fleuve. Une particularité écologique, une "forêt humide", s'est développée autour des chutes, ce fragile écosystème prospérant grâce à la présence perpétuelle d'eau et de vapeur d'eau générée. Dans le parc du Zambèze on a pu compter une trentaine d'espèces de grands mammifères, 400 espèces d'oiseaux, 65 espèces de reptiles et 26 d'amphibiens. Quand aux poissons, les chutes forment une barrière naturelle entre l'amont du fleuve où l'on a répertorié 84 espèces, et l'aval en comptant 39. Classé au patrimoine mondial en 1989, le site des Chutes Victoria (appelé aussi Mosi-Oa-Tunya) à cheval sur les deux pays frontaliers présente un état de conservation satisfaisant, la seule intrusion visible étant un pont routier/ferroviaire qui traverse la deuxième gorge, mais cet édifice est généralement considéré comme bien intégré. Le reste du paysage est intact à l'exception de quelques rares bâtiments comme ceux des douanes ou de gestion de l'électricité fournie par les chutes qui mériteraient d'être mieux intégrés au paysage.

Nous avons eu l'occasion d'apprécier les chutes Victoria et leur environnement sous trois angles totalement différents : notre première approche fut sensationnelle avec un mémorable saut à l'élastique depuis le pont mentionné précédemment. Il est des expériences qui restent gravées dans les mémoires et se jeter d'un pont au dessus du fleuve Zambèze coulant 111 mètres plus bas avec comme arrière décors les chutes Victoria et leur vacarme assourdissant en est certainement une ! Tout aussi énergique mais beaucoup plus humide, le lendemain nous avons parcouru en rafting trente kilomètres du fleuve en aval des chutes. Nous sommes en période de basses eaux, les chutes ne formant pas un rideau d'eau continu sur les 1800 mètres de la cataracte. Le fleuve est en ce moment divisé en une série de bras distincts aboutissant à de nombreuses chutes réparties sur la largeur totale. Le débit n'est alors "que" d'une grosse dizaine de millions de litres par minutes et le caractère énergique du rafting prend tout son sens dans ces conditions on vous l'assure ! Nous sommes 8 par embarcation gonflable, munis de casques, de gilets de sauvetage et de l'indispensable pagaie et il faut toute l'expérience de notre barreur Creto qui travaille sur ce fleuve depuis de nombreuses années pour mener à bien le raft Sur les 30 kilomètres en aval à la rencontre des 23 rapides de la classe 3 a 5 disséminés ! Pour expliquer brièvement un "classe 3" pourrait être défini comme une série de vagues avec des creux d'un bon mètre et peu de chance de retourner l'embarcation, quand un "classe 5" vous propose une marche de 3 mètres de haut agrémentée d'un tourbillon colossal à gauche, de rochers à droite et une probabilité de 80 % de voir un membre de l'équipage passer par dessus bord et autant de retourner le raft ! Sans oublier bien sûr les crocodiles se chauffant sur les rochers des berges, devenant alors la meilleure source de motivation pour remonter rapidement dans le raft après une chute dans l'eau !... quand à l'unique "classe 6" du parcours on le contournera à pied sec, la furie du Zambèze sur des dizaines de mètres insistant à la plus grande modestie ! Il faut noter qu'en période de hautes eaux, le débit monstrueux à proprement parler n'autorise le rafting que sur la seconde moitié de ce parcours, (entre les rapides 11 et 23) la première étant rendue trop dangereuse par les 500 millions de litres/minutes déversés par les chutes !!

Le cadre des chutes Victoria étant tellement exceptionnel, le tourisme y a trouvé un attrait non négligeable et en aval dans les gorges ce sont développées toutes sortes d'activités "à sensations fortes" comme le saut à l'élastique, le rafting, la tyrolienne etc. Il faut avouer que la force déployée par la nature à cet endroit incite à défier ponctuellement les éléments et à dépasser ses propres limites ! Bien sûr les équipes proposant ces activités ne lésinent pas sur les mises en gardes "effrayantes" dans le seul but de faire monter votre taux d'adrénaline et le cocktail avec cet environnement impressionnant est réussi ! Voila une façon finalement bien sympathique d'appréhender le spectacle de la nature et cette journée de rafting nous aura aussi permis d'apprécier la beauté des gorges basaltiques creusées par le fleuve en quelques deux millions d'années, la faune et la flore de ce parc national et même quelques peintures rupestres ornant les falaises lors des petits moments de calme entre les rapides ! Le troisième jour est dédié aux chutes Victoria à proprement parler et nous déambulons paisiblement pendant quelques heures sur le parcours aménagé dans le parc en face de la cataracte à travers la forêt humide. Après les deux journées précédentes riches en sensations, le spectacle offert par cette nature est apprécié à sa juste valeur, on comprend mieux la géographie et la géologie particulières du lieu, on constate impressionnés le travail et la force de l'eau et on comprend alors à juste titre la fascination exercée par ces chutes. Les programmes de conservation mis en oeuvre par le Zimbabwe et la Zambie doivent être considérés comme bons, bien que ce dernier pays ait plus d'efforts semble-t-il à faire en la matière, le parc national de Mosi-Oa-Tunya étant soumis à une plus forte pression agricole pouvant perturber l'écosystème. Heureusement les zones aux abord des chutes sont en grande majorité intactes, les pressions liées à la commercialisation de la zone s'étant heurtées à de vives réticences, ajouté au fait que les villes de Victoria Falls (Zimbabwe) et Livingstone (Zambie) sont suffisamment éloignées des chutes pour ne pas impacter la beauté de ce spectacle naturel.

Monts Matobo

Nous consacrons une journée à la visite du parc national Matobo ; celui-ci se situe au Sud-Ouest du pays, proche de la frontière du Botswana. Nous quittons en début de matinée Bulawayo, deuxième ville principale du Zimbabwe après la capitale Harare, à bord d'un 4x4 conduit par Gary, qui sera notre guide pour la journée. Gary est né au Zimbabwe et parcourt le parc depuis qu'il est enfant et bien avant qu'il n'en fasse sa profession.

La plupart des visiteurs qui viennent jusqu'ici le font principalement pour observer la faune et en particulier les rhinocéros dont le parc recèle en relative grande quantité : quelques dizaines de deux espèces, les rhinocéros "blancs" et les "noirs", qui ne se distinguent en réalité pas véritablement par leur couleur (les deux sont plutôt gris) mais par d'autres caractéristiques physiques (forme de la tête,...). Après quelques heures de conduite sur des chemins de terre, Gary parvient à repérer un groupe de quatre rhinocéros blancs. Avec notre guide ainsi que Brian, un collègue de Gary qui conduit un autre 4x4, nous nous approchons prudemment et progressivement de ces massifs animaux. Les deux guides nous expliquent que les rhinocéros ont une très mauvaise vue et qu'il est possible de s'approcher assez près sans réellement les déranger. Nous nous avançons lentement jusqu'à nous arrêter finalement à environ 15 mètres du groupe, qui comportent notamment une femelle et son petit. Ces animaux ne sont pas de nature agressive, en revanche Brian nous apprend qu'ils font souvent preuve de curiosité ; effectivement les rhinocéros semblent nous repérer (à l'odeur avant tout) et se mettent soudainement à s'avancer vers nous. On ne peut s'empêcher d'imaginer la situation dans laquelle nous nous serions retrouvés s'ils avaient décidé de charger... Nous nous faisons aussi immobiles et silencieux que possible, et les rhinocéros font finalement demi-tour puis s'éloignent en courant lentement ; ils nous font comprendre que le spectacle est terminé, mais quel bonheur d'avoir pu profiter d'aussi près et dans un tel cadre de ces formidables animaux.

Ce n'est toutefois pas pour sa faune que l'Unesco a classé ce site sur la liste du patrimoine mondial en 2003 ; le parc national présente en effet plusieurs autres spécificités. Ce sont avant tout les formations rocheuses impressionnantes qui s'élèvent sur toute l'étendue de la région, au dessus d'un plateau de granit recouvrant une grande part du pays. Ces rochers présentent différentes formes; la plupart sont dressés, certains forment des crêtes et d'autres enfin prennent l'allure de dômes.

Au-delà de la particularité géologique et esthétique du lieu, les Monts Matobo hébergent aussi plusieurs sites archéologiques (âge de pierre et de fer) et le possible plus grand nombre de sites d'art rupestres du Sud de l'Afrique : plusieurs centaines, peut-être même plusieurs milliers car tous n'ont pas encore été recensés. Depuis la préhistoire et jusqu'à notre siècle, le lieu a été habité ou traversé par différents individus et tribus, qui ont pour beaucoup laissé leur empreinte sous forme de peintures sur les roches de la région.

Nous contemplons en fin de journée l'une des nombreuses grottes couvertes de telles peintures. Brian nous détaille et nous commente les formes peintes et leur possibles significations : animaux, scènes de vie, religions et esprits,... les peintures de cette grottes n'ont pas été précisément datées, on évalue toutefois leur âge entre 1000 et 2000 ans.

Brian et Gary se réjouissent de cette récente classification du site par l'Unesco. Il semblerait qu'elle puisse tout d'abord entraîner une amélioration des infrastructures du parc, par exemple de l'état des routes et chemins qui y mènent et le traversent. De plus, il apparaît que beaucoup reste encore à découvrir et à étudier dans cette région. En particulier, Brian et Gary nous expliquent qu'ils n'ont pas vu beaucoup de scientifiques pendant ces dernières dizaines d'années, la plupart d'entre eux trouvant visiblement un intérêt financier supérieur dans d'autres pays (par exemple en Afrique du Sud) et restant à l'écart d'un pays instable socialement, politiquement et économiquement comme le Zimbabwe peut l'être actuellement.

Il est fortement à espérer que l'impact d'une classification par l'Unesco permettra aux archéologues et scientifiques de s'intéresser de plus près encore aux Monts Matobo ; datation au carbone 14, analyse des peintures rupestres, etc apporteront vraisemblablement une connaissance plus précise des richesses culturelles de la région et des différentes cultures qui se sont succédés dans cette partie de l'Afrique.

Ville de pierre de Zanzibar

Zanzibar, c'est un peu comme Katmandou, Macao ou Tombouctou : le nom sonne bien et on a l'impression de l'avoir entendu depuis toujours, sans pour autant toujours savoir pour quelles raisons ni sans pouvoir parfois le placer précisément sur une carte. Zanzibar est un archipel qui dépend de la Tanzanie ; son île principale, Unguja en langue swahilie, porte également le nom de Zanzibar ; et pour que la confusion soit totale la ville majeure de cette île est également... Zanzibar!

Sur les quatre jours que nous avons passés sur Unguja, nous en avons consacré deux à la plongée sous-marine au Nord de l'île, où les paysages de sable blanc, de mer turquoise et de petits bungalows en bois bordés d'arbres tropicaux forment le décor de carte postale qui nous entoure. Nos plongées avec les tortues (atteignant près d'un mètre de long) et la rencontre chanceuse d'un requin-baleine (!) nous laisseront des souvenirs fantastiques.

Mais si la géographie de l'île lui donne des allures de petit paradis sur terre, c'est la richesse de son histoire qui fait toute sa spécificité. Elle fut au carrefour d'échanges commerciaux maritimes pendant plusieurs millénaires, atteignant son apogée entre le XIIe et le XVe siècle sous l'ère arabo-ottomane. "Zanzibar" tire d'ailleurs son nom du mot arabo-persan "la côte des noirs". Cette civilisation swahilie, issue de la fusion de plusieurs cultures, fut toutefois troublée par l'arrivée des portugais à la fin du XVe siècle, qui marqua un coup d'arrêt pour l'économie florissante de la région. Les arabes omanais chassèrent les portugais au XVIIe siècle et reprirent les rennes du commerce à Zanzibar.

Au milieu du XIXe siècle l'archipel était le plus grand producteur de clous de girofles au monde ; toutefois les échanges commerciaux les plus intenses étaient beaucoup plus sordides : entre la fin du XVIIIe siècle et celle du XIXe, Zanzibar était effectivement la plaque tournante de la traite d'esclaves pour l'Afrique de l'Est. Nous autres français étions d'ailleurs au rang des meilleurs "clients" : les plantations de canne à sucre des îles françaises de l'océan indien (Réunion, Maurice) en particulier comptaient parmi les destinations principales de ces africains enchaînés que les négociants arabes rapportaient d'aussi loin que du Malawi. On estime qu'entre 10000 et 30000 esclaves passaient chaque année par le marché aux esclaves de Zanzibar dans les années 1860. Les Ottomans, qui avaient signé un traité commercial avec les Britanniques en 1798, durent se résoudre à déclarer illégale la traite des esclaves à Zanzibar à partir de 1873, sous la pression de la Grande Bretagne (où le commerce d'esclaves était interdit depuis 1772) dont les intérêts commerciaux dans l'archipel allaient grandissants. Zanzibar devint protectorat britannique en 1890, puis indépendant en 1963 et enfin rattaché à la Tanzanie en 1964. L'Unesco a classé en 2000 la "ville de pierre" de Zanzibar ("Stone Town" en anglais, au coeur de la ville majeure de l'île) sur la liste du patrimoine mondial pour le témoignage culturel et historique qu'elle comporte et que représentent notamment ses différent styles architecturaux. Ces derniers comprennent des demeures indigènes construites après le départ des portugais par les arabes et les immigrants swahilis venus des régions côtières, des habitations massives omanaises comportant plusieurs étages et de grandes portes en bois sculptées, ainsi que des maisons réalisées par des marchands indiens, au milieu du XIXe siècle. Le dernier développement architectural de la ville est l'oeuvre des britanniques (à partir de 1890) dont le style fut colonialiste mais également inspiré de constructions dérivées de celles d'Istanbul et du Maroc. Une loi de conservation de la zone est entrée en vigueur en 1994, et participe à la protection de ce joyau culturel et architectural qu'est la ville de pierre.

Daniel, notre guide local, nous conduit à la découverte des principaux bâtiments de Stone Town. Nous débutons par l'un des lieux où étaient "entreposés" les esclaves avant d'être vendus et de prendre la mer vers le Moyen Orient ou les îles de l'océan indien. Daniel nous montre une pièce d'à peine 30 m2, basse de plafond, où l'on entassait jusqu'à 70 esclaves pendant deux jours, sans eau ni nourriture et attachés par des chaînes les uns aux autres. Un très grand nombre d'esclaves, nous explique-t-il, mourraient ici même de faim ou de suffocation.

La cathédrale anglicane, quant à elle, commémore l'abolition de l'esclavage. Parmi les autres monuments que nous avons eu la possibilité de visiter, le vieux fort fut construit au XVIIIe siècle et héberge actuellement un centre culturel. Pour l'anecdote, nous nous arrêtons quelques instants devant une grande et belle porte en bois sculptée, entrée d'une maison où naquit en 1946 un certain petit Farookh, qui vécut ensuite en Inde jusqu'à l'âge de 18 ans avant de s'installer en Grande Bretagne et de devenir quelques années plus tard sous le nom de Freddy Mercury le leader d'un des plus célèbres groupes de rock, Queen. Nous consacrons la fin de l'après-midi, toujours avec Daniel, à la découverte des nombreuses plantations qui participent aussi à la célébrité de l'île, les épices : poivre, gingembre, cannelle, clous de girofle, noix de muscade,...

La veille au soir, peu après notre arrivée sur l'île, nous nous promenions avec bonheur dans les ruelles étroites, sombres et pourtant attirantes de la petite ville de pierre. Zanzibar présente une société musulmane et conservative : nous retrouvons les images que nous avions laissées au Moyen Orient : des femmes voilées, des mosquées,... c'est un lieu à part dans cette partie Sub-saharienne de l'Afrique, majoritairement chrétienne. On ne peut rester insensible aux curiosités et aux charmes de cette île, qui nous offre, outre la beauté et la diversité de ses paysages comme de ses constructions, une véritable leçon d'histoire empreinte d'influences africaines, arabes, asiatiques et européennes.

Parc national du lac Malawi

Le lac Malawi occupe 20 % de la surface du pays du même nom et occupe une place centrale dans l'économie alimentaire locale. Caractérisé par ses eaux cristallines et profondes, la partie sud de ce lac ainsi que la zone côtière attenante de la péninsule Maclear sur un ensemble de 94 km² sont depuis 1984 classées sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le lac abrite une très grande diversité de poissons dont l'endémisme dépasse les 95% des 500 espèces répertoriées et 345 des 350 espèces de cichildés présentes sont également endémiques au lac Malawi. Il est possible d'observer 50% de ces espèces de poissons à l'intérieur du parc et il est à noter que l'on ne peut trouver nulle part ailleurs dans le monde une si grande variété de poissons au sein d'un seul lac.

Nous n'avons pas eu la possibilité de visiter ce parc mais nous avons pu plonger dans la partie Nord du lac Malawi et apprécier par nous même la diversité et les couleurs surprenantes (zèbrages bleu électrique et blanc, jaunes et blancs etc..) des poissons à la faveur d'un brief bien détaillé dispensé par le responsable du centre de plongée qui nous aura permis de nous repérer un peu dans la multitude.

Le parc ne possède pas vraiment de frontière à proprement parler car il fait partie d'un ensemble immense et les menaces qui pèsent sur l'ensemble du lac se répercutent sur ce parc national. Le déboisement des forêts des montagnes avoisinantes draine dans les eaux des quantités inquiétantes de limon, l'activité des habitants des bordures du lac et des quelques infrastructures touristiques génèrent de la pollution. Le prélèvement de poissons d'aquarium est très développé, les couleurs très vives du "Mbuna" faisant de lui un hôte très demandé par les aquariophiles et constituant une source de revenu appréciable pour les pêcheurs. Le parc national n'occupe que 0,04% de la superficie du lac et son intégrité à long terme dépend bien entendu de la volonté locale à bien gérer l'ensemble de cet écosystème. Un projet d'extension du parc est à l'étude car en raison de la surface actuelle limitée actuelle, de nombreuses espèces de poissons endémiques ne sont pas protégées.