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Autodidacte, elle touche à tout : tissus, bijoux, broderies, teinture, maquillage, décor, design, décoration intérieure, haute couture, prêt à porter. Elle, cest Oumou Sy, une belle jeune femme dorigine peuhl, mariée à un Français et mère de cinq enfants.
Elle est née en 1952, à Podor, sur les rives du fleuve Sénégal,
dans la région du Fouta. Elle nest jamais
allée à lécole mais a créé
en 1996 le premier cybercafé à Dakar,
le " Metissacana ", qui signifie "
le métissage arrive " en langue bambara.
Petite, elle navait le droit ni de danser, ni
de chanter léducation des filles
était très stricte dans la famille du
Khalif de la confrérie tidjane, son père
alors elle occupe ses mains en fabriquant des
habits avec des tissus dénichés ça
et là. Et depuis, ses créations sont
présentées partout à travers
le monde lors de défilés ou de spectacles,
les plus gands chanteurs du Sénégal
portent ses boubous, les grands cinéastes ont
fait appel à ses talents de costumières
: les Sénégalais Djibril Diop Mambety
pour " Hyènes ", Ousmane Sembene
pour " Guelwar " ou encore Bernard Giraudeau,
réalisateur français celui-là
pour " Les caprices dun fleuve ".
Oumou Sy enseigne à lécole des Beaux-Arts de Dakar et créé " Leydi ", ses propres ateliers de Stylisme et de Formation en 1990, en plein cur de la Médina. Cest à cette occasion quelle initie le Carnaval de Dakar, grande parade costumée annuelle dans les rues de Dakar. Infatigable, elle lance également une semaine de la mode à Dakar, chaque année. En 2000 , les stylistes sont venus de 15 pays différents. Oumou Sy attend plus de mille personnes pour 2001.
Même succès pour sa collection sur les vêtements des rois
et des reines dAfrique, exposée en Europe
et en Afrique ; elle prépare dailleurs
un livre sur ce thème. Sa dernière uvre,
une boutique virtuelle, accessible via le site du
Metissacana, où du monde entier on peut admirer
et acheter ses dernières créations.


Insaisissable, infatigable, son secret tient en une
phrase : " la vie est tellement simple, je naime
pas être prisonnière ". Soit, mais
si vous voulez en savoir plus, ne manquez pas de regarder
le reportage qui lui est consacré.
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