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| Le 13 et 14 janvier 2001 sur TV5 |
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Instrument en forme de calice, recouvert dune peau
de chèvre (autrefois dantilope) tendue
par un tressage de cordes (anciennement des lanières
de cuir), le djembé appartient à la famille
des tambours en gobelets. Joué le plus souvent
debout et à mains nues, porté à
laide dune lanière, ont peut y fixer
des sonnailles métalliques appelées "
séssés " ou " oreilles ". |
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Comme nombre de ses congénères
à peaux tendues, le djembé est
un instrument dont la fonction festive est indissociable
du rôle social quil joue dans les
événements de la vie des sociétés
traditionnelles tels mariages, naissances, funérailles,
circoncisions ou récoltes
Allié à la danse ou au jeu collectif,
le djembé, héraut de " lEmpire
Mandingue " (*) a contribué par
son expressivité et sa présence
sonore imposante, à cimenter la cohésion
culturelle des sociétés et en
perpétuer la mémoire. Plus animiste
que musulman dans la mesure où sa musique
est plus liée à la célébration
des actes sociaux quau pur divertissement,
linstrument na pas vraiment laissé
de traces dans lhistoire.
Plus tard, la présence de lOccident
et de ses modèles a été
le catalyseur dune prise de conscience
culturelle: les années qui ont suivi
lindépendance des pays africains
ont vu la résurgence des arts scéniques
et des spectacles comme autant daffirmations
dune identité nationale. Cette
même émancipation artistique a
conduit les différentes pratiques chorégraphiques
et musicales à sortir du strict contexte
cultuel dans le cadre de ballets ou ensembles
nationaux. On lui doit aussi la mise en valeur
dinterprètes de premier plan comme
Lansana Diabaté et Tafa Cissé,
maîtres-tambours Sénégalais,
pour qui musique traditionnelle peut et doit
rimer avec ouverture et évolution des
moeurs.
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Maître djembefola (ayant participé au
spectacle Royal de Luxe)
"Le djembé est dabord un instrument
de puissance. Une fois quon veut le jouer
à une certaine mélodie il faut pouvoir
le faire [
] mais on peut jouer fort comme
doux et utiliser des sons intermédiaires
"
" Le djembé est un instrument quon
ne peut apprivoiser dans un studio. Parfois on
part dans des mouvements incontrôlables
qui sont plus forts que celui qui joue : lenregistrement
en plein air est beaucoup plus maîtrisable
".
" Il nécessite une force physique
que les femmes ne peuvent pas supporter. Parce
quune fête de circoncision dure toute
une nuit, et ce nest pas rien ! Ce sont
des centaines de personnes qui attendent pour
danser. Pour cette musique là, la femme
est faite pour danser, cest beaucoup plus
élégant ".
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Une musique
qui accompagne les peuples
Face à une Europe musicale qui sappuie
dans ses grandes lignes sur les principes savants de
lharmonie et les lois de la composition écrite,
lAfrique des rythmes apparaît plus que jamais
comme le continent de la pulsation vitale et spontanée.
Fondée sur la transmission orale, celle des griots,
poètes et musiciens ambulants, la musique percussive
accompagne lhistoire millénaire des peuples
et leurs rites mais devient également un ambassadeur
de la culture africaine, comme peuvent en témoigner
des expériences entre maîtres tambours
mandingues et structures institutionnelles françaises
telles les percussions de Strasbourg.
Dans une conception plus large de la polyrythmie
et des timbres, les praticiens du djembé ne
se cantonnent pas à une forme instrumentale
figée, mais utilisent des variantes ou émules
tels le " dundun " ( tambour se jouant avec
des baguettes), le " zinzin " qui allié
deux dunduns ou le " kenkeni ". Le dundun
se définit alors comme une seconde mouvement
du djembé solo alors que le zinzin assure une
base rythmique stable. Le kenkeni enfin est un contrepoint
au dundun.
Le djembé, malgré une image récente
dustensile pour touristes au titre de souvenir
de voyage, a dépassé depuis longtemps
le stade de simple tam-tam. Intégré
à présent dans certains programmes dapprentissage
des conservatoires africains, il est reconnu comme
un instrument à part entière qui, grâce
à la richesse de ses modulations, tant sur
le plan rythmique que mélodique, peut se suffire
à lui-même par le jeu dun soliste
ou se fondre dans l élaboration dun
discours collectif réunissant plusieurs dizaines
de musiciens. Il est devenu lexpression vivante
de sa propre histoire.
* Société hiérarchisée
en castes, composée de nombreuses ethnies dont
les groupes principaux sont les " Bambara "
au centre du Mali, les " Malinké "
à lest de la Guinée et les "
Dioula " en Côte dIvoire.
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LIEN
Pour en savoir plus, un très beau site :
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