Amiens, Bamako, Carthage, Johannesbourg, Marrakech,
Ouagadougou, Yaoundé, Londres, Milan, Namur, Venise, Los Angeles,
Montréal, New York. Autant de capitales qui célèbrent
chaque année dans le cadre de festivals les cinémas
d’Afrique.
Tribunes d’exception pour un cinéma pratiquement réservé à une élite
tant les salles obscures sur le continent se font rares.
S’ils s’affichent à l’occasion de festivals, les cinémas
d’Afrique n’ont que rarement la chance d’avoir une seconde
vie.
Le petit écran pourrait leur offrir cette opportunité, mais très
souvent les problèmes liés à la promotion et à la
distribution, ou aux deux à la fois, entravent ce parcours.
Chaîne de la diversité culturelle et des regards croisés,
TV5, grâce à une politique de pré-achat, a pris le parti
d’être la «plus grande salle de cinéma du monde». |
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Cette
rencontre de l’autre par écran interposé se poursuit
désormais sur ce site.
Notre rubrique dédiée
aux cinémas
d’Afrique vous informe sur ces passeurs de rêves et sur les nombreuses
initiatives qui permettent au cinéma de vivre au-delà des frontières
imposées par la langue.
Parmi ces initiatives, une mérite d’être
saluée : c’est le CNA (Cinéma
Numérique Ambulant). Grâce aux fonds collectés
par des passionnés de
cinéma et non moins amoureux de l’Afrique, un minibus équipé d’un
projecteur, d’un lecteur DVD et d’un groupe électrogène
sillonne dix fois par mois des petits villages du Bénin, du Mali et du
Niger. Chaque soir, grâce au CNA des centaines d’enfants vont à la
rencontre de héros qui sont aussi les vôtres et les nôtres
par la magie du septième art.
Denise Epoté Durand |