Plusieurs sports et disciplines jouent leur avenir
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| Match test de base-ball sur le stade Hellinikon du complexe olympique d'Athènes, en mars |
ATHENES (AFP) - Plusieurs sports et/ou disciplines joueront lors des JO d'Athènes (13-29 août) rien moins que leur avenir dans la mesure où ils pourraient disparaître du programme olympique à compter de 2012 s'il s'avère que le rapport coût/succès d'audience ne justifie plus leur participation.
Le base-ball, le softball, le pentathlon moderne, le slalom de canoë-kayak, le concours complet en sports équestres, la marche en athlétisme savent déjà qu'ils risquent gros.
Leur malheur éventuel pourrait faire le bonheur de ceux qui frappent à la porte des Jeux mais ne peuvent espérer y entrer que si d'autres en sortent au préalable, une règle inflexible fixée par le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.
Parmi ces prétendants figurent notamment le golf, le rugby à VII et le roller (patinage à roulettes).
En novembre 2002, le président Rogge, avait rappelé que, depuis l'éviction du polo après les JO de Berlin en 1936, le programme olympique n'a fait que s'enrichir de nouvelles épreuves. A la reprise des Jeux, après la 2e Guerre mondiale, en 1948 à Londres, il y avait 17 sports et 4000 athlètes. A Athènes, il y aura 28 sports et 10.500 concurrents.
Le patron du CIO avait souhaité revoir la participation dès les Jeux 2008 à Pékin. Une forte majorité de fédérations s'y est opposée, sachant que, sans l'exposition médiatique et la manne financière que leur procurent les Jeux, leur sport serait voué à devenir une activité de loisirs pour quelques passionnés.
Jacques Rogge a tout de même imposé que, lors de sa session de juillet 2005 à Singapour, le Congrès de l'institution s'attèle à cette réforme à la lumière des enseignements tirés des Jeux d'Athènes.
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| Compétition de kayak à Athènes en avril |
Tous les sports seront alors passés au crible de divers critères comme leur universalité, le coût de leur organisation, l'héritage que laissent leurs installations ainsi que leur succès d'audience auprès du public et des télévisions.
En août 2002, la Commission du programme olympique du CIO avait jugé que la popularité du base-ball et du softball était limitée à un petit nombre de pays, que leur pratique nécessitait des équipements spécifiques, coûteux et sans utilité après les Jeux. Ce dernier argument a également été développé concernant le slalom de canoë-kayak qui, à Athènes, a nécessité la construction d'un parcours artificiel qui sera détruit à l'issue des compétitions.
Pour le pentathlon moderne, le faible intérêt médiatique a été souligné tout comme sa pratique limitée en raison de son coût. Argument en sa faveur toutefois: il a été inventé par Pierre de Coubertin, le rénovateur historique des Jeux.
Pour le concours complet, l'analyse a mis en évidence les même inconvénients que pour le pentathlon avec, circonstance aggravante, une pratique dangereuse pour cavaliers et chevaux.
Geste primal de la pratique sportive, la marche n'est, elle, ni chère, ni dangereuse. Son problème est que sa régularité technique est extrêmement délicate à juger et donne presque systématiquement matière à polémiques qui ternissent l'image des Jeux.
A l'opposé, la Commission du programme avait notamment mis en exergue l'immense popularité du golf, sa très large audience à la télévision et l'absence de sport comparable au programme des Jeux.
A Athènes, de très nombreux présidents de fédération seront donc particulièrement attentifs à ce qui se passera sur le terrain mais aussi dans les tribunes et sur les écrans de télévision.
Un mauvais audimat pourrait augurer d'une condamnation. |