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        <nom>Paris au Cinéma - La vie rêvée de la capitale de Méliès à Amélie Poulain</nom>
        <texte><![CDATA[N.T Binh - Franck Garbarz
Ed. Parigramme / sept. 2005

Le Paris filmé, du cinéma muet à nos jours en passant par les réalisations en studio des années 1930, les productions hollywoodiennes ou la Nouvelle Vague, compose donc une ville qui se superpose au Paris
réel sans qu'on sache bien où est la limite, tant ces images dont nous sommes imprégnés façonnent notre regard.]]></texte>
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        <nom>Destins et demeures - Douze adresses parisiennes</nom>
        <texte><![CDATA[Françoise Theillou. Photo Jacques Lebar
Ed. Parigramme / mai 2006

Les pierres ne connaissent pas moins l'aventure que les hommes et leur histoire intime recèle parfois de singulières surprises. L'auteur propose ici l'étude d'une douzaine de maisons peu connues, restées comme "habitées" par celles et ceux qui les ont hantées.
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        <nom>Paris gangster - Mecs, macs et micmacs du milieu parisien</nom>
        <texte><![CDATA[Claude Dubois
Ed. Parigramme / sept. 2004

Faisant suite à « Apaches, voyous et gonzes poilus » cette description du Paris des mauvais garçons conduit à évoquer une société parallèle avec ses codes, ses lois et ses signes de reconnaissance ; un monde haut en couleurs, toujours agité d'histoires aussi emberlificotées qu'incroyables. C'est aussi l'évocation d'un Paris qui n'est plus.]]></texte>
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        <nom>Parisiens, un album de famille</nom>
        <texte><![CDATA[Anne Bourgeois - Photo Jean-Louis Guillermin
Ed. Parigramme / déc. 2005

Ce volume constitue une sorte de point d'orgue de la collection "Je me souviens" entamée dès 1993 avec Je me souviens du 14e arrondissement. On relèvera toutefois le changement de focale puisqu'il ne s'agit plus de tourner les pages de l'album de famille du quartier ou de l'arrondissement mais bien de considérer la capitale comme un tout. Au fil des pages, c'est bien d'elle qu'il est question dans les témoignages de personnages connus (Pousse, Cornette de Saint-Cyr, Taittinger, Putman, Ronis...) et d'anonymes qui se sont prêtés au jeu.
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    <nom>Architecture</nom>
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        <nom>Atlas du Paris haussmannien - La ville en héritage du second Empire à nos jours</nom>
        <texte><![CDATA[Pierre Pinon. Photo Martine Mouchy
Ed. Parigramme / sept. 2002

La mécanique des grands travaux, « régénération de Paris », consistant dans l'amélioration des circulations et la conquête du centre par le percement de nombreuses rues et avenues, est non seulement remarquable par son ampleur mais aussi en raison de son caractère inédit : pour la première fois, la puissance publique s'investit dans la mise en forme de la ville, d'ordinaire abandonnée à des acteurs privés.
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        <nom><![CDATA[Paris contemporain - De Haussmann à nos jours, une capitale à l'ère des métropoles]]></nom>
        <texte><![CDATA[Simon Texier
Ed. Parigramme / mars 2005

Paris donne le sentiment d'une ville finie : toujours enfermée, en 1900, dans l'enceinte de Thiers, alors que toutes les autres grandes capitales se sont affranchies de leurs ouvrages militaires, Paris présente de ce fait une forme parfaitement identifiable. Le périphérique perpétuera ce dessin et accentuera l'écart entre la ville et sa banlieue. Le XXe siècle est un moment de tension particulière entre les nécessités de modernisation qui imposent une nouvelle forme de ville (par son extension) et l'idée que le rayonnement de Paris ne peut se perpétuer que dans cette enceinte devenue quasiment sacrée.
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        <nom>Grammaire des immeubles parisiens - Six siècles de façades</nom>
        <texte><![CDATA[Claude Mignot
Ed. Parigramme / sept. 2004

Depuis Jean-Jacques Rousseau, nous savons combien un peu de botanique peut accroître le plaisir d'une promenade par les prés et par les bois ; de manière analogue, le piéton de Paris tirera le meilleur profit de quelques éléments de syntaxe architecturale. Ce guide lui donne les clés de lecture pour lui permettre de comprendre et d'identifier les façades parisiennes qui se saluent d'un trottoir à l'autre, d'un siècle à l'autre.
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    <nom>Insolite</nom>
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        <nom>Musées insolites de Paris - Collections secrètes, curiosités, objets rares ...</nom>
        <texte><![CDATA[Dominique Lesbros. Photo Sylvain Ageorges
Ed. Parigramme / avril 2005

Où admirer le trône de Dagobert, la selle de Lawrence d'Arabie, l'avion de Blériot, le fauteuil de Molière, les gants de boxe de Cerdan ou le jeu d'échecs de Charlemagne ? 
Dans les musées insolites, qui recèlent de véritables trésors...
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        <nom>Paris secret et insolite</nom>
        <texte><![CDATA[Rodolphe Trouilleux. Photo Jacques Lebar
Ed. Parigramme / oct. 2002

Des impasses oubliées, un cloître converti en ateliers, les dalles de la guillotine, un métro du XVIIe siècle, des isbas russes, une maison minuscule, un boulet égaré, une chapelle en pièces détachées, un boeuf à la mode, des inscriptions révolutionnaires, un château percé, un citronnier dans une cabine téléphonique... Cet ouvrage parcourt les vingt arrondissements et offre, photos à l'appui, de superbes promenades à travers les richesses méconnues de Paris.]]></texte>
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        <nom>Atlas du Paris souterrain - La doublure sombre de la Ville lumière</nom>
        <texte><![CDATA[Alain Clément, Gilles Thomas. Photo Emmanuel Gaffard
Ed. Parigramme / sept. 2001

Le sous-sol de Paris est un univers fascinant et complexe : des centaines de kilomètres de galeries de carrières, véritable matrice de la ville, des voies d'eau et d'égouts, un réseau de transports très élaboré et toujours plus dense, des cryptes et des catacombes, une rivière disparue... L'Atlas du Paris souterrain a été composé par quatorze contributeurs, tous engagés au sein d'associations oeuvrant pour la préservation du patrimoine souterrain.
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        <nom><![CDATA[Trésors des églises parisiennes- Peintures, sculptures, vitraux, mobilier... les chefs-d'oeuvre de l'art religieux]]></nom>
        <texte><![CDATA[Bertrand Dumas. Phot Clément Guillaume
Ed. Parigramme / sept 2005

Tintoret, Zurbarán, Le Brun, Girardon, Delacroix, Corot... les plus grands ont peint, sculpté, composé pour les églises parisiennes. Aisément accessibles, leurs oeuvres témoignent d'une grande diversité de styles : de la Vierge romane de Saint-Denis au triptyque de l'Américain Keith Haring à Saint-Eustache, neuf siècles d'art religieux sont représentés dans les églises parisiennes.]]></texte>
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        <nom>Paris au calme</nom>
        <texte><![CDATA[Jean-Christophe Napias. Photo Christophe Lefébure
Ed. Parigramme / mars 2006

Triés sur le volet, voici les lieux bénis où les Parisiens excédés par la fureur ambiante et le
déchaînement permanent des décibels vont pouvoir se retrancher en confiance. Jardins
insoupçonnés, cloîtres protégés, ruelles peu fréquentées, galeries d'art désertes...
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        <nom>Passages couverts parisiens</nom>
        <texte><![CDATA[Jean-Claude Delorme, Anne-Marie Dubois. Photo Martine Mouchy
Ed. Parigramme / avril 2002

Sous la Restauration, à leur apogée, les passages couverts permettaient un cheminement à l'abri des intempéries, tout en flânant au coeur même des îlots, parmi les commerces rivalisant de luxe. Une plongée dans un passé pas si lointain où l'on « tenait salon » dans ces galeries qui font figure, aujourd'hui, de parenthèses désuètes, au centre de la ville.
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        <nom><![CDATA[Saint-Germain des Prés et son faubourg - Evolution d'un paysage urbain]]></nom>
        <texte><![CDATA[Dominique Leborgne. Photo Malika Turin
Ed. Parigramme / oct 2005

Restituant les dispositions anciennes du paysage urbain, ce guide en montre les évolutions. Le promeneur mesurera la singularité de ces lieux labourés par le temps comme la prégnance des activités - l'étude, le théâtre, la médecine, la littérature ou le commerce - ancrées ici de longue date.
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        <nom><![CDATA[Le Marais - Evolution d'un paysage urbain]]></nom>
        <texte><![CDATA[Danielle Chadych. 
Ed. Parigramme / oct 2005

Sauvé in extremis de la pioche des démolisseurs par la loi Malraux de 1962, le Marais forme aujourd'hui une sorte de ville d'art au coeur de Paris, une précieuse enclave du XVII siècle. Cette qualité singulière lui vaut d'être inlassablement parcouru par les amateurs d'histoire et de belle architecture. Restituant les formes anciennes du tissu urbain, ce guide en montre les origines qu'elles soient privées, politiques ou publiques. 
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        <nom>Paris en jeux</nom>
        <texte><![CDATA[Michel Clavel
Ed. Parigramme / jan. 2006

Ce petit volume ludique s'adresse aux amateurs de Paris et aux amateurs de jeux en tout genre. Toujours en rapport avec la capitale, cet ouvrage propose en effet de visiter la ville au travers de jeux qui font appel à l'agilité d'esprit, à la connaissance, à la mémoire parisienne.
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        <nom>Les meilleurs restos exotiques de Paris</nom>
        <texte><![CDATA[Dominique Lesbros
Ed. Parigramme / avril 2006

Lassé de l'éternel steak-frites salade ? Envie de retrouver les saveurs de vos voyages autour du monde ? Curry, zakouski et Compagnie : le plein d'adresses gourmandes pour faire le tour du monde des saveurs.]]></texte>
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        <nom>Chic et jolie à petits prix</nom>
        <texte>Charlotte Roudaut
Ed. Parigramme / jan. 2006

Aussi indispensable à toutes les Parisiennes de 17 à 77 ans que leur sac à main, ce guide fait le tour du futile et du style en 200 adresses finement sélectionnées.</texte>
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    <nom>Paris cité du monde</nom>
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    <nom><![CDATA[Musiques d'aujourd'hui avec Métisse Music]]></nom>
    <texte><![CDATA[Ce n'est pas un hasard si Métisse Music s'est établi dans le XVe arrondissement, presque depuis sa conception, il y a vingt et un ans. C'est un quartier de petits commerces et d'artisans : relieurs, menuisiers, créateurs en pâte à verre, en bois, fabriquants de produits naturels et de cosmétiques... une multitude de commerces très divers et beaucoup de magasins « à l'ancienne » : des boulangers, fromagers, bouchers qui arrivent à vivre et défendre, pour le moment encore, leur terrain d'individualistes offrant des produits fabriqués, sélectionnés et triés, et qui sont fréquentés par des clients fidèles et connaisseurs... des clients qui apprécient le contact personnel autant que la bonne marchandise. Dans bien des contextes, l'édition musicale, c'est de l'artisanat. L'édition gère les droits de l'auteur/compositeur qui, dans notre cas, est presque toujours aussi interprète de sa musique - l'artiste. Notre contribution consiste donc à créer un environnement propice à l'artiste en tant qu'auteur, compositeur et interprète pour qu'il ou elle puisse se faire entendre, être écouté(e), le plus souvent et dans les meilleures conditions possibles - avant même qu'il y ait une maison de disques. Il est certain que le contact avec nos « clients », les artistes, nous importe au plus haut degré. « L'artisanat de l'éditeur » au quotidien : ce sont les rencontres entre artistes que nous essayons de stimuler, le contact avec d'autres protagonistes des différents « corps de métier » de l'activité musicale, comme des tourneurs, des managers, des labels, des salles de concert, surtout à Paris... mais aussi le contact avec les radios et la presse écrite, parfois la télévision. Toutes ces démarches dans le but de les aider à se faire connaître. Un travail de fourmi parfois, qui prend du temps, mais qui peut porter ses fruits à long terme - en termes de notoriété, et donc de revenus. Parce que finalement, c'est vraiment ça, la première tâche d'un éditeur : la protection des droits de la création, le soi-disant droit intellectuel, et la gestion des revenus de ces droits, l'argent qui soutient la vie quotidienne d'un auteur/compositeur : les passages radio, des concerts, des ventes de CDs et DVDs et des téléchargements légaux et payants (évidemment, les gratuits ne les aident pas beaucoup à se nourrir, surtout en début de carrière). Et les artistes de Métisse Music, même si certains sont installés en France de longue date, restent des voyageurs, de grands curieux, des explorateurs : de leur musique, de leur public, et des amateurs de musique partout dans le monde. Tout en étant enracinés au coeur de la capitale, cette ouverture nous fait voyager, nous tous ici, avec eux. <br/>Petra Gehrmann <A href="http://www.metisse-music.com/" target="'_blank'"><U>http://www.metisse-music.com/</U></A> <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'mailto:contact@metisse-music.com%3C/a"></A><br/>]]></texte>
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    <production>avec le concours de Métisse Music</production>
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        <nom>Trouvons le sommeil</nom>
        <texte><![CDATA["Maman" est un collectif de chercheurs de sons, Jef Morin et Nico Mizrachi, qui travaillent en étroite collaboration depuis 1997 à la composition et la production musicale pour le disque, l'audiovisuel et le théâtre, sous le nom des « Recycleurs de Bruits ». C'est en 2000 qu'ils décident de fonder le projet « Maman », leur première autoproduction, bientôt rejoints par le musicien, chanteur et auteur/compositeur du Pays de Galles John Greaves. Explorant le champ des possibles entre la musique électronique, la guitare et les univers vocaux, Jef et Nico s'affairent autour de l'ingrédient principal de la potion inédite, la voix solaire de John Greaves. " Maman " naît d'un travail en studio où les voix de Greaves, enregistrées en <I>live</I>, révèlent le sens de l'émotion qui lui est propre, et renvoient aux voix de rock pur qu'on lui connaît. Elles traversent en effet les machines de Nicolas Mizrachi et les guitares de Jef Morin, pour être intégrées à l'atmosphère électro-rock qui signe l'identité musicale de " Maman ". Le nouvel album de « Maman », <I>In and out of Life</I>, est sorti en juin 2006 sur Ici d'Ailleurs, label indépendant basé à Nancy, en distribution chez Discograph. <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://recycleursdebruits.free.fr'" target="'_blank'"><U>http://recycleursdebruits.free.fr</U></A> <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.myspace.com/lesrecycleursdebruits" target="'_blank'" &#39;><U>http://www.myspace.com/lesrecycleursdebruits </U></A>]]></texte>
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        <artiste>Maman</artiste>
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        <nom><![CDATA[Chanson d'automne]]></nom>
        <texte><![CDATA[Présent depuis les années 70 sur la scène rock internationale, John Greaves, bassiste, pianiste, chanteur, auteur/compositeur et interprète du pays de Galles, vit à Paris depuis une quinzaine d'années et y multiplie les expériences dans le rock, le jazz, la chanson, les musiques improvisées et électroniques. « Greaves est inclassable », proclament les médias tels que <I>Télérama</I>, <I>Libération</I>,<I> Le Monde</I>... Effectivement, il n'aide pas ceux qui ont besoin de classer les choses. On le retrouve aux côtés de Marcel Kanche pour chanter Brassens, sur la scène de la Cigale avec le jeune saxophoniste Julien Loureau, en trio intimiste avec Sophie Domancich et Vincent Courtois au piano et violoncelle respectivement, avec son groupe rock ou en « show case » pour la sortie de l'album <I>trip-hop</I> du duo français « Maman ». Il y a plus de trente ans, il jouait de la basse aux côtés de Fred Frith, Robert Wyatt, Mike Oldfield, mais il retournait souvent chez lui, pour jouer et chanter du bal avec l'orchestre de son père. Et qu'écoutait-il à l'époque ? Schoenberg, Eisler et Varese. Il a écrit des chansons pour Robert Wyatt, Elise Caron, mais aussi Caroline Loeb, chacune merveilleusement unique. On le découvre ici avec l'album <I>Chansons</I>... (aux côtés d'Elise Caron), sorti en 2004 à Chant du Monde, et son prochain projet, quelques poèmes de Paul Verlaine mis en musique, disponibles à la vente à partir de 2007. Cela s'appellera « Putain de poète ». Sacré Greaves ! <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.tempospectacle.com'" target="'_blank'"><U>http://www.tempospectacle.com </U></A>]]></texte>
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        <artiste>John Greaves</artiste>
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        <nom>Mélange</nom>
        <texte><![CDATA[Elise Caron est une chanteuse sans étiquette si ce n'est celle de la qualité. Qu'elle s'adresse aux plus jeunes <I>(Chansons pour les petites oreilles)</I> ou aux amateurs de jazz dans son dernier spectacle "Eurydice Bis" (à paraître), elle a su trouver l'équilibre entre écriture, composition, interprétation et poésie. Extrait de l'album "Chansons" composé et produit par John Greaves <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://bouillir.la.pluie.free.fr/Caron/index.html'" target="'_blank'"><U>http://bouillir.la.pluie.free.fr/Caron/index.html</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Elise Caron</artiste>
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        <nom><![CDATA[Je m'appelle Kiala]]></nom>
        <texte><![CDATA[Ghetto Blaster est né à Lagos (Nigéria), en 1983, de la rencontre franco-panafricaine entre les Africains Kiala Nzavotunga (guitare), Ringo (drums), Udoh Essiet (percussions), Betty Ayaba (chanteuse), Frankie Ntohsong (claviers), Willy N'For (bassiste), et les Français Pascal Imbert (producteur), Stéphane Blaess (guitare), Romain Pujebé (chanteur). Après quelques mois passés à jouer dans un club de Lagos, tous se retrouve à Paris en juin 1983, sur une péniche arrimée près de la gare d'Austerlitz, qui fait office de lieu de vie et de studio de répétition. En tournée, les GB's jouent avec les grands, partageant notamment la scène d'artistes comme Archie Shepp, Manu Dibango, Fela Kuti, Kool & The Gang ou James Brown. Vers la fin des années 80, des événements tragiques auront pour effet de séparer le groupe. Après un long silence, les Ghetto Blaster se sont reformés autour des deux membres originaux restants, Kiala et Franky, et la chanteuse Betty Myriam. Leur album <I>River Niger</I>, sorti en 2003, célèbre de la plus belle manière leur 20e anniversaire. Aujourd'hui, le souffle ardent de l'Afrobeat est toujours là, vivant et vibrant, et les Ghetto Blaster poursuivent leur tournée des clubs de Paris et des festivals d'été et d'ailleurs, délivrant partout leur Afrobeat énergique et joyeux, avec l'esprit de Fela qui plane toujours, veillant sur ses dignes héritiers. <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.ghettoblasteroriginal.com/'" target="'_blank'"><U>http://www.ghettoblasteroriginal.com/</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Ghetto Blaster</artiste>
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        <nom>Ose Shalom</nom>
        <texte><![CDATA[Yaron Herman, né à Tel-Aviv en 1981, de parents d'origine russe, commence le piano relativement tard, à l'âge de 16 ans, avec comme professeur le célèbre Opher Brayer, connu pour sa méthode d'enseignement basée sur la philosophie, les mathématiques, la psychologie... Deux ans plus tard seulement, Yaron gagne le prestigieux prix Rimon dans la catégorie « Jeune talent ». A 19 ans, Yaron part à Boston, où il compte fréquenter la Berklee College School of Music. Déçu par leur système basé sur la compétition plutôt que sur l'épanouissement personnel, il décide de rentrer à Tel-Aviv deux mois après, et fait une brève halte à Paris lors de son voyage de retour. Il rencontre, le soir même, quelques musiciens lors d'une jam-session, et se retrouve immédiatement engagé. Il ne quittera plus Paris, et commence à se faire un nom dans le milieu musical parisien. A l'âge de 21 ans, il enregistre pour le Label Sketch son premier disque, <I>Takes 2 to know 1</I>, aux côtés du batteur Sylvain Ghio. La musique, la philosophie, les mathématiques se rejoignent sur le terrain où le musicien devient expert et un professeur très écouté. Il analyse brillamment la musique de ses maîtres, notamment Keith Jarrett. A 23 ans, Yaron vient de réaliser son premier album solo sur le tout nouveau Label LaBorie Jazz, où il présente son concept des « Thèmes et Variations". Chaque mélodie, chaque thème inscrit dans notre inconscient collectif est un prétexte joyeux et créatif pour la récréation, l'improvisation et l'invention. Une originalité et un lyrisme époustouflants. Plus d'informations sur le site de l'artiste : <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.yaron-herman.com/'" target="'_blank'"><U>http://www.yaron-herman.com/ </U></A>]]></texte>
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        <artiste>Yaron Herman</artiste>
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        <nom>Ouverture</nom>
        <texte><![CDATA[Le jeune compositeur Denis Frajerman est un cas unique dans la musique contemporaine : d'abord bassiste électrique, grand bricoleur de sons samplés dans la nature, sans connaissances particulières du solfège, il écrit des quatuors pour cordes, des récitals pour voix et instruments divers, des musiques d'illustration sonore pour documentaires. Il fait partie de l'ensemble avant-garde de Palo Alto, mais est aussi artistiquement lié à l'écrivain Antoine Volodine (Prix Inter 2000, publié chez Gallimard et aux éditions du Seuil) autour de l'oeuvre duquel il écrit son premier album solo <I>Les Suites Volodine</I> (Noise Museum/Naïve, 1998). Il partage avec cet auteur un goût prononcé pour les ambiances envoûtantes, l'humour noir, la sorcellerie. <I>Le Nouvel Observateur </I>(Aude Lancelin), décrit ainsi l'oeuvre de Denis Frajerman en collaboration avec Antoine Volodine, <I>Des anges mineurs</I> : « La révélation de la soirée ? Sans conteste l'oratorio pour cordes et saxo inspiré à Denis Frajerman par le dernier roman d'Antoine Volodine, Des anges mineurs. Troublant comme la voix précise et glacée de l'auteur, lisant en ombres chinoises des phrases apocalyptiques. Sinistre et envoûtant, comme les paysages non répertoriés au système solaire et les corps mutants projetés sur l'écran. Féerique, comme le chant lyrique et les percussions shamaniques qui accompagnaient l'ensemble. Bref : post-tchernobylien et de toute beauté... » Ce nouvel enregistrement <I>Vociférations - Cantopéra</I> est une commande de France-Musique, diffusée en 2004 et 2005. Il marque une nouvelle étape dans l'étonnante corrélation entre les textes lus par Antoine Volodine et l'inspiration musicale exprimée par Denis Frajerman. <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.rumbatraciens.com/frajerman/'" target="'_blank'"><U>http://www.rumbatraciens.com/frajerman/</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Denis Frajerman</artiste>
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        <nom>Etoile filante</nom>
        <texte><![CDATA[Né à Alger, Djamel Laroussi est issu d'un couple qui l'imprégnera de deux cultures complémentaires : la tradition kabyle par sa mère et le patrimoine arabophone par son père. Avant de vivre à Paris, il s'est d'abord installé en Allemagne au début des années 1990. Il sera le premier Africain à être admis au conservatoire de Cologne, où il approfondira ses connaissances de la guitare et s'initiera à la batterie et à l'harmonie jazz. Hors des normes marchandes, mais en phase avec notre époque, ses mélanges sont à la fois audacieux et généreux. A l'aise sur divers registres, il sait, en d'ingénieux « fondus-enchaînés », passer d'un style à un autre sans en altérer leur essence. Djamel Laroussi est un homme-orchestre aux multiples talents : auteur, compositeur aux constructions mélodiques enlevées, chanteur, multi-instrumentiste, avec un grand penchant pour la guitare. Il fait partie de ces artistes hors-normes qui ont le don d'allier une musique populaire et des chansons « accrocheuses » à une virtuosité digne des plus grands, présentant un savoureux mélange musical qui ne connaît pas de frontières. Véritable invitation à la danse, la subtile rencontre des instruments traditionnels et modernes qui nourrit et distingue ses compositions, ajoute encore un aperçu saisissant de ses talents et de l'universalité de sa musique. Certains artistes ne s'y sont pas trompés en le sollicitant, de Cheb Mami à l'ONB, en passant par le jazzman Graham Haynes... En 2003, il livre au public un opus, <I>Etoile filante</I>, aux compositions tourbillonnantes et au canevas rythmique grisant qui lui vaudra d'emblée d'être numéro un, pendant plusieurs mois, dans les hit-parades algériens. Sa culture musicale s'est élargie et ses sources d'inspiration embrassent presque tous les continents. <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.djamellaroussi.com/'" target="'_blank'"><U>http://www.djamellaroussi.com/</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Djamel Laroussi</artiste>
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        <nom>Pierre et le chat</nom>
        <texte><![CDATA[<B>« Un violoncelliste pas comme les autres, ou la passion de réinventer son instrument... »</B> Américain né en 1959, installé d'abord à Montréal, il réside désormais dans le sud de la France. Jouant du violoncelle comme si parfois il s'agissait d'une guitare, d'une basse ou encore d'un instrument de percussion, l'animant de l'archet ou de ses mains, Eric Longsworth a troqué la tradition classique du violoncelle pour la liberté des sonorités du violoncelle électrique. Sur les cordes frottées, pincées, frappées, Eric Longsworth laisse son empreinte, créant un univers musical singulier qui marie le jazz et divers courants des musiques actuelles avec une grande sensibilité. Chargée d'émotivité et d'images, sa musique raconte une multitude d'histoires qui parviennent à toucher les publics les plus divers, du spécialiste à l'amateur. L'importance qu'il accorde à l'improvisation le rapproche du jazz. Les sonorités qu'il tire de son instrument sont en partie inspirées par les musiques ethniques. Cette ouverture aux autres cultures et aux influences les plus diverses lui permet de créer un genre bien particulier. L'album <I>Sans souci</I> paraît en 2001 sous le prestigieux label de jazz allemand Enja. Le violoncelliste s'est associé à l'accordéoniste français Daniel Mille et au percussionniste Pierre Tanguay. Ils proposent une musique dépouillée, intime et sensible, où la fraîcheur, la grâce et la spontanéité de l'improvisation du jazz s'intègrent dans un univers imaginaire et ludique rappelant celui de l'enfance.]]></texte>
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        <artiste>Eric Longsworth</artiste>
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        <nom><![CDATA[You're in for it]]></nom>
        <texte><![CDATA[Man est un duo de Nantes, composé de multi-instrumentistes : Rasim Biyikli (Piano, Rhodes, Mélodica, Xylophone, Guitares, Machines et voix) et Charles-Eric Charrier (Basse Acoustique, Guitare, Mélodica, Xylophone, Samples et Voix). Rasim et Charles-Eric se sont d'abord connus en jouant ensemble dans l'orchestre Dréta Lorelie, qui faisait la jonction entre le cabaret berlinois et le « free rock « déjanté. L'aventure terminée, chacun suit son chemin avant de se retrouver à la fin des années 90. Man prend alors forme : un homme libre à deux têtes, à l'écoute l'une de l'autre. " Pour l'enregistrement, une méthode simple : une fois définie la base du morceau, les micros sont posés dans n'importe quel endroit pourvu d'une bonne acoustique, et l'enregistrement se fait dans des conditions <I>live</I>, sans mixage ultérieur. Le large champ des instruments employés, les manipulations fortuites et l'instabilité calculée des compositions confèrent à sa musique des atmosphères bancales et amples, en prise à l'hésitation, où l'humanité se dévoile en filigrane. La presse se fait largement l'écho de leurs albums : « élégance, rareté, subtilité, générosité, raffinement, sensualité, beauté, intensité... ». Pour beaucoup, MAN évoque une recherche introspective et souvent nostalgique. Les références fusent, confirmant l'"entre-plusieurs-genres" : Fauré, Debussy, Keith Jarret, Arvo Pärt, Pascal Comelade, Yann Tiersen... <I>Helping hand</I>, troisième opus du duo, est sorti dans vingt-cinq pays en décembre 2005 sous le label Belge Sub Rosa (dist. Nocturne). <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http:/www.myspace.com/manduomusic'" target="'_blank'"><U>http:/www.myspace.com/manduomusic</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Man</artiste>
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        <nom>Réveillez-vous</nom>
        <texte><![CDATA[Le Franco-Camerounais Manuel Wandji, résidant à Besançon, a créé son propre studio d'enregistrement, sa propre structure, Wambo Productions, afin de pouvoir composer et produire en toute liberté. Collaborateur et accompagnateur notamment de Ray Lema, Papa Wemba, Geoffrey Oryema, il a aussi joué pour l'émission « Nulle part ailleurs » de Canal +. Il révèle le Camerounais Henri Dikonge au public en produisant ses deux premiers albums. Il compose et accompagne régulièrement des ensembles de danse « hip hop » et africaines. Attention ! Ce gars-là est dangereux ! Il vous entraîne vers le <I>groove</I> sans que vous puissiez contrôler les pulsations de votre corps ! Mélange original de sons urbains et d'influences ethniques, sa musique a inspiré de nombreux chorégraphes (il collabore régulièrement avec la compagnie Accrorap) en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis. Mais c'est en live qu'il est le plus impressionnant. « Performer » généreux et inventif, Manuel Wandji colore en permanence sa <I>Planet groove</I> (troisième album) de beats urbains et de polyrythmies africano-futuristes. <A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'www.wamboproductions.com'" target="'_blank'"><U>www.wamboproductions.com</U></A>]]></texte>
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        <artiste>Manuel Wandji</artiste>
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    <nom>dessin tests</nom>
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        <texte>Si tu ne viens pas à Montparnasse... Montparnasse viendra à toi.</texte>
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        <nom>Direction, redirection</nom>
        <texte><![CDATA[Surtout garder le cap et avoir en tête qu'un ticket de métro est valable deux heures, en cas d'erreur manifeste... ou de doute persistant.]]></texte>
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        <nom>Métropolitain</nom>
        <texte><![CDATA[Intrusions sur les voies, chutes et suicides sont les trois facteurs majeurs de décès dans l'enceinte du métro. Il faut protéger au mieux les 2,8 millliards de voyageurs annuels sur 212 km de lignes.<br>Une sécurité que les portes palières des nouveaux dispositifs automatiques apportent à présent sur certaines rames.]]></texte>
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        <nom>Pas de problème...</nom>
        <texte>Ou quand la flânerie sur les quais est possible hors affluence.</texte>
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        <nom>Montparnasse / New York</nom>
        <texte><![CDATA[Un petit air d'Amérique, à condition de garder les yeux en l'air.]]></texte>
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        <nom>Simone, Jean-Paul, Boris et les autres</nom>
        <texte>Tous les existentialistes y sont passés pour refaire leur monde</texte>
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        <nom>Bastille et Opéra</nom>
        <texte><![CDATA[A nos héros passés de la Révolution des Trois Glorieuses et à ceux du Bel Canto d'aujourd'hui]]></texte>
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        <nom>Place de la République</nom>
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        <nom>Ile de la Cité</nom>
        <texte>Au loin la flèche de la Sainte-Chapelle rajoutée au XIXe siècle sur un ensemble conçu au XIIIe.</texte>
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        <nom>Place Pigalle</nom>
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    <nom>Le métro dans tous ses éclats avec la RATP</nom>
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        <nom>Avec le concours de la Médiathèque de la RATP</nom>
        <texte><![CDATA[Valoriser et  rendre accessible au public le patrimoine de la RATP. Telle est la vocation première de la Médiathèque de la RATP. Pour cela elle dispose d'un fonds d'archives comprenant notamment les archives des anciennes compagnies de transports parisiens depuis 1855 et celles de la RATP  depuis 1949. Elle offre également aux visiteurs la possibilité de consulter sa base d'images photographiques d'où sont issues  les photos présentées ici. Elle dispose aussi d'un fonds d'archives audiovisuelles pour lequel  plusieurs chaînes de télévisions françaises ou étrangères ont manifesté leur intérêt dans le cadre de leurs productions. De manière plus générale, la médiathèque de la RATP propose un fonds documentaire sur les transports urbains aux chercheurs spécialisés dans ce domaine.<br><br>Domaine : Histoire des transports urbains français et étrangers <br>Collections : 1500 ouvrages; 100 revues spécialisées; 1200 rapports; 300 dossiers thématiques et géographiques; 21 000 références bibliographiques. 15 000 photographies. 745 audiovisuels. 235 films d'archives 16 ou 35 mm.2km d'archives historiques...<br><br>La médiathèque est installée à la Maison de la RATP <br>54 quai de la Rapée 75 599 Paris. Tél : 01 58 78 21 04/05 <br><br>Courriel :  <a href='mailto:documentation@ratp.fr'><u>documentation@ratp.fr</u></a>]]></texte>
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        <nom>Construction de la station Saint-Michel ligne 4</nom>
        <texte><![CDATA[Montage du caisson à Saint-Michel/Odéon.<br>Chantiers spectaculaires de la construction de la ligne 4 avec le montage des caissons métalliques de la station Saint-Michel. Une opération réalisée selon la technique du fonçage, qui consistait à enfoncer dans le sol chaque caisson d'un poids de 11 000 tonnes.]]></texte>
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        <nom>Caisson sous-fluvial</nom>
        <texte><![CDATA[Construction de la ligne 4 du métro.<br>Mise en place de l'un des caissons de la traversée sous-fluviale du grand bras de la Seine, toujours selon la technique du fonçage. Les caissons furent enfouis séparément à 20 mètres au-dessous du niveau du sol, soit 15 mètres au-dessous du niveau normal de la Seine.]]></texte>
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        <nom>Construction de la ligne 2 partie aérienne</nom>
        <texte><![CDATA[Imposant chantier de construction du viaduc de la ligne 2 avec, en premier plan, le montage d'une portée de 44,73 mètres au-dessus d'un important carrefour et, au second plan, la station "Boulevard Barbès" en cours de réalisation. <br>La station se nomme aujourd'hui "Barbès- Rochechouart".<br><br>En 1897, Fulgence Bienvenüe expose le projet Ligne 2 : le viaduc succèdera au souterrain sur le boulevard Rochechouart et s'étendra sur boulevards de la Chapelle et de la Villette.<br>Les travaux commencent en mars 1901, suivis de ceux de la superstructure. <br>Les grands viaducs qui permettent notamment la traversée des faisceaux de voies ferrées des chemins de fer du Nord et de l'Est sont confiés à la Société des ateliers de Montreuil (anciens établissements J. Leclaire) et à la Société Moisant.<br>La partie aérienne est composée de travées métalliques dont la longueur est généralement comprise entre 22 et 75 mètres.<br>Au total 9500 mètres de parcours aérien, un dispositif qui a sans doute contribué au succès de de la ligne auprès des voyageurs.<br>Le métro aérien a vraiment un prix : le kilomètre coûte deux fois plus qu'en souterrain.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Viaduc d'Austerlitz sur la ligne 5]]></nom>
        <texte><![CDATA[Ingénieurs Biette et Bienvenüe.<br>Le pont métallique construit en 1904 et 1906 est réservé au passage de la ligne de métro Place d'Italie-Bobigny.<br>Ce viaduc ne devait pas avoir appui dans la Seine, afin de ne pas gêner la navigation déjà perturbée par le pont d'Austerlitz voisin.<br>Il prendra la forme d'une très longue passerelle à deux arcs, suspendue par des poutrelles à treillis. Les arcs retombent à chaque extrémité sur deux culées en pierre de taille reposant sur de la fonte.<br>Le viaduc franchit la cour de départ de la gare d'Austerlitz jusqu'à la station de métro située sous la voûte.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Signalétique de l'accès Nord-Sud]]></nom>
        <texte><![CDATA[Accès Assemblée nationnale-Chambre des députés.<br>Les accès des lignes nord-sud se reconnaissent par l'indication "Nord-Sud", à la différence de la dénomination "Métropolitain", qui signale une station du réseau de la CMP (Compagnie du Chemin de Fer métropolitain). <br>Les stations Nord-Sud perdront leur appellation lorsque la CMP absorbera la Compagnie du Nord-Sud le 1er janvier 1930, réalisant l'unité du réseau souterrain et renforçant ainsi la cohérence du développement du métro.<br>Jusque dans les années trente, ces accès ne comportent pas d'holoplanes.]]></texte>
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        <nom>Architecte Hector Guimard (1867-1942)</nom>
        <texte><![CDATA[La création des accès aux stations repose sur l'idée de la fabrication de modules standardisés, qui permettent de varier les possibilités de mise en place des entourages. Ils se présentent à fond carré ou à fond rond, avec des motifs de balustrades rectangulaires, courbes ou en forme d'écusson.<br>L'entourage s'adapte à tous les sites grâce à l'utilisation d'éléments indépendants les uns des autres et de taille variable.<br>La balustrade de l'entourage peut être rectangulaire ou arrondie, large ou étroite.<br>Cette entrée couverte, dont la structure est en fonte moulurée, est contemporaine des autres types créés par l'architecte.<br>Les Parisiens l'ont surnommée "Libellule", car la forme de sa verrière, entourant et débordant largement les côtés de l'édicule, rappelle la silhouette de l'insecte lorsque ses ailes sont déployées.<br>Les escaliers sont couverts d'une seconde verrière à double pente inversée, afin de permettre l'évacuation des eaux de pluie.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Hector Guimard architecture d'art]]></nom>
        <texte><![CDATA[La structure métallique de l'entourage repose sur un petit soubassement en pierre de comblanchien, marqué de quelques lignes allant à la rencontre des potelets en fonte régulièrement espacés.<br>Comme dans la nature, où les troncs d'arbre poussent en vrille, la nervure antérieure contourne le pilier du candélabre par l'extérieur.]]></texte>
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        <nom>Accès Solferino</nom>
        <texte><![CDATA[Située boulevard Saint-Germain, cette entrée de la station de la ligne 12 appartient lors de sa création à la Compagnie de chemins de fer électriques Nord-Sud. Vers 1910, cette compagnie, afin de se démarquer de la CMP (Compagnie du Chemin de Fer métropolitain) , conçoit des accès au métro plus ouvragés et d'aspect plus riche.<br>Les entourages sont conçus en fer forgé et les murs d'échiffre sont ornés de céramique colorée et d'une frise.]]></texte>
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        <nom>Accès rénové Bd Raspail-Sèvres Babylone</nom>
        <texte><![CDATA[Alors que le style Guimard n'est déjà plus à la mode, la société Nord-Sud charge l'architecte Dervaux de concevoir les accès des stations  des lignes Nord-Sud ; il utilisera le fer forgé.<br>L'entourage des stations porte un plan de réseau. Le style des candélabres de 4 m de haut porte l'inscription METRO, éclairé de l'intérieur et surmonté d'un globe éclairant.]]></texte>
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        <nom>Accès Porte de Versailles</nom>
        <texte><![CDATA[Détail d'un pilier d'angle retenant la ferronnerie de l'accès d'une ligne Nord-Sud. Nous distinguons bien l'ornement en céramique coloré ainsi que la frise.]]></texte>
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        <nom>Place de la Madeleine</nom>
        <texte><![CDATA[Marie-Joseph Cassien-Bernard conçoit une balustrade en pierre de taille très simple. C'est l'entrée" Place de l'Opéra"  qui en aura la primeur en 1904. Elle se généralisera aux places monumentales comme Madeleine, Concorde, République, etc.]]></texte>
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        <nom>Entrée Station Lamarck Caulaincourt</nom>
        <texte><![CDATA[Le relief de la butte Montmartre, a imposé la réalisation d'un accès à flanc de colline. Située dans une rue piétonne cette station prend place entre deux volées d'escaliers qui l'encadrent et la cachent. Cette disposition particulière s'explique par le manque de place sur le trottoir.]]></texte>
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        <nom>Accès station rue Chevaleret</nom>
        <texte><![CDATA[Cette photo montre la disposition classique des accès à une station aérienne qui part du sol et qui conduit au palier intermédiaire, d'où partent deux escaliers latéraux couverts, distribuant les voyageurs selon les deux directions.]]></texte>
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        <nom>Accès Ligne 14 "La lentille de verre"</nom>
        <texte><![CDATA[Le 13 septembre 2003, la "lentille de verre" voit enfin le jour - symbolisant l'arrivée de la ligne 14 à la station  Saint-Lazare.<br>La bulle située côté Cour de Rome constitue à présent l'accès principal de la station.]]></texte>
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        <nom>Rotonde Saint-Lazare</nom>
        <texte><![CDATA[Architecte Lucien Bechmann<br>Sous la place du Havre, à l'intersection des rues Saint-Lazare, d'Amsterdam et du Havre, la compagnie Nord-Sud établit une grande salle circulaire souterraine de distribution des billets et d'accès à ses deux grandes lignes de correspondance avec la gare Saint-Lazare.<br>Le tablier métallique qui forme le plafond repose sur huit piliers métalliques, recouverts de céramique.]]></texte>
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        <nom>Station François Mitterrand Ligne 14</nom>
        <texte><![CDATA[Station conçue par les architectes Antoine Grumbach et Pierre Schall ; la salle de correspondance donne sur l'escalier, amenant les voyageurs vers la ligne C de la SNCF.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Arrivée d'une rame sprague à la station Gare d'Orléans]]></nom>
        <texte><![CDATA[Appelée aujourd'hui Gare d'Austerlitz, c'est  peut-être la plus atypique du métro de Paris. La station aérienne fut établie sous la verrière de la grande gare parisienne de la compagnie du Paris-Orléans (PO).<br>C'est l'obligation d'abandonner le boulevard de l'Hôpital pour franchir la Seine en amont du pont d'Austerlitz qui contraignit les ingénieurs de la Ville de Paris à imaginer ce tracé.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Station aérienne "rue d'Allemagne"]]></nom>
        <texte><![CDATA[Les travaux de construction de la ligne 2  Porte Dauphine-Etoile/Nation débutèrent par les anciens boulevards extérieurs. Une section de près de 2 km  entre Barbès-Rochechouart et la station "Rue d'Allemagne" (aujourd'hui Jaurès) fut établie en viaduc, afin de procurer aux voyageurs... vue et air pur.<br>La station "Rue d'Allemagne" fut mise en service le 31 janvier 1903 et fut rebaptisée "Jaurès" en 1914.]]></texte>
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        <nom>Station Stalingrad</nom>
        <texte><![CDATA[Les parois des stations aériennes ligne 2 sont composées de larges baies vitrées maintenues par de la tôle et du verre profilé.<br>Ces cloisons vitrées reposent sur un soubassement en céramique et sont surmontées d'une corniche masquant le chéneau.<br>Chaque quai est couvert par une marquise qui prend seulement appui sur les poutres de rive extérieures, afin de ne pas créer d'obstacle sur les quais.<br>Les marquises sont portées par une structure métallique placée contre la paroi de la station. La légèreté de cette structure est mise en valeur par la décoration ajoutée des bandeaux métalliques.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Sous-station Bastille. Chef d'oeuvre de Paul Friésé]]></nom>
        <texte><![CDATA[Construite en 1910. <br>La fonction d'une sous-station était de fournir aux lignes de métro du courant continu par conversion du courant alternatif reçu.<br>Le bâtiment à trois façades habille sa structure métallique de briques silico-calcaires qui contribuent à "adoucir" l'intégration d'une usine à côté de la place de la Bastille.<br>L'aspect cathédrale fut encore accentué par la présence, sur deux des trois façades, d'une vaste arcade en métal et verre de 12 mètres de haut.<br>Un toit en terrasse couronnait cet édifice monumental, véritable hommage à l'électricité triomphante.]]></texte>
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        <nom>Vue de la ligne 6 prise du haut de la tour Montparnasse</nom>
        <texte><![CDATA[La ligne 6 relie directement Charles-de-Gaulle-Etoile à Nation et a la particularité d'être en grande partie aérienne.<br>Aujourd'hui, la ligne se développe sur 13 600 mètres, dont 6 100 en aérien. Elle dessert 28 stations, dont 13 à l'air libre.]]></texte>
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        <nom>Pont de Bercy</nom>
        <texte><![CDATA[Ingénieurs : Féline-Romany et Vaudrey.<br>Entre le pont Charles-de-Gaulle et le pont de Tolbiac, ligne 6.<br>Large de 7,60 mètres, la plate-forme métallique du métro permet le croisement de deux rames, tout en laissant un espace libre de chaque côté pour une éventuelle évacuation  des voyageurs.<br>Les 41 arches sont construites en pierres appareillées à bossage continu.<br>Le viaduc n'est pas orné, car le jeu des arcades est jugé suffisamment harmonieux en lui-même.<br>Un nouvel élargissement a été réalisé au début des années 1990, afin de mieux desservir le nouveau quatier de Bercy.<br>Aujourd'hui donc, le viaduc ferroviaire repose au centre du pont.]]></texte>
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        <nom>Pont de Bir-Hakeim et viaduc de passy</nom>
        <texte><![CDATA[Situés entre la rue d'Alboni et le boulevard de Grenelle, ligne 6.<br>En 1878, l'Exposition universelle entraîne la construction d'une passerelle piétonne, afin de désengorger les abords.<br>En 1902, Mrs Daydé et Pillé sont choisis pour réaliser la future ligne 6. Durant les travaux, la passerelle est déplacée. Pendant ce temps, un nouveau pont est construit ; il sert à la circulation automobile et piétonne pour la partie inférieure, et à celle du métro pour la partie supérieure. L'ancienne passerelle est démontée. Le tablier métallique du viaduc repose sur une double série de colonnes disposées sur le terre-plein central du pont routier. Ces colonnes, hautes de 6,90 m en acier laminé, sont décorées par Eugène Gruyer. Dans les années 30, le renforcement du viaduc conduit à supprimer ces ornements.<br>Gustave Michel Fonte met en place à la retombée de chaque arc du pont de Bir-Hakeim un groupe de sculptures en fonte, comprenant soit deux figures de forgeron, soit deux figures de naute. Chaque groupe présente une composition et une disposition propres. Le sujet est répété plusieurs fois.<br>Le viaduc doit désormais supporter des trains de 420 tonnes, au lieu des 121 tonnes prévues en 1903.]]></texte>
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        <nom>OEuvre de Jean-Camille Formigé</nom>
        <texte><![CDATA[Dans l'île des Cygnes qui sépare la Seine en deux bras égaux, les deux parties du viaduc de Passy se réunissent par cet ouvrage monumental en maçonnerie, contribuant ainsi à l'harmonie générale de l'ensemble.<br>La décoration de l'ouvrage comporte, dans sa partie supérieure, un blason de la Ville de Paris, ainsi qu'un caducée, et dans sa partie inférieure des anneaux et une frise de vagues représentant le monde marin.<br>Les deux ponts métalliques sont reliés grâce à cet ouvrage en maçonnerie.<br>Le viaduc du métro prend appui au centre de cette construction à laquelle on a donné la forme d'un arc de triomphe.<br>Ce massif est percé d'une grande voûte en anse de panier dont l'axe coïncide avec celui de" l'île des Cygnes".]]></texte>
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        <nom>MF67 en circulation sur la Ligne 2</nom>
        <texte>En arrière plan, la basilique du Sacré-Coeur sur la butte Montmartre.</texte>
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        <nom><![CDATA[Ouvrage d'art de la ligne 2, station Stalingrad]]></nom>
        <texte><![CDATA[Détail de l'architecture (oeuvre de Jean-Camille Formigé)]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Décoration du viaduc d'Austerlitz]]></nom>
        <texte><![CDATA[Jean-Camille Formigé conçoit la décoration du pont en fonte moulée. Des éléments symbolisent le monde aquatique.<br>Cent-soixante tonnes de fonte auront été nécessaires pour réaliser la décoration et les garde-corps du viaduc d'Austerlitz.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Ecusson de la Ville de Paris sur le viaduc d'Austerlitz]]></nom>
        <texte><![CDATA[Par Jean-Camille Formigé.<br>Ayant fait ses preuves lors de la construction d'architecture métallique à l'Exposition universelle, c'est Fulgence Bienvenüe qui fait appel à l'architecte Formigé.<br>Il conçoit la décoration du pont en fonte moulée.<br>Les éléments symbolisent le monde aquatique : rames, poissons, tridents et cordages.]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Viaduc d'Austerlitz]]></nom>
        <texte><![CDATA[Illumination du viaduc d'Austerlitz à l'occasion du centenaire du métro]]></texte>
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        <nom>Station Louvre Rivoli</nom>
        <texte><![CDATA[Statue sur le quai de la station.<br>La station fut, en 1968, la première station "culturelle" lancée à l'initiative d'André Malraux , alors ministre de la Culture. Quatre grandes périodes de l'art conservé au musée du Louvre sont représentées sur les quais de la station. <br>En 1968, la station constituait l'antichambre de l'accès au célèbre Musée. Des reproductions d'oeuvres y sont installées dans une ambiance de pierre blonde. La station a été rebaptisée "Louvre-Rivoli". L'accès au musée se fait aujourd'hui par le station voisine "Palais Royal-Musée du Louvre".]]></texte>
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        <nom>Station Arts et Métiers</nom>
        <texte><![CDATA[L'ambition de François Schuiten et de Benoît Peerters est de suggérer l'imaginaire de la technique dans un esprit voisin de Jules Verne. <br>Cette station, entièrement carrossée de cuivre, plonge d'emblée le voyageur à l'intérieur de  "la machine", sorte de Nautilus souterrain. Les rames de métro deviennent piston et participent à l'animation générale de la mécanique.<br>Sur les quais, onze hublots, vitrines éclairées par fibres optiques, proposent aux voyageurs des scènes évoquant des moyens de transport anciens et contemporains, et illustrent des thèmes du musée des Arts et Métiers.]]></texte>
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        <nom>Voûte de la station Cluny La Sorbonne</nom>
        <texte><![CDATA[Décorée par Jean-René Bazaine (1904-2001)<br>La fresque "Ailes et flammes" est composée de 60 000 tesselles en lave émaillée de Volvic. Elle représente deux oiseaux symboliques : l'un à dominante rouge, l'autre bleue.<br>Une cinquantaine de signatures de personnages illustres ayant vécu dans ce quartier animent la voûte : George Sand, Charles Péguy...]]></texte>
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        <nom><![CDATA[Station Chaussée d'Antin - La Fayette - Ligne 9]]></nom>
        <texte><![CDATA[La fresque en métal peint de Jean-Paul Chambas évoque l'histoire des cultures française et américaine.<br>Cette oeuvre fut financée par "Les Galeries Lafayette", dont un accès dessert directement le magasin.]]></texte>
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        <nom>Station Concorde</nom>
        <texte><![CDATA[Réalisée par la décoratrice Françoise Schein et par l'architecte Claude Tautel, cette station est dédiée aux Droits de l'Homme, acticle par article, lettre par lettre. Ils rythment la voûte de la station. Sans espace entre les mots, sans ponctuation, le texte est égrené jusqu'à une certaine illisibilité.<br>44000 carreaux vitrifiés et sérigraphiés de couleur blanche, l'écriture est de "couleur bleu métro".]]></texte>
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        <nom>Station du Centenaire Villejuif-Léo Lagrange. La sportive</nom>
        <texte><![CDATA[Léo Lagrange, Secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports sous le Front populaire, avait souhaité développer l'accès au sport pour tous. Cette fresque "athlétique" imaginée par l'agence d'architecture Mario Cucinella, est l'exemple le plus original des stations du centenaire , redécorées en 2 000 pour les cent ans du métro parisien.<br>Cucinella n'a pas hésité à tirer partie des dimensions du quai et des voûtes pour y déployer des échelles graduées, où figurent les records des sauts et les distances des différentes courses.<br>Toute la station, des sols aux murs, des sièges aux écrans, fait référence à l'univers des sportifs, aux notions de performance et d'effort.]]></texte>
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        <nom>Station Palais-Royal - Musée du Louvre</nom>
        <texte><![CDATA[La bouche de métro située place Colette, en face de la Comédie française, a été réalisée sous l'égide de l'artiste contemporain Jean-Michel Othoniel. Cette entrée, baptisée le "Kiosque des noctambules", est surmontée de deux coupoles reposant sur des piliers en fonte d'aluminium. L'une représente le jour, l'autre la nuit. Ces coupoles sont serties de perles de verre coloré, fabriquées à la cristallerie de Murano, en Italie, et enfilées sur une structure d'aluminium.]]></texte>
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        <nom>Prêts pour la teuf!</nom>
        <texte><![CDATA[Fête en verlan (langage populaire consistant à inverser l'ordre des syllabes).]]></texte>
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        <nom>Il court il court le furet</nom>
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        <nom>Boeuf sous le toit</nom>
        <texte>Marcel Zanini dans ses oeuvres  (à droite à la clarinette) sous le regard de Pierre Etaix</texte>
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        <nom>Marc Richard, saxophoniste et historien du jazz</nom>
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        <texte>Arsenal contre Barcelone. Le public est acquis à la cause des gunners anglais. Dommage, car la défaite est au bout.</texte>
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        <texte>Appelé aussi palais Brongniart, du nom de son bâtisseur (1808)</texte>
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        <texte><![CDATA[A la périphérie-nord de Paris, le marché de Saint-Ouen est constitué d'un grand ensemble de boutiques et entrepôts majoritairement consacrés aux antiquités et au mobilier. Il n'a de "puces" que le nom, même si de plus en plus de commerçants à la sauvette s'y installent.]]></texte>
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    <texte><![CDATA[L'heure de pointe dans le métro parisien. Les gens s'entassent. Et se taisent. Ils évitent soigneusement de se regarder dans les yeux dans cet espace réduit où l'on doit être confiné. Un regard soutenu peut être interprété comme une agression. Néanmoins, l'odeur, le souffle, l'haleine et la chaleur du corps sont là, inévitables. La distance intime est abolie. Une telle proximité avec des congénères étrangers est bannie dans la nature. Mais, civilisation oblige, cet engagement éphémère dans une relation de l'intimité avec l'autre est supporté avec stoïcisme... Alors, on lit beaucoup dans le métro, pas seulement pour faire passer le temps, mais aussi pour faire abstraction de l'autre, de l'intrus. <br/> <br/> A.A]]></texte>
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    <nom>On livre</nom>
    <texte><![CDATA[Le ventre de Paris n'est plus situé aux Halles depuis trois décennies, mais les livreurs sont toujours à pied d'oeuvre dans les rues de la ville. Rue du Faubourg du Temple, les forts en viande se hâtent de livrer les bouchers de détail et de demi-gros avec des gestes de toujours. Pas de quartier pour la barbaque ! <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom>Café matin</nom>
    <texte><![CDATA[C'est d'abord l'odeur du café fraîchement moulu qui vous accueille, avant le bonjour du patron, mélangé aux cliquetis des cuillères dans les tasses à café. Les raisonnables commanderont un petit noir serré avec un « jus de parapluie » (un café et un verre d'eau), les originaux préféreront une tomate (pastis - grenadine), un perroquet (pastis - menthe) ou une mauresque (pastis - sirop d'orgeat), et les pochetrons patentés un blanc limé (vin blanc-limonade) ou un rince-cochon (vin blanc, limonade,Vichy). Pas sûr qu'après ça la journée soit productive... <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Quand c'est pas l'heure c'est plus l'heure !]]></nom>
    <texte><![CDATA[Deux petites minutes de plus... et c'est la porte, ou plutôt la rue. On ne plaisante pas au lycée Lamartine, dans le IXe arrondissement. 8 heures 30 dernière limite : les retardataires doivent patienter sur le trottoir jusqu'à la prochaine ouverture de l'établissement, une heure plus tard. Une absence involontaire qui ne mettra pas en péril les examens tout proches et fera même le bonheur des tire-au-flanc. En attendant, Dimitri, Lucas, Victor, Marie, Ruth et les autres, tous futurs bacheliers c'est sûr, potassent sur l'asphalte ou tuent le temps en jouant au tarot. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom>Merci de vous adresser à la loge</nom>
    <texte><![CDATA[Il suffit de passer le porche. Concierge depuis 1974, Midina est le sympathique cerbère d'une des innombrables cours intérieures qui se dérobent au regard du passant. Venue de Malaga, elle incarne un Paris populaire en voie de disparition, car les copropriétés sont chiches. Digicodes et interphones remplacent les services d'un petit corps de métier souvent contraint à assurer des permanences dans plusieurs immeubles. Réception du courrier, gestion des ordures ménagères, nettoyage des parties communes, barrage des indésirables... autant de tâches utiles qui ne sauraient masquer la véritable valeur du boulot : le concierge, c'est l'humanité au bout du palier. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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  <objet id="7503" type="HEURE">
    <nom>Suivez le guide</nom>
    <texte><![CDATA[A l'heure où les Parisiens sortent du métro pour aller au bureau, les touristes descendent sous la Pyramide du Louvre, prouesse architecturale due au sino-américain Ieoh Ming Peï, pour aller admirer 3 000 ans d'histoire. Les plus acharnés "feront" le Louvre en quelques heures, arpentant les centaines de mètres carrés au pas de course, le nez en l'air et l'oreille collée à l'audioguide. Les autres viendront picorer çà et là les plus grands chefs-d'oeuvre à leurs yeux, au premier rang desquels <i>La Joconde</i> de Léonard de Vinci. Dans sa caisse haute sécurité, blindée, climatisée, anti-reflets, le sourire de Mona Lisa semble narguer le visiteur, à moins que ce ne soit un effet de perspective... <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7504" type="HEURE">
    <nom>Drôles de deux-roues</nom>
    <texte><![CDATA[Ils ont l'air d'empereurs romains triomphants après une nouvelle conquête... mais sur un quadrige sans chevaux. Le Segway, une machine bizarre dont l'équilibre hypothétique est assuré par de la haute technologie embarquée (le principe de la force gyroscopique) permet une balade à hauteur d'homme au rythme d'un pas rapide. Pour cette nouvelle génération de paresseux ou d'hédonistes contemplatifs, il en coûte 70 euros pour quatre heures de déambulation du côté des Invalides, guide-instructeur fourni. Pas étonnant que la machine ait été mise au point par des Américains : ceux-ci ont le plus grand mal à penser déplacement urbain sans locomotion mécanique. <br/> <i>Segway : 24, rue Edgar Faure - 75015 </i>Paris <br/> <br/> CVO]]></texte>
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  <objet id="7505" type="HEURE">
    <nom>Le look des Halles</nom>
    <texte><![CDATA[16 ans et un « look » d'enfer. Il suffit de déambuler dans le quartier des Halles pour avoir un échantillon des tendances vestimentaires actuelles. La rue donne le ton souvent par le biais d'individus inspirés qui feront ou ne feront pas école. On peut y ressentir la douce illusion de se croire différent, alors que l'anticonformisme n'est plus forcément une affaire d'apparence. Aujourd'hui, l'habit ne fait plus le moine. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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  <objet id="7506" type="HEURE">
    <nom>Garçon, un bouillon !</nom>
    <texte><![CDATA[Sustenter les ventres affamés sans ruiner leur porte-monnaie pourrait être la devise du "Bouillon" Chartier (restaurant à prix fixes et modiques), véritable institution parisienne en matière de restauration populaire. Depuis sa création en 1896, cette ancienne cantine ouvrière, sise sur les grands boulevards et classée aux monuments historiques en 1989, a servi cinquante millions de repas à des estomacs venus du bout du monde pour partager la déco et l'ambiance du lieu. <br/> <i>7 rue du Faubourg-Montmartre, 75009 Paris </i> <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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    <nom>Au bonheur des consommateurs</nom>
    <texte><![CDATA[Quand Aristide Boucicaut ouvrit le Bon Marché en 1852, "une cathédrale de commerce pour un peuple de clients" écrira Zola (Au Bonheur des Dames), se doutait-il du succès qui se profilait ? Peut-être pas, mais, de toute évidence, l'idée était lumineuse car elle fut copiée, un peu partout dans le monde, et en premier lieu à Paris avec Le Printemps, La Samaritaine et Les Galeries Lafayette. Magasin "pas cher" hier, Le Bon Marché est aujourd'hui le plus grand magasin de la capitale, le plus cher et le plus luxueux. On est loin de l'esprit qui prévalait lors de sa création, alors que Boucicaut désirait "donner à cette construction toute spéciale une organisation philanthropique...". On trouve tout dans ces temples de la consommation chic, pour peu qu'on ait le courage d'affronter les centaines de mètres carrés où les plus belles pièces du prêt-à-porter se partagent la vedette. <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7509" type="HEURE">
    <nom>En rangs serrés</nom>
    <texte><![CDATA[Le verbe est haut, les poings levés, l'heure grave. Un seul mot d'ordre : le retrait du CPE (Contrat Première Embauche). Printemps 2006, le Gouvernement français connaît l'un des plus grands mouvements d'opposition de ces dernières années. Championne du monde de la manif', toutes catégories confondues, la France a toujours su se faire entendre en descendant dans la rue, depuis Mai 68 jusqu'à aujourd'hui, que ce soit contre les réformes du gouvernement (notamment dans le domaine de l'Education), comme aussi contre la guerre en Iraq ou contre le candidat du Front National, Jean-Marie Le Pen (avril 2002). Un esprit frondeur que bien des pays nous envient. <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7510" type="HEURE">
    <nom>Liquidation du stock avant fermeture</nom>
    <texte><![CDATA[C'est l'affaire d'un jour, c'est le chiffre d'affaires d'une année... pour les vendeurs de muguet. Le 1er mai, Fête du Travail oblige - et jour férié de surcroît -, est le seul moment de l'année où tout un chacun peut s'improviser commerçant à la sauvette. Il s'agit de bien choisir son point de vente après avoir cueilli son lot de clochettes porte-bonheur ou les avoir achetées en gros à Rungis, pour les plus organisés. A trois euros le brin, c'est quitte ou décuple, la recette pouvant varier de 35 à 350 euros. La tradition remonte à 1561 et n'est pas prête de s'éteindre. Que l'on soit Bengali ou Parisien, enfant ou adulte, ce jour tous les hommes sont libres et égaux devant la Corne d'abondance. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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  <objet id="7511" type="HEURE">
    <nom>La culture au pas de course</nom>
    <texte><![CDATA[Ils sont une vingtaine à traquer les indices du « Da Vinci Code ». L'église Saint-Sulpice ne sera pas épargnée par la moulinette culturelle qui transforme en brouet les merveilles de l'histoire de l'art. Le romantisme fait les frais de l'instinct grégaire. "A votre droite des "fresques" du grand Delacroix, l'ami de Baudelaire... mais sa peinture c'est comme le cassoulet, on aime ou on aime pas" - <i>dixit</i> le "guide". Visite du monument en quatre minutes trente... ça ne s'invente pas. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom>Couloirs au long cours</nom>
    <texte><![CDATA[Depuis quelques années, la Mairie de Paris fait des efforts considérables pour aménager les grands axes de circulation en espaces de convivialité. On élargit les trottoirs et des couloirs de bus pour donner la ville aux piétons et aux cyclistes. Ceux-ci sont particulièrement à l'honneur, car ils jouissent de pistes spéciales, surajoutées aux files déjà réservées aux transports en commun. Résultat, des boulevards à quatre voies réduites à deux, pour le grand malheur des automobilistes et des livreurs. On ne sait pas encore si les mentalités changeront, car les bouchons sont désormais quotidiens ; mais le baron Haussmann, c'est sûr, doit se retourner dans sa tombe. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom>La butte en jambes</nom>
    <texte><![CDATA[Lorsqu'on fait de la boxe anglaise, rien de mieux que de s'entraîner à deux. Mais, lorsque le <i>sparring partner</i> est littéralement sur votre dos et qu'il s'agit de gravir des volées d'escalier au pas de course, c'est une autre histoire. Ces amateurs du club BAC9, situé en contrebas de la butte dans le 9e arrondissement, soutiennent que l'effort fourni ici équivaut à trois fois celui développé sur le plat. Question d'efficacité, donc. Les tire-au-flanc pourront se rabattre néanmoins sur le funiculaire de Montmartre, tout proche. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Une baguette s'il vous plaît !]]></nom>
    <texte><![CDATA[Le cliquetis de la porte, l'odeur du pain chaud, les bonbons en vrac... et la fameuse baguette. Symbole de la France à l'étranger, la baguette parisienne telle qu'on la connaît aujourd'hui aurait vu le jour lors des campagnes napoléoniennes. Autrefois, le pain était plutôt de campagne et rond, pour une meilleure conservation. Difficilement transportable par les soldats de Napoléon, les boulangers fabriquèrent un pain long et mince, que l'on glissait dans la poche de son pantalon... <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7515" type="HEURE">
    <nom>Porte-à-porte</nom>
    <texte><![CDATA[Il y a ceux qui vous font l'intérieur, adoptant le sens des aiguilles d'une montre, et ceux qui préfèrent l'extérieur, tournant en sens inverse, à la gauche des premiers. Il y a aussi ceux qui empruntent le Nord ou le Sud, l'Est ou l'Ouest... Ils sont des milliers d'automobilistes qui circulent chaque jour sur le périphérique, soit un trafic quotidien estimé à plus d'un million de véhicules. Cordon ombilical de 35 kilomètres reliant Paris et la banlieue, ou ceinture virtuelle enserrant la capitale, le périphérique, commencé en 1956 et achevé en 1973, assure un quart des déplacements parisiens. "Il faut adapter la ville à l'automobile", disait le président de la République Georges Pompidou, en 1971... <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'heure de l'apéro]]></nom>
    <texte><![CDATA[« Rendez-vous des Amis », après le turbin. Cliquetis des verres, brouhaha des conversations. Mégots sur le sol. Un zinc, patiné par le temps, sur lequel sont posés des bols de cacahuètes. Un demi, ou bien un ballon de rouge ? Au comptoir, une rangée d'hommes - et, par la grâce du ciel, de temps en temps, quelques dos déclinés au féminin. Et l'on cause, on cause de ça et d'autre chose, du temps qui passe, de la politique qui se fait... Tous les soirs, à la sortie des bureaux, c'est le même rituel. Pour se détendre, se décharger des maux de la journée, pour faire la coupure entre sphère privée et travail, pour rigoler. Une brève de comptoir ? « <i>Back street, back street</i>, ce que tu peux être snob. Tu ne peux pas dire rue du Bac comme tout le monde ! » Il est l'heure de l'apéro au bar du quartier. <br/> <br/> A.A]]></texte>
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  <objet id="7517" type="HEURE">
    <nom>Les mouches de la Seine</nom>
    <texte><![CDATA[Et si la Seine était finalement le plus belle avenue de Paris ? Longue de 13 kilomètres, traversée par une trentaine de ponts, traits d'union entre la Rive Droite et la Rive Gauche, la Seine reste une des plus belles façons de découvrir la capitale. Les amoureux seront charmés par ce côté un peu désuet des Bateaux Parisiens, ces bateaux-mouches qui font revivre les chansons de la Môme Piaf, tandis que les amateurs d'art ne perdront pas une miette des commentaires historiques déclinés en... autant de langues que de nationalités présentes sur le bateau. <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7518" type="HEURE">
    <nom>Paris fait son cinéma</nom>
    <texte><![CDATA[De Zazie s'engouffrant dans une bouche de métro ("<i>Doukipudonktan</i>") à Arletty flirtant sur le boulevard du Crime ("Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment d'un si grand amour") ou, plus récemment, <i>Le fabuleux destin d'Amélie Poulain</i>, Paris a marqué plus d'un réalisateur. Ne boudons pas notre plaisir, car avec une centaine de cinémas, soit près de 300 salles au total, oui, Paris peut s'enorgueillir du titre de capitale du cinéma ! Parmi les salles mythiques qui méritent le détour : le Max Linder, créé au début du siècle par l'acteur burlesque du même nom, figure marquante du cinéma muet, la Pagode, classée monument historique, avec son jardin oriental et son architecture japonisante, qui propose une programmation "art et essai", ou encore le Rex, cinéma art-déco des années trente. <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7519" type="HEURE">
    <nom>Chic on dîne !</nom>
    <texte><![CDATA[Entre chien et loup, entre cocktail et dîner, entre nouveauté et valeur sûre, les enseignes chic, souvent déclinées par un propriétaire commun, rivalisent de thématiques pour fidéliser une clientèle volage. Entre potes ou avec Miss Kazakhstan, pour l'Italie, ce sera Barlotti ; pour l'esprit français, La Closerie des Lilas... à moins que l'on ne choisisse Le Costes ou encore Le Buddha-Bar, si ce n'est pas Le Murano... Attention au « turnover », il faut suivre ! Car la demande des candidats à la nuit tend à dépasser l'offre des voyagistes du goût. <br/> <br/> CVO]]></texte>
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    <nom>La Tour partout</nom>
    <texte><![CDATA[On la trouve à la sauvette pour quelques euros, déclinée en porte-clés ou gravée sur n'importe quel objet, mais partout. Inaugurée lors de l'Exposition Universelle de 1889 qui devait célébrer le centenaire de la Révolution française, la tour Eiffel se décline depuis cette date en masse et sur tous les supports. C'est sans doute le premier des produits dérivés destinés à servir le souvenir ou le commerce. Disney n'a qu'à bien se tenir ! <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7521" type="HEURE">
    <nom>Pigalle ne sera pas toujours Pigalle</nom>
    <texte><![CDATA["C'était mieux avant", disent les vétérans. Avant quoi ? Avant l'apparition du sida et la peur de la maladie, avant la guerre du Golfe et ses retombées économiques, avant Internet et le sexe gratuit au bout de la souris... Quartier de mauvaise réputation, où la vie est facile pour celui qui fait du sexe un marché, depuis la fin des années 80, Pigalle se vide de ses touristes qui boudent les « sex-shops » et les cinémas pornos pour les hauteurs de Montmartre, tandis que les noctambules préfèrent d'autres cafés "branchouilleux" de la capitale. A moins que le salut ne se trouve dans le musée de l'Erotisme ! <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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  <objet id="7522" type="HEURE">
    <nom><![CDATA[On a toujours besoin d'un petit Arabe chez soi]]></nom>
    <texte><![CDATA[Il n'est pas rare de constater, à une heure avancée d'une soirée qui bat son plein, que l'on manque cruellement de vin, de pain ou de toute autre petite chose, indispensable aux convives qui squattent votre salon. On est alors content de trouver, à deux foulées de chez soi, "un petit Arabe" qui aura toujours la denrée que vous cherchez au fond de sa boutique... Un sauvetage de nuit qui marche aussi les jours fériés et qui explique la cherté des produits. Un service qui se paie, en somme ! <br/> <br/> C.Q]]></texte>
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        <texte>Paris pour vous : Webcams de la capitale française, découverte de ses plus beaux endroits connus ou méconnus avec des panoramiques à 360°, répertoire de ressources sur Paris commentés et mis à jour chaque semaine.</texte>
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        <texte><![CDATA[Rétrospective du Paris de l'audiovisuel : Le site ina.fr vous propose aussi une animation autour de l'exposition "Paris sur les ondes" qui vous replongera dans les ambiances de plusieurs lieux emblématiques et "médiatiques" de Paris comme La Tour Eiffel, les champs Elysées, le quartier Latin ou encore les studios Cognacq-Jay.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Paris illusion : Un regard original et décalé sur Paris sur le mode de la flânerie et de la découverte. Nombreuses photographies sur la capitale. Diaporamas, galeries, cartographie, recherche, notices historiques sur les lieux et quartiers. Outils de visualisation (choix des débits, zooms, fonds d'écran)]]></texte>
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        <texte>Forum des images : Site présentant les activités du forum des images. Moteur de recherche des notices de plus de 6500 films et documentaires de Paris et de sa banlieue de 1895 à nos jours, répertoire de ressources.</texte>
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        <texte>Paris : Petite histoire du grand Paris, ses monuments, ses musées, ses expositions, ses transports, ses cafés. Plans, magasins et boutiques.
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        <texte>Hors les murs, centre de ressources des arts de la rue et des arts de la piste : Base de données, répertoire de ressources, moteur de recherche, annuaire et documents.
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        <texte><![CDATA[Infoconcerts : Base de données d'informations sur les concerts en France, magazine en ligne, moteur de recherches multicritères, forum, réservation.
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        <texte>Reporters sans frontières : Actualités, dossiers, pétitions, rapports, publications.
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        <texte><![CDATA[Médecins sans frontières : Actualités, communiqués de presse, dossiers par pays, dons, boutique en ligne, agenda des événements, lettre d'information.
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        <texte>Institut de recherche pour le développement : Présentation, actualités, agenda, archives, photothèque, cartographie, banque de données, annuaire, portail de la recherche pour le développement, moteur de recherche multicritères, formation, notion de mise à jour.
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        <texte><![CDATA[L'institut Pasteur : Recherches, informations scientifiques, répertoire de ressources, bases de données scientifiques, conférences, congrès, enseignement, publications, appels d'offre, offres d'emploi, annuaire.
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        <texte><![CDATA[Inpat, portail des expatriés à Paris : Présentation, informations pour s'installer, étudier et vivre à Paris, annuaire des numéros d'urgence, espace abonnés, lexique, annonces logement et offre d'emploi, moteur de recherche, répertoire des ressources.
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        <texte><![CDATA[Etudier à Paris : Site portail pour l'accueil des étudiants étrangers qui veulent faire leurs études à Paris. Connaître les modalités d'inscriptions aux différentes université parisiennes, les possibilités d'études, les préparatifs administratifs pour le séjour en France, la vie parisienne (travailler, sortir,...)
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        <texte>La Cité internationale universitaire de Paris : Renseignements pratiques aux étudiants étrangers, hébergement, formalités administratives et juridiques, inscriptions, vie étudiante, forum.
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        <texte><![CDATA[Le Figaro : Actualités, publications, archives, annonces, moteur de recherche, forums, jeux, agenda, lettre d'information, abonnement en ligne.
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        <texte><![CDATA[Le Monde : Actualités, moteur de recherche mutlicritères, fichier audio à consulter en ligne (webradio), iconographie, publications, annonces, commande en ligne, forum, sondage, archives, agenda, lettre d'information, notion de mise à jour.
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        <texte><![CDATA[Le journal de Radio France : Ecouter le dernier flash, lire les dernières dépêches de l'AFP, profiter des services météo, emploi, bourse, ou encore visiter les coulisses de Radio France sont autant d'informations que nous livre le site Info de Radio France.
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        <texte><![CDATA[Académie Française : Actualités, rôle et histoire de l'Académie, histoire de la langue française, accès à la biographie et à la bibliographie des 700 académiciens par moteur de recherche multicritères, 2 tomes de la nouvelle édition du dictionnaire de l'académie consultable en ligne, néologismes.
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        <texte><![CDATA[Bibliothèque nationale de France : Activités, catalogues, informations pour les professionnels de la documentation, de l'édition et des bibliothèques, événements, publications, dossiers pédagogiques, expositions virtuelles, base de données des classiques de la littérature française libres de droits.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Académie Goncourt : L'Académie Goncourt décerne chaque année de nombreuses bourses et prix, dont le célèbre Prix Goncourt. Actualités, biographie et bibliographie des frères Goncourt et des membres actuels, origines de l'Académie, fonctionnement, bourses et prix, lauréats, palmarès du Prix Goncourt depuis sa création.
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        <texte>Le glossaire de la Comédie française : De A à Z, définition et petites histoires des mots du théâtre de la Comédie française.
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        <texte>Le site Molière : Les plus grands pièces de Molière en ligne, biographie, personnages, concordances. Moteur de recherche et répertoire de ressources, forum en cours.
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        <texte><![CDATA[La Médiathèque de l'architecture et du patrimoine recueille et met à disposition de tous, les ressources documentaires de la Direction de l'architecture et du patrimoine : base Mémoire, dossiers thématiques, données documentaires sur les archives et les documents graphiques conservés à Paris, catalogues des imprimés et des périodiques, bases nationales Mérimée, Palissy, Mediathek.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le site du nouveau Musée du Quai Branly, qui vient d'être créé à Paris, est à la hauteur de l'événement : des programmes interactifs, 100 chefs d'oeuvre des différents pavillons, des diaporamas, des entretiens en vidéo, un accès pour les chercheurs et un site pour les mal-voyants, des mini-sites d'exposition, des ressources pédagogiques.]]></texte>
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        <texte>Cité de la Musique : Actualités, visite virtuelle, programmation, informations, petites annonces, publications, accès par moteur de recherche aux bases de données de la documentation, des métiers, stages, concours et écoles et aux collections du musée, catalogue de la médiathèque, annuaire de plus de 600 sites, forum.
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        <texte>Mode à Paris : Le site de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode : calendrier des collections, actualités, répertoire des couturiers et des créateurs, écoles et formations, liens.
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        <texte><![CDATA[Le site de l'Observatoire de Paris propose de découvrir les travaux des observatoires astronomiques de Paris, Meudon et Nançay. Présentation, actualités, agenda, bases de données, liens, observations à télécharger, ressources pédagogiques, bibliothèques, moteur de recherche.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Portail de l'histoire des sciences par l'Ecole Normale Supérieure de Paris : Présentation, base de données, archives, répertoire des ressources (anglais et français), calendrier des séminaires et colloques, publications.
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        <texte>Palais de la decouverte : Informations sur les sciences et les technologies. Présentation du planétarium, et de la salle électrostatique. Ressources et dossiers thématiques, expositions en cours. Visite virtuelle des espaces sans oublier un coin pour les juniors avec des exposés, des fiches techniques et des expériences à réaliser.
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        <texte><![CDATA[Académie des Sciences : Institution faisant partie de l'Institut de France : acteur et promoteur de la recherche et de la vie scientifique. Présentation, actualités, agenda, conférences, publications, répertoire de ressources, moteur de recherche.
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        <texte><![CDATA[Site Internet du Muséum national d'histoire naturelle présentant les collections à visiter en images, ses activités et ses missions. Une base de données donne accès aux nombreuses collections scientifiques : expositions, collections, visites, ateliers, films, conférences et informations scientifiques.
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        <texte>Yann Arthus Bertrand : Galerie de photos, actualités, publications, programme des expositions, film à visionner en ligne.
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        <texte><![CDATA[Scam : société civile des auteurs multimédia : Documentation et ressources sur les droits des auteurs multimédia, sites d'auteurs, anthologies, actualités, formalités d'obtention de bourses et de subventions, contacts. 
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Présentation des formations techniques, artistiques et culturelles accessibles sur concours à bac+2.
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        <texte><![CDATA[Cent ans de cinéma français : L'adpf (Association pour la Diffusion de la Pensée Française) propose des ouvrages à télécharger ou à consulter en ligne sur des auteurs français et sur des thèmes culturels. Le site propose de découvrir l'histoire du cinéma français enrichies de diverses ressources bibliographiques et d'un annuaire sur les principales revues et les principaux éditeurs du cinéma.]]></texte>
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        <texte>Cinémathèque Française : Histoire, fonctionnement, activités, publications, programmation de la cinémathèque.
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Catalogue de 2.000 films documentaires s'adressant aux organismes culturels, sociaux ou éducatifs.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le café pédagogique, toute l'actualité pédagogique sur internet : Répertoire des meilleures ressources pédagogiques disponibles sélectionnées par un collectif d'enseignants. Dossiers, actualités, forum. Les ressources sont accessibles par discipline.
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        <texte><![CDATA[Les dossiers pédagogiques de la Bibliothèque nationale de France : Base de données illustrées de dossiers pédagogiques accessibles par disciplines -histoire, arts plastiques, lettres- par niveau d'études, propositions d'ateliers en classe.
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        <texte><![CDATA[Lesite.tv, service intéractif de télévision éducative : Destiné aux enseignants, aux documentalistes mais aussi aux élèves, ce site tente de sensibiliser les établissements scolaires au développement audiovisuel et au traitement visuel de l'information. Présentation, fichiers vidéos à consulter en ligne, moteur de recherche multicritères, espace abonnés, catalogue audiovisuel, services.
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    <nom>Trois petits tours avec la Tour</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Une belle centenaire</B> <br/>C'est une vieille dame qui va allègrement sur ses 120 ans. Elle est encore fringante, car on a pris bien soin d'elle. Tous les soirs, elle sort sa robe rutilante de strass qui pétille comme du champagne les dix premières minutes de chaque heure. Bien campée sur ses quatre jambes, le cou long et la tête petite, la tour Eiffel n'en a pas fini d'enchanter Paris et d'emporter ses visiteurs, d'un coup d'ascenseur jaune, jusque dans les nuages. <br/><br/>Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Le Trocadéro</nom>
    <texte><![CDATA["Choses rares ou choses belles / Ici savamment assemblées / Instruisent l'oeil à regarder / Comme jamais encore vues." Cette inscription en lettres d'or de Paul Valéry, l'une des quatre qui ornent les frontons du Palais de Chaillot, est une véritable invitation à découvrir les richesses que recèle l'actuel Palais, édifice gigantesque situé au sommet de la colline de Chaillot, sur la place du Trocadéro. Construit pour l'Exposition universelle de 1937 en lieu et place de l'ancien Palais du Trocadéro, le Palais de Chaillot est formé de deux ailes en courbe (ailes "de Passy" et "de Paris") qui abritent les collections de plusieurs musées, ainsi que le Théâtre National de Chaillot. L'ensemble, décoré par 71 artistes, constitue un chef-d'oeuvre Art-déco typique de l'architecture, de la sculpture et de la peinture des années 30. Au centre, l'esplanade des droits de l'homme, qui accueille marchands de souvenirs et démonstrations de rollers ou de skate-boards, se prolonge sur le grand bassin et les 10 hectares de jardins, et offre une perspective magnifique sur la tour Eiffel et le Champ de Mars. <br/><br/>Cécile Quéniart]]></texte>
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    <nom>Fluctuat nec mergitur</nom>
    <texte><![CDATA[Comme de nombreuses villes, Paris est née au bord d'une rivière : son histoire est étroitement liée à la Seine. Les principaux monuments, bâtis non loin des quais, ont épousé les méandres du fleuve, et les îles se sont développées : l'île Saint-Louis et l'île de la Cité. Au XIIe siècle, le pouvoir municipal était représenté par l'emblème de la nef, et la devise latine <I>Fluctuat nec mergitur</I> - « elle flotte mais ne coule pas » - est ajoutée au XVIe siècle. <br/>La portion du fleuve qui traverse la ville aux 37 ponts, longue de 14 kilomètres, a une profondeur moyenne de 26,40 mètres. Paris connut de nombreuses inondations : en 1658, le niveau de la Seine atteignit 9 mètres. A l'époque, rien n'était prévu pour retenir les eaux, et chaque crue entraînait l'effondrement de ponts et de maisons. Le XIXe siècle a aménagé les berges, puis, après la crue de 1910, Paris s'équipa de parapets anticrues et de barrages-réservoirs. <br/>C'est depuis les quais qu'on peut avoir l'une des plus belles visions de Paris. En bateau-mouche, on aperçoit les façades des monuments tournés vers le fleuve : le musée d'Orsay, celui du quai Branly, le Louvre, l'Hôtel de Ville ou la BnF. Il est aussi possible de parcourir les berges à pied ou à vélo. Les quais ont chacun leur particularité : le quai de la Mégisserie, par exemple, est connu pour ses oiseleurs et ses marchands d'animaux. Les bouquinistes installés le long des quais font aujourd'hui partie du décor et sont même protégés par la municipalité. On trouve ici de vieux livres, des affiches, des cartes postales introuvables ailleurs. Du pont de Sully au pont d'Iéna, les berges de la Seine ont été classées par l'Unesco trésors du patrimoine mondial. <br/><br/>Hélène Zemmour]]></texte>
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    <nom>Paris des dômes</nom>
    <texte><![CDATA[Marcher dans la rue d'un pas nonchalant, le nez au vent et l'oeil aux aguets est certainement la façon la plus vagabonde de visiter Paris, mais peut-être pas la plus aérienne ; car, pour embrasser la capitale d'un seul coup d'oeil, il faudrait pouvoir la survoler. De là-haut, l'oeil glisse sur les esplanades et les ensembles pour s'attarder sur les dômes de la capitale, sortes de vigies plantées aux endroits stratégiques. Il y a les dômes religieux, comme les Invalides, le Panthéon, la basilique du Sacré-Coeur, ou encore la chapelle de la Sorbonne, une oeuvre due à Jacques Lemercier, architecte favori du cardinal Richelieu, qui passe pour l'initiateur des dômes parisiens sous le règne de Louis XIII et qui deviendra "premier architecte du Roi". En dehors de ces édifices religieux, il y a aussi des dômes moins connus, mais peut-être plus pittoresques. Entre 1882 et 1914, l'assouplissement des règlements de voirie offre aux architectes la possibilité de laisser libre cours à leur inspiration. Véritable parenthèse baroque, cette période de liberté verra la construction des petits dômes qui ornent les immeubles et les grands magasins de la capitale. <br/><br/>Cécile Quéniart]]></texte>
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    <nom>Le métro dans tous ses états</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Un métro de retard</B> <br/>C'est en 2000 que le métro parisien a fêté son centenaire. Pendant quarante ans, les édiles de Paris avaient tergiversé, alors que Londres (1863), New York (1868), Berlin (1878) et plusieurs autres métropoles disposaient déjà d'un réseau de transport urbain souterrain. Alors qu'allait poindre le XXe siècle, l'imminence de l'Exposition universelle de 1900 et la perspective des dizaines de millions de visiteurs attendus mirent fin aux hésitations. <br/><br/><B>Le baron et l'ingénieur</B> <br/>La concession avait été donnée à un financier belge, le baron Edouard Empain, et les travaux confiés à l'ingénieur Fulgence Bienvenüe. La première ligne construite fut la ligne 1, qui traverse Paris d'est en ouest et dessert le Grand-Palais, lieu de l'Exposition de 1900. Elle fut inaugurée le 19 juillet 1900 et remporta immédiatement un succès fulgurant, puisque 16 millions de voyageurs l'empruntèrent de juillet à décembre de la même année. <br/><br/><B>Fulgence le fulgurant</B> <br/>Treizième enfant d'un notaire breton inspiré en matière de prénoms, Fulgence Bienvenüe, bardé de diplômes, avait auparavant construit différentes lignes de chemin de fer, ainsi que le funiculaire de Belleville. En 1898, il est chargé du métro. Après la ligne 1, il passera à une entreprise encore plus difficile avec la ligne 4, qui traverse la Seine, et la 5, qui passe à plusieurs reprises au-dessus et au-dessous du canal Saint-Martin. Il prendra sa retraite à 80 ans. <br/><br/>Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Germanopratins et Latins</nom>
    <texte><![CDATA[<B>L'esprit de Saint-Germain-des-Prés</B> <br/>Avec ses figures mythiques qui ont contribué à rendre ce quartier célèbre, c'est comme si tout le Paris artistique et culturel s'était donné rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés. Si Sartre et Beauvoir hantent encore les inévitables Cafés de Flore et des Deux-Magots, les éditeurs ont littéralement pris d'assaut ce carrefour intellectuel, autrefois centre de la contestation en France, où la jeunesse dansait le jazz dans les caves... <br/>A l'origine, le bourg formé autour de l'abbaye de Saint-Germain n'abritait que des champs cultivés par les bénédictins. L'église abritait les tombeaux des Mérovingiens, qui y sont ensevelis auprès de saint Germain, évêque de Paris. Le faubourg s'est progressivement développé, pour devenir au XVIIe siècle le foyer du monde littéraire et dramatique. Déjà les artistes prenaient pour habitude de se réunir dans les nombreux cafés qui fleurissent dans le quartier, tel le Procope qui ouvre ses portes en 1689 à la foire Saint-Germain. Après la Révolution, le quartier fut délaissé pour ne redevenir à la mode qu'après la Seconde Guerre mondiale. Saint-Germain-des-Prés renoue alors avec une certaine tradition intellectuelle ; c'est l'époque des caves et des cafés, associés à des noms célèbres d'artistes et d'écrivains... <br/><br/>Hélène Zemmour]]></texte>
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    <nom>Le treizième qui monte</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Du quartier faisons table rase</B> <br/>Lorsque, en 1959, un plan d'urbanisme rédigé par deux architectes-conseils de la Ville de Paris déclare : « La trame urbaine n'est plus définie par les rues, mais par l'ordonnance des constructions, elles-mêmes guidées par des considérations fonctionnelles », cette formule quelque peu technocratique concerne une rénovation qui doit radicalement changer l'aspect de la plus grande partie du XIIIe arrondissement. Les rédacteurs de ces lignes se réclament de Le Corbusier. Ils garderont de lui les tours, mais oublieront plus ou moins les parcs, préconisés par le maître-architecte, dans lesquels les fondations de ces bâtiments auraient dû baigner. Ce plan concernait de fait la quasi-totalité du sud du XIIIe arrondissement. Cet espace était-il donc désert ? <br/><br/><B>Et au milieu coule une rivière</B> <br/>A la place du XIIIe arrondissement, il y a très longtemps, avant même le Moyen-Age, il y avait un vallon dans lequel un affluent de la Seine, la Bièvre, c'est-à-dire la rivière du castor, serpentait entre les collines, la plus haute étant la Butte-aux-Cailles. En hiver, on creusait la terre pour enterrer la glace récoltée à la surface de l'eau, qui serait sortie peu à peu durant l'été et utilisée pour faire des sorbets (d'où l'actuel nom de la rue de la Glacière). Vers l'est, les alluvions apportées par la Seine formaient une berge qui descendait doucement vers le fleuve (il en reste le nom de la rue du Dessous-des- Berges. <br/><br/>Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>La grande ceinture</nom>
    <texte><![CDATA[Si elle évoque aujourd'hui une boucle imaginaire reliant entre elles différentes proches banlieues (Vincennes, Montreuil...), c'est parce que, à l'origine, la Grande Ceinture était une ligne de chemin de fer. Encerclant Paris à une quinzaine de kilomètres du boulevard périphérique, elle fut construite à partir de 1877 pour assurer la connexion entre les lignes qui reliaient Paris à la province. Dans un second temps, elle devait également soulager la Petite Ceinture, créée en 1862, qui faisait le tour de la capitale à l'intérieur des boulevards des Maréchaux. Cette Petite Ceinture est aujourd'hui à l'abandon, bien que de multiples projets aient été évoqués : ligne de transport de marchandises, de métro, de tramway, ou promenade plantée comme sur l'ancienne voie de Bastille. La Grande Ceinture, quant à elle, est actuellement entièrement dédiée au trafic de marchandises, même si certains tronçons sont parcourus également par des trains de banlieue. <br/><br/>Cécile Quéniart]]></texte>
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    <nom>Grand siècle</nom>
    <texte><![CDATA[Henri IV, considéré comme le premier urbaniste de Paris, consacra tous ses efforts à faire de sa ville "un monde entier et un miracle du monde". Ce fut l'âge d'or du Marais, le début du XVIIe siècle, qui vit l'installation de l'aristocratie dans ce quartier résidentiel constitué de grands hôtels. Le Grand Siècle de Louis XIV annonce le déclin du Marais, au profit de l'ouest parisien vers lequel les riches propriétaires se tournent, en quête de rues plus larges, d'espaces plus grandioses. Prenant modèle sur la place des Vosges - symbole royal voulu par Henri IV -, le roi Soleil crée deux nouvelles places à l'ouest de la capitale, la place Vendôme et la place des Victoires, avec statues à son effigie. Soulignons que l'architecture de cette seconde moitié du XVIIe siècle n'aura de cesse de vouloir séduire, étonner, impressionner, justifiant le recours à la dorure, l'argenterie, la laque ou la marqueterie. Un épiphénomène baroque dans la toute-puissance du classicisme français. <br/><br/>Cécile Quéniart]]></texte>
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  <objet id="7550" type="LIEU">
    <nom>Les Arts forains au musée</nom>
    <texte><![CDATA[Le musée des Arts forains existe depuis 1996 par la volonté et la persévérance d'un seul homme, Jean-Paul Favand. Il rassemble l'une des plus grosses collections ayant trait à la fête et au spectacle. <br/>La collection, étoffée au fil des années, est d'abord installée à Gentilly, dans une première friche industrielle. Jean-Paul Favand lui choisit ensuite un écrin de rêve : les anciennes halles vinicoles de Bercy, trésor d'architecture industrielle du XIXe siècle, rénové et inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. <br/>Le collectionneur, assisté d'un muséographe, d'un plasticien et d'un architecte, offre ici une rétrospective de l'art forain de 1850 à nos jours. La collection - ou plutôt les collections, puisque, outre les Arts forains, Jean-Paul Favand a également intégré à l'ensemble un salon vénitien - est restituée de la manière la plus fidèle qui soit, afin de respecter au mieux les choix des forains de l'époque. <br/>En plus des salons à visiter, les pavillons de Bercy abritent un atelier de restauration où une vingtaine de corps d'artisans se côtoient, redonnant aux objets d'antan leur beauté, sous l'oeil de Jean-Paul Favand en personne. <br/>Dédié à la fête, les pavillons de Bercy sont plus qu'un simple musée. Ici, rien n'est figé, il ne s'agit pas d'un musée traditionnel : non seulement on peut se régaler des yeux, mais on peut également toucher, et surtout jouer. Car le propre de la fête, c'est bien le jeu. <br/>Les lieux perpétuent l'esprit de fête en accueillant toutes sortes de manifestations événementielles. <br/>Embarquez pour un voyage onirique au coeur de l'imaginaire, de l'étrange et du grandiose. <br/><br/><A href="http://nfs.eclydre.fr:9090/tv5/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.pavillons-de-bercy.com/'" target="'_blank'"><U>http://www.pavillons-de-bercy.com/</U></A> <br/><br/>Ambre Segarra]]></texte>
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        <nom>Le musée en 360°</nom>
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    <nom>On sort ce soir</nom>
    <texte><![CDATA[Paris, plus que n'importe quelle autre ville, mérite une visite nocturne. Dès que la lumière tombe, la capitale s'illumine et se pare de mille feux qui donnent un nouveau relief aux façades des immeubles, aux rues et aux ponts historiques. On peut alors admirer les éclairages travaillés des principaux monuments, contempler le scintillement alterné de la tour Eiffel, se faire surprendre par l'illumination de la Seine par un bateau-mouche. En 1848, Paris était éclairé par 8 600 lanternes. La ville a choisi aujourd'hui de travailler artistiquement ses lumières, afin de revenir à une lumière douce qui rappelle celle des éclairages à la bougie de jadis, sur la place de la Concorde ou la place Vendôme, par exemple. <br/>Et si Paris se fait si belle, c'est aussi parce que les Parisiens aiment la nuit ! Ils sortent au spectacle, fréquentent les cafés, les salles de concert, les bars branchés, les restaurants, les clubs : une fois dans l'année, Paris fait sa « nuit blanche », en ouvrant ses musées et en proposant des installations artistiques nocturnes. <br/>Il se passe toujours quelque chose la nuit - encore faut-il être initié. Connaître les lieux à la mode, ceux du moment, car ils changent en permanence ; connaître les « dress-code », les videurs, les patrons, permet de se faire infiltrer dans certaines soirées « select ». Restent des adresses connues, qui ont chacune leur ambiance et leurs habitués : les Bains-Douches, le Queen, le club homo mythique des Champs-Elysées, le Lido, Castel, le Cabaret, le Paris-Paris, le Rex, la Favela Chic... <br/><br/>Hélène Zemmour]]></texte>
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    <nom>Sur la butte Montmartre</nom>
    <texte><![CDATA[Montmartre est un village à multiples facettes. Si le quartier comprend la place Clichy et le Moulin Rouge, nous ne nous attacherons néanmoins qu'à la Butte, dont l'histoire est suffisamment riche à bien des égards. <br/>En effet, elle est à la fois colline sacrée par ses anciens temples romains, son abbaye aujourd'hui disparue, et surtout par sa sublime Basilique ; mais elle est aussi ce lieu rare de culture et d'art où se sont épanouis les principaux mouvements picturaux et artistiques des XIXe et XXe siècles. Elle est ce lieu de vie foisonnant, intriguant, populaire par certains aspects, et très particulier, que se partagent, avec plus ou moins de plaisir, visiteurs d'un jour, Parisiens de toujours ou Montmartrois d'origine. <br/>Chaque jour, plus de 6 millions de personnes sillonnent ces ruelles étroites, typiques d'une vie parisienne d'antan. <br/><br/>Ambre Segarra]]></texte>
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    <nom><![CDATA[D'une île à l'autre]]></nom>
    <texte><![CDATA[Si "les îles sont de petits continents en abrégé" (Bernardin de Saint-Pierre), l'île Saint-Louis et l'île de la Cité sont de véritables villages qui abritent une vie de quartier. C'est peut-être moins vrai pour l'île de la Cité, berceau historique de Paris qui attire chaque jour des milliers de touristes venus visiter Notre-Dame. Loin de ce tapage, Saint-Louis a su préserver l'image d'une île où règnent le calme et la tranquillité - sauf les jours de grande chaleur, où les files d'attente se forment devant le glacier Berthillon, véritable institution parisienne depuis 1954. <br/><br/>Cécile Quéniart]]></texte>
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    <nom>De République à Bastille</nom>
    <texte><![CDATA[Des quartiers populaires et bourgeois. <br/>Un mélange de Monarchie de Juillet de Louis Philippe et de Napoléon III, un peu de Hittorf, beaucoup de Haussmann, un zeste de faubourg du côté de Belleville, de Charonne ou de Saint-Antoine. A l'est des grands boulevards, le XIe arrondissement en aligne d'autres, tout aussi dignes est même plus enracinés dans l'histoire de la ville. <br/><br/>Ainsi le boulevard du Temple, qui accueillit par décret révolutionnaire nombre de théâtres et lieux de spectacle libérés de la tutelle des rois (le fameux boulevard du Crime) et dont il reste de fameux rejetons (Bataclan, Le Temple, Dejazet, côté IIIe arrondissement, Cirque d'Hiver...). Dans son prolongement, le boulevard Beaumarchais est un bel exemple d'unité architecturale datant de la Restauration, où les marchands de matériel photographique rendent un hommage permanent à Daguerre, qui installa son diorama place de la République. En patte d'oie depuis cette place, le boulevard Voltaire et l'avenue de la République furent tracés sous Napoléon III par Haussmann d'un coup de sabre dans le tissu urbain, pour donner plus efficacement du canon en cas d'insurrection... <br/><br/>La Bastille a perdu l'âme de Gavroche pour laisser place aux fêtards et noctambules. Sur les tracés de la forteresse, croisent les amateurs d'opéra et les plaisanciers du port de l'Arsenal. Les vrais « branchés », sur qui le temps n'a pas prise à condition qu'ils soient plus rapides que lui, se sont déplacés, depuis dix ans au moins, de la rue de la Roquette à la rue Oberkamf... autant dire une éternité. <br/><br/>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'axe majeur]]></nom>
    <texte><![CDATA[Ce n'est pas l'axe majeur qui traverse virtuellement la France depuis Cergy-Pontoise, à environ 40 km de Paris, jusqu'à Grasse dans le sud-est, mais c'est bien un axe qui traverse la capitale de part en part (*). <br/>Une ligne concrète, qui n'a aucun caractère ésotérique et qui, forte de ses dix kilomètres depuis le parvis de la Défense dans les Hauts-de-Seine jusqu'au Louvre, donne les clefs d'une lecture est-ouest originale de la ville. <br/>Après avoir enjambé la Seine, elle court, parfaitement droite, sur l'avenue Charles-de- Gaulle (Neuilly), poursuit sur l'avenue de la Grande Armée, traverse l'arc de Triomphe, enchaîne sur les Champs-Elysées, rencontre l'obélisque de la place de la Concorde, emprunte le jardin des Tuileries dans sa médiane, jusqu'à la place du Carrousel. Elle se déplace alors légèrement pour rejoindre la Pyramide du Louvre, qui triche avec la perspective de la cour Napoléon, passe par les portes de la Cour Carrée, pour finir en son centre. <br/><br/>Sur son tracé ont été écrites les plus belles pages d'histoire, d'architecture et d'urbanisme de la ville. Découvrons certaines d'entre elles. <br/><br/><br/>(*) <I>L'axe majeur de la France croise le méridien de Paris, qui faisait autorité pour tous les géographes et les astronomes avant d'être détrôné par celui de Greenwich, précisément au niveau de la pyramide du Louvre. </I><br/><br/>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Des Halles à Beaubourg</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Le centre du centre </B><br/>Après le tumulte ordinaire de ses clameurs populaires, un jour Paris s'est assoupie, vaincue par le bruissement grandissant du monde. On peut appeler cela la modernité, mais on doit constater que le Paris d'Epinal, si l'on peut dire, n'est plus. Celui de Balzac, de Carco, de Boudard et même de Modiano a vu s'évaporer ses lettres dans les vapeurs du monde ; celui de Chevalier, de Piaf, de Ferré ou même de Renaud s'est évanoui dans les rythmes des banlieues. La faute (ou la grâce) en est au progrès, si l'on veut. <br/><br/>Aujourd'hui, Paris n'est plus une blonde, comme disait la chanson, elle est métissée. Elle a toujours du chien, mais peut-être plus autant de mordant. Elle a l'avantage, contrairement à d'autres grandes villes occidentales, d'avoir su conserver en son centre un savant équilibre entre ses forces productrices et ses habitants, ce qui lui évite l'effroi d'une sinistre <I>downtown</I>. Elle maintient en son sein une cohorte d'artisans, de commerçants, de cols bleus et blancs qui y travaillent et vivent. <br/><br/>L'image de Paris résiste au temps plus que la ville elle-même. Une nouvelle vitalité en modifie le métabolisme au quotidien. Les Halles ne sont plus le ventre de Paris, mais son centre nerveux, son terminal de communication. Le centre Georges-Pompidou a remplacé avantageusement l'ancien village du Beau-Bourg devenu insalubre : la culture pour tous a déclassé définitivement la gouaille des tribus. <br/>La vie continue. <br/><br/>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Un Hôtel dans le Marais</nom>
    <texte><![CDATA[<B>A la recherche du marécage</B> <br/>Le quartier du Marais s'inscrit dans un triangle entre la place de la République au nord, la place de la Bastille à l'est, la place de l'Hôtel de Ville au sud-ouest. Il ne faut pas se fier à son nom, qui évoque un grouillement animal et végétal dans des eaux stagnantes, car ce lieu contient nombre des plus belles demeures historiques de Paris. <br/>Etait-il autrefois un marécage ? Il y a fort longtemps, car ces terrains ont été, dès le XIIIe siècle, défrichés par les ordres monastiques et garnis de jardins, de potagers, de maraîchages, dont les plantations appréciaient les riches et humides alluvions apportées par la Seine. Ces cultures alimentaient en légumes les habitants du quartier, les abbayes proches et les marchés parisiens. Il en reste des traces dans la toponymie : rue de la Couture (pour culture) du Temple, rue des Jardins Saint-Paul, rue de la Culture Sainte-Catherine... <br/>Les véritables marais étaient plus loin dans la direction de Vincennes, à l'endroit où la Seine avait autrefois coulé vers le nord, passant par le tracé des actuels Grands-Boulevards. <br/><br/><B>Maisons de rois</B> <br/>Durant la Renaissance, quelques constructions plus prestigieuses, dont deux demeures royales, y avaient été édifiées. L'hôtel Saint-Paul, construit par et pour le roi Charles V au XIVe siècle, était plutôt un gros manoir, avec ses communs, ses vergers et même sa ménagerie. Il y avait aussi l'hôtel des Tournelles, construit sous le règne suivant, et qui fut le théâtre d'un drame : le roi Henri II y mourut, après avoir été blessé accidentellement lors d'une joute, rue Saint-Antoine. Sa veuve, Catherine de Médicis, prit le bâtiment en grippe et le fit détruire. <br/><br/><B>Figé dans l'histoire ? </B><br/>Le Marais, à l'abandon et extrêmement dégradé, a failli disparaître dans les années 1960. L'intervention de Malraux, alors ministre de la Culture, le sauva des démolisseurs en en faisant un secteur sauvegardé. Les hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles encore debout ont été remis en état et transformés en locaux pour la haute administration, les consulats ou centres culturels étrangers, les bibliothèques, les musées. Le Marais est-il donc devenu lui-même un immense musée ? La présence de deux communautés, autrefois persécutées et méprisées, qui s'y sont installées laisse à penser qu'il s'inscrit encore dans l'histoire de son temps. <br/><br/><B>Juifs du Marais</B> <br/>La première est la communauté juive. Depuis la fin du XIXe siècle, des juifs venus de l'est de l'Europe, les Ashkénazes, s'étaient installés dans ce quartier. La montée du nazisme accéléra leur arrivée. Ces immigrants résidèrent dans de nombreux lieux de Paris et de sa banlieue, mais avec une prédilection pour le quartier de la rue des Rosiers, rue des Ecouffes, etc. Plusieurs synagogues furent construites, dont celle de la rue Pavée, qui doit son architecture à Hector Guimard, le père des entrées du métro parisien. Pour les nombreux ateliers de confection, de fourrure, pour le négoce de l'habillement et de l'ameublement, les Ashkénazes s'installèrent dans le quartier du Sentier, au nord du Marais. Toute cette partie de Paris fut saignée à blanc lors de l'Occupation, par les déportations vers les camps de la mort. Après la guerre, avec l'indépendance des pays du Maghreb, une nouvelle communauté juive, les Sépharades, est venue se joindre à la première. On peut trouver dans le Marais les plats traditionnels des différentes communautés juives. Et même si de nouveaux arrivants asiatiques ou turcs ont conquis leur place dans les ateliers du Sentier, Sépharades et Ashkénazes y sont toujours nombreux. <br/><br/><B>Marais gay</B> <br/>Au cours des trente dernières années, la communauté homosexuelle a conquis son droit à la reconnaissance. A peu près en même temps qu'ils émergeaient dans la « société visible », les homosexuels commençaient à ouvrir des boutiques dans le quartier du Marais et à y habiter. Aujourd'hui, les bars, restaurants, boîtes de nuit, fréquentés essentiellement par les homosexuels, y sont très nombreux, en particulier vers la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. On trouve aussi dans le Marais des boutiques de décoration, de vêtements, car la communauté gay a maintenant une influence avouée sur la mode sous toutes ses formes. En effet, même si le monde de la haute-couture a toujours compté de grands créateurs homosexuels, autrefois la chose était connue, mais inavouée. Aujourd'hui, c'est en toute connaissance de cause que les « hétéros » copient les lignes de vêtements ou les styles de décoration lancés par les « homos ». <br/><br/>Claude Veuille]]></texte>
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        <nom>Place des Vosges, équilibre et magnificence</nom>
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        <nom>La place du marché Sainte-Catherine en 360°</nom>
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    <texte><![CDATA[Paris-lumière, Paris chatoyante, riche de ses monuments, de sa vie culturelle effrénée... tout cela est vrai, mais ne représente qu'une facette de la capitale française. Car Paris, chargée d'histoire comme elle l'est (la Révolution, la Commune, les guerres...), possède aussi son côté obscur, grouillant de lieux sombres empreints d'un halo mystérieux et insolite. Des recoins pleins de souvenirs, de mémoire et de revenants. Bien évidemment, on distingue parmi eux les cimetières : celui du Père-Lachaise, qui est le plus connu et le plus prestigieux, mais également celui des Batignolles ou de Montparnasse ; ainsi que les catacombes, et beaucoup d'autres endroits témoins de l'histoire parfois sanglante vécue par les Parisiens. <br/><br/>Ambre Segarra]]></texte>
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    <nom>En suivant le canal</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Paris a soif</B> <br/>En ce début de XXIe siècle, à Paris comme ailleurs, la question de l'approvisionnement en eau est un véritable défi. La capitale française trouve de quoi s'abreuver dans l'eau de Seine épurée, ainsi que dans la captation de différentes rivières des environs et dans celle des sources qui jaillissent naturellement de ses collines. Et si, de passage dans le VIIe ou XVIIe arrondissement, quartiers pourtant fort chics, vous demandez une carafe d'eau dans un café, elle a toutes chances d'avoir un goût peu agréable. Alors que dans un bistrot situé dans le XXe ou le XIIIe, elle sera en général acceptable. Cette variation vient de la proportion de l'eau de la Seine et de celle des eaux de source ou de rivière dans la composition de votre carafe, qui varie selon les quartiers. <br/><br/><B>Une onde mauvaise à boire</B> <br/>Ce problème d'eau ne date pas d'hier. Il était même bien pire autrefois. L'une des principales fontaines du quartier du Châtelet s'appelait Maubuée, c'est-à-dire « mauvaise lessive » ! Pour remédier à la mauvaise qualité de l'eau qui fut à l'origine de nombreuses épidémies, Louis XIV, puis Louis XV firent des projets de détournement de plusieurs autres rivières, moins polluées que la Seine, dont l'Ourcq, au nord de Paris ; mais ils n'aboutirent pas. Napoléon, en 1802, alors qu'il n'était encore que Bonaparte, relança le projet qui détournait cet affluent de la Marne. Cela aboutit d'abord au creusement du canal de l'Ourcq, appelé canal Saint-Martin pour le tronçon qui traverse Paris, puis au canal de l'Arsenal, à la Bastille, enfin à la Seine. <br/><br/><B>Les deux faces du canal</B> <br/>Ce canal ne se contentait pas d'apporter de l'eau à la capitale, il servait également d'entrée plus directe dans Paris pour le transport fluvial, évitant l'un des nombreux méandres de la Seine. A la chute de l'Empire, le régime de la Restauration prit le relais. Cette double fonction n'était pas une mince affaire. Il fallait que l'eau ne soit pas trop rapide, afin de ne pas gêner le transport fluvial ; pas trop lente non plus, car une eau croupie par stagnation ne peut devenir potable. Un ingénieur nommé Pierre-Simon Girard, l'un des savants qui avaient accompagné la campagne d'Egypte et étudié le Nil, trouva la solution. C'est grâce à lui que le canal Saint-Martin a cette eau au cours lent mais régulier, dont les promeneurs profitent encore aujourd'hui. <br/><br/><B>Adieu aux péniches ? </B><br/>Le transport fluvial sur le canal Saint-Martin était important car, en passant par la Marne puis par un réseau de canaux, il était relié aux grands fleuves du nord de l'Europe. Une foule d'entrepôts, de manufactures, d'ateliers s'installa donc sur ses berges. Il s'agissait principalement de négoce ou de transformation de matières premières lourdes et encombrantes, mais peu susceptibles de se dégrader, comme le sable pour les vitreries ou le grain pour les meuneries. Le transport fluvial, lent mais bon marché, était dans ce cas le plus rentable. Mais les péniches, qui passaient quotidiennement par dizaines au début du XXe siècle, n'ont pas résisté à la concurrence du transport routier : on n'en voit plus qu'une ou deux par jour. Les croisières de plaisance les ont remplacées. Cependant, les préoccupations environnementales et la crise de l'énergie pourraient bien remettre à la mode le transport fluvial, peu onéreux et peu polluant. <br/><br/>Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Paris multiculturel</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Paris, la belle métisse <br/>Capitale multiculturelle et pluriethnique, Paris concentre une grande part de la richesse humaine et culturelle du monde.</B> <br/><br/>Après un solennel « Merci, Mesdames et Messieurs », son accordéon en bandoulière, Gil se faufile entre les sièges des wagons de métro. Au rythme des « merci » qu'il continue de murmurer, on comprend que quelques voyageurs, qu'il a réussi à dérider par sa musique exotique et enchanteresse, lui mettent une pièce dans le petit porte-monnaie de cuir qu'il leur tend. Son répertoire, aux accents latins de sa Roumanie natale, se laisse savourer sans modération par les habitués et les touristes de passage. Une tranche de vie parisienne. <br/>Gil n'a apparemment rien en commun avec KJ, un rappeur des cités, si ce n'est l'amour de cette ville à laquelle ils sont tous deux viscéralement attachés. Le parallèle s'arrête là. KJ est un Franco-Haïtien de 26 ans converti à l'islam, qui, à la différence de l'accordéoniste roumain, n'est inconnu ni des maisons de disque, ni des groupies des récentes idoles du « rap » français. A rebours de la tendance historique qui s'est réappropriée les valeurs du mouvement « hip hop » américain, essentiellement hédoniste et matérialiste - celle qui s'affiche avec ses tatoués ruisselant de chaînes en or et accrochés aux bimbos en string -, KJ est plutôt de la tendance « islamique » qui subit l'influence de la controversée « Nation of islam » de Louis Farrakhan. « Qu'Allah bénisse la France ! », entend-on dans ses textes qui font fureur dans les cités. <br/>Dans les rames et couloirs du métro parisien, Gil, lui, se frotte quotidiennement à d'autres artistes venant du monde entier. Marionnettiste slave ou guitariste andalou, tous partagent la passion de l'art, le goût du contact humain et le respect de la différence. Donc, le rap, il connaît... <br/>Mais la part d'Amérique à Paris, ce n'est pas seulement le rap, souvent relégué à la périphérie des beaux quartiers. L'Amérique bon chic-bon genre, c'est le « Harris Bar », très connu pour organiser un simulacre de scrutin à chaque élection présidentielle américaine. C'est aussi Dee Dee Bridgewater, la chanteuse de jazz africaine américaine qui s'est installée dans la capitale française depuis les années 80. Elle perpétue une immigration négro-américaine qui s'expliquait du temps de Joséphine Baker par la fuite de la ségrégation raciale. Depuis, seule l'attraction de la ville justifie la continuité de ce mouvement, certes marginal mais d'une grande valeur symbolique. Aujourd'hui, à La Villette ou à Saint-Germain-des-Prés, les festivals de jazz viennent rajouter des couleurs à la grande fresque bigarrée que constitue le visage contemporain de Paris. <br/>Ville ouverte sur le monde, elle est une mosaïque pluriethnique depuis le XIXe siècle. Carrefour du monde francophone, elle a hérité de l'empire colonial un métissage dont les racines partent de l'Asie jusqu'à l'Afrique subsaharienne, en passant par le Moyen-Orient. <br/>Il n'y a qu'à voir le nord-est de Paris, où se sont implantés Africains et Maghrébins. C'est un véritable « shaker » ethno-culturel géant, où la mention de race fait sourire : Château Rouge et son marché de produits exotiques afro-antillais vendus par des Chinois et des Indo-Pakistanais ; Château d'Eau et ses coiffeurs africains, qui vit au son des Salif Keita, Youssou N'Dour ou des rythmes saccadés à la mode ivoirienne. <br/>A voir les boucheries qui proposent de la viande <I>hallal</I> (viande d'animal tué selon le rite musulman), on comprend que la clientèle musulmane soit importante. Pas besoin d'aller jusqu'au Ve arrondissement, à la Mosquée de Paris et l'Institut du monde arabe pour comprendre le Paris moyen-oriental historique. On peut commencer par les librairies arabes, qui racontent l'ancienneté des échanges entre la France et cette partie du monde. On atterrit immanquablement au Collège de France et à la Sorbonne, pour essayer de remonter aux sources de l'orientalisme sous l'Empire. <br/>Paris, c'est aussi la Chine, dont la diaspora, nombreuse et silencieuse, fait progressivement son nid. Les costumes et dragons déployés pour l'Année de la Chine en France (2003/2004) ont regagné les arrière-boutiques. Mais les Asiats ont à Paris la cote : à l'occasion des festivités du Nouvel An chinois, c'est tout Paris qui profite des bonnes adresses du XIIIe arrondissement : lumières tamisées, musique douce, beignets de crevettes, canard laqué et thé vert à la menthe garnissent les bonnes tables. Pour améliorer son chinois, il n'y a qu'à s'exercer sur les tatouages, dont raffole la clientèle européenne, et sur les néons fluorescents des enseignes alentour : les confections du Sentier, les boutiques de consommables informatiques de Belleville, et autant d'autres petits bouts d'Asie qui alimentent la féconde terre parisienne. <br/>Le métissage de la ville est représentatif de celui, plus général, du pays. « La France a accueilli 30 millions de personnes au XIXe et au XXe siècles ; 12 à 15 millions de Français ont aujourd'hui au moins un aïeul étranger à la troisième ou quatrième génération », explique Jacques Toubon, responsable du projet de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, qui ouvrira ses portes en avril 2007, dans l'ancien musée des Colonies, à la porte Dorée. <br/>L'image parfaite pour nombre d'observateurs, c'est l'Equipe de France Black-Blanc-Beur, victorieuse de la coupe du monde Fifa 1998, à Paris. Avec Zidane, fils de travailleur immigré algérien, Djorkaeff, petit-fils d'immigré russe, les Antillais Thuram et Lama, le Ghanéen Dessailly et Christian Karembeu, petit-fils de Wathio de Canala, un Canaque déporté de Nouvelle-Calédonie qui fut exposé dans un « zoo humain » aux visiteurs de l'Exposition coloniale de 1931. Ces « Bleus »-là sont allés cueillir la lune ensemble, pour la gloire de leur pays, la France. <br/><br/>Georges Dougueli]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Catherine Gillet, l'esprit des planches]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>Dans son dernier <i>one woman show</i>, "My name is blonde", elle incarne un kaléidoscope de types féminins, de la grande bourgeoise à la cagole marseillaise. A l'occasion d'une représentation au théâtre le Temple, à Paris, elle évoque sa vie d'artiste et de femme.</b> <br/> <br/> <i>Depuis le début des années 90, on voit de plus en plus de femmes sur le devant de la scène comique. Y a-t-il un humour féminin ?</i> <br/> <br/> Je ne crois pas qu'il y ait une vraie tendance dans ce sens, car nous ne sommes pas encore très nombreuses. Simplement, les femmes ont un accès plus diversifié aux professions traditionnellement masculines, y compris celles du spectacle. Le chemin reste quand même difficile, car souvent les hommes sont rebutés par l'humour au féminin, comme si les femmes ne pouvaient pas parler librement des problèmes quotidiens avec leurs enfants ou de leur sexualité, par exemple ; il faut toujours en parler de manière très détournée. Chacune d'entre nous a un mode de traitement particulier de sa vie : parfois plus intimiste ou introspectif. Quant à moi, je suis plutôt corrosive. Je crois cependant que nous avons toutes une dimension féministe plus ou moins revendiquée. <br/> <br/> <i>La scène est donc toujours une tribune pour certaines revendications féministes !</i> <br/> <br/> Il y a des choses qui sont toujours bonnes à dire. L'histoire du porte-jarretelles, par exemple : je prends un grand plaisir à expliquer aux hommes comment il est incompatible avec la vie quotidienne - ce qui ne leur paraît pas du tout évident dans leur conception idéalisée de la femme. Cela dit, femmes et hommes, nous sommes tous un peu paumés dans cette société où les repères traditionnels s'effacent. J'aimerais, moi aussi, que mon mec soit à la fois un archétype de virilité et un as du biberon. Mais... un homme est un homme et une nana, une nana, avec chacun ses limites : c'est un constat que je vais d'ailleurs développer dans mon prochain spectacle. Dans ce sketch, je me plais à confronter un fantasme masculin et une fonction de mère de famille avec ses contraintes, mais je le dis avec beaucoup de tendresse pour les hommes, car je les aime bien et j'ai soif de réconciliation. La preuve, c'est que tout finit par un <i>strip-tease</i> ! <br/> Je pense que je suis néanmoins féministe : je parle de l'excision en Afrique ou du préservatif féminin, sans être une chienne de garde. Je crois que les hommes doivent entendre certaines choses, mais qu'on doit les leur dire sans agressivité, ce qui n'a pas toujours été le cas du temps du « féminisme triomphant », il y a vingt ou trente ans. Etre castratrice n'est pas une solution. <br/> <br/> <i>Vous le dites parfois avec l'accent !</i> <br/> <br/> J'ai fait le Conservatoire et ai dû me forcer à abandonner mon accent marseillais. Mais lorsque les productions parisiennes viennent dans le sud, elle demandent aux comédiens de le retrouver ! Cela pose un vrai problème d'identité par rapport à une normalisation du parler que les médias - et notamment le cinéma - maintiennent largement... (A suivre). <br/> <br/> <a href="%27http://www.catherinegillet.com%27" target="'_blank'"><u>http://www.catherinegillet.com</u></a> <br/> <br/> Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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        <nom>Catherine Gillet  : le préservatif féminin.</nom>
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    <nom><![CDATA[L'Hôtel de Ville]]></nom>
    <texte><![CDATA[Pratiquement au centre de la capitale se trouve l'Hôtel de Ville, qui abrite la mairie de Paris, héritière des marchands de l'eau. Cet important regroupement des commerçants qui approvisionnaient la capitale par voie fluviale nommait son chef, le prévôt, qui fut longtemps considéré par le pouvoir central comme un rival potentiel. L'un des plus célèbres prévôts des marchands, Etienne Marcel, acquit au XIVe siècle, à l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville, la maison aux Piliers comme siège de la municipalité. Le grand bâtiment rectangulaire d'aujourd'hui, orné d'un clocheton et de statues, est la copie d'un autre, construit au XVIe siècle par l'architecte italien Le Boccador et qui fut incendié à la fin de la révolution de 1871 par les Communards. <br/> <br/> <b>Ça manque de femmes !</b> <br/> L'Hôtel de Ville actuel est orné d'une centaine de statues de personnalités, toutes, sauf une - celle du Boccador, qui était italien -, natives de Paris. Dans cette statuaire, on peut constater que la IIIe République se souciait bien peu d'une quelconque parité homme/femme, puisque l'on compte une dizaine de femmes pour une centaine d'hommes. De plus, ces femmes célèbres des arts et lettres ont été cachées au rez-de-chaussée, derrière les buissons et la statue d'Etienne Marcel. En revanche, le sexe féminin est largement représenté dans la partie allégorique des statues : emblématiques de Paris, des rivières qui l'arrosent et des vertus nécessaires à son administration, elles exposent leurs rondeurs sous des drapés à l'antique. <br/> <br/> Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Le Louvre en majesté</nom>
    <texte><![CDATA[On a tout dit du Louvre, et l'on continue ! Roi des superlatifs : le plus grand musée du monde, le plus vaste des édifices parisiens, le plus visité des monuments français, le plus beau des palais... <br/> La marque de souverains illustres : Philippe Auguste, Charles V, François Ier, Henri IV, Louis XIV, Napoléon III. <br/> Le vocabulaire de mille ans d'architecture : forteresse et donjon médiéval (fin XIIe siècle), palais renaissant ouvert sur la Seine (début XVIe), résidence royale imposant l'ordre classique (XVIIe) à l'époque où il devint finalement le siège des Académies et des artistes après le départ de Louis XIV pour Versailles (1678), bâtiment administratif (partiellement) sous le Second Empire, manifeste de la muséographie et de l'architecture modernes à partir de 1981 avec le pharaonique projet du Grand Louvre. <br/> <br/> Aujourd'hui, le Louvre est une entreprise culturelle et économique, un Etat de la Culture dans l'Etat, comprenant, outre les espaces dédiés à ses propres oeuvres, aux expositions temporaires qu'il accueille du monde entier, aux conférences, aux salons et à la formation, des musées satellites indépendants (musées des Arts décoratifs, de la Mode et du Textile, de la Publicité), ainsi qu'une galerie marchande agrémentée de cafés et de restaurants. <br/> <br/> Un <i>must</i>, un « incontournable ». <br/> <br/> <a href="%27http://www.louvre.fr%27" target="'_blank'"><u>http://www.louvre.fr</u></a> <br/> <br/> Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Les Frigos</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Artistes et bobos</b> <br/> Et puis, avec la disparition progressive des quartiers populaires de la capitale, ceux-ci deviennent à la mode. On relit <i>Brouillard au pont de Tolbiac</i>, de Léo Malet, ou la bande dessinée qu'en tire Jacques Tardi. On se rappelle que Boris Vian chanta la rue Watt, du sud-est de l'arrondissement. Les jeunes cadres, devenus « bobos », investissent alors le XIIIe arrondissement. Non pas ses tours, mais ce qui reste de petites maisons, mêmes décrépites, qu'ils remettent en état à grands frais. Cet engouement sauve les derniers îlots de maisonnettes de l'arrondissement, mais ne peut restaurer la vie de village qui fut celle des différents quartiers du XIIIe, évanouie définitivement avec le départ de ses anciens habitants, de ses commerçants, de ses artisans. <br/> <br/> Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Les habits neufs du Petit Palais</nom>
    <texte><![CDATA[Juin 2005, fin de chantier au Petit-Palais. <br/> Le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris vient de retrouver tout son lustre. Les travaux, engagés depuis 2001, ont permis de redécouvrir l'architecture et le jardin intérieur de ce témoin de l'Exposition universelle de 1900. <br/> <br/> Surtout, ils en ont radicalement modifié la muséographie en faisant passer les espaces d'exposition de 3 000 à 5 000 m2. Une nécessité pour que les 45 000 pièces des collections (les plus importantes de la Ville), allant de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle, soient mise en valeur ou plutôt en lumière. Philippe Chaix, l'un des architectes du projet, a privilégié l'éclairage naturel, multipliant les interactions intérieur-extérieur grâce à des jeux de transparence, et afin d'éviter la tendance actuelle du "musée-catacombe". <br/> <br/> La nouvelle vocation du Musée est de renforcer sa fonction pédagogique, par une signalétique adaptée, des publications, un espace d'expositions temporaires qui montre par roulement les pièces des réserves, et enfin la conception d'expositions itinérantes d'envergure internationale, " Les ambassades du Petit- Palais" constituées à partir de ses collections et destinées à être de véritables vitrines culturelles de l'art français. <br/> <br/> Le Grand-Palais, son exact contemporain, grand complexe d'actions culturelles situé juste en face de lui et engagé également dans un ambitieux projet de restauration, n'en prendra pas ombrage. L'avenue Winston-Churchill est désormais flanquée de deux sentinelles de choix, pour une haie d'honneur permanente à la gloire des arts. <br/> <br/> Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Les nouvelles routes des Indes</nom>
    <texte><![CDATA[Dans le Paris cosmopolite, la communauté indo-pakistanaise a trouvé sa place comme les autres. Elle est présente dans la capitale depuis les années 70, mais a commencé à s'accroître lors de la décennie suivante en se concentrant dans le Xe arrondissement, notamment aux alentours de la station de métro La Chapelle et du boulevard de Strasbourg. <br/> <br/> On peut vérifier, une fois encore, que les peuples immigrés prennent souvent de nouvelles racines dans les quartiers de gares (celles du Nord et de l'Est toutes proches). Une manière, inconsciente peut-être, de sentir dans ces lieux de transit un retour toujours possible au pays. La gare du Nord rassemble des Indiens majoritairement tamouls (sud de l'Inde), alors que la gare de l'Est est davantage peuplée de Pakistanais, généralement punjabi (centre du Pakistan), comme si une frontière s'était redessinée naturellement. <br/> A noter qu'ici, Indiens et Pakistanais se confondent souvent. Unis dans la tradition mais non dans la religion, il ne faudra pas se fier aux chromos à la gloire du panthéon indien qui s'affichent çà et là dans les boutiques de ces commerçants et restaurateurs dans l'âme. Vishnou et Ganesh appartiennent à tout le monde. <br/> N'oublions pas, enfin, les Mauriciens, peuple multiculturel s'il en est, qui tiennent aussi leur place dans ce panorama des couleurs. Ces insulaires de l'océan Indien se mêlent à s'y méprendre à leurs confrères du sous-continent. <br/> <br/> Salima Belhadj, Mariam Raja]]></texte>
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    <nom>Tournez manèges</nom>
    <texte><![CDATA[Au son de l'orgue de barbarie, ou d'un piano actionné d'on ne sait où par une main invisible, on se laisse bercer par de doux rêves le long des salles. On se prend à s'asseoir en tailleur par terre auprès des enfants, pour admirer quelque fantôme dans un numéro aérien des plus féeriques, ou à s'amuser de sa propre difformité devant les miroirs déformants. En quelques instants, on est plongé hors du temps, chevauchant un solide destrier blanc, pédalant comme un fou un vélo qui actionne un manège, au gré de « faites vos jeux » lancé par les animateurs des courses de chevaux. On se grise de cris, de rires, de musique et de lumière. Le voile de l'enfance est retombé. <br/> <br/> Ambre Segarra]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Tous à l'Académie]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>La fortune de Mazarin</b> <br/> Mazarin, Premier ministre italien de Louis XIII, devint, à la mort de ce dernier, ministre de la régente Anne d'Autriche, Louis XIV étant encore enfant. Le Cardinal amassa une fortune considérable, dont une petite partie fut consacrée, après sa mort, à un collège destiné aux fils de gentilshommes pauvres originaires d'Alsace, des Flandres, du Roussillon et de la région de Pignerol (aujourd'hui en Italie). <br/> <br/> <b>Jeunes, nobles et désargentés</b> <br/> On l'appela donc collège des Quatre Nations. Le célèbre architecte Levau fut chargé de sa construction. Ce collège vivota jusqu'à la Révolution. Les jeunes nobles, même désargentés, étant devenus alors beaucoup moins populaires, Napoléon y installa, en 1803, l'Académie française, fondée en 1634 par Richelieu dans le but d'édicter des règles pour la langue française et de rédiger le Dictionnaire de l'Académie. <br/> <br/> <a href="%27http://www.institut-de-france.fr/%27" target="'_blank'"><u>http://www.institut-de-france.fr/</u></a> <br/> <br/> Claude Veuille]]></texte>
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    <nom>Un peu de sociologie urbaine</nom>
    <texte><![CDATA[Sociologue des réseaux, Stéphane Hugon est chercheur au Centre d'Etudes sur l'Actuel et le Quotidien (Ceaq) et responsable du Groupe de Recherche sur les Technologies et le Quotidien (Gretech). A travers le Ceaq, laboratoire créé en 1982 par les professeurs Michel Maffesoli et Georges Balandier, il s'intéresse aux nouvelles formes de socialité et à l'imaginaire sous ses multiples aspects. Il travaille plus particulièrement à la relation entre réseaux humains (liens professionnels, amicaux, familiaux...) et réseaux urbains (connexions entre les rues, formes urbaines...). Fasciné par ce Beaubourg dont l'architecture même est un immense réseau constitué de tuyaux, de tubes et de pelotes de câbles, Stéphane Hugon nous reçoit au dernier étage d'un bâtiment qui offre une vue imprenable sur les rues de Paris, innombrables petites articulations qui tissent la capitale. <br/> <br/> Le site du CEAQ : <br/> <a href="%27http://www.ceaq-sorbonne.org%27" target="'_blank'"><u>http://www.ceaq-sorbonne.org</u></a> <br/> <br/> Cécile Quéniart]]></texte>
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    <nom>Une journée au Sénat</nom>
    <texte><![CDATA[La belle institution que voici ! "Le Parlement français est composé de deux assemblées, l'Assemblée nationale et le Sénat. Leurs modes d'élection différents assurent une meilleure représentation des Français dans leur diversité. L'examen des textes de loi par les deux assemblées en améliore la qualité, et l'expérience des sénateurs permet de les enrichir"... <br/> Malgré des conditions de travail enchanteresses, les 346 sénateurs ont beaucoup de mérite pour plancher sur des projets de loi émanant de 577 députés - sans compter ceux déposés par les sénateurs eux-mêmes. Ces incessants allers et retours sont la rançon de la stabilité des institutions et une garantie pour l'objectivité des textes. C'est aussi la raison de vivre de deux inépuisables armées de fonctionnaires. Mais cela est une autre histoire. <br/> <br/> <a href="%27http://www.senat.fr%27" target="'_blank'"><u>http://www.senat.fr</u></a> <br/> <br/> Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom><![CDATA["J'ai deux amours ... ma ville et Paris"]]></nom>
    <texte><![CDATA[Pour la troisième année consécutive, la <b>FIPF</b> (Fédération internationale des professeurs de français) a organisé un concours intitulé « J'ai deux amours ... ma ville et Paris », qui offre à des jeunes lycéens du monde entier la possibilité de gagner un séjour touristique et linguistique d'une semaine à Paris. <br/> <br/> Juin 2006 : les cinq « ambassadrices » lauréates arrivent dans la capitale des Gaules ... <br/> - Anshua Ghosh, 16 ans, Calcutta (Inde) <br/> - Mihaela Ciolan, 17 ans, Galati (Roumanie) <br/> - Silvia Cossu, 16 ans, Assemini (Italie) <br/> - Flavia Aleyandra Rosa Santos, 17 ans, Pombal (Portugal) <br/> - Swati Goel, 16 ans, Austin (USA) <br/> <br/> Réalisation : Kevan Stevens <br/> Musique et montage son : Patrick Bergeron <br/> Chargée de projet : Camille Branellec <br/> Sous la responsabilité de Martine Defontaine (FIPF) <br/> <br/> Le film " J'ai deux amours ...ma ville et Paris" a été financé par la <b> Ville de Paris</b>.]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Achevée en 1823, la galerie Vivienne n'a pas grand-chose de caractéristique du Grand Siècle de Louis XIV, mais elle fait partie d'un ensemble culturel qui va de la Galerie Colbert - sa concurrente - au Palais-Royal. Pour la petite histoire, le locataire du n° 13 était un certain Vidocq, bagnard notoire qui fut également chef de la sûreté de Paris.]]></texte>
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    <nom>La Très Grande Bibliothèque depuis le parvis</nom>
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    <nom>La place du Marché Sainte-Catherine</nom>
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    <nom>Africains de Paname</nom>
    <texte><![CDATA[Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow était à Paris au printemps 1999, sur le pont des Arts ; Khadi Hane présentait sa première pièce de théâtre. En décembre 2005, il y en a trop dans les rues de Paris ! Jean-Paul Mvogo, président de l'association « Livres d'Afrique », était à l'initiative du salon du livre africain de février 2005... Et pour 2006 ? Rendez-vous sont pris pour les concerts du guitariste Jay Lou Ava, du joueur de Gumbé Ramiro Naka, du virtuose de Kora Mandingue Djeour Cissoko et pour, au milieu de multiples manifestations culturelles, les deuxièmes rencontres africaines du cinéma et de la création au cours desquelles les femmes présentent leurs oeuvres : cinéma, littérature, peinture, mode, musique... L'Afrique à Paris est à portée de main. <br/> <br/> Mireille Cante]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Les bonnes idées de Jules</b> <br/> Débarqué dans le Paris d'après-guerre sans un sou en poche, Jules Tati, émigré de Tunisie avec toute sa famille, ouvre en 1948 sa première boutique de fringues très bon marché, dans 50 mètres carrés au 22 du boulevard Barbès. Il y vend du linge de maison, puis de la fringue et du bazar à la farfouille. L'enseigne vichy rose et blanc devient délicieusement identifiable. La recette Tati du libre-service textile plaît, marche et s'agrandit : 2800 m² à Barbès, une autre boutique place de la République, puis rue de Rennes, à deux pas de Saint-Germain-des-Prés. Le geste d'achat Tati devient un acte « branché ». A 70 ans, le fondateur passe la main bien malgré lui, mais l'affaire reste familiale. Sa femme Eléonore et ses cinq enfants assurent la succession. Pas vraiment préparé, le clan se lance dans le développement de magasins en province : Nancy, Lille, Rouen, Montpellier, avant de s'exporter en Allemagne, au Cameroun, en Côte-d'Ivoire, au Gabon, en Israël, au Qatar, en Suisse et aux Etats-Unis. Fabien, le fils cadet, a alors pris la tête de la chaîne. Les difficultés s'annoncent. La guerre du Golfe, la perte massive de la clientèle résidant en Algérie, la montée des concurrents du textile, font dangereusement chuter le chiffre d'affaires. Après un demi-siècle de notoriété, la maison Tati, qui doit son nom à Tita, la mère de Jules, est reprise par la célèbre enseigne Fabio Lucci...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Château-Rouge</b> <br/> Situé au pied de la butte Montmartre, à deux pas du Sacré-Coeur, Château Rouge voisine avec Barbès et le célèbre Tati. Le quartier appartient au XVIIIe arrondissement populaire, vaste zone entre la porte de Clignancourt et la porte de la Chapelle, et les stations de métro La Chapelle et Barbès. Une légende dit que le quartier tient son nom d'un petit château du même nom construit en 1780 en pierre et en brique. Il aurait abrité les amours de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Il a ensuite été transformé en 1848 en bal champêtre, avant d'être démoli en 1875. Château Rouge a d'abord accueilli, vers 1950, des travailleurs immigrés d'origine belge, italienne, polonaise et espagnole. Ce n'est que dans les années 80 que les Africains s'y installèrent, donnant au quartier sa coloration pluriculturelle...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Un cépage en or</b> <br/> Sortir du métro à la station Château Rouge, c'est un peu comme descendre d'un avion d'Air-Afrique à Yaoundé. Assailli de cette indescriptible odeur d'épices et de poisson séché, le visiteur plonge directement dans le pays... C'est un lieu dépaysant, au nord de Paris, où se rassemblent toutes les communautés francophones d'Afrique. On trouve au marché Dejean, comme là-bas, gombos et manioc, mais aussi, en furetant dans les échoppes avoisinantes, des tissus aux teintes vives ou des produits cosmétiques. Bienvenue à la Goutte d'Oor, quartier du XVIIIe arrondissement qui tire son nom du vin que l'on produisait au XVIIIe siècle sur ses terres agricoles...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>L'Afro-attitude</b> <br/> « Moi, j'ai des cheveux courts, mais un coup de coeur pour les cheveux longs ! Heureusement, j'ai trouvé une solution à mon problème : les extensions ! Il est possible d'acheter soi-même les mèches [...] et de se rendre chez un coiffeur... » Ce qui est devenu une mode touchant toutes les classes de la société actuelle, toutes origines confondues, est paraît-il, une pratique qui date de la préhistoire, bien avant d'être une tradition africaine...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Un véritable marché de la coiffure noire s'est installé à Paris, principalement sur le boulevard Saint-Denis. Rendez-vous chez Nadège Fashion, Technic Hair, Medina coiffure... pour défrisage, tressage, tissage, ou autre trituration du cheveu. L'opération prend du temps. Alors, dans ce microcosme africain, les clientes en perdent la notion. <br/> <br/> M.C]]></texte>
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    <nom>Art et essais</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Interdit à la police</b><br><br>Au XIXe siècle et au début du XXe, le sud du XIIIe arrondissement perd son caractère champêtre et se peuple d'usines. Parmi les plus importantes, celles du chocolat Meunier et du sucre Say (dont les odeurs sucrées devaient un peu couvrir les exhalaisons susmentionnées !). Enfin, la plus prestigieuse était celle des automobiles Panhard Levassor, la première usine d' « automobile à pétrole » au monde. Pour les faire tourner, le XIIIe était devenu un quartier ouvrier, avec ses ghettos de misère comme la cité Jeanne-d'Arc, dans laquelle la maréchaussée était aussi bienvenue que les CRS dans les cités de banlieue d'aujourd'hui. En 1934, suite à une émeute, le 1er mai, la troupe investit la cité, qui fut rasée illico.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Les Frigos, c'est tout ce qui reste d'un quartier. Au 91, quai de la Gare se dresse depuis 1921 un mastodonte de l'ère industrielle qui défie le temps. La gare frigorifique de Paris-Ivry, qui avalait d'une traite les trains de marchandise, s'est aujourd'hui recyclée dans la culture. C'est un peu le village gaulois de l'artiste Astérix résistant aux légions du promoteur immobilier César. Les raisons ne manquent pourtant pas pour maintenir cet îlot...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... d'inventivité dans l'océan du projet "Paris rive gauche", et dont le potentiel créatif est symboliquement  vital pour la vie de la ville. <br><br>Ecoutons le musicien Jacques Rémus : "Les Frigos ne sont pas une succession d'ateliers d'artistes au sens classique du terme, mais bien un centre de création et de production multiforme. Lorsque la SNCF, ancien proprétaire des lieux, les a cédés à la Ville de...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Paris, celle-ci a voulu en faire immédiatement un projet-phare de sa politique culturelle. Nous n'avons pas voulu devenir une délégation de service public de la Ville et perdre l'indépendance et la liberté indispensables à la création...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Sans compter les artisans, qui doivent aussi continuer à produire. Nous n'avons toujours pas de nouveaux baux et attendons à présent que les choses se clarifient" .<br><br>En attendant, la ruche continue de bourdonner, et c'est tant mieux.<br><br><a href='http://www.les-frigos.com/' target='_blank'><u>http://www.les-frigos.com/</u></a><br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Artistes et artisans</nom>
    <texte><![CDATA[Philippe Meynard est un enfant du Xie qui ne s'est pas contenté de vouloir vivre et travailler dans cet arrondissement populaire. Il est président, depuis 1991, de l'A.C.I., l'association Cour de l'Industrie, pour que s'y maintienne l'activité professionnnelle d'artistes et d'artisans. Au 37 bis, rue de Montreuil, la garde ne baisse pas, afin que cette enclave plusieurs fois centenaire, et enfin rachetée par la Ville de Paris, résiste aux appétits immobiliers et à la dénaturation des métiers qui s'y exercent traditionnellement. Paris parviendra-t-elle à garder une saveur de village ? <br>Paix aux hommes et femmes de bonne volonté !<br><br><a href='http://www.37bis.com' target='_blank'><u>http://www.37bis.com</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Laurence D. est tapissière d'ameublement. Il convient de préciser le genre, au sens propre du terme, de métiers spécifiques. La tapissière, nom au féminin, s'emploie à traiter tout ce qui est amovible dans le mobilier, tels les coussins. Le tapissier, nom au masculin, s'occupe des parties fixes du meuble, tel le décor...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Ainsi, on peut avoir une femme tapissier et, ce qui reste plus rare, un homme tapissière. De tels exemples prouvent que le français reste la langue la plus précise du monde, et parfois la plus incongrue.<br><br>Ateliers Laurence D. <br>37 bis, rue de Montreuil - 75011 Paris]]></texte>
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        <texte>... Yves Fouquet, sculpteur sur bois "ornemaniste" et fils de sculpteur sur bois, installé depuis 1999 dans son atelier de la cour N° 3...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Jan Tesar, sculpteur sur marbre, mais aussi sur bois, pierre et cristal, dans ses oeuvres. Venu de Tchécoslovaquie, il est l'un des premiers artistes à s'être installé au 37 bis, en 1984.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Au fil de la Seine</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Sur des eaux houleuses</b><br>Les marchands d'eau, outre l'Hôtel de Ville, ont laissé à Paris un autre héritage d'importance. Son blason : il représente, sur fond de gueules (rouge), une nef d'argent avec une voile unique gonflée par le vent, naviguant sur une eau houleuse. <i>Fluctuat nec mergitur</i>, dit la devise : elle est ballottée, mais ne sombre pas. Telle est la ville de Paris. A bon entendeur, salut ! <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le symbole fluvial de Paris figure sur la proue d'une des fontaines de la place de la Concorde. Dessinées par Hittorf, qui fut architecte de Paris et du gouvernement sous la Restauration, elles illustrent ici une mise en abyme du fameux <i>Fluctuat nec mergitur</i>.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[L'Institut du Monde arabe, construit par Jean Nouvel en 1987, est l'un des plus beaux balcons sur la Seine pour ceux qui ont l'occasion d'aller jusque sur sa terrasse. Vue magnifique sur Notre-Dame. Quai de la Tournelle.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Autour de Sully</nom>
    <texte><![CDATA[Situé en plein coeur du Marais - entre la place des Vosges et la rue Saint-Antoine -, l'hôtel de Sully a été construit en 1624, probablement par Jacques Androuet du Cerceau, pour le riche financier Mesme-Gallet. Racheté dix ans plus tard par Maximilien de Béthune - que l'Histoire connaît mieux sous le nom de duc de Sully -, il reste dans la famille jusqu'au milieu du XVIIIe siècle et en porte toujours le nom. Envahi par les commerces sous la Révolution, endommagé par la Seconde Guerre mondiale, l'hôtel de Sully est finalement racheté par l'Etat en 1944 et restauré. Superbe hôtel particulier de facture classique, caractéristique de la Renaissance, Sully est aussi un bel exemple de "tentation baroque". Si son plan est classique (un bâtiment central entre cour et jardin), sa décoration est d'inspiration baroque, comme en témoignent les huit sculptures représentant les Eléments et les Saisons. <br>Autre exemple d'architecture Renaissance, l'hôtel Carnavalet, qui abrite le musée du même nom, a eu pour locataire la marquise de Sévigné.<br>A deux pas, côté quartier Saint-Paul, l'hôtel de Beauvais, construit en 1654 sur un terrain exigu et de forme irrégulière, avec ses quinze côtés, constitue une prouesse architecturale et était considéré comme l'hôtel le plus somptueux de la capitale. <br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Depuis la rue Saint-Antoine on devine que la façade de l'hôtel Sully cache une cour intérieure, puis une galerie traversant le corps du bâtiment principal, pour déboucher sur un jardin, selon un dispositif assez classique dans les hôtels particuliers...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Edifiées au début du XVe siècle, ces maisons à colombages situées rue François-Miron sont souvent présentées comme les plus vieilles maisons de Paris.  Elles bénéficient d'une excellente mise en valeur dans tous les parcours historiques, mais de petites concurrentes pointent leur pignon rue de Montmorency, rue des Ursins sur l'île de la Cité, ou encore, plus modestes, rue Volta (IIIe) . Miroir du temps, dis-moi qui est la plus vieille ?...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...L'hôtel de Beauvais  (XVIIe et XVIIIe siècles), fraîchement restauré, peut s'enorgueillir d'avoir reçu le jeune Mozart.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Aux bons soins de la RATP</nom>
    <texte><![CDATA[Aujourd'hui, plus de 700 rames de métro transportent les voyageurs sur 212 km de lignes. Cela, sans compter le Réseau express régional (RER), créé en 1969 et qui, traversant Paris, relie à la capitale ou entre elles de nombreuses villes de banlieue ; sans compter non plus les 4 000 autobus qui sillonnent les rues de toute l'agglomération parisienne. Avec le tramway, ce sont 2,8 milliards de voyageurs qui ont voyagé en 2005 par les bons soins de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Il a fallu un peu d'aplomb et beaucoup de réflexes. Brinquebalé par la vitesse, coincé dans le poste de pilotage, c'est soudain la bonne équation entre lumière, expression, cadrage et instant T.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Aux grands hommes, la patrie reconnaissante</nom>
    <texte><![CDATA[Ce qui était à l'origine l'église Sainte-Geneviève, majestueux monument édifié par Soufflot sous l'Ancien Régime, est devenu en 1791 un édifice laïque destiné "à recevoir les grands hommes de l'époque de la liberté française" (Quatremère de Quincy). Le Panthéon était né, fruit d'un concept architectural néo-classique hardi, en parfait accord avec les nouveaux idéaux révolutionnaires. Une architecture au service d'un temple de la raison pure, pour la gloire de la nation. Un nouveau pôle visuel dans le ciel de Paris, un dôme posé sur un village, véritable gabarit d'une série de phares patriotiques construits à travers le monde, tel le Capitole de Washington.<br>Mirabeau fut le premier hôte de la crypte, Alexandre Dumas le dernier : sous la voûte, deux siècles de cendres célèbres dorment au creux des marbres froids.<br><br><a href='http://www.monum.fr/m_pantheon/' target='_blank'><u>http://www.monum.fr/m_pantheon/</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Comme une tholos monumentale posée sur la colline Sainte-Geneviève. La hardiesse de Soufflot anticipe d'un demi-siècle la démesure théorique des architectes utopiques et modifie durablement la physionomie de la ville. <br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Entre ceux qui la voient tous les jours sans vraiment la connaître, ceux qui ne l'ont jamais vue mais la connaissent déjà, et ceux qui la connaissent mais n'y sont jamais monté, la tour Eiffel est véritablement un symbole parisien reconnaissable dans le monde entier. Ils sont 6 millions de visiteurs par an - au premier rang desquels les touristes d'Europe occidentale (57 %), puis  d'Amérique du Nord (16 %), d'Asie (11 %), d'Europe centrale et de l'Est (9 %) - à affronter les 1 710 marches menant au sommet de la Tour d'où la perspective est magnifique. Il est vrai qu'avec une vue à 360° sur Paris, la tentation est grande d'observer aux jumelles les propriétaires fortunés des demeures alentour.  <br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La famille Rigaud au complet. Sébastien est artisan, Sophie est assistante maternelle ; ils viennent régulièrement de Toulouse avec leurs filles Ombeline et Loralie pour visiter Paris. Ils n'oublient jamais la Tour dans leur programme. Pour le plaisir d'être tous ensemble sur le petit toit du monde. <br><br><br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Avec son grand escalator extérieur lui donnant cette silhouette longiligne de chenille, ses tuyaux de toutes les couleurs et ses grandes écoutilles émergeant de la piazza, Beaubourg suscite, depuis sa construction au milieu des années 70, les critiques les plus élogieuses comme les plus négatives. Né de la volonté du président de la République Georges Pompidou de créer un centre culturel d'art contemporain au coeur de Paris, Beaubourg est inauguré en 1977. Pensé comme un "diagramme spatial évolutif" par les architectes Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini, le bâtiment a été conçu dans l'esprit d'une architecture libertaire caractéristique des années 60, où toutes les structures portantes sont reléguées à l'extérieur, laissant ainsi toute la place à l'intérieur pour la circulation du public et l'exposition des oeuvres. <br><br><a href='http://www.centrepompidou.fr/' target='_blank'><u>http://www.centrepompidou.fr/</u></a><br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Cent fois sur le métier...<br>Un groupe de scolaires planche sur l'art moderne. Etre à l'intérieur de l'oeuvre que l'on étudie, c'est un privilège et un atout pour les pédagogues.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Eux viennent de Boulogne, mais ne sont pas les seuls à considérer l'esplanade du Trocadéro comme un spot incontournable en matière de <i>break</i>. La qualité du sol, sa proprété et sa finesse sont parfaitement adaptées aux figures et glissades diverses d'une danse qui exige beaucoup  des corps. <br>C'est une bande d'amis qui se déplace avec son petit public de proches, mais qui a choisi Troca parce c'est aussi une vraie tribune d'expression, entre touristes et Parisiens, tous à la recherche d'espace, de panorama et de soleil. D'ailleurs, est-ce une danse ou un sport ? Un peu des deux, mais sûrement un art.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Du haut de ses 324 mètres qui font d'elle le monument le plus haut de Paris, la tour Eiffel domine les toits de la capitale et peut bien se permettre les excentricités lumineuses les plus folles. Le soir même de son inauguration pour l'Exposition universelle de 1889, ce sont 10 000 becs de gaz qui illuminent les plates-formes. A partir de 1900, la fée électricité se penche sur la question, et il faudra alors 3 200 ampoules pour éclairer la Dame. Depuis, les innovations et les créations se succèdent, avec plus ou moins d'imagination : en 1925, André Citroën y inscrit son nom, visible à quarante kilomètres à la ronde grâce à 250 000 ampoules ; pour Noël 1978, la Tour est décorée d'un sapin lumineux de 30 000 ampoules ; pour le 1er janvier 2000, elle scintille de 20 000 feux ; et en janvier 2004, elle s'habille de rouge pour célébrer le Nouvel An chinois. La nuit, tel un phare guidant les marins à bon port, elle semble veiller sur les noctambules et les insomniaques de la capitale.<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Deux Colombiennes n'ayant pas le bras assez long pour s'immortaliser, ou le vertige plus simplement, demandent de leur bel accent un souvenir de leur escapade nocturne. "Ne bougeons plus" !<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Un mariage sur la place de l'Hôtel de Ville, une exposition dédiée au photographe Willy Ronis (96 ans en 2006, chantre de Paris s'il en est)... sous le regard impavide d'Etienne Marcel, "condottiere" de bronze toisant le fleuve. Des clichés ? Sans doute, mais les stéréotypes sont bien plus appuyés par la réalité qu'on ne le croit. <br><br>Tous les chemins mènent au centre, et le centre c'est ici. On ne peut y faire abstraction ni des symboles, ni de l'Histoire. On savoure son appartenance à Paris, on y est vraiment, même si la Seine a coulé depuis le temps de la place de Grève et ses gibets moyenâgeux. <br><br>Ceux qui ont la chance d'accéder aux parties hautes de l'Hôtel de Ville en ont une preuve décisive : de Notre-Dame au Panthéon, de l'île Saint-Louis aux tours du XIIIe arrondissement, de la tour Saint-Jacques à la Défense, de Beaubourg à Montmartre, en tous sens la ville, dense, minérale, immémoriale. Un condensé d'urbanisme, la ville ultime.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le beau mariage que voici !  Ce jour-là  les époux convolaient pour un <i>shooting</i> : alors, mode, sitcom, ou portrait de circonstance ?<br>En tout cas, ils avaient l'air de s'aimer bien, à défaut de bien s'aimer.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Il y a toujours de grands hommes sous les grandes coupoles. Le plus beau des dômes, chef-d'oeuvre classique de Jules Hardouin-Mansart, pour le plus célèbre des gouvernants de France, autocrate certes, mais qui eut un moment le monde à ses pieds. N'est pas empereur qui veut. Le protocole est respecté, l'honneur est sauf. <br>Sous le porphyre de Finlande repose Napoléon Ier, mort en exil en 1821, mais dont les cendres ont été rapatriées en 1840 après d'âpres tractations avec l'ennemi héréditaire anglais. <i>Requiescat in pace</i> quand même.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...L'église Saint-Louis des Invalides est bâtie dans le prolongement du Dôme Royal, ou plutôt l'inverse. En effet, l'entrée principale de l'Hôtel, du côté de l'esplanade et de la cour d'honneur, donne à voir ce bâtiment en premier lieu. Beaucoup de visiteurs  abordent néanmoins le complexe par la cour du dôme... côté jardin...<br><br>CVO]]></texte>
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  <objet id="7381" type="PHOTOS">
    <nom>Clocheman, bon génie de la Bastille</nom>
    <texte><![CDATA[Il avait la voix enrouée d'avoir trop parlé,  trop crié son dégoût de ne pas être écouté par les pouvoirs publics, les passants, vous, moi, qui passent indifférents à la détresse des sans-abri. Jean-Paul Fantou, connu sous le pseudonyme de Clocheman »,  s'était installé dans un abribus de la place de la Bastille : beau symbole de la Révolution française.  <br><br>Il y était depuis quarante-trois jours lorsque je lui ai rendu visite. Au bout du rouleau, épuisé par une grève de la faim, désespéré de n'avoir obtenu aucun des moyens pour poursuivre son action contre la misère qui s'acharne sur les SDF (sans-domicile-fixe). Car Clocheman, 53 ans (dont trente de galère), ne roule pas que pour lui : il s'est engagé dans une lutte généralisée contre l'exclusion, soutenu par les médias qui ont vu en lui un porte-parole de choix après la publication, fin 2005, d'un livre où il déballe tout : sa propre déchéance, mais aussi celle de ses frères humains par delà les frontières (<i>Clocheman</i>, Presses de la Renaissance). <br>Il voulait rencontrer les édiles de la Mairie de Paris, ceux du ministère de la Cohésion sociale, il demandait un local... un minimum pour se recentrer au moment où 12 000 de ses compatriotes errent dans les rues de la capitale et ses environs immédiats. Il allait jeter l'éponge, remballer ses cartons et son matelas d'infortune, malgré le soutien d'associations et un vent de sympathie pour son personnage de « clochard   <i>high tech</i> » toujours pendu à son portable.<br><br>Cinq jours plus tard, Clocheman a finalement obtenu gain de cause : la promesse d'un logement <i>via</i> le chef de cabinet du ministre de la Cohésion sociale, en attendant un bureau et une domiciliation à la Maison des associations du XIIIe arrondissement, pour son association "Bannissons l'exclusion ».<br>Une promesse... pour les mois à venir. <br>Il était temps.<br><br>Association Droit au logement :<br><a href='http://www.globenet.org/dal/index' target='_blank'><u>http://www.globenet.org/dal/index</u></a><br><br>Association Emmaüs :<br><a href='http://www.emmaus.asso.fr/' target='_blank'><u>http://www.emmaus.asso.fr/</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Liberté, égalité, fraternité. Place de la Bastille : Clocheman a investi un lieu éminemment symbolique et médiatique.<br><br><b>Khalid, un ex-SDF qui est venu le soutenir, évoque lui aussi ses années de désespoir.</b><br><br>...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Une cabane de carton dans un haut lieu touristique parisien. Une manière d'afficher avec force la précarité, pour une prise de conscience citoyenne, alors qu'au même moment 500 tentes distribuées par Médecins du Monde "installent" dans Paris et dans les mentalités une population grandissante de déclassés...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Le génie de la Liberté, porte-flambeau au sommet de la colonne de la Bastille, ou colonne de Juillet, érigée en l'honneur de la Révolution de 1830...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Dans son soubassement gisent les corps des victimes de 1830, ceux de la Révolution de 1848, mais, chose moins connue, quelques momies égarées de la campagne d'Egypte menée par Bonaparte. A l'intérieur, un regard permet d'apercevoir le canal Saint-Martin qui coule à l'aplomb, juste au-dessous. L'ensemble, hélas, ne se visite plus...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Quelques-unes des 500 tentes distribuées pas Médecins du Monde aux SDF. Une initiative d'urgence, lancée à l'arrivée de l'hiver qui a tendance à aujourd'hui à pérenniser  la précarite...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...La soupe populaire...<br><br>CVO]]></texte>
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  <objet id="7382" type="PHOTOS">
    <nom>Corbeil-Essonne :  « Traduire dans le vécu les valeurs absolues ! »</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Par Joël Roret, ancien adjoint au maire de Corbeil-Essonne<br>et coordonnateur de la réussite éducative </b><br><br>« Mon expérience professionnelle et de vie montre qu'il n'y a pas une banlieue mais des banlieues. On a tendance à parler de la jeunesse comme si tous les jeunes étaient semblables : il y a des jeunesses, il y a des banlieues. L'une des spécificités de Corbeil est d'être une vraie ville avec une vraie histoire, un vrai passé, à la différence d'Evry, par exemple, qui est une ville nouvelle, implantée de façon volontariste. Ici, il y a deux centres-ville : Corbeil et Essonne, avec toujours d'ailleurs dans l'esprit des anciens cette séparation : Corbeil est toujours la ville bourgeoise et Essonne sa banlieue. Nous sommes, je crois, la seule ville en France où il y ait deux lieux de mariage, la mairie et l'hôtel de ville. De cette richesse, pour l'instant, seuls les investisseurs immobiliers en tirent profit. Il y a de nombreuses constructions au bord de Seine. Enfin, elle est peuplée de gens qui viennent de partout, et notamment d'Afrique.»<br><br>Propos recueillis par Ahmed Kaci]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Le tour du monde en une semaine</b><br>J'ai eu la chance de vivre en Afrique du Nord, au Sahara, pendant huit ans durant mon enfance. J'y ai acquis la culture de l'Afrique avec son sens de l'hospitalité. Ce ne sont pas seulement des valeurs absolues là-bas, mais des valeurs vécues tous les jours ! Quand on est gamin, on ne s'en rend pas vraiment compte. Par exemple, j'avais des copains dans la cour de récré', mais je ne pouvais pas les voir le soir parce qu'ils habitaient le village arabe...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... entouré de fils barbelés minés. Et comme j'aimais le thé à la menthe, je passais dessous pour aller retrouver mes copains, au risque de me faire sauter.  Mon père ne l'a jamais su - ne le dites pas, hein ! y'a prescription depuis ! <br>J'ai la chance donc de faire le tour du monde toutes les semaines : je suis invité par des Algériens, des Camerounais, des Marocains... En tant qu'adjoint à la Jeunesse, mon approche était celle-ci : quand un gamin venait me voir, revendicatif, je disais : ...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...« On se calme, on se pose ! » J'ajoutais : « À quoi tu rêves, ne te limite pas dans ta tête, après on va voir si on peut construire ce parcours, et c'est toi qui dois me dire si tu es prêt à faire les efforts pour atteindre ton rêve.» Après cela on peut commencer à discuter de la différence entre avoir un emploi et avoir un métier. Ça va très loin ; donc, c'est cette approche différente, soutenue par la ville, par l'histoire de la ville et les services municipaux qui, peu à peu, a joué le jeu, et avec une construction d'outils qui durent toujours...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Comme je dis à ces gamins : « Vous êtes des mendiants quand vous venez tendre la main ; moi, je veux bien vous écouter et vous aider, mais je ne veux pas vous considérer comme des mendiants ! »<br><b>La politique des « Grands Frères »</b><br>Une ville est forcément composée de quartiers. Ce qui est nouveau, c'est l'enfermement dans le quartier, la limitation de la sphère géographique, avec tous les effets que cela a notamment sur...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... les jeunes. Ce qui m'a frappé dans la guerre des gangs, c'est de constater que, comme personne ne leur voit de qualités, les jeunes ne peuvent exister que négativement. Ce que j'appelle la politique « chauve-souris ». On lance des ondes et on voit comment ça réagit ! S'il n'y a pas d'ondes qui viennent de l'extérieur, eh bien ! on les provoque, on devient violent ! Si on regarde bien ces quartiers comme les Tarterets, ils ont été conçus comme ça, et <i>idem</i> pour la Courneuve et d'autres. Vous n'y entrez que par une rue étroite...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... un pont ou un tunnel ! Donc, il ne faut pas s'étonner qu'on s'y enferme dans une petite circonscription géographique qui se décline en sous-quartiers et ensuite en immeubles, voire en cages d'escalier ! Au Tarterets, vous avez la bande des trois G : c'est le 3, rue Gauguin qui s'affronte au 7, rue Cézanne, etc. Mais il faut comprendre comment ce processus s'est développé si on veut s'attaquer aux causes et non simplement aux effets. <br>Moi, je n'ai pas d'exotisme dans mon approche. Je ne vais pas...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... attaquer les urbanistes ni les politiques qui ont tous des responsabilités.  Par exemple, les rétrocessions entre espaces privés et publics ne se sont pas faites, et on ne sait jamais où l'on se trouve : vous ne savez pas si tel bout de rue ou de pelouse appartient au bailleur ou à la ville, à tel point qu'il y a des absurdités : une équipe de balayage qui fait la moitié de la rue parce que c'est municipal ; et le lendemain ou l'après-midi le bailleur envoie son équipe pour faire l'autre moitié de la rue ! L'enfermement est aussi lié aux conditions économiques, à la rareté du travail... Aux Tarterets, par exemple. À l'origine, c'était un quartier où les gens demandaient à aller vivre : les appartements étaient vastes, confortables, et il y avait une vraie mixité entre la classe moyenne et la classe ouvrière. Puis, la classe moyenne a naturellement voulu devenir propriétaire, s'éloigner. Il y a eu ensuite un effet pervers des aides sociales, du fait qu'un bailleur préfère quelqu'un dont il est sûr de toucher l'APL (aide pour le logement) plutôt que quelqu'un au SMIC, mais sans droit à l'APL et qui, à la fin du mois, est dans l'incapacité de payer son dû. Enfin, la crise de notre pays qui a mis de côté essentiellement les travailleurs de ces cités-là. <br>Il y a eu des erreurs également sur le plan éducatif. Traditionnellement, en Afrique, le soin d'élever les enfants revient essentiellement à la femme. Le fait de s'adresser au père, c'est une erreur culturelle. Et quand on s'adresse à un père qui n'a plus de statut chez lui parce qu'il a perdu son boulot, parce qu'il n'est plus capable d'assumer sa fonction, on a tout faux et on le démarque, ainsi que la femme qui se sent elle-même dépossédée de son rôle. Il faut intégrer tout cela si on veut amener les papas à suivre la scolarité de leurs enfants, à s'y intéresser, prendre la peine aussi de passer par des interprètes, prendre la peine de ne pas céder à la facilité de s'adresser aux grands frères à qui on a donné un vrai pouvoir - parfois pour le bien, mais souvent pour le pire ! Et encore une fois, en démarquant ceux qui étaient possesseurs de l'autorité culturelle.<br><br><b>Paris, un rêve, voire un mythe </b><br>En 1997, j'ai créé les « poches jeunes » avec des aides qui peuvent aller jusqu'à 240 euros en contrepartie d'un travail d'une semaine dans un service municipal. Les jeunes ne choisissent pas leur lieu d'atterrissage. Il y a eu des résultats impressionnants. Les agents municipaux étaient souvent agressés aux Tarterets, pas physiquement, mais verbalement surtout. Tout cela s'est arrêté. <i>Idem</i> pour les tag et les <i>graffiti</i>, car y'en avait énormément à retirer. Eh bien ! ceux qui travaillaient avec les agents pour faire ce travail étaient les premiers à retenir leurs copains. Et puis, de la part des jeunes, cela leur permet d'avoir la fierté de gagner l'objet de leur désir. Tu veux ton permis ? Tu fais trois poches jeunes et tu pourras te le payer, il suffit que tes parents soient d'accord ! J'ai développé le même mode avec les 15-16 ans, même si on m'a traité d'esclavagiste. Le jeune devait être parrainé par un adulte et une association de proximité. Je connais un jeune qui, grâce à cela, a pu se payer le voyage en Italie pour aller revoir son père.<br>Ces gamins ont besoin de prendre l'air, d'aller à Paris, et ça coûte des sous, et il y a des contraintes. Paris, c'est une sorte de rêve, de mythe, on peut aller s'y éclater, c'est là où on est loin du quartier, etc. Avec quand même un paradoxe. Je m'en suis rendu compte quand j'étais à Gennevilliers avec les pôles d'insertion 16-25 ans, c'était au début des missions locales. Je donnais des cours de citoyenneté. Je prenais <i>Le Parisien</i>, je faisais lire les faits divers, et je demandais si c'était normal, les comportements rapportés dans le journal. Il y avait un collègue qui avait monté avec les élèves une pièce de théâtre sur le boulevard de Clichy. Tout le monde était enthousiaste, et la veille encore tous affirmaient qu'ils seraient là à 9 heures. Le lendemain, il en avait manqué la moitié. On s'est dit : « quand même, ils ne sont pas débiles, ils ont travaillé, ils ont investi et ils étaient tout contents, pourquoi il ne sont pas venus ! » Ce que je n'avais pas prévu et à quoi je n'ai pas pensé, c'est que la plupart ne savaient pas lire un plan de métro, prendre une correspondance, ils ne savaient pas ce que moi j'avais appris tout petit quand je venais en vacances avec mon grand-père et ma grand-mère ! La moitié ne sont pas partis, parce qu'ils avaient peur de passer pour des imbéciles en se perdant, et l'autre moitié s'est réellement perdue ! Ils en rêvent de Paris, mais ils n'y vont qu'accompagnés, soit par nous, en car, et on vient les chercher au pied de l'immeuble pour les déposer et les ramener, pour qu'ils ne fassent pas de bêtises, ce qui est une erreur. Ou bien, ils y vont avec les plus grands en voiture, en bande, donc captifs ! Ils ne voient pas forcément le meilleur côté de Paris. Enfin, la troisième catégorie - elle est plus rare -, c'est ceux qui y vont (j'allais dire clandestinement) sans rien dire à personne pour ne pas passer pour des bouffons. Dans les quartiers, malheureusement, un bouffon, c'est celui qui travaille bien, c'est celui qui est poli, etc. C'est pourquoi il faut rompre avec le mépris. Le respect, c'est ça : remercier le mérite et les efforts.»<br><br>Propos recueillis par Ahmed Kaci.]]></texte>
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    <nom>Côté cour, côté jardin</nom>
    <texte><![CDATA[Marie de Médicis, à la mort de son époux le roi Henri IV, choisit l'autre côté de la Seine pour s'installer, afin de pallier son désintérêt du Louvre, un peu trop forteresse à son goût délicat de latine éclairée. Le "palais Médicis" est construit  entre 1615 et 1631 dans un style italianisant assez rare dans le Paris de l'époque.<br><br>Est-ce le début du clivage rive droite / rive gauche qui perdure de nos jours, dans les mentalités du moins, le faubourg Saint-Germain étant associé à l'opulence, au luxe (voire au snobisme), alors que la rive droite incarne plutôt un Paris volontiers populaire et laborieux ?... Permettons-nous une autre digression : est-ce un hasard si la voie rapide fendant Paris court rive droite, alors que la gauche a été laissée vierge de toute atteinte du temps ?<br><br>Revenons à nos moutons. Pas de hiatus ici : de l'hôtel du Petit-Luxembourg, premier édifice à avoir accueilli la Reine (actuel Musée), au Palais qu'elle fit construire, de l'Orangerie aux magnifiques jardins à la française, lieu privilégié des promeneurs stylés et des étudiants fatigués, de la Cour d'Honneur aux nouvelles ailes ajoutées au XIXe siècle, de l'hémicycle du Sénat à la bibliothèque... l'harmonie règne, au-dedans comme au-dehors, majestueuse telle une souveraine. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Degré 0 de longitude. <br>Depuis le Palais du Luxembourg, vue sur le bassin,  les jardins de l'avenue de l'Observatoire et l'Observatoire, c'est par cet axe que passait le méridien de Paris, signifiant la longitude 0°, défini en 1667 avant d'être détrôné par celui de Greenwich en 1884...]]></texte>
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        <texte>... A pas feutrés, le chemin des Sénateurs, avant de siéger pour décider des destinées de la République...</texte>
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    <nom>Cryptocosmos</nom>
    <texte><![CDATA[C'est un monde à part, avec ses us et coutumes, qui s'agite à des dizaines de mètres sous terre : "Des midinettes qui trottinent, / Des ouvriers qui cheminent, / Des dactylos qui se pressent, / Des militaires qui s'empressent, / Des employés qui piétinent, / Des amoureux qui butinent...", chantait Edith Piaf ("Le métro de Paris", 1960). Suivant les pas de la Môme, de nombreux musiciens se lancent dans l'aventure et entonnent la chansonnette, en recherche d'une reconnaissance artistique ou d'un moyen de survie. Leur très grand nombre a d'ailleurs conduit la RATP à créer, en 1997, une structure d'accueil, l'Espace Métro Accords (EMA), qui organise des castings et délivre les accréditations aux musiciens. Avec plus de quatre millions de voyageurs chaque jour, le métro peut s'enorgueillir d'être la plus grande salle de concert du monde. On dit que Michel Polnareff, Jacques Higelin, Alain Souchon, Lââm, Dany Brillant, Keziah Jones, Manu Dibango et bien d'autres ont un jour chanté dans un couloir de métro...<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Plus de trois cents musiciens et chanteurs se produisent dans le métro, lieu de passage idéal pour faire la manche. Afin d'éviter des attroupements nuisibles au trafic et à la sécurité, mais aussi soucieuse de proposer aux usagers un environnement musical de qualité, la RATP a décidé d'auditionner ce monde parallèle d'artistes pour établir une sélection officielle fondée sur l'originalité et le talent. Résultat, les listes d'attente s'allongent et le niveau musical monte sans cesse. L'idéal de tous ces artistes ? Rejoindre un jour la surface.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Patrick Laferrere, administrateur-adjoint au Service des relations internationales et responsable de l'accueil des personnalités étrangères, est un cicérone affable qui aime son métier sans ménager sa glotte. Il a aujourd'hui en charge un groupe d'étudiants étrangers, chinois notamment, venus en France dans le cadre de la coopération que l'Ecole Polytechnique noue avec ce pays depuis plusieurs années.<br>Une visite guidée au fil de laquelle les futurs jeunes ingénieurs retrouvent instinctivement les réflexes du touriste en goguette. Difficile de résister, il est vrai, à tant d'équilibre, de luxe et d'histoire sans faire une photo souvenir de-ci de-là.<br><br>Visite virtuelle : <a href='http://www.senat.fr/visite/visite_virtuelle/index_pc.html' target='_blank'><u>http://www.senat.fr/visite/visite_virtuelle/index_pc.html</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte>... Patrick Laferrere, administrateur-adjoint au Service des relations internationales : une voix douce et ferme pour fixer les règles de la visite...</texte>
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    <nom>En flânant à La Villette</nom>
    <texte><![CDATA[On le voit de loin, cet emblème miroitant de l'est parisien avec sa forme parfaitement sphérique, moiré, scintillant sous les feux du Soleil : la Géode, plantée dans le décor futuriste de la Cité des Sciences, qui trône dans le paysage comme un gigantesque vaisseau spatial. <br><br>Ces deux-là racontent une belle histoire de la transformation de la cité du sang en cité des sciences, de cris d'agonie en murmures du savoir. La Villette, c'était d'abord de vastes abattoirs où ont transité des milliers d'âmes affolées, avant une refonte inéluctable en petites bouchées de chair meurtrie. <br><br>C'est sous l'impulsion du baron Haussmann, en 1867, que le plus grand complexe d'abattoirs et de marché de la viande en France va voir le jour. Pendant près d'un siècle, les abattoirs de La Villette fonctionnent à plein régime, avant de tomber en décrépitude. <br><br>D'une tentative de rénovation avortée, entachée des relents d'un scandale immobilier, sort finalement le grand projet de la construction d'un musée scientifique et d'un parc urbain « multiculturel ». <br><br>La Cité des Sciences et de l'Industrie, calquée sur l'ossature des anciens abattoirs, sera inaugurée la nuit du passage de la comète de Halley, en 1986, par François Mitterrand. Depuis, plus de 50 millions de personnes, venues du monde entier, ont eu le loisir de visiter ce haut lieu de médiation scientifique...<br><br>Et la Géode ? Cette boule argentée qui relève d'un exploit technique - les architectes avaient longtemps rêvé de construire une sphère parfaite - abrite aujourd'hui un cinéma à écran géant. <br><br>Une métamorphose réussie pour cette ancienne friche industrielle qu'était La Villette, il y a tout juste trente ans. <br><br>Anneli Airaksinen]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Les folies rouges sont des repères visuels qui ponctuent le parc de La Villette, à la manière des jardins à l'anglaise. De volumes identiques, elles sont vingt-cinq à avoir chacune une fonction particulière, en s'adressant tout spécialement aux enfants  (théâtre, cinéma, musique, information, etc.)...]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Le manège de chevaux de bois est de loin l'attraction la plus emblématique de la fête foraine. Les premiers du genre sont apparus dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ils sont d'abord actionnés par la force humaine ou animale, puis par des machines à vapeur, avant de profiter de l'invention de l'électricité. Le manège de chevaux de bois connaît de multiples variantes : les chars et les gondoles, que l'on peut voir au salon vénitien, les animaux domestiques, sauvages et fantastiques, les vélos, les voitures, et même les motos.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Les petits chevaux de bois, ou l'art de glisser doucement vers l'enfance. "Même les hommes politiques, qui viennent ici lors de soirées  événementielles, perdent peu à peu de leur réserve. Les ministres tournoyants redécouvrent le plaisir de la régression et de la transgression" (Serge Godenaire, régisseur général).<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Rares sont les musées qui actuellement permettent une détente propice à l'examen attentif des oeuvres, une disponibilité indispensable à la réceptivité d'un message caché, un abandon salutaire pour sentir un peu d'expression sincère dans une société du spectacle où l'on consomme la culture dans l'urgence, en frisant l'indigestion. "J'ai fait le Louvre, j'ai fait Orsay...", entend-on, comme si les visiteurs avaient fait le marché ou du <i>footing</i>. <br><br>Remercions les scénographes qui ont compris que l'espace, la lumière et la sobriété étaient les meilleurs ingrédients pour que les cimaises deviennent un festin diététique pour l'oeil et l'esprit.<br><br>Et que Dalou, Carriès ou Fernand, de galerie en vestibule, de pavillon en jardin, de rotonde en escalier, de voûte en péristyle, maîtres jadis et artistes méconnus aujourd'hui, y gagnent à nouveau toutes leurs lettres de noblesse.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La voûte du pavillon central, dont les décorations ont été peintes entre 1903 et 1925, et le "Gloire aux Vaincus" d'Antonin Mercié (1875). Une manière d'affirmer le conformisme classique au temps des avant-gardes<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[De nombreux faits divers eurent la tour Eiffel comme héroïne. Des désespérés sautèrent de ses terrasses, des audacieux escaladèrent ses poutrelles. L'espionne Mata-Hari fut pincée grâce à un centre d'écoute secret installé en 1915 dans la Tour. On raconte même que l'armée américaine en fit, à la Libération, un lieu de "délassement" qui tenait plus du lupanar que du salon de thé.<br><br><b>La Tour en danger</b><br>La fin de l'occupation allemande faillit bien signifier la fin de la Tour. Hitler avait ordonné au général von Choltitz, gouverneur militaire de la place de Paris, de faire sauter ponts et monuments, dont la Tour. Conscient de l'inutilité de ces destructions sur le plan militaire et ne voulant peut-être pas laisser son nom dans l'histoire comme bourreau de Paris, il se rendit au général Leclerc sans obtempérer à l'ordre du Führer. La tour Eiffel est toujours debout.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Multiplicité des points de vue et des perspectives pour jouer avec Eiffel. Elle est passée par ici, elle repassera par là. Comme un phare « high-tech » en mer parisienne, elle est visible de toutes parts. Depuis les autoroutes et les voies qui convergent vers la capitale, elle indique que l'on est bientôt arrivé à bon port, sans crainte des récifs ou des naufrageurs. Son fanal ne luit pas toujours, mais si tu vois la Tour, Paris est bien là.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Foot au village</nom>
    <texte><![CDATA[Le soir du 9 juillet 2006 : la France est (presque) au zénith de la Coupe du Monde de football. Rue de la Grange-aux-Belles, entre Saint-Martin (le canal) et Saint-Louis (l'hôpital), il y a foule à l'Apostrophe. <br>Comme ce sympathique troquet au <i>design</i> des années 60, de nombreux cafés se sont transformés au fil de la compétition en annexes de clubs de supporters. Paris a alors des allures de province, car il suffit de miser sur le « petit commerce de proximité » pour y retrouver aussi bien des visages de proches que d'autres, simplement entraperçus dans la course du quotidien. Les personnalités prennent corps, les personnages apparaissent, des liens se tissent...<br><br>Personne n'y croyait au début, mais, match après match, les résultats des Bleus ont battu en brèche les handicaps de tous les pronostics. On voit rarement, hormis lors d'élections-phares ou de manifestations monstres, de telles démonstrations spontanées de ce qui est une forme de patriotisme. Les individus s'effacent alors au bénéfice de l'intérêt commun, de la célébration d'une empathie collective. Cela arrive tous les quatre ans, et c'est au moins ça de bonheur gagné !<br><br>Nous avons finalement perdu.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[« Zidane y va marquer, Zidane y va marquer. » Une scie musicale composée à la hâte pour célébrer la victoire de la demi-finale de l'équipe de France et pour se prémunir contre une défaite en finale.<br>Une danse de la pluie "footballistique" entre encouragement et superstition...]]></texte>
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    <nom>France  / Etats-Unis</nom>
    <texte><![CDATA[1778 : la France entre dans la guerre d'Indépendance américaine. Depuis lors, c'est entre les deux pays une histoire d'adhésion et de défiance, d'attraction et de répulsion, d'amour et de haine, qui est l'apanage des fortes personnalités. Parfois, la vieille Europe en vient à tancer un grand pays sans Histoire, qui bouscule en retour ses certitudes de donneuse de leçons. Une destinée commune associée à des conflits majeurs, de 1917 à 2003, à des choix stratégiques, depuis l'OTAN, mais aussi à des valeurs philosophiques, humanistes ou culturelles depuis toujours. <br><br>On ne compte plus les coups fourrés et les chausse-trapes distillées par les politiques et les médias, comme on ne compte plus les influences de la grande Amérique sur la petite France du quotidien. Car il est vrai que le <i>french way of life</i> a fait beaucoup moins d'émules (ou de victimes) que son vis-à-vis. La francophilie américaine est limitée aux villes les plus tournées vers l'Europe, New York notamment, et reste souvent focalisée sur une image de carte postale ou sur les films de Minnelli, dans lesquels Paris est toujours un village d'artistes et de boulangers. Elle a néanmoins le mérite d'être généreuse et sincère.<br><br>On peut ainsi évaluer la fascination d'une Amérique éclairée pour la patrie des Lumières en repérant les indices d'une implantation durable de sa communauté dans la capitale française.<br>Ainsi la statue de la liberté en miniature offerte par la communauté américaine en 1889, en commémoration du centenaire de la Révolution française, puis la flamme, en grandeur nature cette fois, de ladite statue offerte par l'International <i>Herald Tribune</i> en 1987 pour sceller l'amitié franco-américaine. Mais aussi une église américaine, une bibliothèque, un centre culturel (hélas fermé aujourd'hui après des années de bons et loyaux services), un magazine spécialisé (<i>FUSAC France USA Contact)</i>, une épicerie, et même une station de métro dont la décoration retrace l'histoire et la culture des deux pays (Chaussée d'Antin - La Fayette).<br><br>Autant de signes d'un vieux couple qui saura toujours transcender ses tensions  pour une passion durable.  <br><br><a href='http://www.amb-usa.fr/infous/paris/defaut.htm' target='_blank'><u>http://www.amb-usa.fr/infous/paris/defaut.htm</u></a><br> <br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>En anglais dans le texte</b><br>4 juillet 2006. <br>Le jour anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis, les WOAC (<i>Women of the American Church</i>, une association fondée en 1970) organisent une soirée <i>Roaring twenties</i> (années folles)...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Magnifiées par le décor néo-gothique de l'Eglise américaine située au 65, quai d'Orsay dans le VIIe arrondissement, de modernes <i>flappers girls</i> (garçonnes)...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... se sont mises "on the Ritz" (sur leur trente-et-un). Shannon Boisson de Chazournes et sa fille semblent tout droit sorties d'un roman de Scott Fitzgerald, ou saisies sur le bastingage d'un grand paquebot cinglant vers New York...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Plus loin, le <i>bootlegger</i> (trafiquant de boisson pendant la prohibition) s'occupe de la clientèle venue s'encanailler dans le <i>speakeasy</i> (débit de boisson clandestin)...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... alors que débute un <i>Charleston dance contest</i> (concours de Charleston) rythmé par la musique du Pasadena Roof Orchestra.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Halles dessous</nom>
    <texte><![CDATA[Il faut imaginer le choc de ceux qui fréquentaient les Halles Baltard, construites depuis le milieu du XIXe siècle, un marché de gros couvert, véritable ville dans la ville, et qui en 1973 se retrouvèrent soudain face à un immense trou de 4 hectares. <br><br>Plusieurs années furent nécessaires pour organiser l'énorme volume sous-terrain, devenu à la fois noeud de communication (800 000 voyageurs du réseau métro-RER y transitent quotidiennement), centre commercial (boutiques et grandes surfaces), pôle culturel et de loisirs (médiathèque, vidéothèque, salles d'expositions, cinémas) et même centre sportif (piscine).<br><br>Pénalisé par une conception qui a mal vieilli sur le plan esthétique, et surtout fonctionnel (la circulation n'y est pas aisée au regard de l'énormité du flux, l'enclave s'est coupée de la vie du quartier en surface, les différents niveaux labyrinthiques sont propices à l'insécurité), l'ensemble suscite aujourd'hui de nouveaux projets d'aménagement. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Paris, jungle urbaine ? Un tout petit peu depuis la piscine Suzanne-Berlioux au fin fond des Halles. Surtout ne pas chercher le soleil et se méfier des mateurs qui pullulent, car l'entrée du RER n'est pas loin... Il faut vraiment avoir une passion immodérée pour le sport.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Halles dessus</nom>
    <texte><![CDATA[Au fil des siècles, la ville vernaculaire a laissé place à un urbanisme raisonné en matière de développement et de circulation, en même temps qu'une nouvelle société des loisirs érigeait la flânerie en art de vivre.<br>Relativement pauvre en espaces verts au regard de la population qu'elle draîne en son sein depuis les lointaines banlieues, et pour favoriser les échanges autant que la sociabilité de ses habitants, la capitale a dû affecter à certaines de ses zones ouvertes de nouvelles fonctions d'agora.<br>Poumon un peu encrassé de Paris, le complexe des Halles reste néanmoins un lieu apprécié autant pour son potentiel économique que pour la rupture qu'il opère en surface dans la densité du tissu urbain. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Sarah est étudiante en management culturel. Elle vient régulièrement dans les jardins des Halles pour permettre à son chien Eva de se dégourdir les pattes... En théorie du moins, puisque tout animal en liberté est proscrit. Dur pour la gent canine interdite d'à peu près tout ici, <i>a fortiori</i> de soulager ses besoins les plus naturels. Ce qui, somme toute, se comprend dans les deux sens lorsqu'on aime les pelouses. Mais, bon sang, où est passée la nature ?...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... L'église Saint-Eustache impose sa silhouette inachevée. De style "gothico - renaissant - classique", elle a pourtant gagné le pari de l'harmonie...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Ligne 1, pas de changement, sortie Forum. Catherine vient du quartier de la Défense où elle travaille, pour faire une pose-déjeuner aux Halles. Entre deux mondes de béton, elle choisit le plus humain pour s'aérer peu...]]></texte>
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        <texte>... La place basse du Forum (sculpture Pygmalion de Julio Silva)...</texte>
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        <texte><![CDATA[...L'hémicycle extérieur de la Bourse de Commerce de Paris, un vestige du quartier des Halles. L'ancienne Halle-aux-Blés est devenue Bourse officielle des marchandises sur proposition des commerçants parisiens en 1880...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Transformée par l'architecte Blondel en 1885, la Halle-aux-Blés devient Bourse du commerce. La coupole, bâtie sur une charpente métallique, présente sur 1 400 m2 une peinture murale circulaire symbolisant le commerce international.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Il était une fois Lutèce</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Au milieu coule une rivière.</b><br>L'eau est la matrice. Sans remonter au premier jour de la <i>Genèse</i>, elle a toujours favorisé la vie, et nombreux sont les foyers de civilisation, depuis que le monde est monde, à avoir vu le jour au bord des océans et des fleuves. L'eau est à la fois ressource, énergie, véhicule et rempart. La tribu celte des Parisii (et bien avant les hommes du paléolithique) avait compris, en s'installant au IIIe siècle avant J.-C. dans l'actuelle île de la Cité, les avantages qu'elle pouvait tirer d'une situation géographique d'exception : un large bassin (parisien) irrigué, des terres fertiles, la proximité des mers, celle d'axes commerciaux et une position stratégique entre le nord et le sud, l'est et l'ouest d'une France qui n'avait pas encore de nom. Celui de Lutèce, en revanche, était déjà une réalité qui allait prendre tout son sens à partir de la conquête romaine au Ier siècle avant J.-C., avant de devenir Paris trois siècles plus tard. Cantonnée à l'aire de l'île pendant toute cette période, puis ravagée par des invasions germaniques, Paris devra attendre l'avènement de Clovis, premier roi des Francs qui en fera sa capitale au début du VIe siècle, pour se développer sur les rives de la Seine. Mais cela est une autre histoire.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Impressions Palais Royal</nom>
    <texte><![CDATA[Je suis le neveu de Rameau, ou peut-être même de Colette. Je vois entre les colonnes des rangées d'arbres, à moins que ce ne soit l'inverse. J'espère la révolte du faune immobile contre les volatiles irrévérencieux. J'attends que les miroitements de la mode soient les nouvelles oriflammes des rois qui ne sont plus. A l'ardoise répond le béton précontraint, à la pierre, l'inox, aux volutes ocres, la zebrure du porphyre noir. Le temps fait tout à l'affaire, Paris a toujours deux mille ans. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Réel / réalité. Entre les deux, un monde de signes plus ou moins perceptibles en fonction du degré de sensibilité des sens. La vie comme une somme d'approximations et de coïncidences. La vie comme un somme, en somme.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Jacques Rémus, sculpteur de sons</nom>
    <texte><![CDATA[Comment présenter un ornithorynque, à moins d'être zoologue ? Comment parler de Jacques Rémus, à moins d'être... Jacques Rémus. Les mots se bousculent pour tenter de mettre, en vain, l'homme dans une boîte. Un musicien au nom prédestiné, un plasticien, un scénographe, un « performer », un scientifique, un chercheur... Que peut bien cacher IPOTAM - MECAMUSIQUE ? <br><br>Un concert pour machines à laver, une symphonie pour carillon, l'aléatoire devenu science exacte, la réciprocité du couple robot-humain, l'Orgabulles, le Bombyx, le son du saxophone le soir au fond de la ville... Le vertige des sens, l'instrumentation informatique, et la transfiguration de l'art total. Sans oublier l'humour et la grande qualité d'être sérieux sans se prendre au sérieux, comme pouvait le faire Satie.<br> <br><i>Euréka</i> !  Jacques Rémus est un artiste, un grand.<br><br><a href='http://www.mecamusique.com/' target='_blank'><u>http://www.mecamusique.com/</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte>... Lumière noire pour des pics-verts : spatialisation, rythme et énergie cinétique...</texte>
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        <texte><![CDATA[... devenant parfois à son insu un instrument lui-même, ou chef d'orchestre improvisé grâce à capteurs de mouvement. Bel exemple d'interactivité...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Jacques Rémus est l'un des hôtes les plus anciens des Frigos. Il y a situé son laboratoire, mais utilise aussi une réserve pour stocker ses installations qui sont souvent de grandes dimensions...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Dans les méandres des Frigos, un autre collègue musico.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'alpha et l'oméga de la contestation]]></nom>
    <texte><![CDATA[Il fait bon chanter sous la statue de bronze de la République. Depuis 1883, le massif Commandeur au féminin en impose à tous ceux qui ont pris l'habitude de se mettre à ses pieds pour former le cortège des revendications, toutes tendances confondues, car c'est un peu l'esprit révolutionnaire de 1830, de 1848 et de la Commune qui perdure en ces lieux.<br>Comme une institutrice au poing levé  (la loi sur l'école obligatoire publique, laïque et gratuite date de 1881), elle encourage, ou admoneste, les jeunes et moins jeunes qui transforment, le temps d'une manifestation, le vaste quadrilatère en cour d'école chahutante, avant que les rangs ne se forment sous la férule des syndicats et associations venus en délégation.<br>Au printemps 2006, on manifestait pour rejeter le projet gouvernemental de contrat première embauche (CPE) : une mobilisation sans précédent, en nombre comme en durée (et finalement victorieuse), de dizaines de milliers de scolaires et étudiants. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[On part de la place de la République ou on y arrive, c'est selon. Le plus souvent en direction de - ou depuis -  la place de la Nation, autre symbole républicain.  Parfois on met le cap sur la place d'Italie, rive gauche, ce qui permet aux cortèges de rallier la Bastille, qui demeure l'emblème de la contestation, et de traverser la Seine pour rejoindre la rive gauche. On peut partir aussi du côté opposé, en se servant des axes naturels que sont les grands Boulevards, question de fluidité pour canaliser les foules...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... On se mobilise ici pour des causes politiques, mais pas seulement. La Place sert également de lieu de rassemblement naturel pour des manifestations d'ordre culturel ou festif : Techno-Parade, Gay Pride, Fête de la musique...<br>On n'imagine pas de manif' dans Paris sans rendez-vous inaugural ou de clôture à "Répu"...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...La verve rouge et noire<br>Le syndicalisme n'a pas d'âge.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[<b>Le séjour des dieux</b><br>C'était à l'origine une colline formée de gravats et de déblais que le Paris grandissant produisait, et sur laquelle une végétation plaisante avait repoussé. Les étudiants du Quartier latin tout proche venaient y prendre l'air et se divertir, et l'avait nommé Mont Parnasse, comme le séjour des dieux antiques. De nombreuses guinguettes, des bals, restaurants, théâtres, marchands de moules et de frites y attiraient une jeunesse plus joyeuse que studieuse. <br><br><b>A l'ombre de la Tour</b><br>Parfois une grande ombre vient frôler ses façades, celle de la tour Montparnasse. Tout près de la rue de la Gaîté se trouve la gare Montparnasse, où les Bretons venus trouver du travail à Paris prennent pied dans la capitale (ce qui explique le nombre de crêperies dans ce quartier !). Ce bel édifice de 1840 devint, dès 1934, trop exigu pour la foule qui s'y pressait. A la fin des années 50 commence sa démolition, et des rues comme celle du Moulin-de-Beurre ou Perceval disparaissent. <br><br><b>Soutien présidentiel</b><br>Le quartier Montparnasse est autant aimé par ses habitants que par ceux qui le fréquentent. Une polémique s'engage, les groupes de protestataires sont nombreux. Mais le président de la République de l'époque, Georges Pompidou, soutient le projet, qui passe en force. Une tour de verre et d'acier de 210 m de hauteur est construite. Comme les gravats du Montparnasse sont instables, 56 piliers de 60 m s'enfoncent dans le sol pour soutenir ses 150 000 tonnes. <br><br><b>La plus beau point de vue</b><br>Il est fréquent que les Parisiens mettent un certain temps à s'habituer aux nouvelles constructions qui modifient leur paysage. On a pu le constater pour la tour Eiffel ou la pyramide du Louvre. Mais les années ont passé, et les fans de la tour Montparnasse ne sont toujours pas légion. La plus belle vue que l'on puisse avoir de la Tour est de l'intérieur. Une vue superbe sur Paris et ses alentours, jusqu'à 40 km, s'offre par ses larges verrières. Et de là, au moins, on est sûr de ne pas la voir !<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<i>Walk / Don't walk ?</i><br>Même si les feux de signalisation sont moins prolixes, Paris devient New York, avec un peu d'imagination, le temps d'un coup d'oeil vers le ciel. Mais les 56 étages de la tour Montparnasse, qui correspondent aux nouveaux standards américains en matière de hauteur de buildings,  sont une configuration unique dans Paris...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le ciel parisien n'est guère encombré : on a préféré bâtir de petits <i>downtowns</i> en périphérie (voir la Défense), ou un tout petit Manhattan dans le XIIIe arrondissement. Tant mieux pour la convivialité.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'esprit du jazz]]></nom>
    <texte><![CDATA[Paris et le jazz, c'est une histoire qui dure depuis près d'un siècle. La musique afro-américaine est arrivée en France en 1917, date de l'entrée en guerre des Etats-Unis. Les soldats noirs apportent avec eux leurs rythmes et surtout les fameuses <i>blue-notes</i> qui sont la caractéristique essentielle du genre. Le jazz est la synthèse harmonique des musiques populaires occidentales, via les fanfares militaires notamment, et du « blues ». En retour, des musiciens comme Stravinsky ou Bartok s'efforcent à cette époque d'en introduire les ingrédients dans leurs compositions. 1917 est aussi la date du premier enregistrement officiel de l'Original Dixieland Jazz Band. L'ère de la diffusion commence. La déferlante jazz submerge Paris, déjà sensibilisée par un cubisme débiteur de l'Art nègre. Joséphine Baker et la <i>Revue Nègre</i> enflamment le théâtre des Champs-Elysées en 1925. Le Hot Club de France est fondé en 1932. La suite n'est qu'une succession de rendez-vous passionnés entre les meilleurs interprètes qui s'installent dans la capitale, tel Sidney Bechet, et un public aussi exigeant qu'éclairé, qui culminent dans les caves de Saint-Germain-des-Prés pendant la Seconde Guerre mondiale (les zazous) et surtout après. Les existentialistes et leurs émules sont exaltés par les chorus de Claude Luter au Lorientais ou ceux de Maxim Saury au Vieux-Colombier. Malgré les querelles intestines des années 50 entre tenants de l'ancien style New Orleans (les figues moisies) et les modernes du be-bop (les raisins aigres), Paris reste la référence mondiale de nombreux musiciens, par la qualité d'écoute de son public et la diversité de sa programmation. Le New Morning, le Duc des Lombards, le Petit-Journal, aussi bien que les festivals Banlieues bleues ou La Défense Jazz Festival, ne sont que quelques-uns des temples qui consacrent le jazz et, plus largement, les musiques improvisées.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte>Ce soir-là, ça swinguait sous les voûtes du Petit- Journal Saint-Michel, avec Pauline Atlan et Nicolas Montier...</texte>
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        <texte>... Marcel Zanini, une figure de légende...</texte>
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        <texte>... tout comme Irakli, trompettiste adulateur de Satchmo...</texte>
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        <texte><![CDATA[... ou Jean-Claude Fohrenbach, partenaire de Django et de bien d'autres sur lesquels Boris Vian ne tarissait pas d'éloges...]]></texte>
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        <texte>... La relève est assurée avec les trombonistes Glenn Ferris...</texte>
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        <texte>... le saxophoniste Serge Rahoerson...</texte>
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        <texte><![CDATA[... et le très jeune Antonin qui fera un jour parler de lui, c'est sûr.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'Extrême-Orient aux portes de Paris]]></nom>
    <texte><![CDATA[Paris s'éveille...  <br><br>Le 5 février 2006, la ville s'agite. Les devantures des magasins sont décorées de lanternes. Le rouge, signe de joie et de bonheur, envahit les rues et les maisons ; le doré offre la lumière ; le dragon et le lion, qui ont le pouvoir d'apporter la prospérité, sillonnent les quartiers et dansent au milieu des pétards qui font fuir les mauvais esprits. Nous entrons dans l'année du chien, riche de bons augures, si l'on en croit une tendance lourde dans l'astrologie chinoise ; et nous assistons, pour l'occasion, au défilé du Nouvel An, également appelé la Fête du printemps. En 2004, les festivités s'étaient déroulées sur les Champs-Elysées, pour célébrer du même coup l'année de la Chine en France, mais c'est d'ordinaire dans le XIIIe arrondissement de Paris (triangle porte de Choisy - porte d'Ivry - boulevard Masséna) que tambours, cymbales et gongs rythment la danse du dragon. Plusieurs associations, amenant danseurs, porte-drapeaux, chars, ainsi que des statues, s'y sont préparées depuis des semaines. Les jours précédents, elles sont d'ailleurs venues faire la danse du lion devant chaque boutique (ou du moins celles qui payent), afin de leur porter chance. Le Nouvel An chinois est un rituel bien connu des Parisiens, presque un bal du 14 juillet qui se serait trompé de saison. Il faut dire que cette population discrète, qui bénéficie d'une longue expérience migratoire, fonctionne sur des stratégies solidaires, claniques, familiales, géo-dialectales, et sur un dispositif communautaire associatif très étoffé, qui lui permet une implantation solide et durable. L'émigration chinoise, qui s'est faite sans bruit, sans heurt, et qui progresse inexorablement, a séduit les Parisiens, les a rendu curieux et perméables à cette culture qui ne cesse de croître depuis les premiers arrivants, au début du XXe siècle.<br><br>Mireille Cante]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Chine nouvelle<br>Dans ces quartiers des IIIe, VIe, Xe, XIe, XIIIe, XIXe et XXe arrondissements de Paris vivent des populations d'origine principalement chinoise, vietnamienne, cambodgienne ou laotienne. On compte également des Chinois venus de Polynésie française et de Guinée française, ainsi que diverses ethnies vietnamiennes, sino-vietnamiennes, sino-indonésiennes provenant de Nouvelle-Calédonie...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... De nouveaux migrants font leur apparition, les Chinois nés en Chine. Ils viennent des zones rurales du Sud (Guangdong - Zhejiang et Fujian) et du Nord-Est (Jilin - Liaoning - Heilongjiang - Hebei). Ils représentent 60 à 65 % des nouveaux arrivants dans le quartier de Belleville, et s'établissent dans des communautés chinoises Wenzhou et Teochew, bien implantées en France. Ce sont souvent des clandestins, mis à contribution dans des ateliers clandestins chinois ou turcs pour de modestes rétributions...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Depuis 1997, "la révolte des sans-papiers Chinois" en France a ouvert une brèche dans les traditionnelles Chinatowns parisiennes. Obtenant à 83 % des papiers, avec le plus fort taux de régularisation par nationalité, les nouveaux migrants chinois et les plus jeunes ont manifesté le désir d'une nouvelle intégration.<br>Ils souhaitent vivre à l'européenne, travailler, s'unir librement en dehors des Chinatowns. Parlant souvent le français, ils adoptent un modèle culturel qui s'oriente vers une nouvelle intégration.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le combat des dragons<br>Bars, tabacs, commerces, restaurants, maroquiniers, grossistes en prêt-à-porter, les communautés chinoises investissent en force les quartiers dans lesquels elles sont implantées. Les supermarchés Tang frères et Paris Store se démarquent des autres, et une vraie lutte de dragons s'est engagée entre les frères Rattanavan, qu'on dit proches de l'Amicale des Teo Chew, et Huy Trinh, fondateur de Paris Store, président de l'Association des résidents en France...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... d'origine indochinoise. Ils surfent sur une double vague : celle de l'immigration asiatique et celle de l'engouement des Français pour les produits d'Extrême-Orient.<br><br>La Chine pour tous<br>La culture chinoise est largement à la portée des Parisiens. Le nombre d'étudiants dans les départements Chine des universités et écoles spécialisées ne cesse de gonfler. Les associations sportives (taijiquan, qi gong, kung fu...), de médecine chinoise, de...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... calligraphie, de peinture, de cuisine... mettent de nouvelles pratiques à la disposition des Parisiens. Les artistes chinois exposent régulièrement leurs oeuvres dans les halls d'exposition, tandis que d'autres se produisent sur les petites et grandes scènes parisiennes : cirque, théâtre, danse, musique, chant, opéra. Les musées Guimet, Cernuschi, quai Branly proposent à leurs visiteurs des promenades esthétiques de haute qualité à travers l'art chinois et des collections originales...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le cinéma chinois offre toute une palette de genres accessible en salle et en vidéo-cassette - du film d'action de John Woo, historique de Chen Kaige, jusqu'au cinéma d'auteur de Wong Kar Wai. Les librairies You Feng et le Phénix foisonnent de littérature, BD, ouvrages d'apprentissage en langue française et chinoise. La télévision (CCTV 4, Phoenix Chinese), les radios taïwanaises, hong-kongaises ou pékinoises émettent en langues locales. Le Quotidien du peuple (renmin rebao), l'Europe journal (Ouzhou ribao), les quotidiens chinois les plus distribués en France garnissent les kiosques parisiens. La liste est encore longue pour décrire les nombreux échanges possibles entre Orient et Occident.<br><br>M.C]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'oeil flottant]]></nom>
    <texte><![CDATA[Avez-vous vu l'oeil des Carpeaux ? Un minuscule ergot de pierre sculpté d'une chiquenaude dans la pupille des statues retient la lumière, donne l'illusion du reflet, comme si la vie était nichée depuis cent cinquante ans ans au fond de la pierre et n'en était jamais sortie. C'est un détail que l'on ne voit pas mais que l'on sent, c'est une broutille, mais c'est essentiel...<br><br>Les beaux Biscuits que voilà ! La Manufacture de Sèvres a produit angelots, bacchanales et grotesques pour le plaisir des bourgeois et des aristocrates. Aujourd'hui, Madame-tout-le-monde a ravi à Madame Sans-Gêne le privilège de les contempler... par glace de sécurité interposée...<br><br>Petites confidences entre amis, bribes de dialogues, le temps d'une visite en douce, sans bruit...<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Cachez cette déposition que je ne saurais voir. Pas de croix, ni de Christ, mais une mise au tombeau primitive. Adam et Eve pleurent leur fils Abel, tous trois dans le plus simple appareil. Barrias rappelle Michel-Ange, le romantisme fantaisiste et la pudeur en plus.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La butte sacrée</nom>
    <texte><![CDATA[L'étymologie même du nom de la Butte dénote un attachement fort au domaine du sacré. En effet, Montmartre est un lieu de culte et de pèlerinage très ancien, et, dès l'époque romaine, on y édifie des temples en l'honneur de Mars et de Mercure (Mons Martis et Mons Mercuri). Au début du Moyen-Age, la colline devient le mont des Martyrs après que saint Denis, premier évêque de Paris, et ses amis y eurent été décapités (<i>Mons martyrium</i>).<br>En 1147, une grande abbaye est construite sur l'ordre de Louis VI le Gros, permettant aux Montmartrois de briguer le titre de plus vieille paroisse de Paris. Celle-ci fut totalement rasée pendant la Révolution, et ses religieuses furent guillotinées. Seule l'église Saint-Pierre témoigne aujourd'hui de cette époque.<br>En 1534, saint Ignace de Loyola et saint François Xavier, à la recherche de l'ancienne crypte et de la chapelle de l'Abbaye, viennent y fonder la Compagnie de Jésus (jésuites)...<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Quant à la basilique du Sacré-Coeur, avec la renommée qu'on lui connaît actuellement, elle a été conçue en 1873 comme lieu d'expiation des horreurs de la Commune et de la guerre contre l'Allemagne. D'aucuns estimaient que ces malheurs étaient dus à des problèmes de spiritualité. Ainsi, les fonds de l'État étant à sec, ce sont les fidèles (10 millions de personnes !) qui vont financer le projet...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La Basilique est construite sur le modèle romano-byzantin, comme en témoignent notamment la grande mosaïque de Merson que l'on peut admirer dans le choeur, ou la vaste coupole de 16 mètres de diamètre. Le campanile abrite « la Savoyarde », qui, avec ses 19 tonnes, est la plus grosse cloche du monde en mesure de sonner.<br>L'église reçoit le titre de basilique lors de sa consécration en 1919, ce qui l'érige en lieu de pèlerinage.<br><br>A.S]]></texte>
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    <nom><![CDATA[La Cité de l'animation]]></nom>
    <texte><![CDATA[Bras en l'air, jambes écartées, il adopte toutes les positions, les paysages défilant derrière lui à toute allure... La rencontre avec « Tantôt », une marionnette qui nargue le temps, le narre en le leurrant, a été pour le moins inattendue, ce jour de printemps au parc de La Villette. <br><br>Ouvert toute l'année, le parc, avec ses vastes prairies et ses aires de jeux, regorge d'activités, surtout quand les beaux jours arrivent. Sur ses 55 hectares, le plus grand espace vert de Paris se veut être « le prototype du parc urbain du XXIe siècle », comme le qualifiait son créateur, le très conceptuel architecte Bernard Tschumi. <br><br>Mission réussie. A la périphérie de la capitale, cette passerelle entre la ville et la banlieue, mélange audacieux de nature et d'architecture, figure désormais parmi les lieux les plus populaires où les Parisiens vont s'oxygéner.<br><br>Le parc propose tout au long de l'année de nombreuses animations, mais c'est surtout en été que l'offre se décline en un vaste éventail d'activités culturelles et parfois  sportives.<br><br>Avec ses spectacles de rue, théâtre en plein air, expositions, bals-concerts, festivals musicaux - sans oublier le festival gratuit de cinéma en plein air, avec des films projetés sur un écran géant, de plus en plus couru par des cinéphiles -, La Villette attire un public aussi nombreux qu'hétéroclite. <br><br>Au charme de ce refuge de verdure de l'est parisien s'ajoute le canal Saint-Martin, l'une des voies d'eau  de la capitale (eh oui ! il n'y a pas que la Seine à Paris), qui traverse le parc en invitant le visiteur aux promenades en amoureux, ou  à faire du vélo ou du roller sur les vastes pistes cyclables récemment aménagées.<br><br>Certes, le choix est  difficile. Alors, demandez le programme.<br><br>Anneli Airaksinen]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Art vivant : la compagnie Gran Reyneta présente son spectacle "Roman Photo" : tout l'art du cadrage.]]></texte>
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    <nom>La Cité des morts</nom>
    <texte><![CDATA[Placé sur l'une des sept collines de Paris, appelée Champ-l'Evêque, le Père-Lachaise, lieu de rencontre entre vivants et morts, est la plus prestigieuse nécropole de la capitale, avec à ce jour un million de personne inhumées en son sein, et deux millions de visiteurs chaque année.<br>C'est en 1804, contre la volonté populaire, que s'ouvre le cimetière de l'est, comme on l'appelait jadis. Aménagé par l'architecte Alexandre Brongniart dans le style néo-classique, l'endroit ne rencontre pas le succès espéré : on ne compte que 2 000 tombes en 1815. Deux ans plus tard, un ingénieux coup publicitaire est imaginé avec le rapatriement des premiers défunts célèbres : Molière, La Fontaine,  Héloïse et Abélard. Cette fois, le triomphe ne se fait pas attendre, et rapidement il faut pousser les murs. Entre 1824 et 1850, quatre agrandissements successifs du cimetière sont effectués, jusqu'à sa surface actuelle : 44 hectares, découpés en 97 divisions.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[A l'origine, le Père-Lachaise devait prendre le nom de « cimetière de l'Est » mais les Parisiens lui ont toujours préféré celui de cimetière du Père-Lachaise, en souvenir d'un des principaux occupants de la colline : le jésuite François d'Aix de la Chaise. Confesseur de Louis XIV, il exerça une grande influence sur celui-ci jusqu'à sa mort, en 1709...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Le Père-Lachaise reste un lieu insolite, où se mêlent harmonieusement l'art et la nature, offrant une promenade atypique aux touristes. Il s'y dégage un calme et une sérénité uniques, qui en font également l'un des sites de promenade privilégiés des Parisiens. Le dimanche, en amoureux, seul ou en famille, il est agréable de déambuler parmi les tombes, dans une atmosphère des plus poétiques...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Alors que de parfaits inconnus côtoient quelques-uns des plus grands hommes de France, si l'on se perd un peu loin des grandes allées, c'est un véritable voyage à travers le temps et l'art que nous offre le Père-Lachaise...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Ce sont les célébrités qui y sont ensevelies qui font la gloire du cimetière du Père-Lachaise. Ici, un comédien connu des années 60, là un ancien communard, plus loin l'initiateur du cinéma, pléthore d'écrivains, de poètes et autres philosophes, de hauts personnages politiques, des peintres, des historiens, des musiciens à foison, des chanteurs célèbres, des icônes du rock, des journalistes, quantité d'hommes et de femmes qui ont fait de Paris ce qu'elle est et ont bâti la France d'aujourd'hui. Un trésor de mémoire collective...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Certaines tombes sont devenues au fil du temps l'objet d'un véritable culte. La tombe d'Héloïse et Abélard, amants contrariés de leur vivant et rassemblés dans la mort, attire les amoureux, tandis que celle de Jim Morrisson, ancien leader mythique des Doors, est jonchée de mégots, de bouteilles de bières et autres graffitis apposés intentionnellement par ses fans.<br>Quant au mausolée abritant les restes d'Allan Kardec, fondateur du spiritisme, elle demeure la tombe la plus visitée et la plus fleurie du Père-Lachaise. Un rituel veut que celui qui touche son buste voit tous ses voeux se réaliser.<br>Outre ces quelques tombes, il faut noter celles d'Oscar Wilde, Edith Piaf, ou encore de Pierre Desproges ou Simone Signoret, qui figurent parmi les plus visitées.<br><br>A.S]]></texte>
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    <nom>La Concorde</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Le Bien-aimé, la guillotine et l'obélisque</b><br><br><b>La rougeole tueuse de rois</b><br>Au milieu du XVIIIe siècle, le côté ouest du palais royal des Tuileries donnait sur une campagne broussailleuse. On y traça en 1763 une vaste esplanade pour ériger une statue de Louis XV, offerte au roi par la guilde des marchands de Paris. Arrière-petit-fils de Louis XIV, Louis XV lui avait succédé encore enfant - ses parents, grands-parents, oncles et frères ayant été décimés par la variole et la rougeole, celle-ci étant alors une maladie mortelle. <br><br><b>Le Bien-aimé brocardé</b><br>Les Français, émus par le sort du jeune roi orphelin, l'avait surnommé le Bien-aimé. Mais, devenu adulte, ce souverain versatile, sous l'influence de ses maîtresses et de ses favoris, perdit sa popularité. Quelques jours après l'érection de la statue, qui était entourée d'allégories des vertus, on trouva une pancarte accrochée au cou du destrier avec ces vers : « Oh ! la belle statue, Oh ! le beau piédestal. Les Vertus sont à pied, le Vice est à cheval. »  <br><br><b>Place de Monte-A-Regret</b><br>Cette statue devait disparaître, fondue en canons à la Révolution. Sur la place fut installée une guillotine, où montèrent de nombreuses victimes. En deux ans, 1 119 personnes, dont Louis XVI, eurent la tête tranchée sur ce que l'on ne nommait plus la place Louis XV, mais la place de la Révolution. Renversement du sort, Robespierre y fut guillotiné à son tour, avec une centaine de ses partisans. En 1795, la Place reçut son appellation actuelle de la Concorde. <br><br><b>L'obélisque voyageur</b><br>Au milieu de la Place se dresse un des deux obélisques de Louxor, datant de Ramsès II, choisi par Champollion et offert par le vice-roi d'Egypte Mehemet Ali. La France mit longtemps à prendre livraison de ce cadeau de poids. Un bateau spécialement affrété lui fit traverser la Méditerranée. Puis on l'érigea, mais sans le garnir des quatre cynocéphales qui l'accompagnaient, les singes montrant des attributs sexuels un peu trop voyants pour la pudibonde Monarchie de Juillet. <br><br><b>Cadeaux échangés et rendus</b><br>En échange, la France avait offert une horloge pour garnir le minaret d'une moquée cairote, horloge qui, dit-on, ne fonctionna jamais. Pour en revenir aux obélisques, le vice-roi avait offert la paire. Mais le transport du premier avait été si difficile que le second fut oublié. C'est le président Mitterrand qui le rendit solennellement à l'Egypte, bien qu'il n'en soit jamais sorti. L'obélisque de la place de la Concorde est maintenant paré d'un pyramidion doré qui rutile au soleil. <br><br><b>Socles à louer</b><br>La place de la Concorde est également ornée de huit statues. Ces matrones vêtues à la grecque et couronnées de tours symbolisent les plus grandes villes de France. Leurs socles attendirent longtemps leur arrivée, mais ne restèrent pas inutilisés. De petits fonctionnaires y logeaient avec leur famille. Outre une pièce dans le socle, il y avait une autre chambre souterraine qui donnait sur les fossés entourant alors la Place, où les locataires disposaient d'un jardinet. <br><br><b>Chevaux à vendre</b><br>A l'entrée de la Concorde on peut admirer les Chevaux de Marly, oeuvre du sculpteur Coustou. Au milieu du XXe siècle, un escroc non dépourvu d'humour vendit ces statues à un riche touriste américain. Celui-ci se présenta avec une voiture-grue pour prendre possession de son bien, et fut bien contristé lorsque la police lui rit au nez, refusant qu'il emporte les chevaux en dépit de l'acte de vente qu'il brandissait. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Vue imprenable sur la perspective des Champs-Elysées, depuis la Concorde. Par temps clair, le regard va jusqu'à la grande Arche de la Défense qui se profile derrière l'arc de Triomphe...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Un souvenir de Louxor offert par l'Egypte à la France en 1835. Après deux ans d'une traversée épique sur un navire spécialement construit pour ses dimensions, le plus dur restait à faire : redresser ses 230 tonnes...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... L'une des deux fontaines de part et d'autre de l'obélisque (XIXe siècle)....]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Une place donnée comme la plus belle de Paris, chef-d'oeuvre de l'urbanisme sous Louis XV, à apprécier aussi la nuit, lorsque le trafic s'arrête et que les lumières s'allument...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Au nord de la place, les palais jumeaux de Gabriel (1757-1770), dont l'une sert d'écrin au très prestigieux hôtel Crillon, résidence temporaire des hommes d'Etat et des VIP lors de leur passage à Paris...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le palais Bourbon (XVIIIe siècle), qui abrite l'Assemblée nationale, lui face à l'opposé, juste derrière la Seine.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La Dame de fer</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Sept mille tonnes !</b><br>En 1889, cent ans après la prise de la Bastille, la France organisa une exposition universelle. Une tour devait trôner au milieu des exposants ; et, parmi 700 projets, celui de Gustave Eiffel fut retenu. La Tour faisait 300 m à l'origine, mais atteint aujourd'hui 320 m avec la station-radio et météo qui la couronne. Dix-huit mille pièces de fer, assemblées par deux millions et demi de rivets, forment un ouvrage de sept mille tonnes.<br><br><b>Le monstre de métal ? </b><br>Celle qui allait devenir le symbole même de Paris fut, sur le moment, loin de faire l'unanimité. Une pléthore d'artistes, dont Dumas, Gounod et Leconte de Lisle, signèrent une pétition pour protester contre le monstre de métal qui allait défigurer Paris. Liée à l'Exposition universelle, son existence devait être temporaire et ne pas durer plus de vingt ans, mais elle dut sa survie à sa station-radio, pour la plus grande gloire de la capitale. <br><br><b>La bergère de fer.</b><br>A l'exception de Guy de Maupassant, qui renonça à vivre à Paris pour ne plus avoir à supporter la vue de la tour Eiffel, les artistes s'étaient rabibochés avec cette gracieuse girafe métallique. Guillaume Apollinaire composa un poème à sa gloire : « Bergère ô tour Eiffel / le troupeau des ponts bêle ce matin. » Elle a inspiré les oeuvres de nombreux artistes, parmi lesquels Nicolas de Staël et Robert Delaunay, qui voyait en elle sa muse d'acier.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Combien le guide dit-il qu'il y a de rivets ? Combien d'ampoules, de tonnes de peinture, de poutres et de poutrelles ? Quelle hauteur, en mètres évidemment ? Le nombre de visiteurs, de marches, la vitesse des ascenseurs, le temps nécessaire pour monter par les escaliers, celui qu'il faut à un corps pour tomber du sommet au sol, le timbre à oblitérer là, le cachet de la poste faisant foi...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Ils ont tout fait, tout vu, tout demandé, il sont épuisés mais heureux. La dame, elle, en a vu d'autres - cent ans que ça dure ; elle ne bronche pas, drapée dans sa raideur de vieille fille prude, et résiste encore à toutes les impudeurs.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La Défense</nom>
    <texte><![CDATA[Située à l'ouest de la capitale, dans le département des Hauts-de-Seine, la Défense est un quartier d'affaires qui doit son nom à un monument érigé à la gloire des soldats ayant combattu pendant la guerre de 1870, "La Défense de Paris".<br>La politique des grands travaux commence en 1958, avec la création de l'EPAD (Etablissement Public pour l'Aménagement de la Défense) et la construction du CNIT. Dès 1964, les bidonvilles, les fermes et les usines d'automobiles laissent la place aux tours de la première génération, toutes identiques (une base de 42 mètres sur 24, 100 mètres de haut et d'une surface de 30 000 m2). Le succès est tel, au début des années 70, que pour répondre à la demande la Défense se dote de tours de la deuxième génération (comme la tour Fiat, 100 000 m2, 184 mètres de haut, 44 étages), avant de connaître la crise de 1973 où plus un seul mètre carré ne se vend. Le début des années 80 sonne comme une deuxième jeunesse avec les tours de la troisième génération (moins larges et moins hautes) et surtout la construction de la Grande Arche, un "Cube" réalisé par l'architecte danois Johann Otto von Spreckelsen. Le projet, lancé par François Mitterrand, qui souhaitait prolonger l'axe historique reliant la pyramide du Louvre à l'Arc de Triomphe, a été retenu en raison de sa pureté et de "la force avec laquelle il pose un nouveau jalon sur l'axe historique de Paris et son ouverture."<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte>Sur le parvis de la Défense, un Stabile de Calder (1976), la tour Framatome - Fiat (1976, 184 m), et à droite la tour Total-Elf -Fina (1987, 187m )...</texte>
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        <texte>Place du Dôme, les tours Pascal (1983, 94 m)...</texte>
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    <nom>La flamme du visiteur inconnu</nom>
    <texte><![CDATA[<b>L'inconnu sous l'arc</b><br><br>Après la Première Guerre mondiale, un des morts non identifiés de cette énorme tuerie fut enterré sous l'Arc, en hommage à tous ceux qui avaient perdu la vie dans le conflit. Une flamme, depuis 1923, est ranimée chaque jour en souvenir de ces morts. Régulièrement, des petits plaisantins viennent utiliser la flamme à des usages inadéquats, comme celui d'y faire cuire une omelette, et s'en tirent avec un petit séjour au poste de police et une amende carabinée.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Haut lieu patriotique et touristique. Lorsqu'on demande à des étrangers de citer des monuments français, l'Arc de Triomphe arrive spontanément dans le trio de tête avec la Tour Eiffel et le Louvre...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... La flamme est ravivée tous les jours à 18 h 30. Depuis le 11 novembre 1923 elle ne s'est jamais éteinte...]]></texte>
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        <texte>... Le Départ des Volontaires par François Rude, réalisé en 1834-35. Cet ensemble monumental, décrivant le génie de la Liberté et invitant le peuple à combattre pour défendre son territoire en 1792, a pris le surnom de "La Marseillaise" ...</texte>
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        <texte>... Pour accéder au sommet à 50 mètres, un escalier en colimaçon...</texte>
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        <texte><![CDATA[...emprunté par ces valeureux conquérants de l'inutile - si ce n'est pour  pouvoir dire une fois de plus :  "J'y étais".]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Le souterrain qui permet d'atteindre le monument en évitant le dangeureux rond-point de la place Charles-de-Gaulle (nouveau nom de la place, mais peu usité)...<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La foire aux Immortels</nom>
    <texte><![CDATA[Parmi les exclus, le maréchal Pétain, qui avait inventé le mot « collaboration »... Les académiciens sont surnommés les Immortels, à cause de la devise qui leur fut donnée par Richelieu : « A l'immortalité » ; mais ce nom dévoile peut-être le désir secret de rendre leur renommée éternelle par leur appartenance à l'auguste assemblée. Depuis sa création, il y a eu 700 académiciens, dont 5 femmes. La première académicienne, élue en 1980, fut Marguerite Yourcenar. <br><br><b>L'habit vert</b><br>Parmi les marques visibles du folklore de l'Académie, on peut noter l'habit vert (qui est, en réalité, noir avec des branches d'olivier brodées en soie verte). Les académiciens du XVIIe siècle, appartenant à la maison du Roi, avaient le droit de porter l'épée. Ils la gardèrent pour leur costume actuel institué par l'arrêté du 4 ventôse, an IX. Les académiciennes, elles, s'habillent comme elle le veulent, une version féminine de l'habit vert, ou non.<br><br><b>26 ducs à l'Académie</b><br>Si l'Académie compta de nombreux hommes de lettres illustres - Corneille, La Fontaine, Voltaire, Hugo, Bergson... -, d'autres purent être pressentis et même élus pour des raisons ayant peu à voir avec leur connaissance de la langue, comme nombre des vingt-six ducs qui en furent membres, et comme le maréchal de Saxe qui savait à peine écrire et qui, conscient du ridicule, refusa cet honneur. Zola, lui, fut candidat vingt fois sans être jamais élu. <br><br><b>Pharmacien et académicien</b><br>En 1955 encore, ceux qui étaient reçus à l'Académie n'étaient pas tous de fins lettrés, tel Albert Buisson, directeur de Rhône-Poulenc, par ailleurs auteur d'un Traité sur le chèque bancaire. De joyeux farceurs, parmi lesquels le sculpteur César, organisèrent une parodie de ce qui se passait dans les augustes murs. Le faux récipiendaire fut doté d'une épée en tubes d'aspirine, fine allusion aux compétences pharmaceutiques de M. Buisson. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Dans la pénombre de la bibliothèque, François Désiré Roulin et Alexander von Humboldt, tous deux de l'Académie des Sciences, et  figures du premier siècle de l'Institut de France (1795 -1895)...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...L'Institut de France regroupe depuis 1795 cinq académies : l'Académie française (1635), l'Académie des inscriptions et belles lettres (1663), l'Académie des Sciences (1666), l'Académie des beaux-arts (1816 - elle même réunion de l'Académie de peinture et de sculpture, de l'Académie de musique, et de l'Académie d'architecture ), et l'Académie des sciences morales et politiques (1795).<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La Mairie en ses murs</nom>
    <texte><![CDATA[Allier le beau à l'utile, c'est le rêve de tout architecte. Etait-ce celui de Ballu et Deperthes lorsqu'ils eurent pour mission de relever les ruines de l'Hôtel de Ville après son incendie par les Communards ?<br>Ils eurent pour contrainte d'en conserver la masse et l'emplacement, fondamentaux pour asseoir le symbole de la toute nouvelle IIIe République dans le paysage urbain de Paris, mais ce fut l'occasion, en "faisant du passé table rase", de ne pas avoir à prendre en compte la complexité d'un bâtiment construit sur plusieurs siècles.  <br><br>Le nouvel Hôtel de Ville a été "le premier palais républicain à symboliser les valeurs de la révolution de 1789, mais aussi le terrain d'expérimentation d'innovations techniques, tels le chauffage ventilé, l'ascenseur hydraulique ou l'électricité", dit Mme Bennett, du Service du protocole. Il a dû également répondre à un certain nombre d'impératifs organisationnels. Car, dans l'ombre des fastueux espaces de réception et des jardins d'apparat, s'active une fourmilière d'administratifs chargés du patrimoine, de la culture, de l'urbanisme, du logement, du sport, de l'emploi, de la solidarité, de l'économie, de l'éducation, de l'environnement et du tourisme... Ces bureaux, disséminés le long d'interminables coursives et autour de deux cours intérieures, représentent l'avant-poste centralisateur des vingt mairies d'arrondissement, qui gardent néanmoins chacune leurs prérogatives.<br><br>Les architectes pourraient être fiers : après cent vingt-cinq ans, leur réalisation prouve que l'éclectisme d'un style peut parfaitement répondre à la variété des fonctions.<br><br>Visite virtuelle :<a href='http://streaming.paris.fr/visite_virtuelle/index.html' target='_blank'><u>http://streaming.paris.fr/visite_virtuelle/index.html</u></a><br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[L'escalier qui va vers le campanile, situé au centre du bâtiment. Un accès réservé à emprunter avant midi, car les cloches sont assourdissantes....]]></texte>
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        <texte>La grande salle de Fêtes avec ses lustres en cristal de Baccarat.</texte>
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        <texte>Peintures de Henri Gervex, Aimé Morot et Benjamin Constant. Les allégories de Paris, mais aussi des provinces françaises, y sont présentées...</texte>
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        <texte>...et depuis le salon de Caryatides...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Le salon Chéret, hommage à la comédie et aux arts du divertissement.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>La ville Louvre</nom>
    <texte><![CDATA[Le Louvre, c'est une vie intérieure palpitante, avec sa population d'autochtones, ses visiteurs, ses rues, ses places et ses sous-sols. C'est aussi un vaste espace vert, un <i>central park</i> parisien, chose assez rare pour ne pas être appréciée à sa juste valeur par les promeneurs, traversé par une voie qui permet de relier la rue de Rivoli à la Seine, évitant aux automobilistes un pénible détour et leur offrant, l'espace d'un instant, une extraordinaire <i>veduta</i> tous azimuts du musée depuis le pivot du Carrousel. Le jardin du Carrousel est lui-même prolongé à l'ouest par le grand jardin des Tuileries, qui court jusqu'à la place de la Concorde, soit un kilomètre de parterres dans le plus pur style français.<br><br>On serait tenté d'opposer la culture à la nature, mais cette dernière reste toujours tributaire des bâtiments qui l'ordonnent, lui ouvrent les bras dans un étau de pierre en ne lui laissant que le loisir d'être son faire-valoir végétal. A l'image de la pyramide qui semble appeler tous les regards et les lignes de fuite, le Louvre reste bien l'expression d'une succession de monarques qui l'ont pendant plusieurs siècles remanié pour en faire la ville idéale des arts, mais aussi celle d'un pouvoir centralisateur.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Les jardins du Carrousel, créés entre les deux galeries du Louvre sur les anciens jardins de Le Nôtre, le fameux architecte paysagiste de Versailles. Aujourd'hui, l'espace n'a plus sa rigueur de jardin à la française incompatible avec le prélassement et le délassement, derrière les statues en bronze de Maillol...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... L'arc de triomphe du Carrousel, au centre de la place, est tout ce qui reste du Palais des Tuileries. Il servait d'entrée triomphale au palais, incendié sous la Commune et qui fermait le vaste quadrilatère du Louvre au niveau du pont Royal, désormais ouvert sur les jardins et la Concorde.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Le conservatoire de la fête</nom>
    <texte><![CDATA[Vous voici projetés au beau milieu d'un rêve grâce à ce lieu unique niché au coeur de Bercy : les pavillons de Bercy. Musée privé, fruit des élucubrations d'un collectionneur passionné, le site se divise en trois univers bien distincts.<br>Le premier salon, vaste et lumineux, comportant une scène à son extrémité, s'institue « théâtre du merveilleux ». La synchronisation de 600 spots lumineux crée une ambiance onirique et festive sans égale.<br>Un deuxième salon s'ouvre sur la partie « arts forains ». Puisque le jeu est le nerf de la fête, vous retournerez en enfance, grimpant ici sur un cheval de bois, pratiquant là un jeu de massacre, ou encore jouant à la toupie de la chance et aux courses de chevaux. Mais rappelez-vous que dans vos mains, ce sont de véritables trésors que vous tenez, tout droit resurgis du XIXe siècle.<br>Un peu moins vaste, les salons vénitiens avec leur décor carnavalesque, digne de la <i>commedia dell'arte</i>, sont le cadre idéal pour un petit tour en gondole au gré d'un air d'opéra joué pour vous, par des automates aux traits de Colombine, Arlequin ou Casanova.<br>L'extérieur laisse tout aussi rêveur, plus encore lorsque la nuit tombe et que des lustres venus du ciel font perdurer la magie.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[L'orgue de foire est l'ancêtre de l'orgue de barbarie, utilisé au XIXe siècle par les chanteurs des rues. Les premiers émettaient de la musique grâce à un rouleau de bois planté de picots métalliques. Par la suite, on a favorisé le système de cartes perforées...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Les jeux de massacre s'apparentent aux jeux d'adresse, mais sont surtout imaginés comme un défouloir, prenant la forme de grands archétypes populaires tels que le gendarme ou la belle-mère ! Ils sont un peu la représentation des peurs et fantasmes de l'époque, et souvent croqués avec beaucoup de réalisme et d'ironie...<br><br>A.S]]></texte>
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    <nom>Le marché de Belleville</nom>
    <texte><![CDATA[« C'est cosmopolite ici, et il y a beaucoup d'engueulades. Le sang chaud, on le refroidit avec de la pastèque ! " Le ton est donné sur ce marché où l'on croise toutes les nationalités - « Il y a de tout ici. Des bourges, des moins bourges », toutes les couches sociales. Tout le monde se parle, les petits vieux, les mères de famille... mais tout de même, on vous avouera, au détour d'un étal, que les gens riches, on les trouve plutôt après Ménilmontant, là où le marché est plus européen. Côté Belleville, les boubous bigarrés se mêlent aux voiles sombres, les épices aux olives, aux fruits, à la toile cirée, aux boîtes à boutons... Toutes les odeurs se mélangent, celle de la morue séchée, de la poudre de crevette, du gari, du kaolin, du cumin, des fleurs, des fruits, et prend la couleur de la Méditerranée. On se dit, de-ci de-là, que même le marché de Dakar n'est pas aussi fourni en produits ! Avant d'acheter, on discute le prix des denrées, on touche, on sent, on goûte, même si ce n'est pas du goût de tout le monde :<br>"C'est pas des clients ici, c'est des chiens : ils touchent la marchandise. Une salade je veux bien, mais la volaille, non !" L'amertume gagne certains commerçants : « A une heure du matin, je suis à Rungis. Tous les jours, sauf le lundi.  Les commerçants n'ont pas de retraite, ils sont tous morts avant. » Pourtant, ce sont des habitués de longue date : « Je fais ce marché depuis vingt ans. Mais avant, mon père le faisait déjà. » Cette remarque nous rappelle que les immigrés arméniens, grecs, juifs, espagnols, algériens, tunisiens et asiatiques, attirés par l'activité économique, ont fait de Belleville leur point de chute depuis le début du XXe siècle.      <br><br>Mireille Cante]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Dahoud est sur pied à 5 heures du matin pour aller se fournir au marché de gros de Rungis, dans la banlieue-sud de Paris. Les prix des denrées évoluent quotidiennement en fonction de la conjoncture et des stocks. Comme lui, ils sont de nombreux Maghrébins à avoir embrassé la carrière de maraîcher.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Le petit monde du cimetière</nom>
    <texte><![CDATA[Il sont promeneurs solitaires, touristes ou professionnels des parcs et jardins. Avides de lecture, à le recherche d'un coin d'ombre ou d'une anecdote savoureuse comme celle qui animerait presque le gisant de Victor Noir, ils apportent vie et animation à ce qui reste, malgré tout, l'un des plus grands espaces verts de Paris. Mention spéciale aux bûcherons-élagueurs de la ville qui grimpent dans les arbres aussi bien pour en entretenir la diversité que pour éviter qu'ils ne détruisent les sépultures ou ne blessent les passants.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Philippe Raine est maître-bûcheron - plus particulièrement bûcheron-élagueur. C'est un grimpeur, à la différence de l'élagueur. Le premier monte dans les arbres, sans griffes pour ne pas blesser les végétaux, alors que le second travaille à partir d'une nacelle. Une différence de taille dans le cadre du Père-Lachaise, dont le lacis de passages ne permet aucune mécanisation. La ville envisage d'uniformiser les compétences de ses 180 bûcherons, une menace pour les grimpeurs...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..."Ici les arbres nécessitent des coupes sélectives très précises, liées à leur imbrication parmi les tombes : si tout le monde fait de la voirie, en traîtant les arbres comme ceux de n'importe quel boulevard, la morphologie végétale du cimetière en pâtira." Quand la politique ne rejoint plus l'écologie...<br><br>CVO]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Un gisant pour ces dames<br>Le 10 janvier 1870, Yvan Salmon, alias Victor Noir, journaliste au quotidien La Marseillaise, se rend chez de Pierre Napoléon Bonaparte, cousin de Napoléon III, rue d'Auteuil. Mandaté par le directeur du journal La Revanche, Pierre Grousset, Victor Noir, accompagné de son collègue, Ulrich de Fonvielle, est venu demander réparation au prince pour les insultes qu'il a lancées à Grousset dans un article paru dans L'Avenir de la Corse...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Or, le prince, connu pour son tempérament violent, a déjà eu maille à partir avec Henri Rochefort, un autre journaliste opposant au régime impérial. Pierre Napoléon l'avait provoqué en duel, après que ce dernier eut attaqué avec virulence la famille Bonaparte dans un article de presse. Lorsque Noir et Fonvielle se présentent chez lui, il les prend pour des émissaires de son ennemi juré et s'emporte violemment contre eux...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Selon certains, Victor Noir aurait, le premier, frappé Pierre Napoléon, d'un coup de canne au visage. Pour d'autres, le prince se serait emparé d'un pistolet et aurait froidement abattu le journaliste âgé d'à peine 22 ans. La foule de Paris, révoltée par ce meurtre, se joint massivement aux funérailles de Victor Noir, consacré martyr de la cause républicaine : un cortège de 100 000 personnes manifeste son hostilité au régime...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...D'abord mise en terre à Neuilly, la dépouille de Victor Noir est transférée au Père-Lachaise sous la IIIe République. Jules Dalou est alors chargé de sculpter un bronze à l'effigie du journaliste. Chemise baillant, une blessure sanglante à la poitrine, le chapeau tombé de la main et le pantalon déboutonné, le jeune homme est représenté dans une attitude d'abandon si touchante qu'elle n'a manqué d'émouvoir la gent féminine...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...En effet, encore aujourd'hui, les jeunes filles en mal d'amour et les femmes stériles viennent fleurir la tombe du journaliste défunt. Afin d'obtenir les faveurs de ce symbole d'amour et de fertilité moderne, certaines posent un baiser sur les lèvres du gisant et plus encore parfois...Qui aurait pu prédire que Victor Noir, qui passait certes pour très séduisant de son vivant, aurait conservé un tel pouvoir d'attraction par-delà la mort ?<br><br>Hélène Lepierre]]></texte>
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    <nom>Le peuple du verre</nom>
    <texte><![CDATA[Connaissez-vous Chirico et sa peinture métaphysique, ses places vides bordées de monuments néo-classiques et animées de statues hiératiques ?  Avez-vous en tête les compositions de Paul Delvaux où des passants figés hantent des perspectives aux horizons sans fuite ?<br><br>La Très Grande Bibliothèque, ce pourrait être cela, un univers où l'homme ne brille que par son absence, écrasé par l'esprit des formes ou par procuration de mémoire, celle de ses semblables, enfouie sous terre, dans un cercueil de bois et de verre.<br><br>Fort heureusement, un tropisme solaire fait renaître nos frères humains, les tire de l'ennui, les extrait du métal, les fait exister au-delà de Kafka. En six mots, la vie reprend ses droits.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Ces deux lycéennes en train de bachoter ne sont ni lectrices, ni chercheuses, ni visiteuses. Elle viennent de leur IXe arrondissement uniquement pour la tranquillité des lieux. Seront-elles inspirées par toute la mémoire du monde qui les entoure ? Pas sûr, mais cela tombe quand même assez bien : cette année, elles passent le baccalauréat-lettres ! ...]]></texte>
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    <nom>Le Pont des Arts</nom>
    <texte><![CDATA[Vous êtes amoureux ? Vous aimez le romantisme parisien, les couchers de soleil avec vue sur les plus beaux monuments de la ville, le Louvre, les tours de Notre-Dame, le pont Neuf, l'île de la Cité ? Alors, sachez que vous ne serez pas les seuls à avoir pensé au pont des Arts !<br> <br>Il y a d'abord les couples qui viennent profiter d'un cadre romantique imprenable, non gênés par les voitures puisque le pont est piétonnier. Ils peuvent se sentir seuls au monde dans ce « jardin suspendu », comme l'avait désiré le premier architecte du pont, Louis-Alexandre de Cessar, qui y avait disposé des bacs à fleurs, des arbres et des bancs. Autour de ces gens seuls au monde, il y a aussi des groupes pas seuls du tout : musiciens, pique-niqueurs du dimanche, du soir ou du matin, jeunes, moins jeunes, amoureux de Paris, chercheurs de compagnie... Le pont des Arts ne dépeuple pas. <br><br>Le pont des Arts, comme son nom ne l'indique pas, est une passerelle ; elle en a connu des hauts et des bas, cette passerelle. <br><br>Entre les bombardements pendant les guerres de 14-18 et 39-45, les accidents de péniches qui ont sérieusement endommagé la structure, elle n'avait pas fière allure en 1970. Elle est alors fermée au public, par sécurité. Et c'est une bonne chose, car en 1979 un ultime choc avec une barge a raison de sa solidité : le pont s'effondre sur 60 mètres. Elle restera longtemps inaccessible, jusqu'à ce qu'elle soit reconstruite plus solidement entre 1982 et 1984. <br><br>Clothilde Farinotti]]></texte>
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        <texte><![CDATA[On pourrait croire qu'elle porte ce nom parce qu'elle mène aux Beaux-Arts de Paris, mais le fait est que, du temps de sa construction...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... sous le Premier Empire, le Palais du Louvre s'appelait également Palais des Arts...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... La passerelle initiale fut construite entre 1801 et 1804 ; elle comportait à l'époque neuf arches en fonte : le premier pont en fer de Paris. Elle fut plusieurs fois endommagée, réparée, restaurée, et sa version finale, que nous connaissons aujourd'hui, ressemble très fortement au modèle initial, avec cependant deux arches en moins et le choix de l'acier comme matériau de base, plus facile à réparer que la fonte.  <br><br>C.F]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Le temple de l'Art déco]]></nom>
    <texte><![CDATA[Quand les architectes Carlu, Boileau et Azéma construisent le palais de Chaillot en 1937, l'âge d'or de l'Art déco touche à sa fin, après la profusion des années 20/30 qui ont vu naître les plus beaux exemples de constructions Art déco (l'Empire State Building à New York, l'Aubette à Strasbourg, la Samaritaine à Paris). Dix ans après l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, qui marque la naissance du style art déco et dont le Palais de Chaillot est un des plus beaux exemples. En réaction au foisonnement de fioritures et d'ornements qui caractérisait le style Art nouveau, les deux ailes aux formes épurées et géométriques qui descendent vers la Seine forment un ensemble symétrique original. Entre les deux pavillons, le parvis central est décoré de statues en bronze doré (Apollon de Bouchard, Hercule de Pommier), un matériau largement utilisé à l'époque, au même titre que la laque et la coloration du bois. Près de dix ans avant que Jean Giraudoux ne lui attribue une touche de féminité, Jacques Carlu, l'un des trois architectes, aimait à répéter : "Je suis le fou de Chaillot".<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Temple de l'Art déco, mais ausi temple de l'anthropologie, jusqu'à ce que le musée du quai Branly consacré aux Arts premiers ne lui vole la vedette...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le vaste ensemble du Palais de Chaillot concentre, outre le musée de l'Homme, le musée des Monuments français, le musée du Cinéma et le musée de la Marine. Il reprend l'emplacement et la configutation corps central /  deux ailes en arc de cercle, de l'ancien Palais du Trocédéro qui avait été construit pour l'Exposition universelle de 1868.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Le triomphe en perspective</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Un arc qui s'est fait attendre </b><br>Au début du XVIIIe siècle, il n'y avait, à l'emplacement de la place de l'Etoile, qu'un carrefour de chemins de campagne nommé étoile de Chaillot, au sommet d'une butte de 65 m. Dans la plaine des Sablons, au nord, se déroulaient des exercices militaires. Parmentier y planta ses pommes de terre et, sous le Directoire, on y construisit un parc d'attractions, le Wauxhall, où l'on pouvait voir des spectacles pyrrhiques, c'est-à-dire de danse militaire.<br><br><b>Les ogres de Versailles</b><br>Un peu à l'est passait la route de la Révolte, construite à la demande de Louis XV, pour aller de son château de Versailles à celui de Compiègne sans traverser Paris. C'est par crainte des Parisiens que le Roi ordonna le percement de cette voie. Un enfant ayant été arrêté par un policier pour une peccadille, sa mère alerta le quartier : elle pensait que son fils avait été enlevé pour être sacrifié, et son sang utilisé comme bain de Jouvence. <br><br><b>Un chef de la police détesté</b><br>Le Roi et sa cour étaient soupçonnés par la population de tels forfaits, ce qui en dit long sur le fossé qui s'était creusé, en ce milieu de XVIIIe siècle, entre les Français et leur souverain. Deux mille personnes se placèrent alors sur la route de Versailles pour bloquer la voiture de Nicolas Berryer, lieutenant-général de police, un homme si détesté pour sa brutalité qu'il disait que les Parisiens avaient juré de le tuer et de lui manger le coeur !  <br><br><b>L'éléphant de l'Etoile</b><br>En 1787 fut bâti le mur des Fermiers généraux, pour que les récalcitrants n'échappent pas à l'octroi. Les projets pour orner le carrefour affluèrent. L'un des plus fous était un éléphant gigantesque. Il crachait de l'eau par sa trompe, et contenait une salle du trône ainsi qu'une salle de bal. Par les oreilles du pachyderme, à l'aplomb de la salle de bal, la musique de l'orchestre devait déferler sur la campagne environnante. Tout cela devait être couronné d'une statue de Louis XV.<br><br><b>A la gloire de Napoléon</b><br>Plus réaliste et soucieux de sa gloire, Napoléon, au retour d'Austerlitz, ordonna qu'un arc de triomphe fût construit à l'Etoile pour célébrer cette victoire. Le projet de l'architecte Chalgrin fut retenu. Pour que chacun se fît une idée du monument, on érigea une maquette de toile peinte grandeur nature, à l'occasion de l'entrée solennelle à Paris de Napoléon avec sa nouvelle épouse Marie-Louise. Mais Chalgrin mourut alors que l'arc ne mesurait que 5 m de haut.<br><br><b>Un chantier interminable</b><br>Trente ans plus tard, Louis-Philippe fit reprendre les travaux, avec quelques modifications. Quatre groupes orneraient les piliers, dont celui de Rude - le départ de 1792, aussi appelé La Marseillaise - est le plus fameux. On grava les noms des principales batailles et de 558 généraux de l'Empire. Mais on en omit quelques-uns, ce qui entraîna des protestations. Le père de Victor Hugo, « ce héros au sourire si doux », faisait partie des oubliés. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La plus belle avenue du monde ?  Les Champs-Elysées sont en tout cas la partie la plus majestueuse de l'axe majeur de Paris...]]></texte>
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        <texte>... Un phénomène unique dans la circulation parisienne : douze avenues importantes aboutissant au même rond-point, sans feu de signalisation. Le principe de la priorité à droite est souverain et les accrochages sont relativement rares...</texte>
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        <texte><![CDATA[... A l'opposé des Champs-Elysées, cap sur la Défense...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... De la terrasse, douze fois ce spectacle : autant d'avenues que de chiffres sur un cadran de montre. Nous sommes reconnaissants au baron Georges Haussmann et à son architecte Jacques-Ignace Hittorff d'avoir pris le temps d'organiser la place de L'Etoile (1853-1859)...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...La rue de Rivoli prend le relais parallèle, de l'axe des Champs-Elysées depuis la Concorde jusqu'à l'Hôtel de Ville (au fond la Défense)...]]></texte>
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    <nom>Les amis de George</nom>
    <texte><![CDATA[Que l'Angleterre et la France aient été des rivaux depuis des temps immémoriaux, cela ne fait aucun doute. Que les deux pays puissent se rejoindre un jour sur des terrains qui ne sont pas ceux de la guerre, de la politique ou du sport, mais plutôt ceux de l'art de vivre dans le luxe, non plus. Quoi de plus naturel, lorsqu'on est dans le triangle d'or - la sainte trinité Champs-Elysées / Montaigne / George V -, que de se comporter en grand seigneur ?<br>L'hôtel George V, en hommage au roi d'Angleterre et empereur des Indes du début du XXe siècle, est aujourd'hui l'un des établissements les plus prestigieux du monde. Pas susceptible pour un sou, le Prince de Galles, vassal conciliant, à quelques mètres seulement, se tient au garde-à-vous. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Au bar, on devise, on "cocktaillise", on avise, on détaille. Une excellente façon d'entrer dans la cour des grands sans bourse trop délier...]]></texte>
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        <texte>... en langue déliant, toujours pour la meilleure cause. On pourra refaire le monde, à condition de ne pas trop le briser...</texte>
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        <texte><![CDATA[... C'est le maître d'hôtel qui l'a dit en aparté : "Bonjour Monsieur, une table pour deux, comme d'habitude, n'est-ce pas ?... Voulez-vous que l'on vous reconnaisse ?" La discrétion en grande classe...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... "Vis-à-vis ou côte à côte ? Je vois... Une table d'angle sera un bon compromis"...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..." Venez donc, cher ami, partager notre thé et le fil de nos discussions"... On ne peut pas mieux tomber, ce jour-là les dames du Fashion Group tenaient salon.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Les Atenga, Franciliens venus d'ailleurs]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>Les époux Atenga ont grandi au Cameroun et vivent aujourd'hui en France. Tranches de vie ordinaires d'une famille francilienne.</b><br><br>Il commence ses journées à écouter Stéphane Paoli sur France-Inter, avec des décrochages réguliers sur RFI - question de prendre des nouvelles du continent ; même si souvent, au récit des malheurs de l'Afrique, Thomas a l'impression que les cauchemars de ses nuits jouent les prolongations. Son ordinateur portable sur les genoux, il fait le tour de ses sites favoris sur la Toile. « C'est un vieux réflexe qui remonte au temps où je travaillais comme journaliste », explique-t-il. Besoin d'informations, envie de savoir. Là où d'autres immigrés africains préfèrent se boucher les oreilles, il fait jouer stoïcisme et professionnalisme.<br>Et puis, Internet, ça fait toujours moins de bruit que la radio. Il ne faut surtout pas réveiller Manuella, cinq ans, qui dort dans la chambre à côté. Il sera toujours temps, au moment de la préparer pour l'école. Mais, en attendant de trouver plus grand, il faut bien se contenter de l'appartement « deux-pièces » de la rue Arthur-Fontaine à Drancy, que son épouse Elise ne supporte plus. <br>Dans la pièce principale, sur toute la longueur du mur, une petite bibliothèque ploie sous un amoncellement d'ouvrages, allant de Mongo Béti aux <i>Mémoires</i> du général de Gaulle. Et puisque l'ancien séminariste de Yaoundé (Cameroun) joue de la guitare à ses moments de détente, l'instrument trône dans un coin de la pièce, non loin de l'énorme téléviseur. Entre les jouets de Manuella, éparpillés dans la pièce, des livres aux pages piquées de <i>post-it</i>, entre autres journaux et documents éclectiques, le visiteur ne peut décoller de sa chaise sans courir le risque de marcher sur quelque chose. <br>Après avoir accompagné Manuella à l'école maternelle, la pièce se transforme en bureau pour l'enseignant et chercheur au Centre d'études des mondes africains de l'Université de Paris-I. Ce qui n'empêche pas Elise de recevoir. Elle aime bien mitonner du « ndolé » épicé à la camerounaise. Ce qu'il lui faut, elle le trouve au marché de Château Rouge. Délicieux fumet, air du pays. Des amis, d'une bonne dizaine de nationalités, viennent dîner et discuter, descendre en flammes <i>Le cauchemar de Darwin</i> ou le défendre, spéculer sur le profil idéal du candidat socialiste pour 2007, sur ce que la Chine peut apporter à l'Afrique, mais aussi écouter les dernières compositions du révéré bassiste camerounais Richard Bona... <br><br>Georges Dougueli<br>Photographies Anneli Airaksinen]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Ses journées, il les emploie à préparer ses interventions dans des colloques et séminaires, ou à la correction de son livre qui sera publié à la rentrée chez Dianoïa. Mais, par-dessus tout, il aime parler de l'Afrique, celle qui marche. Pas celle que l'on voit à la télévision, peuplée d'enfants souffrant de malnutrition, de femmes violées ou excisées et d'enfants soldats ; encore moins celle qui échoue à Ceuta et Melilla : « Il faut combattre les clichés et stéréotypes qui brouillent l'image de l'Africain. »...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Aussi, il n'hésite pas à donner de sa personne : Thomas revient d'un séjour de six mois au Congo, comme professeur associé à l'Université de Kinshasa. Il renouvellerait bien l'expérience, s'il n'avait faim des deux femmes de sa vie. L'anxiété de sa fille, qui redoute un autre départ de longue durée de son père, lui donne du vague à l'âme. La peur du déchirement, le vide de l'absence, que lui-même ne connaît que trop bien pour l'avoir vécu en quittant le Cameroun...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Neuf ans déjà qu'il n'a pas revu sa mère qui vit près de Yaoundé. Sexagénaire à la santé fragile, qui se fait pourtant un sang d'encre pour son fils, parti depuis trop longtemps. Neuf ans qu'il a dû quitter son poste de journaliste au sein du quotidien camerounais Le <i>Messager</i>. Elise l'a rejoint trois ans plus tard, mannequin dans une autre vie, aujourd'hui reconvertie en agent aéroportuaire en France. Manuella naît par la suite et vient ensoleiller la vie d'un père qui avait alors repris des études à La Sorbonne...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Aujourd'hui, ce sympathisant du Parti socialiste savoure le bonheur de vivre dans un pays démocratique, même si, à d'autres égards, c'est loin d'être l'exil doré. <br>Leurs dates : <br>Naissance de Thomas, 3 mai 1967<br>Arrivée en France : 1997<br>Mariage avec Elise : août 2000<br>Naissance de Manuella : juin 2001<br><br>G.D]]></texte>
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    <nom>Les boulevards du patrimoine</nom>
    <texte><![CDATA[8 millions de visiteurs pas an ! Tous désunis pour assiéger la forteresse de la culture. En bataillons non rangés, des vagues d'envahisseurs pacifiques s'infiltrent par toutes les brèches de l'édifice, de préférence le mardi, gratuit pour tous, lorsque la vigilance du guetteur, à la billetterie, fléchit. <br><br>Les valeureux osent le choc frontal ; les autres sont des pleutres ou des traîtres qui s'insinueront par le passage Richelieu, la porte des Lions ou les galeries du Carrousel. Haro sur la pyramide donc, pour éprouver la résistance de l'escalier à piston qui leur fera croire à une victoire trompeuse, car ce n'est qu'un répit : le vaste champ de bataille qui s'étend devant eux n'est que la morne plaine du hall Napoléon où errent des troupes désemparées. Ce premier pont-levis franchi, il faut prendre d'assaut les postes avancés que constituent les goulets d'étranglement et les chicanes de la salle Le Vau, vers le Louvre médiéval à l'est, de l'aile Richelieu au nord ou du pavillon Denon au sud.<br><br>Ils y sont enfin : après les derniers passages, difficiles mais confortables, que sont les escalators, les couloirs et les passerelles, place enfin aux salles et salons en enfilade, aux cours intérieures, aux galeries et aux appartements royaux. <br><br>Reste un dernier adversaire, de taille celui-ci : du haut des cimaises et sur les piédestaux, cinquante siècles d'histoire et d'art les contemplent. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Concu pour permettre au public à mobilité réduite d'atteindre facilement le sous-sol, l'ascenceur s'enfonce dans la terre, donnant l'impression de dérouler l'escalier autour de lui en un mouvement centrifuge]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Bien seul sur son socle, ce romain solitaire, plus élément de décor que pièce à part entière, n'a pas droit à la légende.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Les débuts du métro avec la RATP</nom>
    <texte><![CDATA[<b>En partenariat avec la RATP<b><br><br><b>A suivre dans la médiathèque : le métro dans tous ses éclats </b>]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Construction de la station Saint-Michel ligne 4</b><br>Montage du caisson à Saint-Michel/Odéon.<br>Chantiers spectaculaires de la construction de la ligne 4 avec le montage des caissons métalliques de la station Saint-Michel. Une opération réalisée selon la technique du fonçage, qui consistait à enfoncer dans le sol chaque caisson d'un poids de 11 000 tonnes.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Caisson sous-fluvial</b><br>Construction de la ligne 4 du métro.<br>Mise en place de l'un des caissons de la traversée sous-fluviale du grand bras de la Seine, toujours selon la technique du fonçage. Les caissons furent enfouis séparément à 20 mètres au-dessous du niveau du sol, soit 15 mètres au-dessous du niveau normal de la Seine.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Construction de la ligne 2 partie aérienne</b><br>Imposant chantier de construction du viaduc de la ligne 2 avec, en premier plan, le montage d'une portée de 44,73 mètres au-dessus d'un important carrefour et, au second plan, la station "Boulevard Barbès" en cours de réalisation. <br>La station se nomme aujourd'hui "Barbès- Rochechouart".<br><br>En 1897, Fulgence Bienvenüe expose le projet Ligne 2 : le viaduc succèdera au souterrain sur le boulevard Rochechouart et s'étendra sur boulevards de la Chapelle et de la Villette.<br>Les travaux commencent en mars 1901, suivis de ceux de la superstructure. <br>Les grands viaducs qui permettent notamment la traversée des faisceaux de voies ferrées des chemins de fer du Nord et de l'Est sont confiés à la Société des ateliers de Montreuil (anciens établissements J. Leclaire) et à la Société Moisant.<br>La partie aérienne est composée de travées métalliques dont la longueur est généralement comprise entre 22 et 75 mètres.<br>Au total 9500 mètres de parcours aérien, un dispositif qui a sans doute contribué au succès de de la ligne auprès des voyageurs.<br>Le métro aérien a vraiment un prix : le kilomètre coûte deux fois plus qu'en souterrain.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Viaduc d'Austerlitz sur la ligne 5</b><br>Ingénieurs Biette et Bienvenüe.<br>Le pont métallique construit en 1904 et 1906 est réservé au passage de la ligne de métro Place d'Italie-Bobigny.<br>Ce viaduc ne devait pas avoir appui dans la Seine, afin de ne pas gêner la navigation déjà perturbée par le pont d'Austerlitz voisin.<br>Il prendra la forme d'une très longue passerelle à deux arcs, suspendue par des poutrelles à treillis. Les arcs retombent à chaque extrémité sur deux culées en pierre de taille reposant sur de la fonte.<br>Le viaduc franchit la cour de départ de la gare d'Austerlitz jusqu'à la station de métro située sous la voûte.]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Signalétique de l'accès Nord-Sud</b><br>Accès Assemblée nationnale-Chambre des députés.<br>Le 5 novembre 1910 débute l'exploitation de la ligne A du chemin de fer souterrain Nord-Sud de Paris desservant notamment les quartiers de Montparnasse et Montmartre. C'est la Société du chemin de fer électrique Nord-Sud, appelée également Compagnie du Nord-Sud, qui est concessionnaire de cette nouvelle ligne, reliant la Porte de Versailles à Notre-Dame-de-Lorette. Cette dernière sera prolongée successivement jusqu'à Pigalle, puis Jules-Joffrin pour atteindre finalement  Porte de la Chapelle le 23 août 1916.<br>Les accès des lignes nord-sud se reconnaissent par l'indication "Nord-Sud", à la différence de la dénomination "Métropolitain", qui signale une station du réseau de la CMP (Compagnie du Chemin de Fer métropolitain). <br>Les stations Nord-Sud perdront leur appellation lorsque la CMP absorbera la Compagnie du Nord-Sud le 1er janvier 1930, réalisant l'unité du réseau souterrain et renforçant ainsi la cohérence du développement du métro.<br>Jusque dans les années trente, ces accès ne comportent pas d'holoplanes.]]></texte>
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    <nom>Les jardins du Luxembourg</nom>
    <texte><![CDATA[La capitale française sait se mettre au vert : en matière de jardins publics, la ville regorge de pelouses romantiques et d'allées fleuries où passer un moment loin des vapeurs toxiques des rues embouteillées. Chaque jardin a son histoire et ses particularités, qui traduisent l'art des jardins à la française, et témoignent des siècles passés à vouloir insuffler un peu de nature dans la ville... Un jardin, même tout petit, c'est la porte du paradis.<br><br>Dans le jardin du Luxembourg, situé entre le quartier Saint-Germain-des-Prés et le Quartier latin, l'ombre de Marie de Médicis rôde autour de son Palais, et peut-être rencontrerez-vous au détour d'une allée la silhouette de Marius de Pontmercy, guettant l'arrivée de Cosette en promenade avec son père adoptif Jean Valjean, misérables personnages de Victor Hugo...<br><br>Ce jardin, que les habitués appellent le « Luco », est le domaine des enfants : sur le grand bassin, ils poussent des bateaux à voile, tandis que les promenades à poney sont très prisées, tout comme l'aire de jeu près de l'Orangerie. Sans oublier les fameuses Marionnettes, chères à Jean-Paul Sartre qui y venait enfant. Le jardin du Luxembourg a une particularité : c'est le royaume des chaises ! Une multitude de chaises en métal vert permet aux étudiants et aux amoureux de s'asseoir au bord des bassins ou des massifs de fleurs, dans les allées sinueuses, bordées d'arbres d'essences rares : tulipier de Virginie, paulownia impérial, savonnier de Chine, arbre de Judée, micocoulier de Provence, et même un séquoia géant près de l'entrée de la rue Auguste-Comte.<br><br>Hélène Zemmour]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Etaient-ils des existentialistes il y a cinquante ans ? Dansaient-ils dans les caves de Saint-Germain ? Ont-ils connu Vian, Gréco, Mouloudji, Gainsbourg, Queneau ? Ces deux-là ont de vrais airs de Simone de Beauvoir et de Jean-Paul Sartre. Ils sont à présent en âge de vérifier si l'existence précède l'essence.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Les ors de la République</nom>
    <texte><![CDATA[On ne visite pas le Palais du Luxembourg, ou Palais Médicis, comme un monument ordinaire. Il faut convenir que la République ne peut montrer tous ses dessous sans un minimum de connivence et de précautions. Question de pudeur, question de planning. On ne peut non plus sans délicatesse déranger les séances où siège le Sénat : on ne trouble pas ainsi les destinées de la France. Il faut donc s'armer de patience, s'inscrire sur des tablettes, et savoir que l'on ne pourra de toute façon jamais déambuler librement dans cet univers fastueux. Il faudra donc veiller à mettre ses pas dans ceux d'un groupe, ou s'en remettre au Centre des Monuments nationaux pour bénéficier d'une visite individuelle.<br>Le pas est fait : rêvons un peu de plafonds chargés d'allégories, de pilastres rutilant d'or et d'escaliers d'honneur aux tapis cramoisis.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le plafond de la salle des Conférences richement orné. Réalisé  par Alphonse de Gisors entre 1852 et 1854, il s'inspire de la galerie d'Apollon au Louvre. Le triomphe de l'éclectisme du Second Empire...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Napoléon II, près de la Justice sur son trône. L'Aiglon (1811-1832) n'eut pas le temps de voler bien loin. Fils de Napoléon Ier et de Marie-Louise d'Autriche, il fut à l'âge de 4 ans l'empereur éphémère des Français (deux semaines), lors de l'abdication de son père en 1815. Son cousin germain Napoléon III tiendra à lui rendre hommage... en famille...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Curieux revirement de l'histoire, le palais royal, devenu  Sénat du Second Empire, sert à présent les intérêts de la République...]]></texte>
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        <texte>... La salles de Conférences, ancienne galerie du Trône de Marie de Médicis...</texte>
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        <texte><![CDATA[... La salle des Bustes.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Les tours de Chinatown</nom>
    <texte><![CDATA[<b>La Chine s'installe à Paris</b> <br><br>La présence des premiers Asiatiques en France remonte à la Grande Guerre, où 100 000 Chinois, originaires de la région du Zhéjiang, et 50 000 Vietnamiens, originaires pour la plupart du Tonkin, furent recrutés pour remplacer les ouvriers français mobilisés sur le front. A la fin de la guerre, la grande majorité retournent dans leur pays d'origine, alors que 2 000 à 3 000 d'entre eux décident de s'installer en France. On note, dès les années 1920, un début d'implantation chinoise dans le quartier de la gare de Lyon, à l'îlot Chalon, qui demeura jusque dans les années 70 un quartier chinois, récemment démoli pour faire place à des ensembles de bureaux. Dans les années 50 s'opère un deuxième regroupement, rue du Temple, rue des Gravilliers, rue Chapon, rue des Vertus, rue Pastourelle et rue des Archives, dans le IIIe arrondissement, où s'installent des artisans d'objets en cuir et en porcelaine. La troisième implantation commence peu après dans le quartier de la place Maubert, puis dans le VIe, notamment rue Monsieur-le-Prince, et regroupe des commerces de produits alimentaires et des restaurateurs. Ce regroupement a coïncidé avec la forte présence des étudiants venus du Sud-Viêt-nam après 1954. En 1975, après la victoire des communistes, les premiers réfugiés de l'ancienne Indochine s'implantent dans le XIIIe arrondissement. Du fait de la montée considérable de l'immobilier dans le XIIIe, un certain nombre de Chinois se sont déplacés dans le quartier de Belleville, au rond-point des Xe, XIe, XIXe et XXe arrondissements et vers le Val-de-Marne. Maintenant, les villes nouvelles comme Lognes, Choisy-le-Roi, Torcy, deviennent les quartiers résidentiels des Chinois. <br><br>Mireille Cante]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Palais urbains <br>Les quartiers asiatiques de Paris ne présentent pas une architecture pittoresque comme à Londres ou à San Francisco. <br><br>Italie 13<br>En ce qui concerne l'aménagement du XIIIe, les Chinois ont bénéficié de l'échec de l'urbanisation engagée à Paris dans les...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... années 1960 et interrompue au milieu des années 1970. Les nombreuses tours du sud de l'arrondissement - en particulier le quartier des Olympiades - datent de cette opération, nommée Italie 13. Il s'agissait de rénover des îlots jugés insalubres ou simplement « mal construits », et de procéder à une réorganisation d'ensemble de ces quartiers dans l'esprit de la charte d'Athènes de Le Corbusier. On commença ainsi à ériger des immeubles très élevés pour créer des espaces libres au sol et procurer...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... aux appartements une meilleure luminosité, négligeant les parcs initialement prévus dans le projet d'urbanisation. On opta pour une séparation des fonctions : d'une part, les voies de circulation automobile ; de l'autre, le plus vaste espace de dalle de Paris avec le quartier du Front-de-Seine dans le XVe, accessible aux piétons. S'élancent ainsi vers le ciel les quatre tours du centre Galaxie, la tour Apogée, d'une hauteur comparable à celle de la tour Montparnasse, les tours des Olympiades, la Super-Italie...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... seule tour ronde du quartier, pour ne citer qu'elles. Ces constructions visaient à séduire une population de jeunes cadres en tablant sur le modernisme du quartier et la présence de nombreux équipements scolaires et sportifs. Or les tours, éloignées du centre de Paris, trop standardisées dans leur architecture, n'ont pas attiré les Parisiens. Elles sont restées inoccupées pendant plusieurs années. Les premiers réfugiés vietnamiens, immigrés cambodgiens...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... laotiens et chinois, se sont installés dans les appartements et ont ouvert ou repris de nombreux commerces financés par le système de la tontine (ou hui) pour en faire le quartier asiatique d'aujourd'hui. Curieusement, le centre commercial des Olympiades, dont les toits sont en forme de pagode, n'a pas de rapport avec la présence des Asiatiques, car il a été construit avant leur arrivée...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Chinagora<br><br>En revanche, le complexe Chinagora d'Alfortville, au confluent de la Seine et de la Marne, qui avait pour ambition d'être la vitrine économique et culturelle de la Chine, a été inauguré en 1992 et représentait le tout premier investissement d'une entreprise d'État de la Chine communiste en Europe, Guangdong Entreprises. Hôtels, restaurants, salles d'expositions, galerie marchande, commerces, jardin intérieur... Le projet était ambitieux...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Malheureusement, faute de rentabilité, les 12 400 m² de surface n'ont pu être aménagés comme prévu, et le magnifique complexe commercial ne prit jamais son envol. Pourtant, en 2003, son exploitation fut confiée au groupe Nouveau Monde, avec à sa tête de jeunes et ambitieux patrons d'origine asiatique. Cette véritable pagode flottante ne connut pas davantage le succès escompté : manque de publicité ? Erreur stratégique de marketing ? Mauvaise implantation géographique ? Ce site emblématique fermera ses portes sans qu'on ait divulgué les vraies raisons de son insuccès.<br><br>La pagode<br><br>Malgré ses airs asiatiques, son toit aux pointes relevées, son jardin à l'orientale, sa grande salle richement décorée, le cinéma La Pagode, qui se démarque dans son environnement haussmannien du VIIe arrondissement de Paris, ne doit pas son existence à la présence des Asiatiques à Paris. Il a été construit en 1895 par l'architecte orientaliste Alexandre Marcel, sur les ordres d'un ancien directeur du Bon Marché, Monsieur Morin, désireux d'en faire cadeau à sa femme. Abritant à l'origine une salle où étaient donnés des bals et de grandes fêtes aux thématiques orientales, il  a été transformé en cinéma au début des années 1930. Depuis lors, ce cinéma est connu pour sa programmation de qualité classée "art et essai". <br><br>Tintin et Titeuf en Chine<br><br>«Tchang m'a fait pénétrer la réalité de la Chine. Avec lui, j'ai compris que je devais me documenter sérieusement » (Hergé, <i>La Libre Belgique</i>, 1975).<br>Officiellement, Tintin n'est traduit en Chine populaire que depuis mai 2001, mais il apparaît en Chine continentale en 1981, en dialecte cantonais, sous la forme de petits albums pirates en noir et blanc, aux Éditions populaires de la Province de Canton (GuangDong's People Publishing House). Tintin s'appelle « Ting Ting » et Milou « BaiHua » (« fleur blanche »). Elle est la BD étrangère la plus notoire dans ce pays. Depuis, de nombreuses BD franco-belges, mais aussi des <i>comic-books</i> et les mangas japonais et coréens, de même que la production de Hong-Kong, ont pris le chemin de la Chine. Parmi celles-ci, on distinguera la série Titeuf, la coqueluche des enfants français. Les tomes 2, 3 et 4 de ses aventures y ont été traduits avec un tirage de 20 000 exemplaires, à la fois en couverture souple et rigide. Son auteur, Zep (Grand Prix d'Angoulême 2004), a même été invité à Pékin à l'occasion de l'opération « Lire en fête » en octobre 2003. Il venait y lancer son fameux « Guide du Zizi sexuel », un guide d'éducation sexuelle (thème qui peut maintenant être abordé), illustré par le célèbre personnage et publié par... Chine Children Publishing House, le même que Tintin ! De là à en conclure que pour réussir en Chine il faut être blond et avoir une mèche rebelle comme nos deux héros suisse et belge, il n'y a qu'un pas...<br><br>BD chinoise en France<br><br>... La Chine s'ouvre à la BD en même temps qu'au reste du monde. Invitée au festival d'Angoulême de la bande dessinée de 2006, une toute jeune maison d'édition en profitait pour se présenter au public : Xiao Pan, structure française spécialisée dans la publication de bandes dessinées d'auteurs chinois. Ne reste plus qu'à découvrir les plus talentueux, comme Nie Chongrui avec « Le fils du marchand », qui est une adaptation dessinée d'un conte chinois ; Nie Jun avec « My Street », un récit qui mélange onirisme et polar, et Benjamin avec « Remember », qui raconte des histoires semi-autobiographiques posant la délicate question de la liberté artistique dans un pays où les rédacteurs en chef ont des idées très arrêtées (et rétrogrades) sur la bande dessinée.<br><br>M.C]]></texte>
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    <nom>Les visages du temps</nom>
    <texte><![CDATA[Le Père-Lachaise, en plus d'être un lieu de mémoire, offre un véritable voyage à travers l'histoire : la Révolution française, avec les tombes de quelques grandes figures populaires ; l'Empire, avec un circuit napoléonien comportant les sépultures de nombreux maréchaux d'Empire ; et la Commune, avec le fameux Mur des Fédérés qui rend hommage aux Communards fusillés sur place pendant les événements de 1871.<br>Le Père-Lachaise est également un témoin de l'évolution de l'art à travers les temps, notamment avec un ensemble statuaire des plus remarquables. On y trouve, entre autres, une grande part de l'oeuvre du sculpteur David d'Angers (1788-1856), à l'exemple du buste de Balzac.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le visage du gisant de Victor Noir, poli par des attouchements multiples. Naissance d'un mythe que le petit monde du cimetière sait parfois apprécier à sa juste valeur.<br>Romantiques s'abstenir.]]></texte>
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    <nom>Ligne 6</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Nation / Charles de Gaulle - Etoile</b><br>En 28 stations, la ligne 6, combinée à la ligne 2 qui en est comme le prolongement naturel au nord, permet de réaliser la grande boucle parisienne. En partie aérienne et franchissant par deux fois la Seine, elle offre l'un des plus beaux panoramas de Paris, tout en permettant une liaison transversale très utile pour les correspondances. Son équivalent en surface serait le bus PC (Petite Ceinture), qui contourne Paris par les boulevards des Maréchaux, cependant plus excentré, et surtout le nouveau tramway T3, qui reprendra ce même tracé à la fin de l'année 2006.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA["Accès interdit".   Des inconscients se glissent parfois au-delà des limites du quai par goût de l'aventure ou du tag. Les parties aériennes du métro sont de fait des appels à virées insolites, où l'on peut toujours rêver de voir Paris différemment. Il peut en coûter très cher aux contrevenants.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Marais nocturne</nom>
    <texte><![CDATA[Encadré par la Seine, la rue des Francs-Bourgeois, la place de la Bastille et le Châtelet, le Marais reste le coeur historique et touristique de Paris, un quartier animé et cosmopolite le jour, mais...<br>Extérieur nuit : le silence tombe comme une chape, les ombres s'allongent, les hôtels particuliers prennent des allures de palais mythiques,  les ruelles étroites deviennent des coulisses et les cours exiguës des avant-scènes. Il est l'heure de se couler dans le temps, de dévisager sphynges et atlantes, de tendre l'oreille aux talons battant pavé, de dialoguer avec l'Histoire et de se perdre dans le passé.<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... L'hôtel de Sens, temoin de l'architecture civile médiévale, bâti entre les XVe et  XVIe siècles. Il abrite aujoud'hui la Bibliothèque Forney, spécialisée dans les arts décoratifs, les beaux-arts et les arts graphiques.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Vivre et étudier à Paname, ce n'est pas qu'une chronique de batailles rangées contre des CRS et autres casseurs. Après les blocages et les violences des manifestations anti-CPE, les étudiants savourent de nouveau la paix des campus. Entre cours à rattraper et retards accumulés dans les programmes, la recherche des bons plans est tout aussi prioritaire pour leurs petits budgets.<br><br><b>Bonne chère aux saveurs de Paris</b><br>Ça discute ferme autour d'un plateau à Mabillon. Le chef allemand du resto du Crous s'est surpassé avec sa « paella ». Pas mal pour un menu à 2,60 euros, dessert compris. C'est toujours de grosses économies de faites quand on sait que, pas loin de là, les restaurants gastronomiques du boulevard Saint-Germain proposent un minimum de 12 euros ! Seulement, voilà, le Crous, ce n'est pas très romantique. Ça n'incite pas à l'intimité. Alors, avec sa petite amie, il faut trouver de bonnes tables pour pas cher. Un joli décor, propice aux sentiments, pour moins de 10 euros. Il n'y a qu'à aller fureter sur la Toile, tenez, sur <i>www.restos-pas-chers</i> pour dégoter la bonne table. Et pourquoi ne pas aller en repérage sur son vélo récemment acheté à la bourse du même nom ?<br>Les fanas du blog se passent les bons tuyaux sur la bouffe. Pour ceux qui aiment "manger asiat", les blogomanes recommandent, entre autres, le Café Yo, rue du Port Mahon (métro Opéra), un franco-thaï plutôt sympa. <br> <br><b>Mise au vert</b><br>Les fêtards invétérés vont-ils se transformer en rats des bibliothèque, histoire d'être fin prêts pour les examens ? Avec le printemps et le retour du soleil, le parvis de Beaubourg fourmille de saltimbanques et d'étudiants se prélassant au soleil. D'autres préfèrent les pelouses du jardin des Halles, juste en face, de l'autre côté du boulevard de Sébastopol. Ça grouille de rastas shootés au reggae, l'oeil torve et pas méchant, mais aussi de "Gothiques" qui hantent l'Eglise Saint-Eustache dans un décor tout droit sorti de Transylvanie. Ça change toujours des Buttes-Chaumont ou du parc Montsouris situé juste en face de la Cité internationale universitaire.<br>Les amoureux de la Seine ne décollent pas de ses berges, coupés du monde, du MP3 plein les oreilles. D'autres aiment aller marcher sur les traces de Picasso ou de Seurat à Montmartre. C'est quelquefois un supplément de détente après les cours de salsa dispensés par le club éponyme à Sciences-Po : le week-end s'annonce déjà, et les soirées latino sont chaudes. Y'a pas que les études dans la vie ! <br><br><b>Fête l'achat !</b><br>Mais avant la sortie, c'est coiffure et plan- shopping pour les fringues.<br>Se coiffer sans y laisser des plumes, c'est accepter de servir de cobaye aux élèves des centres de perfectionnement des grandes chaînes. Quatre euros chez Jacques Dessanges pour les 15-25 ans, et carrément gratis Chez Camille Albane et Jean-Claude Biguine. <br>Côté fringues, la grande marque pour presque rien, c'est aux dépôts de vente, friperies, soldes, dégriffes de marques prestigieuses bradées parfois jusqu'à moins 70 %.<br>Tout est parfait pour le ciné ? La promo se donne rendez-vous à 10 heures au cinéma du métro Odéon pour voir les dernières sorties. Pourquoi si tôt ? Eh bien ! Parce que la séance est à moitié prix, comme dans la plupart des autres salles entre 10 heures et midi.<br>Quant aux accros du rock, ils ont souvent du mal à s'éviter de grosses frustrations. Trop fauchés pour aller voir les Wampas au Zénith mettre les politiques en bière, ils peuvent toujours se consoler avec les concerts privés montés par des radios comme RTL2, OUIFM, ou organisés par Virgin ou la Fnac. C'est cela aussi, étudier et vivre à Paris.<br><br>Georges Dougueli]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Sofiane, Sabrina et Walid Lekcir sont frère et soeurs. Paris-VI (Sciences), Ière année de physique-chimie pour Sofiane ; Paris-VI, 2e année de chimie pour Sabrina ; Paris-VII (Diderot), 1ère année de physique-chimie pour Walid. L'esprit de famille toujours plus fort sous les tours de Jussieu.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Montreuil : l'atelier de Triny Prada]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>Montreuil ou les transhumances artistiques</b><br>Si une ville a une âme, celle de Paris palpite sûrement au rythme des innombrables artistes, venus du monde entier, qu'elle a abrités en son sein. Au cours du siècle dernier, Paris a connu plusieurs "transhumances" qui ont conduit les artistes à changer de quartier, le plus souvent au gré des spéculations immobilières. Butte Montmartre, Montparnasse et, plus récemment, dans une moindre mesure, Bastille et Belleville, ont caché dans le dédale de leurs rues une créativité intense. Aujourd'hui, le prix du mètre carré ne cessant de grimper, une importante communauté d'artistes a trouvé refuge à Montreuil, une banlieue jouxtant Paris. Plus de 1 000 peintres, sculpteurs ou photographes y travaillent dans des ateliers dont le prix reste abordable.<br>C'est dans ce bouillon de création, source d'inspiration, qu'une peintre plasticienne d'origine colombienne, Triny Prada, a choisi d'installer son vaste et lumineux espace de travail. Après un grave accident de voiture qui a failli lui coûter la vie, elle a commencé à broder - littéralement - son oeuvre autour du fil. Car, comme elle le souligne, la vie ne tient qu'à un fil, et, en parcourant notre chemin terrestre, il faut apprendre à savourer le moindre instant comme s'il était le dernier.<br>Aujourd'hui, inlassablement, elle coud sur la toile des visages, des figures géométriques et des paysages oniriques constellés de couleurs chaudes qui en font sortir les reliefs. Après des débuts difficiles, ses peintures, parfois de taille imposante, sont de plus en plus appréciées par les collectionneurs.<br>Un brin provocatrice, Triny Prada organise aussi dans son atelier des performances culinaires, où elle offre à ses invités, par exemple, du « poulet hybride » découpé et recousu dans une nouvelle forme par ses soins, sur une table joliment dressée avec des gamelles « en acier » pour chien.<br>Aux gens choqués par sa performance, elle rétorque qu'il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil sur les étals des boucheries : en quoi ces cadavres-là seraient-ils plus convenables ? Et Marcel Duchamp, lui, a bien fait de l'art avec son urinoir en lui donnant une autre fonction ; alors, pourquoi pas une gamelle de chien en guise d'assiette ? C'est la fonction qui crée l'art...<br>Son inspiration ? Des Indiens d'Amazonie qui ont construit toute une philosophie existentielle autour du fil. Ils attribuent aux animaux, aux plantes et à certains minéraux une âme, et ce sont ces esprits-là qui nous ont transmis, à nous pauvres humains, l'art, entre autres, de coudre.<br>La vie encore : dans le creux de chaque cellule est tapi le fameux ADN, siège de notre être et devenir physique, qui, si on le déroulait, mesurerait deux mètres. Et si on s'avisait de relier ensemble tous ces fils précieux du corps, l'on pourrait faire le tour de la terre cinq millions de fois... !<br>Comme quoi, il y a vraiment du fil à retordre pour une artiste en quête du sens de la vie.<br><br>Texte et photos  Anneli Airaksinen]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le nombre d'artistes qui résident à Montreuil (plus de 1000) ou y travaillent donne une résonance particulière à la place de la création et de l'art dans la cité. Les 4 théâtres dont un centre dramatique national, les 4 bibliothèques, l'Ecole nationale de musique et de danse, le cinéma Georges-Méliès, la Maison populaire, le Musée de l'histoire vivante et les ateliers de pratiques artistiques témoignent des efforts réalisés en faveur de la culture.<br><br>A.A]]></texte>
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    <nom>Montrouge : la foire aux artistes</nom>
    <texte><![CDATA[Le Salon de Montrouge, 51e édition en 2006, est une manifestation d'envergure qui tente de rapprocher, dans une profusion bon enfant, les différentes disciplines de l'art contemporain. C'est une vitrine de 1 500 m2 pour 240 artistes, peintres, sculpteurs, photographes, plasticiens... souvent peu connus, qui fait de la ville des Hauts-de-Seine un phare de la création. Ni foire, puisque rien ne s'y négocie, ni exposition raisonnée, le Salon a investi les espaces Art déco du Théâtre municipal pour donner à voir et à entendre, en toute liberté. Une spontanéité un peu brouillonne qui donne un sacré coup de vieux aux « grands-messes » de la capitale.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Denis Baudier expose au Salon de Montrouge.<br>Pour ce photographe plasticien que la modestie maintient au fil des ans en état d'éternel débutant, l'heure est venue de faire des choix. </b><br><br><i>Exposer en banlieue pour un artiste, c'est comme être dans l'antichambre de Paris ?</i>...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... "Pour un artiste sans notoriété, Paris est une citadelle fermée, le royaume des galeries peu ouvertes aux jeunes. Les centres d'art et, pour les Parisiens plus particulièrement, les centres de la périphérie sont le meilleur moyen pour commencer. Certains sont très dynamiques comme à Bagneux, Clamart ou Boulogne. Le Salon de Montrouge est une petite institution de la région parisienne dont la renommée perdure et dépasse largement le périphérique...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Mais il est normal que tout le monde veuille exposer à Paris. ... Mais il est normal que tout le monde veuille exposer à Paris. C'est un ville qui attire les artistes du monde entier, de la Finlande à la Nouvelle-Zélande. La compétition y est du coup très forte et les chances de percer assez minces pour un débutant." <br><br><i>Qu'en est-il de ton travail actuel ?</i><br>Si je décris mon travail, je pars de son objet qui est le blister de jouet. Les blisters sont de véritables petites architectures, ils...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... présentent des formes souvent anthropomorphes qui émergent de l'obscurité. J'y vois ensuite l'homme et l'univers avec des connotations ludiques. Mais je ne crois vraiment pas que l'artiste soit le mieux placé pour parler de son oeuvre."<br><br><i>L'important, c'est de produire et réfléchir ensuite, ou bien l'inverse ?</i><br>"Les deux sans doute. J'ai tendance à penser qu'il n'y a pas...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... de différence entre fond et forme, que le véritable fond c'est une forme. L'art est une réflexion en actes."<br><br><i>A quel moment sait-on que l'on est artiste ?</i>.<br>"Personnellement, je ne me sens pas artiste, ce serait d'une prétention vertigineuse, mais en même temps, il faut bien l'admettre, on l'est parfois par le regard des autres. En fait, après avoir rejeté pendant des années la notion d'artiste, car me...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... sentant différent, je voulais devenir paradoxalement comme tout le monde ; j'ai abouti à une sorte d'échec heureux. Je me rends compte à présent que je ne suis pas tout à fait comme tout le monde... Disons que je suis du côté de l'art."<br><br>Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Notre-Dame de la Cité</nom>
    <texte><![CDATA[Parce qu'elle est située à l'extrémité de l'île de la Cité, dans le coeur historique de Paris, Notre-Dame est probablement l'un des monuments les plus emblématiques - et les plus visités -  de la capitale. Victor Hugo ne s'y est pas trompé en lui attribuant le rôle principal dans les aventures d'Esméralda et de Quasimodo. En général, on y accède par le parvis, baptisé tout récemment "parvis Notre-Dame - place Jean-Paul II" lors d'une cérémonie très officielle. <br><br>Cécile Quéniart<br><br>Le site officiel de la cathédrale de Paris : <br><a href='http://www.cathedraledeparis.com' target='_blank'><u>http://www.cathedraledeparis.com</u></a>]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La grande rose-nord, presque intacte, a conservé l'essentiel de ses vitraux du XIIIe siècle, à la différence des roses-sud et ouest...]]></texte>
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        <texte>... La nef depuis le choeur : la voûte gothique culmine à 35 mètres...</texte>
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        <texte>... La façade occidentale depuis le quai Saint-Michel (rive gauche)...</texte>
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        <texte><![CDATA[... le chevet de Notre-Dame avec ses arcs-boutants d'une exceptionnelle finesse (XIVe siècle). La flèche a été rétablie par Viollet-le-Duc en 1860.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Ô douce nuit</nom>
    <texte><![CDATA[Ouvrez boutique, faisons relâche. Dans les moirures des tentures, sous des mythologies marouflées, derrière les robes roses de champagnes rares, sur les bois précieux d'hôtes révérencieux, dans les puits sans fond de la nuit, j'emmène mes amis : Flore, Lilas, Market ou Calavados, tous un peu semblables quand tous les chats sont gris, à nul autre pareil, avant le réveil. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Pour les beaux yeux d'une brune. D'une oeillade assassine, la femme renvoie l'homme aux souvenirs de jeux d'enfants... pas sages. On ne triche plus...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... A la nôtre et à ceux qu'elles n'ont pas eus... encore...]]></texte>
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        <texte>... Les hôtels particuliers du XIXe siècle révèlent parfois les précieux dessous de leurs prédécesseurs. Pour une vue en contre-plongée réservée aux habitués...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Cosy ? Plutôt <i>cosi</i> comme disent les Italiens. C'est ainsi, on ne bouge plus, un art de vivre au plus profond des cuirs repus...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Mille milliards de lumières ou des lampions pour des palais délicats. Ici, tous les prétextes sont bons pour lever le yeux de l'assiette... juste un moment d'égarement...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... La veuve Untel a rendez-vous avec son nouvel amant mordoré : Magnum, Jéroboam ou Nabuchodonosor... dans les vapeurs de l'alcool, elle ne sait plus...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Tout deviendra poussière ou cendre. Ernest préféra une autre fin... Sortie des artistes.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Objets inanimés avez-vous donc une âme ?]]></nom>
    <texte><![CDATA[Le musée des Arts forains regorge de surprises, ou plutôt d'objets curieux que l'on ne voit qu'en observant attentivement chaque petit recoin sombre des pièces. Ainsi tombe-t-on souvent nez à nez avec nombre de personnages plus ou moins effrayants, comme ce porc de bois, ce mystérieux cheval ailé, ou encore cet éléphant tout droit descendu de nulle part dans sa montgolfière.<br>L'on ressort de cet endroit atypique des étoiles plein les yeux, nostalgique, et presque déçu de revenir à la réalité.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le bestiaire forain est foisonnant. Il est le témoignage de la vie, mais aussi de l'imaginaire de l'époque. Ainsi, les animaux familiers sont les premiers à être représentés, puis, avec la colonisation et la découverte d'espèces sauvages inconnues, les animaux exotiques font leur apparition dans l'art forain...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Les animaux mythologiques tels que la licorne, les sirènes ou les centaures ont été réalisés par la suite - sans oublier  des types humains, tel ce dignitaire Ottoman.<br><br>A.S]]></texte>
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    <texte><![CDATA[<b>Suite de l'interview de Catherine Gillet</b><br><br><i>Paris est un passage obligé pour un artiste de la scène ?</i><br><br>J'ai tourné beaucoup en Province. A Paris, il y a trop d'allégeances, trop de « mayonnaise ». Je tâche de faire mon métier honnêtement, de faire bouger les gens, mais je ne suis pas très à l'aise à Paris, avec le métro, les gens tristes. Le paradoxe, c'est que j'y fais le mieux mon boulot, puisque ma devise est : "il faut rire pour ne pas pleurer". Ce soir, j'ai réussi mon pari / Paris, même si la ville me fait un peu peur au quotidien. La concurrence n'y est pour rien, puisque je viens du festival d'Avignon où il y a, comme à Paris d'ailleurs, plus de 700 spectacles quotidiens : le mien a été l'un de ceux qui y ont le mieux marché.<br>Paris reste toutefois un tremplin pour une consécration, mais je pense qu'on n'est pas du tout obligé d'y venir pour bien gagner sa vie ; ça va très bien pour moi en province, il y a un effet boule de neige qui fonctionne mieux dans les petites villes que dans la capitale. Ici, c'est le risque du « crève-la-fin », car si l'on ne consacre pas beaucoup d'argent à la communication, personne ne vient. D'ailleurs, je ne ferai une nouvelle tournée à Paris que s'il y a un budget substantiel pour la promotion du spectacle. Mais je reconnais que j'ai un parcours atypique, car, en général, un comédien doit « monter à Paris » pour réussir.<br>En revanche, Paris me paraît indispensable pour la diversification. Si un artiste, et c'est mon cas, ne veut pas se cantonner dans un genre de représentation, mais aller vers le théâtre ou la télévision, c'est là que sont les réalisateurs et les médias. J'ai aujourd'hui envie de travailler avec d'autres et dans d'autres directions... <br><br>Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<i> Comment voyez-vous l'évolution de votre carrière ?</i><br><br>Je viens du classique et de la dramaturgie, mais je crois que l'école du rire est la plus difficile. Le public est très exigeant, surtout à Paris d'ailleurs, et lorsqu'on arrive à le faire rire, on a la conviction que tout le reste est plus évident, moins stressant en tout cas pour celui qui doit tout donner en une heure et demie de spectacle, autant transporté par les bonnes vibrations que fragilisé par les mauvaises. Je conjugue quelques archétypes féminins, alternant humour et émotion, qui ne me donnent pas le sentiment de m'enfermer dans un profil-type, car lorsque l'on est mis dans une boîte, catalogué, il est très dur d'en sortir. A Avignon, on m'a même surnommée la Sharon Stone de l'humour, j'apprécie le compliment. Je me sens aujourd'hui assez libérée et sereine pour jouer sur  tous les registres du comédien et dans tous les contextes, mais en participant avant tout à un travail d'équipe.<br>A bon entendeur...]]></texte>
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    <texte><![CDATA[<b>Cour de récréation </b><br>Le Palais Royal est un beau quartier/Où les jeunes filles sont à marier, chantent encore les petites filles dans les cours de récréations françaises. Un mariage bref et payant, puisque cet édifice, construit par le cardinal de Richelieu au XVIIe, fut durant les XVIIIe et XIXe siècles, un haut lieu de la prostitution. Mais avant d'être hanté par ces jolies et peu farouches créatures, il avait connu de plus augustes habitants. <br><br><b>Une famille hédoniste</b><br>Car, outre le Cardinal, la régente Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV y habitèrent quelque temps après la mort du prélat. Le jeune roi faillit d'ailleurs se noyer dans le bassin du jardin en jouant avec la fille d'une servante. Louis donna ensuite à son frère le palais qui resta longtemps possession de la branche Orléans, connue pour son goût des plaisirs : bals masqués, soupers fins, théâtres, mais aussi les premiers cafés y trouvèrent donc naturellement leur place. <br><br><b>Ouvert la nuit</b><br>Il faut dire que dans cette famille d'Orléans, cousins des rois de France, nombreux étaient des paniers percés. Pour redorer leur fortune écornée par leur goût des plaisirs, ils firent construire, juste avant la Révolution, les bâtiments ornés d'arcades qui clôturent le jardin sur trois côtés. Ils louaient boutiques et appartements et la foule avait le droit de circuler et d'acheter des marchandises et du plaisir, jusqu'à 2 heures du matin. <br><br><b>Interdit à la police</b><br>N'avait pas droit de cité au Palais-Royal, la police. Cette protection des Orléans contre la maréchaussée, qui faisait l'affaire des petites vertus, permit aussi à la Révolution française d'y avoir son acte de naissance. Le 13 juillet 1789, Camille Desmoulins harangua la foule, la soulevant contre les gardes suisses. Chacun accrocha a sa boutonnière, en signe de ralliement, une feuille cueillie aux arbres du jardin. Le lendemain, la Bastille était prise. <br><br><b>Le propriétaire guillotiné</b><br>Pendant la Révolution, on y brûla en effigie quelques ennemis du peuple, on y promena des têtes coupées au bout d'une pique et on y arrêta le propriétaire des lieux, Philippe d'Orléans. Député de la noblesse aux Etats généraux, puis élu à la Convention sous le nom, qu'il avait pris, de Philippe Egalité, il vota la mort de son cousin Louis XVI. Il fut néanmoins arrêté en avril 1793 et guillotiné 7 mois plus tard. <br><br><b>Le vainqueur lessivé</b><br>La chute de Robespierre et la réaction Thermidorienne amena au Palais-Royal muscadins et merveilleuses, ces dandys mâles et femelles d'après la Terreur. Les filles de joie revinrent en foule. Après Waterloo, les troupes alliées qui avaient vaincu Napoléon y campèrent, laissant des sommes colossales à la table des tripots et dans le corsage des filles galantes. Blücher le « tombeur » de Napoléon à Waterloo y perdit 1 million et demi de francs en une nuit. <br><br><br><b>Le triomphe de la morale</b><br>Lorsque Louis Philippe, fils de Philippe Egalité monta sur le trône en 1830, ce souverain bourgeois et bien-pensant fit le ménage au Palais-Royal qui devint le calme jardin qu'il est resté. Jusqu'en 1998, où il fut volé, un petit canon tonnait à midi pile et l'abbé Delille écrivait avant ce retour à l'ordre moral : En ce jardin tout se rencontre/ Hormis de l'ombrage et des fleurs/Si l'on y dérègle ses moeurs/Au moins on y règle sa montre. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Dans un coin reculé du jardin, sous les  colonnes du Palais-Royal, des danseurs répètent. Le ministère de la Culture est un voisin et un hôte avisé.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Panthéon insolite</nom>
    <texte><![CDATA[Une volée de fûts, au travers du feuillage. Si les dieux nous voient toujours, il est bon de pouvoir les épier à loisir à notre tour : c'est de bonne guerre. Le Panthéon se prête au jeu des miroirs comme à celui des anamorphoses, aux supputations esthétiques aussi bien qu'aux principes de vérification scientifiques. La coupole en engendre une autre, puis une autre, à la manière des poupées russes ou d'un kaléidoscope ; l'escalier s'évanouit vers le nadir, à moins que ce ne soit le zénith ; les députés figés pour l'éternité exaltent le vide, témoins de pierre de leur propre désorientation...<br><br>La Terre, elle, continue de tourner autour d'un pendule, c'est au moins sûr depuis Foucault. Le reste est un jeu de dupes. <br>Pas vu Paris.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Depuis la piscine (publique) Jean-Taris, point de vue unique sur le Panthéon au travers des jardins (privés) du lycée Henri-IV, dont seuls le Directeur et ses hôtes jouissent, dit-on.  Il faut toujours emprunter les passages et les ruelles, passer sous les porches, pousser au fond des cours, monter dans des cages d'escalier, regarder par les fenêtres, fureter du regard... On comprendra alors que Paris se livre à ceux qui se donnent les moyens d'en mériter les secrets.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Paris balnéaire</nom>
    <texte><![CDATA[Ô Parisiens, frères d'infortune météorologique !<br>Pauvres de nous, habitués à guetter, comme pouvait le dire Georges Brassens, le moindre stratus ou le plus petit cumulo-nimbus, mais pas pour les mêmes raisons. Pour le poète, dans sa chanson « Le Paratonnerre », tout nuage pouvait avoir une vertu aphrodisiaque, alors que pour les damnés du temps gris que nous sommes, toute nuée peut sonner le glas des plaisirs héliotropes. C'est devenu une sorte de réflexe pavlovien pour tous ceux qui ont choisi de rester à Paris, le temps d'un été où le soleil a plus souvent rendez-vous avec la lune qu'avec les adeptes de la bronzette. <br>Qu'à cela ne tienne, nous avons appris, depuis 2002, à faire sans, depuis que « Paris-Plage », le grand raout du mois d'août organisé par la Ville, déploie ses transats, son sable en bacs, ses palmiers en pot et même sa piscine, du pont Henri-IV aux Tuileries, le long des rives de la Seine. Plus besoin de faire de pronostics, de harceler Météo-France ou de consulter des marabouts. Le soleil sera là, même s'il n'y est pas. Par la force de l'autosuggestion et de la méthode Coué, nous sommes devenus des estivants virtuels et des plaisanciers en puissance. Nous n'avons à présent plus rien à perdre, nous avons même tout à gagner, surtout lorsque le soleil, pas rancunier pour un disque, revient, oui, ça arrive, donner furtivement ses quelques coups de canicule. <br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Sous la plage les pavés. Il faut une certaine dose d'optimisme pour oublier que, quelques mètres seulement au-dessus du parapet, grondent les voitures et matent les passants...]]></texte>
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        <texte>... Une rive sans plage, une plage sans mer. Les amoureux de sports nautiques pourront se rhabiller...</texte>
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        <texte>... ou se transformer en adorateurs du soleil et de peau hâlée...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Il y a d'autres lieux dans Paris pour survivre aux grands coups de chaleur, le parc André-Citroën, par exemple, dans le XVIe arrondissement. Cas de force majeure oblige, on tolère que les fontaines d'apparat soient utilisées pour la douche ou le jeu, les pelouses se transformant, elles, en solariums...]]></texte>
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    <texte><![CDATA[La piazza, vaste esplanade voulue par les architectes pour être un trait d'union entre le musée et la ville, est un endroit vivement animé par les artistes des rues et les longues files d'attente. Il faut dire que Beaubourg accueille près de 6 millions de visiteurs par an, soit plus de 150 millions depuis sa création !<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Momo est animateur - présentateur - humouriste (sic) - magicien, et même disco-mobile à lui tout seul. Véritable artiste de rue, il ne ménage pas ses efforts pour faire rire petits et grands, ou sa peine pour alléger celle des autres. Ce jour-là, il était question d'un premier chagrin d'amour. Sous l'aile du bateleur, malgré la pluie et comme par enchantement, le sourire est revenu.  <br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Paris ville nouvelle</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Ouverture à la voiture</b><br>Avec la fermeture des usines Panhard dans les années 60, un espace immense se libérait. On avait par ailleurs le projet de se débarrasser des « îlots insalubres », c'est-à-dire les maisons habitées par la population ouvrière, à ce moment-là, trop heureuse de quitter ces masures mal entretenues pour ces grands ensembles neufs de banlieue qui auront l'occasion de refaire parler d'eux. C'était l'époque des grands travaux dans la capitale qui, outre un certain nettoyage social, avait pour but de faire de Paris « une ville moderne » ouverte pleinement à l'automobile. L'avenue d'Italie, qui traverse l'arrondissement du nord au sud, devait passer à 70 m de large. <br><br><b>Les jeunes cadres boudent </b><br>Des destructions commencèrent et l'on construisit plus d'une trentaine de tours comportant plusieurs dizaines d'étages, souvent proches les unes des autres, avec à leur pied des centres commerciaux. Le projet était de « rénover » - comme on disait - quatre-vingt-sept hectares et de construire cent cinquante mille mètres carrés de bureaux, ainsi que plus de seize mille logements. Les promoteurs visaient une population de jeunes cadres - qu'ils imaginaient avides de modernité - devenue fort nombreuse en cette fin des « trente glorieuses » économiques. Mais, erreur de cible, les jeunes cadres n'étaient pas très tentés. La fin de la guerre du Viêt-nam allait sauver la mise aux promoteurs.<br><br><b>Des sauveurs venus d'Asie</b><br>En effet, avec le triomphe des communistes en Indochine, des réfugiés du Viêt-nam, du Laos et du Cambodge arrivèrent en masse en France, ainsi que de commerçants d'origine chinoise installés depuis des générations dans ces trois pays. Ces tours vides leur convenaient parfaitement. Si elle était pauvre, une famille élargie ne rechignait pas à loger dans un petit appartement. Et, grâce aux tontines, ils parvenaient à rassembler l'argent pour reprendre les commerces sur le déclin. Ils n'allaient cependant pas constituer un ghetto, puisque la population de cette part du XIIIe arrondissement n'est pas exclusivement asiatique. Mais tout le quartier est aux couleurx de l'Asie, et on y vient de tout Paris pour voir le défilé de la fête du Tet. <br><br><b>Sauvés par le gong !</b> En 1974, le président de la République Georges Pompidou meurt en cours de mandat. Avec lui disparaît le soutien au sommet de l'Etat à cette politique de rénovation sauvage de Paris. La Butte-aux-Cailles, le sud du quartier Jeanne-d'Arc, la petite Angleterre autour de la place des Peupliers, et d'autres, sont sauvés. Les Parisiens se sont dégoûtés de ces quartiers de tours. Celles-ci sont des pièges à vent qui captent la bise hivernale ; les grands espaces anonymes qu'elles contiennent et qui les entourent sont symboles d'insécurité ; et leur urbanisme brise le rythme des rues qui structurent Paris depuis ses origines. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Autres temps, autre urbanisme</b><br>Le quartier qui l'entoure montre combien nette est la rupture avec les rénovations des années 60-70. Les immeubles neufs suivent le dessin des rues. Le squat d'artistes avant-gardistes installé dans des entrepôts frigorifiques du quai Panhard Levassor est devenu une résidence d'artistes tout ce qu'il y a de plus officielle. On a même appelé la rue qui les longe « rue des Frigos », nom familier des bâtiments. Les anciens Grands Moulins de Paris, qui ont moulu durant presque cent ans leur farine pour alimenter la capitale, deviendront des locaux universitaires. Et la rue Watt de Boris Vian, sous les ponts de laquelle furent tournées bien des séquences de films policiers, sera conservée. Mais, l'âme du vieux XIIIe, en reste-t-il quelque chose ? <br><br>CVE]]></texte>
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    <nom>Passage des Indes</nom>
    <texte><![CDATA[Pour sentir les bonnes odeurs de curry mêlées au jasmin, tout en regardant les dernières nouveautés de Bollywood, rendez-vous "Passage des Indes", dans le Xe arrondissement, une petite allée couverte donnant sur le boulevard de Strasbourg qui a depuis longtemps oublié son nom d'origine bien parisien, le passage Brady.<br>De long en large, le lieu regorge de restaurants proposant currys, plats cuisinés au tandoor (four en terre) et le fameux nan au fromage. On ne pourra pas dire que les commerçants craignent la concurrence. Ici, la concentration est même un gage de prospérité.<br><br>Salima Belhadj, Mariam Raja<br><br>Pour tout savoir sur Bollywood, un genre cinématographique très prisé par les Asiatiques, mais qui devient aussi populaire en Occident : <a href='http://www.fantastikasia.net' target='_blank'><u>http://www.fantastikasia.net</u></a>]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Brady, Reilhac, de l'Industrie, du Prado, du Marché, du Désir... Le Xe arrondissement est truffé de passages où se concentrent tout un Paris laborieux et populaire.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Pique-nique à l'écluse]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>Payer le vin pour boire de l'eau</b><br>Détail amusant, c'est un impôt sur le vin qui aurait financé les travaux du canal. On peut toujours admirer, en flânant le long de ses rives plantées de grands arbres, platanes ou marronniers, les différents ouvrages de batellerie qui l'ornent : passerelles vertes en forme d'anse, qui permettent le passage des péniches ; deux ponts tournants et un pont levant, qui furent construits dans la seconde moitié du XIXe siècle - sans compter les neuf écluses, conçues pour ne pas retenir les eaux stagnantes, pour les raisons évoquées plus haut. De la République à la Bastille, le canal disparaît dans un vaste tunnel, construit sous Napoléon III, pour permettre au-dessus la mise en place du large boulevard Richard-Lenoir. <br><br><b>Le Canal inspire les arts</b><br>La douceur mélancolique des rives du canal Saint-Martin ne l'a pas empêché d'avoir été menacé par les rénovations des années 70. Mais une levée de boucliers contre sa couverture totale - là aussi pour permettre une large entrée des voitures par le nord, dans Paris - arrêta le projet. Il faut dire que parmi ses défenseurs se trouvait André Malraux. Le canal a pourtant inspiré une foule d'artistes : des peintres comme Sisley, britannique installé en France, l'un des phares du mouvement impressionniste ; des cinéastes comme Marcel Carné, pour son fameux <i>Hôtel du Nord</i>, pension louche imaginaire qu'il avait placée sur les rives du canal. Mais la fiction a transformé la réalité, puisque maintenant l'hôtel du Nord existe vraiment. Plus récemment, on a pu voir Amélie Poulain faire des ricochets dans ses eaux tranquilles. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Course à pied avec les "Foulées Saint-Martin", musique avec " Voix sur Berges", culture et spectacles avec le Centre Jemmapes... <br>Les animations et associations ne manquent pas le long des anciens chemins de halage. Convivialité et réjouissances pour tous, surtout le dimanche, lorsque la chaussée est réservée aux piétons, aux vélos... ou aux tables...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...La succession d'écluses et de ponts font du canal Saint-Martin un lieu privilégié pour jouer des perspectives visuelles, en même temps qu'un point de rencontres inattendues...]]></texte>
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        <texte>...Ils se définissent eux-mêmes comme des émigrés du IXe arrondissement !...</texte>
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    <nom>Place des Vosges, équilibre et magnificence</nom>
    <texte><![CDATA[Erigée sur les cendres de l'hôtel des Tournelles qui fut le tombeau du roi Henri II, blessé lors d'un tournoi, l'actuelle place des Vosges fut longtemps le théâtre des duels les plus sanglants avant de devenir un espace occupé par des manufactures de soie. C'est en 1605 que le roi Henri IV ordonne la construction d'une place Royale, convoquant les plus grands talents de l'architecture, de la peinture et de la sculpture. Le résultat est un chef-d'oeuvre d'équilibre et de magnificence : carré parfait de 108 mètres de côté entouré de 36 pavillons sur arcades, flanquée d'un jardin central et de quatre fontaines, la place Royale est inaugurée en grande pompe en 1612 à l'occasion du mariage de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, deux ans avant l'assassinat de Henri II qui ne vit pas son oeuvre achevée. Changeant de nom au gré de l'Histoire - place des Fédérés en 1792, place de l'Indivisibilité en 1793, place des Vosges en l'an VIII, en hommage au premier département à s'être acquitté de ses impôts -, la place des Vosges a également accueilli les plus belles plumes du Paris littéraire et musical : Mademoiselle de Scudéry, Madame de Sévigné, Madame de Maintenon, Victor Hugo, mais également Marc-Antoine Charpentier et François Couperin. Protégée depuis 1960 par le "plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais", la place des Vosges, avec ses arcades et son jardin, est aujourd'hui un lieu de promenade, de détente et de loisir.<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Usine et logements ouvriers</b><br>On ne peut décrire ou même citer toutes les somptueuses demeures qui furent édifiées dans le Marais durant les XVIIe et XVIIIe siècles, même en se limitant à celles qui existent encore. Mais on peut parler de la construction qui ouvrit cette période faste pour le quartier, celle de la place dite aujourd'hui « des Vosges »...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...En 1603, Henri IV ayant abjuré le protestantisme pour accéder au trône de France, il peut commencer la réorganisation économique qu'il a en projet. Il fait acheter le terrain qui fut le site de l'hôtel des Tournelles, afin d'y établir une manufacture de tissus de soie, d'or et d'argent imités de l'Italie, et également pour y loger les ouvriers. Au sud de la manufacture, plusieurs investisseurs se voient confier l'édification d'une place qui doit servir au logement, avec des contraintes pour permettre une harmonie des façades...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le lieu prendra le nom de Place Royale. Mais l'assassinat de Henri IV interrompt le projet de manufacture. Lorsque les bâtiments de la Place sont terminés, ils sont vendus comme habitations de luxe, dans un quartier en plein boum immobilier. On peut se demander combien d'habitants de l'actuelle place des Vosges ont conscience qu'ils habitent des sortes de logements ouvriers...<br><br>CVE]]></texte>
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    <nom>Place Vendôme</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Tout droit sortie de l'imagination du roi- soleil Louis XIV, la place Vendôme constitue le joyau de Paris en même temps que le symbole de la monarchie.</b><br><br>La place Vendôme est typique de l'urbanisme classique français. Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart, qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre se trouve la colonne Vendôme. C'est une des places de Paris mondialement célèbres. <br>Elle a été appelée place Vendôme dès le XVIIe siècle, du nom de l'hôtel de Vendôme qui se trouvait là. C'était plus anciennement la place Louis-le-Grand et, à l'origine, la place des Conquêtes. On lui a donné le nom de place des Piques pendant la Révolution. Elle fut nommée place Internationale en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme fut détruite par les Communards, qui en firent un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon.<br><br>La Place est aujourd'hui <b>célèbre pour les nombreux joailliers-bijoutiers </b>réputés qui y ont élu domicile. Initialement, les joailliers-bijoutiers avaient investi la rue de la Paix à la suite de la famille Meller, lorsqu'elle s'y était installée au creusement de la rue sous le Premier Empire. Prolongeant la rue de la Paix, la place Vendôme fut à son tour investie. Le premier bijoutier qui s'est installé sur la place fut Frédéric Boucheron, en 1893. Il désirait quitter le quartier du Palais-Royal pour s'installer près du nouvel Opéra construit par l'architecte Garnier. Il s'établit dans l'hôtel de la comtesse de Castiglione. Il sera suivi par d'autres joailliers et artisans d'art, dont : Alfred et Louis Cartier en 1898, Joseph Chaumet en 1902, Mautboussin, Aldebert, Alfred Van Cleef et Salomon Arpels, René Boivin, Gianmaria Buccellati, Tecla, Audemars Piguet, Poiray... jusqu'à Alexandre Réza, en 1984. Chanel, qui y a aussi une boutique, s'était inspirée de la forme octogonale de la Place pour les bouchons de ses parfums.<br><br>Hélène Zemmour]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La Place, c'est la classe. Joailliers, grands hôtels et parfumeurs font une ronde de luxe autour de la colonne. Symbole du Grand Siècle, la place est préservée de tout modernisme. Les limousines qui croisent ici ont la discrétion de la vraie richesse...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Destinée initialement à recevoir la statue de Louis XIV en son centre, la place Vendôme arbore depuis 1810 une colonne de bronze à la gloire de Napoléon Ier. Rappel des colonnes de Trajan ou de Marc-Aurèle à Rome, elle déroule selon un parcours hélicoïdal les hauts faits de l'armée napoléonienne à Austerlitz.<br><br>CVO]]></texte>
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    <texte><![CDATA[<b>Un asile pour les vieux soldats </b><br>Du côté du VIIe arrondissement de Paris, le pont Alexandre-III, à la décoration exubérante en sculptures, dorures et luminaires, conduit à la large esplanade des Invalides. Ce bâtiment, qui abrite maintenant les restes de Napoléon, fut construit sous Louis XIV pour servir d'abri aux vieux soldats que leurs blessures rendaient incapables de subvenir à leurs besoins : les invalides, c'est le mot exact. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[De plomb et d'or<br>Les fêtes du bicentenaire de la Révolution française, en 1989, furent l'occasion de redorer le blason du dôme. Il en coûta près de 13 kilos d'or en feuille, la technique ancestrale de dorure ayant été préférée à toute autre application. A quand la prochaine couche ?<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Rencontres à la sauvette</nom>
    <texte><![CDATA[Paris, c'est du miel pour les photographes. Elle arrive en tête, avec New York, des villes les plus photogéniques, du moins au regard de l'histoire du média qui s'y est développé dès sa naissance officielle, en 1839. Parce qu'elle a un pouvoir d'attraction immense, la capitale draîne aussi bien les professionnels de l'image que les amateurs photographes. Bien sûr, le nouveau mot d'ordre pourrait être aujourd'hui, et partout dans le monde, "photographiez-vous les uns les autres", mais il faut bien reconnaître qu'à Paris, plus qu'ailleurs, les occasions ne manquent pas et les sujets abondent. OEil furtif ou regard posé, déclenchez !<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte>Amélie est styliste et donne un coup de main à Babou, photographe, pour réaliser un « book » qui lui permettra de démarcher des clients. Une autre amie au « look » de star, un décor avantageux, une lumière rare, et le tour est presque joué. Bonne chance pour la suite...</texte>
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        <texte>... A moins que la perspective ne soit beaucoup plus prosaïque...</texte>
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    <nom>Rendez-vous à moins dix !</nom>
    <texte><![CDATA[Nul besoin d'emporter sa doudoune pour affronter le froid. Au Ice Kube, on fournit le viatique pour survivre aux dix degrés qui plombent le mercure. Dans la ronde des chiffres, on oubliera vite le coup de froid des 37 euros à débourser pour pénétrer dans l'igloo « tendance », et on se plaira à compter le nombre de vodkas englouties cul-sec dans les 30 minutes imparties, pas plus. <br><br>XVIIIe arrondissement : dans une venelle sombre du quartier de la Chapelle, au nom prédestiné de passage Ruelle, les heureux propriétaires du Ice Kube ont tenté et gagné un « challenge » en ouvrant un établissement grand luxe dans un quartier plutôt glauque. Du trio hôtel-restaurant-bar à thème, ce n'est pas ce dernier qui, malgré la médiatisation galopante, sort gagnant. Les hôtes de longue durée se plaisent à y séjourner : l'endroit est en effet situé près de grandes gares et proche du périphérique. Une bonne équation pour les touristes et les adeptes des salons professionnels qui entourent la capitale.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte>Comme le bar dans son ensemble, le comptoir est taillé dans la glace. On y boit aussi dans des verres-glaçons, pour le plaisir masochiste des lèvres et la douleur heureuse du gosier...</texte>
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        <texte><![CDATA[... L'ensemble ne survit pas à l'époque du réchauffement climatique annuel, courant juillet. C'est à cette époque que l'on dégivre pour reconstruire un nouveau zinc... de glace...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Des murs opalescents laissent entrevoir l'envers du décor. Intérieur/extérieur, un petit jeu pour des voyeurs toujours bien intentionnés... des deux côtés du miroir...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Curieusement, c'est souvent en groupe et même en famille qu'on préfère « se les geler ». Il est vrai que l'uniforme Grand Nord a tendance à rapprocher naturellement les individus. Les manchots le savent mieux que quiconque : pour avoir chaud, restons groupés...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Après la perte de calories, la salle de repos. Bien calés dans leur nacelle, Sylvie et Christophe se détendent un moment. De passage à Paris, ces provinciaux qui aiment la capitale ne manquent pas de venir ici. C'est vrai, c'est sympa et, paradoxalement, chaleureux...<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Rendez-vous littéraire</nom>
    <texte><![CDATA[Avec les cafés de Flore et des Deux-Magots - « véritables institutions aussi célèbres que des institutions d'Etat », selon les mots de Léon-Paul Fargue -, Saint-Germain avait l'avantage, pendant la guerre, de permettre de se réunir et de travailler dans des salles chauffées. Jean-Paul Sartre, qui aimait particulièrement cette atmosphère, déserta Montparnasse pour ce quartier, qui fut le point de rencontre des zazous et des existentialistes. La place a été rebaptisée en l'an 2000 « Place Jean-Paul-Sartre et Simone-de-Beauvoir ». Chaque jour le couple d'intellectuels français arrive dès l'aube dans l'un des grands cafés, afin de s'installer aux meilleures places près du poêle. Le célèbre établissement des Deux-Magots, créé en 1881, et qui doit son nom à une pièce de théâtre, fut d'abord un grand magasin. Depuis un bon siècle, ce café est un point de ralliement de l'élite intellectuelle du monde entier. Des prix littéraires sont même nés dans ces cafés ! A noter que le premier prix des Deux-Magots fut attribué au premier roman d'un jeune écrivain nommé Raymond Queneau. Quant à la brasserie Lipp, autre institution célèbre sur le boulevard Saint-Germain, elle fut fondée en 1880 par Léonard Lipp et est devenue, au fil des décennies, le rendez-vous du tout-Paris artistique, littéraire, politique et journalistique.<br><br>Hélène Zemmour]]></texte>
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        <texte><![CDATA[<b>Des « germanopratins » célèbres</b><br><br>Les peintres et photographes sont nombreux, au début du siècle, à s'installer dans le quartier : en 1937, Picasso travaille sur <i>Guernica</i> dans son atelier situé au numéro 7 de la rue Saint-André-des-Arts, où son ami Man Ray lui rend régulièrement visite. Le monde de la chanson n'est pas en reste non plus : Léo Ferré se produit à la « Fontaine des Quatre Saisons » et nombreux sont les auteurs...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... compositeurs, interprètes qui évoluent dans le quartier. Georges Brassens, Jacques Brel, Charles Trénet, Guy Béart, Charles Aznavour et Serge Gainsbourg sont des habitués du coin, lorsqu'ils n'y habitent pas. En 1947, ouvre un nouveau club, rue Dauphine, le Tabou. S'y croisent toute la faune et la bohême du quartier, dont des artistes tels que Boris Vian, Jean Cocteau ou le trompettiste américain Miles Davis. La chanteuse Juliette Gréco devient un des piliers du lieu, ce qui lui vaudra le surnom de « Muse de Saint-Germain-des-Prés »...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[On comprend qu'aujourd'hui quasiment tous les éditeurs français aient leur siège à Saint-Germain, quartier chic, huppé et historique de la capitale, provoquant ainsi l'essor considérable des librairies et bouquinistes...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Sous le signe des arts : le musée Delacroix et l'Ecole des Beaux-Arts. <br>Malade, le peintre Eugène Delacroix s'installa, en 1857, au numéro 6 de la très calme place Fürstenberg, afin d'être proche de l'église Saint-Sulpice, où il exécutait des fresques commandées pour la chapelle des Anges. Désormais, on y trouve un musée dédié à l'artiste où oeuvres du maître et documents sur sa vie sont exposés...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... La rue Bonaparte, dont une partie appartient au quartier de l'Odéon et une autre à celui de Saint-Germain-des-Prés, accueille de nombreux antiquaires. La partie la plus ancienne de cette rue est celle qui longe l'église Saint-Germain-des-Prés et conduit à la Seine. C'est dans ce bout de rue que se trouve l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, où des étudiants apprennent l'art classique (peinture et sculpture) et où se déroulent régulièrement de nombreuses manifestations privées et des défilés.<br><br>H.Z]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... l'art classique (peinture et sculpture) et où se déroulent régulièrement de nombreuses manifestations privées et des défilés.<br><br>H.Z]]></texte>
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    <nom>Restons groupés !</nom>
    <texte><![CDATA[Une nouvelle race d'établissements policés sert à satiété la recette du tout-en-un : suivez le guide. "En plein centre du Paris historique. Dès le vestibule vous serez charmé par l'espace convivial, avant d'être ébloui par le <i>lounge</i> "hype". La cuisine est très fonctionnelle, les lieux d'aisance appropriés. Quant aux espaces de repos, ils allient confort et <i>design</i> personnalisé". Différents cercles qui n'auront besoin ni de Dante ni de Virgile pour signifier que le paradis est toujours plus loin, au détour du chemin.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Saint Germain en son église</nom>
    <texte><![CDATA[La très belle nef de l'église Saint-Germain-des-Prés est le seul vestige de l'art roman subsistant dans la capitale. Le choeur de l'église, en revanche, est de style gothique primitif. L'abbaye est fondée par le roi mérovingien Childebert, un fils de Clovis, dans les années 540. Il souhaite y abriter la tunique de saint Vincent, obtenue des Arabes lors de la prise de Saragosse en 542. L'abbaye est alors dédiée à la Sainte-Croix et à saint Vincent. L'église sert aussi de lieu de sépulture pour les rois mérovingiens.<br>Dès 557, Germain, évêque de Paris, en fait un lieu de culte ; et lorsque celui-ci meurt en 576, sa tombe y est déposée et l'église devient un lieu de pèlerinage. Elle prendra le nom de Saint-Germain (des Prés) au IXe siècle.<br>En 1790, l'abbaye fut supprimée ; un incendie dévora la bibliothèque et les statues du portail furent détruites. Il ne reste aujourd'hui qu'une partie du palais abbatial et l'église, qui a perdu ses tombeaux royaux. Les cendres de Descartes sont dans l'église Saint-Germain depuis 1819.<br><br>Hélène Zemmour]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Des marques de dévotion patinent le marbre et le bronze au fil des siècles, comme si la plus ancienne des grandes églises parisiennes était propice à un recueillement plus profond...<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Saint-Louis, l'île secrète]]></nom>
    <texte><![CDATA[<i>« Une oasis de solitude au milieu de Paris, que le fleuve, en l'entourage de ses deux bras, semble défendre contre les empiètements de la civilisation », </i>Théophile Gautier <br><br>Plus calme que sa voisine l'île de la Cité, le secret de l'île Saint-Louis réside dans son prestige et son silence. Pour percer son mystère, il faut en admirer l'intérieur des cours, et se laisser compter l'histoire de la capitale et des grands personnages qui y ont vécu. Plongée dans le Paris de Baudelaire.<br><br>A l'emplacement de l'île Saint-Louis, il y avait, jusqu'au XVIIe siècle, deux îles inhabitées, l'île aux Vaches et l'île Notre-Dame qui appartenait au chapitre de Notre-Dame. Saint Louis vint y rendre justice et Philippe Le Bel y fit « sacrer » ses fils chevaliers. Au début du XVIIe siècle, l'urbanisation de l'île fut entreprise par l'architecte Christophe Marie. Les deux îles furent alors réunies et entièrement construites en 1664. Les artisans et les marchands se fixèrent à l'intérieur de l'île, et les propriétaires plus aisés sur les quais. <br>L'île a gardé son aspect d'autrefois, avec ses vieilles rues et ses quais bordés d'hôtels du XVIIe, dont il suffit de pousser les portes cochères pour pénétrer le vieux Paris.<br><br><b>Histoires et hôtels particuliers </b><br><br>Au 21, quai de Bourbon, ce sont d'anciennes écuries qui se trouvaient en fond de cour. Le raffinement, le luxe et le calme se dégagent de cet hôtel construit en 1637. Nicolas Gaillard en était le propriétaire à l'époque, et son fils n'était rien de moins que le conseiller du Roi.<br>La rue des Deux-Ponts mène vers l'académie polonaise des Sciences et des Arts. Quand les Russes entrèrent en Pologne en 1831, de nombreux réfugiés polonais s'installèrent sur l'île Saint-Louis. Le prince Adam Jerzy Czartoryski, fils du prince Adam Casimir Czartoryski, dut quitter la Pologne après la révolution de 1830. Il donnait à l'hôtel Lambert, au n° 2 de la rue Saint-Louis-en-l'Île, des fêtes somptueuses où l'on rencontrait George Sand et Chopin, Delacroix, et surtout le poète Adam Mickiewicz. C'est ainsi que l'hôtel Lambert devint le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne. La Bibliothèque polonaise existe toujours et est située au n° 6 du quai d'Orléans, dans l'île Saint-Louis.<br>Quai d'Anjou, l'hôtel de Lauzun est un chef-d'oeuvre attribué à Louis Le Vau, édifié en 1657. Il doit son nom à son propriétaire à partir de 1682, le duc de Lauzun, connu de la petite histoire pour avoir été l'amant de la duchesse de Montpensier, cousine du Roi, ce qui déplaisait fortement à ce dernier et lui valut dix années de cachot ! Cet hôtel, à la sobre façade égayée d'un balcon, est réputé pour son exceptionnelle décoration intérieure (Dorigny, Le Brun, Le Sueur...) : statues, stucs, plafonds peints, boiseries et dorures, tout y est d'une extrême richesse. Ses meubles, ses tapisseries, ses portraits et son somptueux décor en font un endroit à visiter.<br>Le quai d'Anjou débouche sur le boulevard Henri-IV, et à droite se découvre la rue Saint-Louis-en-l'Ile. Cette rue étroite réunit architecture et commerces - des restaurants, des épiceries fines, des boutiques d'art, des produits de beauté, des hôtels -, et abrite bien des objets insolites, comme ces panneaux solaires au numéro 51, où le portail constitue l'un des plus beaux exemples de décoration rocaille de Paris : c'est l'hôtel de Chenizot. <br><br><b>L'église Saint-Louis et son orgue</b><br>La construction de l'église Saint-Louis, commencée en 1664, ne fut achevée qu'en 1721 par l'architecte Le Vau. Sa façade donnant sur la rue Saint-Louis-en-l'Ile est ornée d'une horloge suspendue à une potence en fer et dominée par une tour-clocher d'un architecte inconnu, dont la flèche est ajourée d'ouvertures ovales et circulaires. On peut y découvrir à l'intérieur de nombreuses sculptures ornant les chapelles. <br>L'église Saint-Louis vient surtout de se doter d'un orgue magnifique, construit pour le grand répertoire baroque allemand... Il vient remplacer celui de 1745, détruit à la Révolution, et a été conçu en prenant pour base les oeuvres du plus réputé des musiciens germaniques : Jean Sébastien Bach. Véritable création, cet orgue est à l'image d'une tradition musicale toujours vivante.<br><br><b>Ils y vécurent...</b><br>L'île Saint-Louis la secrète a attiré nombre de personnalités. Georges Pompidou avait sa résidence au 18, quai de Béthune, où il est décédé en 1974 ; Charles Baudelaire résida quai de Béthune, puis quai d'Anjou entre 1842 et 1845 ; Léon Blum y vécut pendant le Front Populaire ; l'artiste Honoré Daumier y avait ses habitudes ; et le sculpteur Camille Claudel y habita de 1899 à 1913. Sans oublier les acteurs qui y vécurent ou y vivent encore comme James Ivory, Michèle Morgan, Jean-Claude Brialy...<br><br>Hélène Zemmour]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Habiter le XVIe à Paris, c'est un « must- tendance » nouveau riche. Habiter le VIIe, c'est une faveur ancestrale digne des vrais bourgeois.<br>Habiter l'île Saint-Louis est tout simplement un miracle, inacessible au commun des mortels. Car qui dit île dit espace clos, non extensible, densité historique, lieu protégé au-delà même de la moindre idée de spéculation. Bref, la fortune du pot, car il faut vraiment en avoir, en plus des moyens...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[.... On pourra toujours se rattraper en y allant comme on va dans un pays étranger ou dans une ville d'histoire. A moins qu'il ne suffise de passer le pont...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... pour retrouver la "plage" qui, elle au moins, appartient à tout le monde.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Son nom est Alexandre</nom>
    <texte><![CDATA[Paris, 7 octobre 1896. Le tsar Nicolas II de Russie pose la première pierre du pont Alexandre-III, futur symbole d'une solide amitié entre la France et la Russie, le but avoué étant de faire bloc face à une Allemagne jugée trop puissante. Alexandre III, père de Nicolas II, avait déjà, de son temps, entamé un travail de rapprochement avec l'Hexagone, et le pont lui est naturellement dédié. <br><br>L'édifice terminé, il est inauguré trois ans plus tard, pendant l'Exposition universelle de 1900. Répondant à bon nombre d'exigences, il a pour mission, notamment, de ne pas gêner l'immense perspective des Invalides et de ne nuire ni à l'aspect de la Seine, ni à la bonne circulation fluviale. Mission accomplie : les architectes optent pour un pont constitué d'une seule arche, entourée de deux solides viaducs en maçonnerie sur les rives de la Seine. Il s'agit, bizarrement, d'une construction en « préfabriqué ». Les pièces métalliques ont en effet été fondues dans les forges du Creusot, avant d'être assemblées sur place.  <br><br>La construction d'un nouveau pont à cet endroit-là est d'autant plus justifiée qu'il prolonge naturellement la large avenue qui est alors encore en chantier, celle qui va bientôt s'appeler « Winston-Churchill ». A eux deux, l'avenue et le pont constituent un chemin direct de l'hôtel des Invalides aux célèbres Champs-Elysées. Une bien jolie balade pour un dimanche ensoleillé...<br><br>Ce grand arc qui traverse la Seine d'un seul mouvement apporte à la structure une légèreté qui fait oublier l'aspect chargé du style « Belle Epoque ». Car ce pont a bien failli étouffer la Seine avec toutes ses dorures et ses lampions peuplés de bibelots et d'anges qui chevauchent des poissons. Mais le charme opère et le pont fait son effet. La décoration exubérante suit la structure dans un mouvement aérien, et le tout est parfaitement digeste, pour ne pas dire sublime. <br><br>Clothilde Farinotti]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Agrémenté sur toute sa longueur de décorations en fonte, le pont ne laisse rien au hasard. Ces guirlandes de coquillages suspendus sur les côtés sont en effet destinées à faire contrepoids, le pont ayant été construit très près du fleuve pour abaisser son centre de gravité et lui donner une silhouette plus longiligne. Et c'est sûrement cela qui fait son charme : pas d'effet « dos d'âne », le pont devient une rue suspendue...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Aux quatre extrémités du pont s'élèvent des colonnes monumentales ornementées à 17 mètres de haut de statues de Pégase représentant la Renommée des Arts, des Sciences, du Commerce et de l'Industrie. Ces quatre statues en bronze doré, éclatantes de lumière, ajoutent à l'aspect déjà majestueux de l'édifice...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le pont Alexandre-III, c'est un fabuleux témoin de la fin du XIXe siècle, et on le lui rend bien : ...]]></texte>
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        <texte>... ses vastes trottoirs de 10 mètres de large chacun sont foulés chaque jour par bon nombre de curieux...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Il porte sur lui les tendances artistiques de la IIIe République, et la réussite de ses nombreux ornements fait qu'il a été classé monument historique, tout comme le pont Neuf ou le pont Marie...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Surprenante, l'entrée du RER C sous le pont, au niveau des quais ! Quand vous tournez le dos aux Invalides, que le Grand-Palais vous affiche orgueilleusement, de l'autre côté du fleuve, ses gigantesques verrières rutilantes, prenez les escaliers qui descendent vers l'eau, sur votre droite. Laissez-vous surprendre par une majestueuse entrée presque au milieu de la circulation ; engouffrez-vous dans l'escalier d'époque agrémenté d'incroyables lampadaires, boules de feu en suspens. Paris et ses surprises...  <br><br>C.F]]></texte>
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    <nom>Sous la Coupole</nom>
    <texte><![CDATA[<b>La tortue devient gazelle</b><br>En trois siècles et demi, l'Académie a élaboré neuf éditions de son dictionnaire - ce qui donne quarante ans en moyenne pour parachever une édition... Cela ne simplifie pas la mission de rendre compte des usages du français. Entre le A et le Z, les usages risquent d'avoir beaucoup évolué. La rédaction de la huitième édition dura cinquante-sept ans. Mais la neuvième a pris un train de gazelle en atteignant la lettre O en à peine quatorze ans !<br><br><b>Une langue élégante</b><br>Cessons d'ironiser sur cette auguste institution qui a apporté une contribution essentielle à la fondation de la langue française : construire, à partir des usages, une langue élégante, à la grammaire cohérente, et compréhensible par tous. Ils sont donc quarante à y oeuvrer, qui se cooptent entre pairs. On entre à l'Académie pour la vie. Seules des raisons d'honneur peuvent entraîner l'exclusion, rarissime, sauf après la Seconde Guerre mondiale. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[On ne peut pas imaginer de l'extérieur que la coupole de l'Institut est ovale à l'intérieur. Par un habile jeu de double tambour, la forme baroque par excellence se résout en rigoureuse rotonde classique. Ou comment garder un peu de fantaisie en sauvant les apparences...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Pierre-Jean Rémy en conciliabule avec des étudiants impressionnés de voir en chair et en os l'un des quarante élus dans son environnement officiel. Un monologue qui finit par renvoyer l'Académicien à sa solitude d'immortel...<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Sous le signe de la pyramide</nom>
    <texte><![CDATA[Elle en a fait couler de l'encre, cette pyramide. En 1984, le projet de rénovation du Grand Louvre avait réactivé la querelle latente des anciens et des modernes, comme le firent les colonnes de Buren au Palais-Royal peu après. Il ne semblait pas concevable de bouleverser l'harmonie de la cour Napoléon (1857) par l'inclusion d'un prisme de verre et de métal de 21 mètres de haut. Après un rejet de la Commission supérieure des Sites et Monuments historiques, le projet fut adopté sous la pression de François Mitterrand, et inauguré en 1988.<br><br>Il en a coulé de l'eau sous les ponts : aujourd'hui, la pyramide de M. Pei fait partie du paysage urbain parisien au même titre que la tour Eiffel ou le Sacré-Coeur. Elle  est devenue un label de la ville, aussi protégé qu'un brevet industriel. Rançon de la gloire, il en coûtera cher à ceux qui voudront lui tirer le portrait sans en référer aux : architectes, scénographes, conservateurs, éclairagistes, maîtres-verriers... que sais-je encore ; bref, tous ceux qui touchent de près ou de loin à l'oeuvre de l'esprit. En France, un arsenal législatif vient toujours en aide aux artistes susceptibles. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Raillée par ses détracteurs, "la cloche à fromage" ou "l'entonnoir" est devenue aujourd'hui un symbole. Le prisme, qui a les proportions de la plus grande des pyramides de Gizeh, mais en réduction, n'a pas seulement une fonction esthétique : elle offre le meilleur compromis entre encombrement en surface, entrée de la lumière et desserte de vastes espaces souterrains...<br><br>CVO]]></texte>
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  <objet id="7455" type="PHOTOS">
    <nom>Tours, flèches et fleurs</nom>
    <texte><![CDATA[Dans l'île de la Cité, les tours médiévales de la Conciergerie se dressent le long de la Seine. Souvenirs du premier palais des rois de France, elles sont aujourd'hui insérées dans le Palais de Justice, siège du troisième pouvoir. C'est dans les dernières années du Xe siècle que Robert le Pieux se fit construire ce palais, où vécurent tous les rois de France, jusqu'à ce qu'une mésaventure arrive, dans ces murs, au futur Charles V.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte>Ile de la Cité. Entre Hôtel-Dieu, Préfecture de Police et Tribunal de Commerce, la place Louis-Lépine est un petit havre de poésie avec son marché aux fleurs. Au loin la Sainte-Chapelle, conçue au XIIIe siècle, dont la flèche a été rajoutée au XIXe...</texte>
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        <texte><![CDATA[...La Conciergerie, de sinistre mémoire. Ce vestige imposant du palais des Capétiens (XIVe siècle) a été le théâtre d'exécutions en masse pendant la Terreur. La guillotine y fonctionnait à plein régime. On en a abandonné l'usage, mais on a gardé la fonction du lieu : le Palais de Justice de Paris y est installé...]]></texte>
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        <texte>... Dans un petit lacis de ruelles médiévales, en marge de Notre-Dame, la rue des Ursins...</texte>
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        <texte><![CDATA[... garde les marques de la grande crue de 1910. Aurait-on oublié que l'on est dans une île fluviale ?...]]></texte>
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    <nom>Très Très Grande Bibliothèque</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Tours culturelles</b><br>Dernière construction en hauteur du XIIIe arrondissement, la Très Grande Bibliothèque, TGB comme on l'appelait avant qu'elle ne devienne la Bibliothèque Nationale de France, puis BnF. Elle dresse ses quatre tours, comme les quatre pieds d'une table renversée, au bord de la Seine. Leurs façades entièrement vitrées ont été occultées par des volets pour protéger les précieux papiers qu'elles contiennent contre les ardeurs du soleil. Cependant que ses salles de lecture, enterrées, donnent sur un jardin intérieur, sous le niveau du sol, où l'on a enfermé quelques beaux pins.<br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Architecture parlante du livre ouvert vers l'infini, pins gigantesques enfermés, arbres encagés, cellules de moine pour les chercheurs, livres verrouillés... Le tout-ouvert du dessus s'oppose au tout-clos du dessous...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Le geste architectural est grandiose, le concept audacieux, mais c'est de mémoire d'homme la seule Bibliothèque au monde, et d'un tel niveau de reconnaissance universelle, à avoir été construite en zone inondable, sous le niveau de la Seine.<br>Cherchez l'erreur...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Depuis juillet 2006, la passerelle à double circulation Simone-de-Beauvoir s'élance sur 305 mètres, avec une portée centrale atteignant 194 mètres  sans pile dans le fleuve. Une prouesse architecturale coordonnée pas la société Eiffel.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Un galeriste en son quartier</nom>
    <texte><![CDATA[Pas besoin de chercher la galerie Serge-Aboukrat du moment que l'on a trouvé la place Furstenberg. La plus petite galerie de Paris sur la plus petite place de Paris. Un rapide balayage du carré, et voici l'angle aux icônes, cinq mètres linéaires consacrés depuis 1996 à la photographie, le plus souvent. Pourtant, Serge Aboukrat, intuitif et passionné par l'image depuis toujours, est tout le contraire de la géométrie et du calcul. Ses choix esthétiques peuvent se résumer à des coups de coeur qui sont autant de coups du sort, avant de devenir, ou non, des coups de maître. Capable d'exposer un artiste rencontré la veille, il fonctionne au <i>feeling</i> avant toute chose. Il préconise l'art pour l'art, se définit lui-même comme un "esthète mécène", et se moque des modes qui justifient les pratiques parfois douteuses de certains de ses collègues. Il est enfin un collectionneur éclectique, mais qui possède quelques « incontournables » de l'histoire de la photographie. Aujourd'hui, Pascal Navarro est aux cimaises, ce qui n'empêche pas le volubile galeriste de faire partager son enthousiasme, tout en travaillant, car le vernissage est pour bientôt. Pas d'angoisse, il suffira alors au maître des lieux de gravir quelques marches pour regagner son logis et réapparaître frais et dispos, comme Fregoli changeant de tenue pour être encore plus « pro ».<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Une vision panoramique de la galerie. Plus que la quantité des oeuvres, c'est la qualité qui prime. Pour Serge Aboukrat, le flacon de la mise en scène importe peu, pourvu qu'il y ait l'ivresse de l'émotion.<br><br>CVO]]></texte>
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  <objet id="7458" type="PHOTOS">
    <nom><![CDATA[Un marqueur d'espace]]></nom>
    <texte><![CDATA[<b>Tortues et libellules </b><br>L'empreinte d'un autre homme marque le métro parisien : Hector Guimard, le pape de l'Art nouveau en France. On lui doit les balustrades vertes qui entourent les entrées, avec leurs décorations en carapaces de tortue, surmontées de lampadaires aux têtes courbées comme des boutons de fleurs. Elles sont parfois (comme à la porte Dauphine, à l'Hôtel de Ville ou place Sainte-Opportune) recouvertes de verrières déployées au-dessus des têtes des voyageurs, telles des ailes de libellules. <br><br><b>Cabale contre le style nouille.</b><br>Autrefois, les gares extérieures des stations Bastille et Etoile étaient aussi des oeuvres de Guimard. La première, avec ses toits s'échelonnant vers le haut comme une pagode et son élégante entrée ovoïde, fut détruite en 1962 ; la seconde, dont les verrières avaient des bords relevés comme un champignon, disparut dès 1925 à la demande des détracteurs de ce qui était appelé le « style nouille », qui lui reprochaient de « défigurer Paris ». <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La station Palais Royal - Musée du Louvre a été décorée par le plasticien Jean-Michel Othoniel, à l'occasion des manifestations célébrant le centenaire du métropolitain en 2000. Rebaptisée depuis  "Kiosque des noctambules", l'oeuvre est une réponse colorée à la monochromie des colonnes de Buren toutes proches, en même temps qu'une intrusion moderniste dans un environnement où domine l'architecture classique...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Le style Nouille de Guimard. Un terme peu élégant mais assez évocateur de l'Art nouveau français.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Un pont, des soupirs aux rires</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Un vigoureux vieillard</b><br>Les Parisiens, qui n'en sont pas à un paradoxe près, appellent Pont Neuf le plus vieux des ponts qui enjambent la Seine. Il faut dire qu'à plus de 400 ans, il est encore en parfait état. Les Parisiens ont d'ailleurs une expression pour parler d'un vieillard fringant, malgré son âge ; ls disent qu'il "se porte comme le Pont Neuf". C'est tout dire ! Quelle est donc l'histoire de ce bon vieux Pont Neuf  ? <br><br><b>Le pont des Soupirs</b><br>Pendant la plus grande partie de son histoire, le Pont Neuf a été un lieu joyeux et animé. Il était pourtant né sous de si mauvais augures qu'on l'avait surnommé « le pont des Pleurs ». En 1578, le jour où l'on posa sa première pierre, le roi Henri III était vêtu de noir et en larmes. Deux des favoris les plus aimés de ce souverain homosexuel, surnommés les « mignons », venaient d'être tués en duel.<br><br><b>Henri inaugure </b><br>Le roi revenait juste de leur enterrement et le temps s'était mis au diapason, puisqu'il pleuvait à torrent. On était au pire des guerres de Religion : les travaux du pont allèrent piano jusqu'au règne de Henri IV. C'est en décembre 1605 que ce roi inaugura le pont en le franchissant à cheval le premier. Le Pont Neuf fut aussitôt populaire. Il était de seul de Paris à ne pas être garni de maisons : on pouvait voir la Seine ! <br><br><b>La coqueluche des Parisiens</b><br>Autre luxe : le pont avait des trottoirs, permettant aux badauds de ne pas être écharpés par les chevaux ou les carrosses. Les demi-lunes qui l'ornent toujours permettaient l'installation de toutes sortes de commerçants ambulants : libraires, marionnettistes, fripiers, bouquetières, marchands de gâteaux, arracheurs de dents, demoiselles de petite vertu, et tout cela composait un spectacle coloré dont les Parisiens raffolaient. <br><br><b>Artistes et voleurs</b><br>Ils ne se laissaient pas décourager par les nombreux coupeurs de bourses qui profitaient de l'inattention des badauds pour les détrousser. Les arts doivent beaucoup au Pont Neuf : une académie de peintres et de sculpteurs louait en permanence une partie du pont pour y exposer ; et, au XVIIIe siècle, des peintres comme Boucher, Chardin, Nattier... s'installaient à l'entrée de la place Dauphine avec leurs oeuvres. <br><br><b>Subversion sur le pont</b><br>Le théâtre n'était pas en reste, puisque des bateleurs comme Tabarin, qui portait le costume de Pierrot, et Mondor, vêtu en docteur de carnaval, y jouaient leurs saynètes comiques et satiriques, et y chantaient des chansons écorniflant les puissants du jour, jusqu'à ce que le Parlement les chasse pour leurs propos malséants. Molière lui-même venait les voir et s'inspira de leurs farces dans ses premières comédies.<br><br><b>Les muses mendient</b><br>La poésie elle-même reçut la modeste obole du Pont Neuf. Certains poètes désargentés y venaient déclamer leurs vers, quêtant auprès des passants pour pouvoir manger. S'ils croisaient une connaissance, ils prétendaient être là à la suite d'un pari. Puis ils allaient se chauffer au soleil au pied de la statue de Henri IV. Les plus illustres ont parfois reçu, sur le Pont Neuf, le premier salaire de leur art. <br><br>Claude Veuille]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le bien nommé Vert-Galant, qui aimait les femmes au moins autant que la poule au pot, a aujourd'hui tout un square pour honorer sa mémoire, et une statue équestre de bronze dans la  tradition de l'Imperator. Erigés pour toujours...]]></texte>
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    <nom>Un village au coeur de Paris</nom>
    <texte><![CDATA[Les Montmartrois, souvent propriétaires, de génération en génération, de ces jolies maisons de pierre et de lierre accrochées à la Butte, sont fiers d'un patrimoine qui n'appartient qu'à eux.<br>Malgré le rattachement de la colline à Paris en 1860 et l'urbanisation croissante, les habitants de Montmartre ont tout fait pour préserver la configuration de ce qui est resté l'un des derniers villages parisiens.<br>Ainsi, on peut assister, chaque automne, à l'annuelle et traditionnelle fête des Vendanges. En effet, la culture de la vigne est très ancienne sur la Butte : Bacchus y eut son temple à l'époque romaine.<br>C'est à la fin du XVe siècle que les terrains montmartrois sont rachetés par les vignerons, qui vont commencer à cultiver la vigne. Avec l'octroi sur les vins à la frontière de Paris dans les années 1870, s'installent sur la Butte de nombreuses guinguettes et cabarets. C'est de cette période que vient la tradition du cabaret, très ancrée dans le quartier.<br>En 1929, Francisque Poulbot et quelques Montmartrois, désireux de stopper l'expansion urbaine, replantent des ceps de vigne. A partir de 1934 est instaurée la fête du « clos Montmartre », du nom du vignoble.<br>C'est donc l'exploitation de ces fameuses vignes qui a permis au quartier de développer l'esprit des cabarets qui reste encore vivace, notamment grâce au Moulin Rouge. Dans les années 1880, c'est le Chat Noir qui symbolise l'esprit montmartrois. Le Lapin Agile date de la même période et est resté la mémoire vive de la bohème montmartroise. En effet, les artistes sont nombreux qui ont habité Montmartre, l'ont sillonné ou en ont été inspirés. En témoigne le 12, rue Cortot, qui, avant de devenir le musée du quartier, était le refuge de nombreux artistes, peintres ou écrivains, aujourd'hui connus dans le monde entier.<br>Le moulin de la Galette est également le témoin d'une époque où la colline était couverte de moulins à vent et était déjà une promenade très en vogue à Paris.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... La Butte, telle que les Parisiens la regrettent, connaît son âge d'or entre les années 1900 et 1930. Ses habitants célèbres - tels que les artistes du Bateau Lavoir : Picasso, Apollinaire ou Braque, ou encore Francisque Poulbot, auteur du fameux pauvre petit poulbot montmartrois - hantaient et hantent encore les cafés et les cabarets du quartier. Une autre de ses habitants, mondialement connue, repose aujourd'hui au cimetière du coin, Dalida ; restent d'elle, en souvenir : sa maison et un buste...]]></texte>
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        <texte>... Le Lapin Agile : doyen des cabarets parisiens. On y boit sans y manger, on y écoute sans chanter...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Le cimetière de Montmartre est le garant de cette gloire passée, avec de multiples personnalités qui y reposent : Zola, Truffaut, Degas, Stendhal, Berlioz, entre autres hôtes célèbres.<br><br>A.S]]></texte>
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    <texte><![CDATA[C'est la petite, la sans-grade, le trait d'union de nulle part. Des 37 ponts, passerelles et viaducs ferroviaires qui traversent Paris, la passerelle Debilly est la plus humble, l'oubliée, la dernière de la classe, jusqu'à ce jour...<br>Elle en a connu des passants depuis 1900, lorsqu'elle est construite pour relier les divers pavillons de l'Exposition universelle, des Grand-et Petit-Palais ! Si elle a une promotion quelques années plus tard, lorsque d'architecture éphémère elle reste un ouvrage d'art pérenne, c'est pour être déplacée 500 mètres en amont, devenant la jonction d'une ruelle sans ambition et d'un <i>no man's land</i> qui servira à accueillir d'obscurs bâtiments administratifs, puis des salons temporaires. Elle a une nouvelle raison d'exister en 1937, en devenant une voie d'accès direct, depuis la rive gauche, au Palais de Tokyo (actuel Musée d'Art moderne de la Ville de Paris), bâti cette fois pour l'Exposition universelle de 1937. Mais elle a du mal à joindre les deux bouts, les ponts d'Iéna, à l'est, et de l'Alma, à l'ouest, étant de bien meilleurs axes de communication.<br>Cette époque est révolue depuis juin 2005, avec l'inauguration du Musée des Arts premiers, quai Branly, grandiose réalisation de Jean Nouvel sur un projet porté de bout en bout par le Président de la République lui-même, destiné à devenir l'une des destinations-phares du tourisme culturel et une référence en matière muséologique.<br>Les quelques bouts de bois et de fer sont à présent foulés quotidiennement par tous ceux qui considèrent Paris comme une grande capitale culturelle, et ils sont très nombreux.<br><br><a href='http://www.v1.paris.fr/fr/culture/patrimoine/les_ponts/default.asp' target='_blank'><u>http://www.v1.paris.fr/fr/culture/patrimoine/les_ponts/default.asp</u></a>]]></texte>
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        <texte>Elégante et aérienne, la passerelle enjambe le fleuve par un triple saut irrégulier. Petite foulée, grand écart, petite foulée, de quai à quai...</texte>
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    <nom>Une vie de bouguiniste</nom>
    <texte><![CDATA[Semaine de 35 heures, connais pas. Les bouquinistes des quais de Seine ont beaucoup de patience. Les sympathiques boîtes vertes en métal qui bordent les deux rives du pont Royal au pont de Sully sont attribuées gratuitement par la Ville de Paris à un très petit nombre d'heureux bénéficiaires. Pas d'horaires fixes, ni de charges sur les emplacements. Pas de congés payés non plus pour ces vrais commerçants, toutefois déclarés en bonne et due forme. <br>Mais pour atteindre - pour les plus doués d'entre eux et les mieux placés dans le circuit des chineurs et promeneurs - jusqu'à 5 000 euros mensuels de chiffre d'affaires, il faut savoir se lever tôt, avoir la peau rodée aux caprices du temps, et soigneusement choisi sa spécialité. Pas de stockage possible : le vrai problème, pour ces amoureux de vieux papiers, reste l'approvisionnement et la qualité des fournisseurs. Pour les malheureux en affaires, en attendant le chaland, restera toujours la lecture.<br><br>Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Le temps ne fait rien à l'affaire. Ce n'est pas parce que la météo est au beau fixe que les affaires marchent : au contraire, la grisaille semble favoriser la lecture...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Sous l'oeil de Sainte Geneviève, patronne de Paris, juchée sur l'une des piles du pont de la Tournelle (statue de Paul Landowski, 1928).<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Urbanisme et projet social</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Eric Desoindre est architecte et militant. Depuis plusieurs années il anime bénévolement un « atelier populaire » qui planche sur l'avenir de la Cour de l'Industrie et de ses habitants, en butte aux restructurations du paysage urbain. </b><br><br>"Le 37 bis, rue de Montreuil est une suite foncière de trois parcelles regroupant des activités artisanales traditionnellement liées au bois et des ateliers d'artistes. Les parcelles appartenaient à un propriétaire privé qui voulait monter une opération immobilière : artisans et artistes se sont alors regroupés dans une association (ACI - Association Cours de l'Industrie). La Ville de Paris a ensuite fait valoir son droit de préemption, a racheté l'ensemble et décrété, dans le cadre du plan d'aménagement, que le site allait rester consacré aux mêmes activités. Mais la nouvelle gestion des espaces pourrait entraîner des transformations lourdes, comme la démolition des bâtiments pour en construire de nouveaux, ce qui, dans un second temps, pourrait provoquer un changement de type de locataires qui occupent le site actuellement et bénéficient de grands espaces à loyers très modérés. Ces derniers ont donc cherché des appuis et des avis, notamment d'architectes, pour une analyse des lieux, afin d'établir un diagnostic lucide capable d'évaluer ce qui pouvait être conservé ou modifié...<br><br>Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Contact.<br>"Tout a démarré avec une fête locale dite de la Trôle, basée sur une vieille tradition du Faubourg, lors de laquelle les artisans du  meuble vendaient des rebuts et où se trouvaient des représentants de l'ACI. L'idée est alors venue de créer un atelier populaire rassemblant des « techniciens », architectes, urbanistes..., des usagers des espaces en question et des habitants du quartier, pour concevoir et, je l'espère, produire du cadre bâti dans une approche différente de celle d'un gestionnaire classique. Aujourd'hui, l'atelier populaire fonctionne et envisage de proposer une programmation respectant à la fois la valeur d'usage du site et son inscription dans un projet de développement urbain prenant en compte tout son environnement."...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..."On constate que les tentatives qui ont été faites pour conserver des activités artisanales ou artistiques au sein des villes échouent : la nature artisanale « mute » pour devenir, tertiaire, « high tech » ou autre. Les artisans sont, dans le meilleur des cas, remplacés par des designers, mais on change totalement de strate. La logique économique et gestionnaire d'organismes municipaux ou para-municipaux, même lorsqu'elle a un discours inverse, est responsable de cette mutation, en raison d'un certain nombre de charges qu'entraîne fatalement la standardisation des nouvelles constructions (affectations indéfinies, surfaces fixes, surcharges de plancher, réglementations anti-incendie...), mieux adaptées certes aux activités déjà en place, mais incompatibles avec les moyens actuels des locataires. Certains d'entre eux ont des baux « Loi de 1948 », avec les désagréments qui vont avec (carences en isolation, chauffage, sanitaires...) "...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..."Aujourd'hui, une partie des bâtiments est en péril, donc non utilisée, mais il reste beaucoup de place. Même si la Mairie, par le biais d'une société d'économie mixte, est un meilleur interlocuteur que l'ancien propriétaire qui, lui, ne voulait que de la rentabilité, le problème demeure : sa culture n'est pas en accord avec celle des occupants. Il suffit d'une modeste intervention sur le site pour qu'il conserve un maximum de ses occupants actuels dans les lieux. Ce n'est ni une volonté politique, ni un principe idéologique, c'est un mode de fonctionnement : pour répondre à une réglementation normative, on risque de perdre une part d'identité. Le projet que nous élaborons doit aller à l'encontre de ce fonctionnement, tout en présentant un intérêt économique pour le gestionnaire "...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..."Il faut démontrer que l'évolution de cette parcelle peut se faire dans le temps, comme l'évolution normale d'une ville, élément par élément, et non selon une politique d'ensemble inéluctable. Il faut agir sur l'individu, responsable de l'entretien de son local, et non sur le groupe, traiter le bâtiment plutôt que le site. Mais nous ne ferons pas l'économie d'un rapport de forces, pas obligatoirement agressif, mais qui prouvera que les gens ici ont des valeurs à conserver pour les décennies à venir"...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[..."Dans une perspective urbanistique plus large, regagner le coeur d'îlots, c'est valoriser le piéton au détriment de la voiture, c'est sécuriser la circulation des enfants se rendant à l'école, c'est croire en la fluidité plutôt qu'au digicode, c'est remettre l'homme au centre de la ville".]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Détrôné par le Chrysler Building en 1930, la tour Eiffel était jusqu'à cette date le monument le plus haut du monde. Entre sa première mesure en 1889 (hauteur avec drapeau), qui était de 312,27 mètres, et la dernière, en 2000 (hauteur avec antenne), de 324 mètres, la Tour a tout de même réussi à gagner plus de 10 mètres ! Il fallut plus de 18 000 pièces en fer reliées par 2 500 000 rivets pour supporter un poids total de 10 000 tonnes ! Un poids plume finalement, car la tour Eiffel n'exerce qu'une pression de 4,5 kg/cm2 sur ses fondations ! En période de vent violent, le sommet peut se déplacer de 6 à 7 cm, et avec la chaleur jusqu'à 18 cm. Parce qu'elle est régulièrement entretenue (il faut compter 60 tonnes de peinture tous les sept ans !), la tour Eiffel, qui va tout de même sur ses 120 ans, est toujours aussi vaillante.<br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Quelques « scoops » entendus ce jour-là : " Voilà la maison d'Alain Delon, là avec son chalet sur terrasse... Vous voyez cet immeuble assez banal sur le front de Seine, eh !  bien, c'est celui de Brad Pitt et Angelina Jolie"... Depuis le sommet de la Tour, la ville semble chuchoter mille secrets... ou mensonges. <br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Vincennes : un parc où tout est fleur</nom>
    <texte><![CDATA[Le bois de Vincennes appartient à la Ville de Paris depuis 1860, date à laquelle Napoléon III le cède en vue de créer un parc symétrique au bois de Boulogne. L'ingénieur Alphand l'aménage, lors de la grande politique de rénovation de Paris conduite par le baron Haussmann entre 1852 et 1870. Le domaine est reboisé et alimenté en points d'eau. L'hippodrome est créé en 1863, détruit durant la guerre de 1870 et entièrement reconstruit en 1879. Près d'un siècle plus tard, à l'occasion des Troisièmes Floralies Internationales de 1969, la Ville de Paris aménage le Parc Floral, destiné à l'observation des collections horticoles, dont certaines sont de renommée internationale (iris, camélias, rhododendrons...). Le "jardin des quatre saisons" offre la possibilité de découvrir 1 200 variétés de vivaces (ibéris, pivoines, oeillets, asters...), et plusieurs espaces de jeux ont été prévus pour distraire les plus petits. En 1998, le Parc Floral a obtenu le label de "jardin botanique de France et des pays francophones". <br><br>Le Parc Floral de la Ville de Paris : <a href='http://www.parcfloraldeparis.com' target='_blank'><u>http://www.parcfloraldeparis.com</u></a><br><br>Cécile Quéniart]]></texte>
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        <texte><![CDATA[La fête permanente des fleurs et des végétaux. Les expositions thématiques et les créations éphémères réalisées par des artistes ont pignon sur champ... Cherchons la contrepèterie forestière.<br><br>CVO]]></texte>
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    <nom>Visiteurs et "autochtones"</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Montmartre aux Parisiens</b><br>Le quartier de Montmartre est une des balades favorites des Parisiens.<br>Dans cet endroit haut perché qui domine Paris, mais ne lui ressemble pas, les citadins viennent se ressourcer, voire se dépayser, car Montmartre est un village particulier au plein coeur de la Grand'Ville.<br>Les Parisiens aiment s'y rendre, mais préfèrent emprunter les ruelles éloignées de l'itinéraire touristique. Ils recherchent à Montmartre les restes d'un passé foisonnant, fait d'esprit rebelle et créateur.<br>Ils aiment Montmartre pour l'ambiance qui y règne, festive et populaire, pour ses théâtres et sa vie culturelle toujours très riche.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[Entre Cédric et Kelly, ça a été le coup de foudre. Une histoire digne d'un film où une Américaine rencontre un jeune comédien français qui lui fait découvrir une capitale de rêve. Lui ne voit plus qu'elle, elle voit encore un peu de ce Paris qu'elle aime "parce qu'il n'y a pas trop d'Américains"... La romance continuera au Bar des Artistes, en contrebas de la Butte...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... Elles viennent à Montmartre pour boire un verre place du Tertre. Ce ne sont pourtant pas des touristes, mais bien des Parisiennes qui trouvent au lieu un côté à la fois exotique et convivial. Il est vrai que le soleil dispense bien des préjugés et a tendance à faire voir la vie du bon côté.<br><br>CVO]]></texte>
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  <objet id="7467" type="PHOTOS">
    <nom><![CDATA["Arrête ! C'est ici l'empire de la mort"]]></nom>
    <texte><![CDATA[Les catacombes ont été créées dans les années 1780 dans un souci de salubrité publique émanant des autorités municipales. En effet, certains cimetières de la ville, saturés de cadavres, rendaient important le risque de propagation d'épidémie. La solution est trouvée deux siècles plus tard, alors que les riverains, excédés, déposent plainte sur plainte. <br>Un jour de 1780, le mur d'une cave d'un particulier s'effondre par la pression d'une accumulation de terre, et le contenu de la fosse commune qui y était accolée s'y déverse. La décision est prise par le préfet de police de l'époque, Lenoir, de déplacer les ossements des cimetières surchargés dans les carrières de la Tombe Issoire. <br>Le déménagement des corps se fit selon des rites funéraires très précis et réglementés par des prêtres, dans des catacombes consacrées ; 6 millions de restes humains ont alors été transférés dans ce nouveau tombeau commun. Quelques noms célèbres, comme le surintendant Fouquet, Robespierre, Rabelais et Montesquieu... parmi tant d'ossements anonymes.<br><br><a href='http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6468&document_type_id=5&document_id=19970&portlet_id=14628' target='_blank'><u>http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6468&document_type_id=5&document_id=19970&portlet_id=14628</u></a><br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[L'histoire des catacombes de Paris recoupe celle des carrières souterraines de la ville. Leur existence remonte à l'installation romaine en Gaule et à l'érection de Lutèce. Mais c'est véritablement à partir de Louis-Philippe (1180-1223), avec notamment la construction de la cathédrale Notre-Dame, qu'a été approfondie l'exploitation des carrières de la ville...<br>A partir de ces carrières, des galeries vont être creusées au long des siècles pour servir à la construction de la ville, jusqu'à ce que ...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...les carrières soient peu à peu recouvertes par l'urbanité naissante, donnant rapidement lieu à des glissements de terrain. La prise de conscience du danger de ces constructions instables entraîne entraîne rapidement la création de l'inspection générale des carrières en 1777.<br>Certaines galeries centenaires se révèlent être de véritables trésors d'architecture faisant partie intégrante du patrimoine architectural français...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...C'est également un lieu lourd de souvenirs puisque, pendant la Seconde Guerre mondiale, ces galeries ont abrité de nombreux résistants soucieux d'échapper aux nazis.<br>Ce qu'on appelle les catacombes aujourd'hui ne représente qu'une partie infime du réseau souterrain consolidé par l'inspection des carrières : 1,7 km seulement sont visitables sur les 300 km de galeries existantes !...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[... L'avertissement que l'on peut lire sur le fronton d'entrée de l'ossuaire : « Arrête, c'est ici l'empire de la mort », est une parcelle des nombreux symboles et phrases mystiques dont recèlent les catacombes...]]></texte>
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        <texte><![CDATA[...Sombres, humides, remplies d'ossements, et peut-être d'âmes vagabondes, les catacombes ont alimenté de nombreux fantasmes et autres légendes urbaines plus ou moins tenaces. Ainsi, il n'est pas rare d'entendre dire que des messes noires y étaient célébrées ; peut-être est-ce dû à la découverte, à la fin du XIXe siècle, de crânes de chats ?<br>Divers symboles et marques maçonniques gravés sur les murs laissent également penser qu'il pouvait s'agir d'un lieu de réunion de la Grande Loge.<br><br>A.S]]></texte>
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    <nom>"Montmartreland"</nom>
    <texte><![CDATA[En quelques dizaines d'années, la butte Montmartre est devenue l'un des sites les plus prisés des touristes parisiens. Une visite de Paris serait incomplète sans un petit détour par les rues sinueuses de Montmartre, jusqu'à son magnifique point de vue sur la Capitale française.<br>En effet, du parvis de la Basilique on peut voir tout Paris, et du haut de son dôme, c'est un aperçu à 360 degrés jusqu'à 50 km à la ronde que l'on peut apprécier.<br>Le flot des touristes à Montmartre est incessant : d'un bus qui les dépose boulevard de Rochechouart, ils remontent la rue Steinkerque, avec ses magasins de tissus jusqu'au marché Saint-Pierre. Puis ils empruntent le funiculaire électrique qui leur fait parcourir 36 mètres de dénivelé, ou, pour les plus sportifs, grimper les 250 marches qui gravissent les pentes du jardin.<br>Ainsi, tout le versant gauche de Montmartre a peu à peu muté en un attrape-touristes où le moindre objet est vendu à prix d'or. Les boutiques de souvenirs sont foisonnantes et regorgent de toutes sortes de babioles. Dans les restaurants et cafés du coin, pas la plus petite trace du moindre Parisien. Tout ici est dédié au plaisir des touristes, jusqu'à la place du Tertre, où caricaturistes et autres aquarellistes ne sont qu'un pâle reflet d'une époque artistique flamboyante. <br>Pour le touriste, Montmartre est un beau résumé de l'atmosphère parisienne.<br><br>Ambre Segarra]]></texte>
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        <texte><![CDATA[L'ancêtre du slam. Une poésie improvisée et rythmée, c'est bien ce que ce bateleur du Tertre produit depuis toujours, sans se soucier des modes. Politique, société, moeurs, tout y passe au gré de la fantaisie et des pièces qui tombent dans l'escarcelle. Oreilles chastes s'abstenir, l'homme n'est pas avare de bons et de gros mots...]]></texte>
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        <texte>...Eux, ce sont les rejetons de Francisque Poulbot, qui croqua les gosses de Montmartre dans ses dessins. Depuis, son patronyme est devenu générique...</texte>
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        <texte>... Un artiste bien de Montmartre...</texte>
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        <texte><![CDATA[... Les clichés ont la vie dure : "Non, rien de rien, non, je ne regrette rien..."<br><br> CVO]]></texte>
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    <nom>Clémentine Autain</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Jeune et femme politique, elle est l'éminence de coeur en charge de la jeunesse auprès du Maire de Paris.</b> <br/> <br/> A la voir arriver ainsi, sa tasse de café à la main, un sourire tout en candeur juvénile et cette franche poignée de main, on se dit qu'avec une telle apparence de fragilité, elle n'est pas faite pour se prendre les coups de l'arène politique française. Pourtant, il faut avoir vu Clémentine Autain, offensive et accrocheuse, sur les plateaux de télévision pour savoir qu'elle n'est pas le petit chaperon rouge. Peut-être est-on alerté par la tranquille détermination qu'on lit au fond de son regard... <br/> Avec son air de ne pas y toucher, l'Adjointe au Maire de Paris chargée de la jeunesse, élue à 28 ans, est une vraie gentille qui sait aller au combat. Le bureau, au 4e étage d'un bâtiment voisin de l'Hôtel de Ville de Paris, est austère, presque dépersonnalisé. Rien, dans l'ameublement et la décoration de la pièce, ne trahit la personnalité de la locataire des lieux. Pas de photos pas même celle de Che Guevara. <br/> Le vacarme de la circulation de la rue de Rivoli nous parvient de la fenêtre qui s'ouvre sur la ville. Les voitures, la pollution, « c'est ce que je n'aime pas à Paris ». Elle parle « jeune », à propos du rythme « dingue » de la ville qui parfois ne convient pas à ceux qui viennent d'autres villes, mais aussi de ces Parisiens « speedés » qui oublient souvent d'être aimables. <br/> Pour le reste, elle aime cette ville - où elle est arrivée à l'âge de 2 ans (elle est née à Saint-Cloud) - jusqu'au superlatif. Plutôt de la Rive Droite, il lui semble passer dans une autre ville quand elle se promène Rive Gauche. Flâner sur les bords de la Seine, se promener dans des rues où il y a toujours quelque chose à découvrir, « même pour moi qui vis à Paris depuis trente ans ». <br/> Comment s'est-elle retrouvée au sein de la municipalité de Paris ? « C'est arrivé par engagement. » Parce qu'elle est tombée dans l'art dès l'enfance, rien, à première vue, ne prédestinait la fille du chanteur Yvan Dautin et de la comédienne Dominique Laffin à être une femme politique - sauf que des hommes politiques venaient dîner à la maison et que papa était très politisé. A la Faculté, elle choisit l'Union des étudiants communistes (quoiqu'elle n'ait jamais pris sa carte au PCF) et passe un DEA d'histoire sur le MLF : ses yeux bleus jettent des éclairs lorsqu'on la titille sur les avantages de la beauté féminine en politique. <br/> Son engagement, elle le poursuit en participant à la fondation de l'association Mix-Cité, dont elle est coprésidente, jusqu'à sa candidature au Conseil de Paris en 2001. <br/> A la mairie, elle entend impulser des politiques publiques sur la jeunesse qui ne soient pas circonscrites aux seuls loisirs, comme par le passé. « Il faut aider les jeunes à passer à l'âge adulte, les aider à être autonomes par le logement et l'emploi. » Néanmoins, à l'heure des bilans, elle n'est pas peu fière pour autant des événements "Paris Plage" et "Nuit Blanche". <br/> Entre ses activités à la mairie, au mensuel <i>Regards</i>, dont elle est codirectrice, et à la fondation Copernic, Clémentine Autain trouve le temps d'écrire des livres, dont le dernier, <i>Salauds de jeunes</i>, avec Mikaël Garnier-Lavalley, a été publié le 20 avril 2006 chez Robert Laffont. « Je ne fais pas tout cela en rognant sur mon sommeil ou mes loisirs. » Si elle déclare ne pas avoir le projet de « faire carrière » en politique, il n'est pas sûr qu'elle éprouve, un jour, l'envie de s'arrêter après des débuts si prometteurs. <br/> <br/> Repères : <br/> 26 mai 1973 : naissance à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) <br/> Juin 1987 : décès de sa mère <br/> 1997 : participe à la fondation de Mix-Cité <br/> 18 mars 2001 : élue conseillère de Paris (XVIIe arrondissement) <br/> <br/> Georges Dougueli]]></texte>
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  <objet id="7524" type="PORTRAIT">
    <nom>Rachid Rami</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Il est jeune, d'origine maghrébine, habite en banlieue et s'appelle Rachid Rami. Déjà, à 17 ans, cet aîné d'une famille de sept membres ne pouvait compter que sur lui-même. Son parcours lui apprend le sens des responsabilités, la persévérance et la détermination. </b> <br/> <br/> Il ne tardera pas, après avoir fini ses études d'ingénieur en informatique, à réaliser ses rêves : voyager et créer son entreprise. « Le voyage pour moi était une nécessité, j'avais le besoin de découvrir, de me mettre à l'épreuve : comme faire le tour de l'Asie de l'Ouest avec sac à dos ou faire le chemin de Compostelle à pied. » A la question, qu'a-t-il appris de ses voyages, il répond modestement : « l'humilité et le sens des défis ». A son retour, Rachid Rami lance IkraCours : une entreprise de soutien scolaire et de formation en langues étrangères à domicile. <br/> <br/> <i>« J'ai perdu huit mois auprès des organismes institutionnels »</i> <br/> <br/> La volonté chevillée au corps, Rachid Rami crée son entreprise. Il en parle autour de lui et sollicite les organismes à même de l'aider à réaliser son projet. Il perdra huit mois en allers-retours auprès des différents dispositifs institutionnels, sans toutefois arriver à obtenir le moindre crédit. Quelqu'un d'autre aurait perdu confiance, renoncé à ce qui pourrait paraître comme l'entreprise insensée d'un jeune sûr de lui. Rachid, lui, ne se décourage pas. Il s'adapte au terrain : « Quand on est convaincu de la fiabilité de son projet et déterminé, on y arrive toujours ! », dit-il avec un brin de philosophie. Quand on est un jeune de banlieue, fils d'immigré ouvrier, il faut savoir laisser les rêves aux portes de sa cité, semble répéter en refrain le système. Rachid n'en a cure. Toutes ces idées reçues et ces clichés, qui ajoutent une couche au malaise des jeunes des banlieues, ne l'arrêteront pas. Pour réussir le parcours de combattant, il fallait donc provoquer le destin et, pour ce passionné de voyage, un défi de plus ! De ce fait, il décide de se passer des aides institutionnelles et de solliciter les économies de la famille et des amis. Une résolution qui, avec le temps, s'avérera judicieuse. Reste à affronter la méfiance de l'administration qui, finalement, avec un retard de quatre mois, lui accorde le fameux agrément nécessaire pour l'activité d'IkraCours. Permettant de bénéficier de 50 % de réduction d'impôt et d'une TVA à 5,5 % pour les clients. <br/> <br/> <i>« IkraCours, une véritable interface dynamique »</i> <br/> <br/> En un an, IkraCours est devenue, dans son domaine, l'une des entreprises les plus connues en France, rejoignant celles qui ont déjà conquis ce terrain, telles Acadomia et Complétude. Mieux, par le biais de son portail Internet-Intranet (http://www.ikracours.com) et contrairement à ses concurrents, IkraCours permet aux parents de cibler avec précision les insuffisances de leurs enfants grâce à des tests d'évaluation accessibles gratuitement et anonymement sur le site. Une mauvaise note n'est pas toujours le signe d'un déficit de connaissances dans une matière donnée, mais peut être due à des causes passagères comme le « stress », par exemple. Quelquefois, il suffit à l'enfant de reprendre confiance en soi pour réussir. IkraCours s'engage à une bonne "collaboration" entre l'élève et le professeur. « Nous ne nous limitons pas à la mise en relation des professeurs et des élèves, mais nous assurons un suivi régulier et constant des progrès de l'élève », explique Rachid Rami. Sur le site d'IkraCours, on peut en effet remonter à tout ce qui a été effectué avec un élève, consulter ses notes, les observations des professeurs, etc. Enfin, ultime satisfaction pour l'enfant de Sarcelles qui fête ses 33 ans, son entreprise est sollicitée à 90 % par des familles des quartiers dits « riches », tels que Neuilly-sur-Seine et le 16e arrondissement. Preuve que les frontières ne sont pas si étanches dans une France « multicolore, mais peut-être pas assez dans les coeurs », se plaît-il à répéter. <br/> <br/> <i>« La discrimination positive n'est pas la solution !»</i> <br/> <br/> En vérité, au delà des discriminations, explique Rachid Rami, le système en France est trop « rigide, inadapté et même décourageant pour les jeunes, notamment des banlieues ». Ce ne sera certainement pas par le biais de la discrimination positive, car celle-ci ne fait que maintenir les choses en l'état. « Il faut supprimer les barrières et lever les freins qui dissuadent souvent les jeunes de tenter leur chance. Il est temps que la France d'en haut accepte la diversité », estime Rachid Rami. A ses yeux, l'égalité des chances tant prônée doit d'abord commencer par là. « Les jeunes des banlieues débordent de ressources et d'idées géniales. Pour peu qu'on ne les marginalise pas, ils sont capables de réussir dans tous les domaines. » Si quelqu'un doute encore, IkraCours apporte un cinglant démenti : dans les cités, on ne naît pas que pour faire de la restauration ou de la sécurité pour les grandes enseignes commerciales. « Plusieurs fois, on a essayé de me dissuader et de m'orienter vers d'autres idées, mais j'ai tenu bon en croyant fort à ce que je voulais faire », se rappelle Rachid Rami. Déjà étudiant, il avait donné des cours à domicile, une expérience qui lui permet aujourd'hui de distinguer le professeur qui va réussir dans sa mission de celui qui fait fausse route en choisissant cette voie. Et, quand on l'interroge sur le regard de son entourage, l'enfant de Sarcelles pense surtout à sa mère : « Elle doit ressentir une grande fierté en me voyant réussir là où beaucoup ne songent même pas à s'aventurer », dit-il avec modestie. <br/> <br/> <i>« Paris, la cité de tous les possibles »</i> <br/> <br/> Analysant sa percée dans le domaine du soutien scolaire et son itinéraire de chef d'entreprise, M. Rami ne manque pas de les lier à son installation dans la capitale : « Paris est la cité de tous les possibles. La domiciliation de mon projet ici l'a rendu visible, alors qu'à Sarcelles, c'est à peine si on ne me prenait pas pour un insensé ! » C'est dire, ajoute Rachid Rami, que « si la distance entre Paris et ses banlieues est courte, la différence est flagrante. Parfois, j'ai l'impression de traverser une frontière ». Mais, au fil du temps et grâce à ses activités professionnelles, l'enfant des cités, qui répugnait à descendre à Paris sans raison, a réussi à se fondre parmi les foules anonymes, à apprécier ce charme si parisien fait de douce convivialité, d'élégance subtile et de légèreté complice. « J'aime vraiment les quais, le Quartier latin, tout ce qui rappelle de près ou de loin l'ambiance des banlieues. J'aime aussi Paris, non pas pour ses monuments, mais pour les multiples occasions d'accès à la culture, de rencontres et d'enrichissement de soi », souligne Rachid Rami. Ce dernier croit que Paris reste le lieu magique du verbe : quand on dialogue avec les autres, quand on est persuasif, voire convaincant, on fend ce mur de glace qui vous en sépare et on se rend compte que les obstacles ne sont pas là posés indéfiniment ! » <br/> <br/> <a href="http://www.ikracours.com/" target="_blank"><u>http://www.ikracours.com</u></a> <br/> <br/> Ahmed Kaci]]></texte>
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    <nom>Joel Blanco García</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Ce n'est pas un remake de Tony Montana, le héros du film-culte de Brian <i>De Palma Scarface</i> interprété par Al Pacino, version sur les bords de la Seine, mais un journaliste obligé de quitter son pays pour se réfugier à Paris. </b> <br/> <br/> Joel Blanco García, âgé de 29 ans, travaillait depuis l'an 2000 pour Colegio de periodistas independientes de Camagüey (CPIC), une agence de presse écrite et audio qui diffuse ses informations sur Internet et sur les radios émettant à partir du sud de la Floride aux Etats-Unis d'Amérique. Cette agence, financée en grande partie par les exilés cubains aux Etats-Unis, était dirigée à l'intérieur par Normando Hernández Gonzalez que le régime de Fidel Castro a condamné en mars 2003 à vingt-cinq ans de prison. <br/> Joel Blanco, lui, est arrivé en France le 26 décembre 2002 : « Je savais que j'étais dans le collimateur de la police ; j'ai décidé de partir avant qu'elle ne m'arrête. Mes amis ont tous été arrêtés deux semaines plus tard et condamnés à des peines allant de quinze à trente ans de prison. » Accueilli par des amis cubains, il est l'un des premiers journalistes réfugiés à résider à Bobigny, dans la Maison des journalistes (MDJ) créée en juin 2000 par Danièle Ohayon, journaliste à France-Info, et Philippe Spinau, réalisateur, avec l'aide de Reporters sans frontières (RSF). C'est une chance inouïe pour Joel que de se voir épargner les galères en pleines rigueurs hivernales, de pouvoir dormir au chaud dans une chambre à lui tout seul, et surtout de se retrouver dans son milieu naturel avec des confrères d'autres pays contraints, eux aussi, à l'exil. <br/> <br/> <i>A la Maison des journalistes !</i> <br/> <br/> Depuis son inauguration, le 4 décembre 2003, la MDJ, qui a emménagé dans le XVe arrondissement de Paris, accueille chaque mois quinze personnes pour six mois. L'un des rôles-clés de cette structure est « le maintien en forme journalistique » des résidents. Les journalistes exilés publient également leur propre journal en ligne, L'Oeil de l'exilé. 50 % des financements de la Maison des journalistes viennent de la solidarité des organes de presse français. Parmi ses parrains, Bayard-Presse, Canal-Plus, <i>Le Canard Enchaîné</i> , La Montagne-Fondation Varenne,<i> La Nouvelle République du Centre-Ouest</i>,<i>La République du Centre</i> et Centre Presse Poitiers, M6, Milan Presse, <i>Le Monde</i> , <i>Ouest-France</i>, <i>Paris-Match</i>, Playbac Presse, Prisma Presse, Radio-France, RFI, <i>Télérama</i>, TF1 et TV5MONDE. Joel retient de son passage à la MDJ le fait d'avoir rencontré des confrères venus de tous les continents. « Là, du coup, je ne me suis plus senti seul dans le monde des opprimés : d'autres peuples, d'autres journalistes comme moi souffrent des mêmes maux et sont victimes de régimes honnis comme celui de Cuba. » <br/> Quand il parle de son pays, Joel enrage quand il constate ce qui le sépare de la France. D'un côté la liberté, de l'autre la tyrannie. « Castro prend en otage le peuple cubain ; et la communauté internationale, notamment l'Europe, observe le silence », lâche-t-il avec une pointe de ressentiment. Le plus étonnant dans l'histoire est que les gens en France, parce que tenus dans l'ignorance de ce qui se passe à Cuba, continuent d'exprimer de la sympathie pour le régime castriste. « Quand je suis en face de gens comme ça, explique Joel, j'écoute d'abord leurs arguments, souvent construits sur des contrevérités, avant de répliquer par des faits avérés et démontrables. » Il lui arrive même de laisser à ses interlocuteurs sceptiques ses coordonnées personnelles pour renouer contact une fois qu'ils auront eu vérifié ses dires. « La plupart me remercient de les avoir édifiés sur une situation dont ils étaient loin de soupçonner la dimension tragique », notamment les méfaits du leader Maximo et de sa clique au pouvoir. Un vrai bonheur pour Joel qui, juste par une discussion anodine avec des gens ordinaires, réussit à « démystifier » le régime cubain, qui passe en France pour une victime de l'hégémonisme américain. <br/> <br/> <i>« C'est drôle ce que les gens racontent de bien sur Castro ! »</i> <br/> <br/> Il faut dire que Joel Blanco est plus qu'un journaliste, c'est un militant engagé dans les luttes pour la démocratie et les droits de l'homme dans son pays. Il est le représentant, dans la province de Camaguey, de l'Assemblée pour la promotion de la société civile, créée par Marta Béatrice Roque, elle aussi condamnée à vingt ans de prison. Il côtoie l'avocat Juan Carlos Gonzales Leiva, président de la Fondation cubaine des droits de l'homme, actuellement en détention à son domicile pour raisons médicales. Ses activités politiques vont le faire remarquer de la police politique du régime et des différentes milices qui quadrillent les quartiers et les villages cubains. Arrêté avec plusieurs de ses camarades, il est battu, humilié et menacé d'exécution. Plusieurs fois, la police débarque chez lui, harcèle sa famille, l'emmène au poste, pour le relâcher quelques jours après. Parfois, il est tout simplement empêché de sortir de chez lui, sans aucune justification ni autre forme de procès. <br/> Très jeune, Joel se rend compte que tout ce que dit la propagande castriste n'est que mensonge. Il renonce même à ses études universitaires en maintenance industrielle après son bac. « J'ai compris que ça ne valait pas le coup, et je ne voulais pas perdre mon temps. A cause de mes opinions politiques, je savais que j'allais être vite viré de la fac ! » Il travaille alors à gauche et à droite, dans la ferme collective avec son père et dans des unités industrielles. « Toutes les fois j'étais viré sous le prétexte que je suis un élément subversif et anti-révolutionnaire. » Ce que Joel revendique haut et fort, car pour lui la révolution à Cuba consiste à contrecarrer la contre-révolution de Fidel Castro qui a mené le pays à la ruine et fait de l'un des plus beaux pays du monde « une prison à ciel ouvert ». Joel Blanco García ne manque pas de pouffer de rire quand il évoque l'élection de Cuba à la Commission des droits de l'homme de l'ONU en compagnie de l'Arabie Saoudite et de la Chine. Pour cet aîné d'une famille paysanne composée de deux soeurs et d'un autre garçon, « la communauté internationale ne doit pas rester les bras croisés face aux systèmes qui polluent le monde et asservissent leurs peuples. Imaginez, par exemple, en France, un père qui terrorise sa famille sans que le voisinage et la police fassent quoi que ce soit ! » Ce qui est valable dans un petit foyer devrait tout simplement l'être à l'échelle des nations, de l'avis de Joel. <br/> <br/> <i>Le temps des amours !</i> <br/> <br/> En attendant ces jours meilleurs, l'exilé installé à Chelles, dans les Yvelines, continue de se battre avec le peu de moyens dont il dispose. Forcé de gagner sa vie comme tout le monde, il a rangé pour l'instant sa plume au fond d'un tiroir pour exercer chez Peugeot-Citroën, dans la chaîne de montage d'Aulnay-sous-Bois. Un travail qui le met face aux dures difficultés du système productiviste capitaliste. Joel ne se plaint pas trop, car il connaît ses limites : « Mes difficultés avec la langue française ne me permettent pas d'aspirer à plus pour le moment », dit-il. Et, comme il n'y a pas de sot métier, l'enfant de Florida - sa ville natale - se console des joies que procurent Paris, ses quartiers populaires et surtout La Bastille, « ses terrasses bondées et chaleureuses ». « J'avoue que je commence à tomber amoureux de cette ville, et mon attachement à elle grandit de jour en jour », lâchera-t-il avec un délicieux accent hispanique. Une ville où il trouve que le contact est plutôt facile, contrairement aux apparences. « A Cuba, j'ai connu des gens qui vous manifestent une indifférence qui tue. Ici, au moins, on s'indigne à la moindre injustice qui frappe une personne. Une bavure policière peut déclencher des émeutes sans fin », insiste Joel. Néanmoins, Joel ne comprend pas le sentiment anti-français qui se développe chez les Français eux-mêmes. « Aux Etats-Unis, c'est plus dur qu'ici et il y a davantage de discrimination. Mais, dans tous les foyers, vous trouverez un drapeau américain », ajoute Joel. Pour lui, pas question en tout cas de solliciter la nationalité française juste pour pouvoir voyager librement : « Le jour où je le ferai, cela voudra dire que je suis fou amoureux de ce pays. » Une chose qui ne saurait tarder au vu de l'affection avec laquelle le journaliste parle de sa nouvelle vie parisienne. Voilà bien ce qu'on appelle un mariage d'amour. <br/> <br/> Ahmed Kaci]]></texte>
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    <nom>Malamine Koné</nom>
    <texte><![CDATA[<B>De son passé de boxeur, il a gardé une carrure impressionnante. Et un surnom, « Panthère », désormais associé à une <I>success story</I> économique tout aussi impressionnante. Malamine Koné, 35 ans, a créé une célèbre marque de vêtements de sport, au logo de félin, qui fait fureur depuis quelques années parmi la jeunesse. Airness talonne aujourd'hui, toutes griffes dehors, les géants mondiaux en la matière, avec 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Cet enfant d'Afrique et du "9-3" est devenu, en l'espace de quelques années, l'emblème d'une intégration réussie. Parti de rien, cet enfant d'Afrique doit sa réussite en affaires à sa persévérance et à sa vivacité d'esprit. « Lors des combats de boxe, je ne lâchais jamais prise, d'où mon surnom Panthère », se souvient ce travailleur acharné. </B><br/><br/>Et bien sûr, souligne-t-il, il ne faut pas avoir froid aux yeux pour prouver aux autres ses capacités, au delà des préjugés et de la discrimination qui plombent encore nombre de talents. Ce n'est pas pour rien qu'il a choisi pour son entreprise le nom Airness, « toujours plus haut », en référence à Michael Jordan, la star mythique du basket américain au surnom évocateur, 'His Airness'. <br/><br/>Face à l'adversité, son envie de s'en sortir a toujours été la plus forte. C'est sur son lit d'hôpital qu'il a échafaudé l'idée de créer sa propre ligne de vêtements, après un terrible accident de voiture qui a brisé son rêve : devenir un jour champion de boxe de niveau olympique. Aujourd'hui, il habille de la tête aux pieds de nombreuses stars du football, tout en proposant une foultitude de produits dérivés, et vient même de lancer un téléphone portable à son effigie. Son QG est situé au coeur d'un prestigieux quartier d'affaires près de l'Arc de Triomphe. Et il officie au sein du Medef, le syndicat patronal, en tant que conseiller. Mais que de chemin parcouru depuis son Mali natal pour ce <I>self-made-man</I>, héros d'un conte des temps modernes ! <br/>Né à Niéna, modeste village au sud-est de Bamako, Malamine n'avait qu'un mois quand ses parents l'ont quitté pour chercher un meilleur avenir en France. Élevé par sa grand-mère, il devait contribuer à la subsistance de sa famille. Enfant, il arpentait pieds nus la brousse et gardait un troupeau de moutons. Pour lui, l'école buissonnière, c'était le quotidien. Apprendre à lire et à écrire était un luxe réservé aux gosses de riches. <br/>En 1982, grâce à la loi sur le regroupement familial, il a atterri à Saint-Denis, en proche banlieue parisienne, à la cité des Francs-Moisins, essentiellement peuplée d'immigrés et exemple-type de la ségrégation sociale à la française. Il a 10 ans, six frères et soeurs, et ne parle que le bambara. Mais il prend vite le pli et comprend le système. Dans ce pays aux moeurs étranges et d'une certaine froideur dans les rapports humains, il faut bûcher pour avoir une chance d'échapper aux horizons bouchés par les tours bétonnées. D'abord, apprendre la langue, coûte que coûte. « J'avais en moi un besoin vital de communiquer. C'est ce désir profond de comprendre le monde qui m'a poussé en avant », raconte-t-il. <br/>Malamine plonge dans l'univers de la lecture et réussit un parcours scolaire exemplaire : il obtient son bac sans avoir jamais redoublé ; et, deux ans plus tard, un Deug de droit. Le jeune franco-malien caresse l'idée de devenir inspecteur de police. En même temps, il se perfectionne sur le ring ; il apprend la boxe dès l'âge de 12 ans. En 1994 et 1995, il est champion de France amateur et présélectionné pour les Jeux Olympiques d'Atlanta. Puis tout bascule. Suite à un grave accident de voiture, il doit subir plusieurs opérations du genou. <I>Exit</I> les rêves de carrière dans la police ou d'athlète professionnel. <br/>« Sur mon lit d'hôpital, j'ai eu le temps de songer à mon avenir, de humer l'air du temps », sourit Malamine Koné. « Il fallait bien rebondir sur quelque chose de nouveau, sinon c'était l'échec garanti. » <br/>En 1999, ses premières créations sont fin prêtes : des maillots décorés d'une panthère, bien visible. Il pousse la porte de plusieurs magasins de sport avant que le premier n'accepte de les prendre en dépôt-vente. Le succès est fulgurant : toutes les pièces seront vendues en une seule journée. La panthère court sur les chemins de la réussite. <br/>Néanmoins, pour chasser avec bonheur dans la jungle des affaires, il faut avoir du flair, et d'autant plus quand l'on ne sort pas de chez les nantis. Malamine Koné s'engouffre dans le vide juridique laissé par les géants de l'équipement sportif. Il constate que, hors stade, les footballeurs ne sont habituellement plus sous contrat avec leurs équipementiers. Alors qu'ils ont, en dehors des matchs, une vie privée riche en événements : ils sortent, vont au restaurant, s'exhibent dans les boîtes de nuit. Bref, ce sont des leaders d'opinion en puissance en matière vestimentaire. <br/>Qu'à cela ne tienne, Malamine Koné propose de les habiller sous le signe de la panthère racée ; et saura débusquer les jeunes espoirs, ou encore sélectionner les sportifs connus qui vont le représenter, car - logo oblige - on a l'esprit félin ou on ne l'a pas. « Je ne souhaite pas forcément des stars pour promouvoir la marque, mais des joueurs qui dégagent quelque chose sur le terrain », comme il l'explique. <br/>Son premier « ambassadeur » sera un ami d'enfance, Steve Marlet, avec qui il a fait ses classes, et qui est devenu, entre-temps, un footballeur accompli. Ensuite, ce sera le tour de Djibril Cissé, alors inconnu, qui deviendra le meilleur buteur du Championnat de France... Aujourd'hui, la marque 'Airness' compte parmi ses « ambassadeurs », dûment rémunérés, quelques-uns des meilleurs footballeurs français. Mais l'objectif de la marque qui va « toujours plus haut » est de s'étendre à l'ensemble des sports. <br/>Le système « Koné » est bien rodé. Il ne fabrique rien lui-même. En revanche, c'est lui, ou plutôt son équipe de <I>designers</I> et de communicants, qui conçoit les produits et s'occupe du marketing. Et ce sont ses partenaires industriels, à qui il octroie des licences, qui fabriquent et distribuent ses créations. Ainsi les risques industriels sont-ils minimes. <br/>Dans sa conquête de la planète sport, Malamine Koné sait s'entourer d'une équipe aussi dévouée que motivée. La plupart des gens de son « staff » ont été dénichés dans la pépinière des jeunes chômeurs issus de banlieue et avides de faire leurs preuves sur le marché du travail. <br/>Mais « La Panthère » n'oublie pas pour autant ses racines africaines. Malamine Koné s'investit désormais dans le développement du continent, en participant à la construction, par exemple, des écoles et des dispensaires au Mali ; ou encore en prenant sous sa griffe généreuse l'équipe nationale du football de son pays d'origine. Comme quoi, il y a des traversées du désert qui, en finale, se révèlent bénéfiques pour tout le monde. <br/><br/><A href="http://www.airness.fr/" target=_blank><U>http://www.airness.fr</U></A> <br/><br/>Anneli Airaksinen]]></texte>
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    <nom>Catherine Vidal</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Aujourd'hui, Catherine Vidal explore les arcanes du cerveau. Le maître-mot dans l'étude de cet organe toujours aussi fascinant, c'est sa très grande plasticité mise en évidence depuis quelques années. </b> <br/> <br/> Le bébé vient au monde avec un cerveau en devenir : il ne possède pas moins de 1 000 milliards de neurones (!), mais peu de voies nerveuses pour les faire se connecter entre eux. Seulement 10 % de ces connexions, appelées synapses, sont achevées à la naissance. Ainsi un cerveau à l'âge adulte possède-t-il un million de milliards de synapses qui relient les 100 milliards de neurones du cerveau humain ! <br/> <br/> Autrement dit, si le cerveau est programmé à quelque chose, c'est bien à l'apprentissage, comme le souligne Catherine Vidal. Et qui dit « apprentissage » dit aussi « environnement et expérience ». Notre destin n'est pas gravé dans le cerveau. <br/> <br/> Aussi les affirmations du style "les hommes viennent-ils de Mars et les femmes de Vénus", qui font les délices de la presse féminine, agacent-t-elles au plus haut point Catherine Vidal. Non, les femmes ne sont pas « naturellement » pipelettes et incapables de lire les cartes routières, pas plus que les hommes ne naissent bons en maths et dotés d'un sens de l'orientation. <br/> <br/> Ce type de discours est sérieusement écorné par les dernières études qui ont comparé des dizaines de données en la matière. « Les plus récentes analyses du cerveau par les nouvelles techniques de l'imagerie cérébrale (IRM) montrent en réalité une grande variété de fonctionnements dans l'organisation de nos pensées », dit Catherine Vidal. <br/> <br/> Une même partition est jouée différemment suivant les personnes. Pour obtenir le même résultat, l'activation des neurones ou des diverses zones cérébrales se fait dans des circuits qui ont été câblés individuellement. A chacun son câblage unique, qui évolue en permanence. Une spécialisation, par exemple l'entraînement intensif à jouer d'un instrument de musique, produit des cerveaux différents, comme l'explique Catherine Vidal. <br/> <br/> Le cerveau se façonne tout le long de la vie en interagissant à la fois avec son environnement externe (apprentissage, expérience) et son environnement interne (gènes, hormones). De surcroît, les circuits neuronaux peuvent aussi se défaire au gré des tourments de la vie, rappelle la neurobiologiste. Il s'avère que notre cerveau possède une malléabilité insoupçonnée il y a encore vingt ans. <br/> Par conséquent, les différences entre les individus ou entre les sexes ne signifient pas qu'elles sont codées définitivement dans le cerveau à la naissance, bien qu'il existe des périodes critiques pour l'épanouissement des différentes potentialités de notre organe de pensée. <br/> <br/> Mais les préjugés ont la peau dure, déplore Catherine Vidal. Les tenants du déterminisme biologique tentent toujours de justifier les inégalités entre les sexes par Dame nature ou l'ordre naturel - sinon génétique - des choses. Dans ces conditions, à quoi bon pousser des femmes vers les filières scientifiques, ou constituer des quotas en matière politique ? <br/> <br/> Encore récemment, raconte-t-elle, un éminent président d'une éminente université américaine a déclaré que le faible nombre de femmes dans les disciplines scientifiques s'expliquait davantage par leur incapacité innée à réussir dans ces domaines que par la discrimination. <br/> <br/> Plus généralement, derrière cette vision déterministe se profile le spectre d'une justification des inégalités sociales et ethniques par un discours pseudo-scientifique, s'inquiète-t-elle. Un détournement de la science à des fins idéologiques ou mercantiles ne date pas d'hier, mais, à l'ère de la surinformation, il faut encore plus de vigilance pour dénoncer des scientismes aussi pernicieux que discriminatoires. <br/> <br/> Anneli Airaksinen]]></texte>
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    <nom>Jean-Pierre Mocky</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Jean-Pierre Mocky est à part dans le cinéma français. Une figure-culte de son vivant pour certains, un trublion sulfureux pour d'autres. Il a à son actif 50 films, 17 enfants et « 600 femmes », comme il se plaît à le rappeler. Mocky le maudit, Mocky le moqueur, ce personnage haut en couleur, est le cinéaste le plus indépendant du cinéma français, le plus productif aussi. </b> <br/> <br/> Il a enchaîné film sur film, avec un bonheur inégal - depuis son premier long métrage en 1959, Les Dragueurs, comédie légère racontant les déboires de deux hommes lors d'une nuit parisienne qui a heurté les âmes sensibles à sa sortie dans les salles. Déjà. Qu'on les aime ou non, les films de Jean-Pierre Mocky ne laissent pas indifférent. Beaucoup ont connu les faveurs du public, sinon de la critique, bien que certains, parfois bâclés, se soient révélés des bides. <br/> <br/> C'est comme acteur que "le révolté du quai Voltaire" a débuté sa carrière, sans laisser de souvenirs impérissables de ses prestations de « beau gosse à la Gérard Philipe ». En Italie, où il se réfugie pour tenter sa chance dans des contrées plus riantes, il assiste Federico Fellini pendant le tournage de <i>La Strada</i>, en 1952. Plus tard, Luchino Visconti lui fait prendre conscience de l'importance de choisir des "têtes" insolites pour jouer les seconds rôles. <br/> <br/> Mais l'aventure italienne sera de courte durée et, à défaut de l'ascension professionnelle escomptée, Mocky retourne à Paris. Il y mûrit sa décision de passer de l'autre côté de la caméra. La première tentative, histoire d'un asile d'aliénés, se solde par un semi-échec. Les astres sont plus cléments pour les tournages suivants. Jean-Luc Godard, figure de proue de la Nouvelle Vague, va participer au fignolage du scénario des <i>Dragueurs</i>, qui sera son premier film abouti. <br/> <br/> Réputé pour ses coups de gueule et sa verve légendaire, le plus prolifique des cinéastes hexagonaux a battu aussi tous les records de films censurés. Ami des opprimés, ce Zorro du grand écran a pris le parti de dénoncer les politicards corrompus, les bureaucrates obtus, les mafieux officieux, les dérives des entreprises avides de profit à tout crin. <br/> <br/> Mocky signe des oeuvres cyniques, où sa description des travers d'une société consumériste est teintée d'un humour âpre. Il dénonce à travers ses films le pouvoir de la télévision (La Grande lessive, 1968), la crédulité des masses (<i>Le Miraculé</i>, 1987), la politique-"spectacle" (<i>Une nuit à l'Assemblée Nationale</i>, 1988, et <i>L'Albatros</i>, 1970), la corruption des médias, du monde politique et de la police (<i>Y a-t-il un Français dans la salle</i>, 1982) la pédophilie (<i>Ballet écarlate</i>, 2005)... <br/> <br/> « Vous avez tendu un miroir aux gens, dans lequel ils se voient, et l'image qu'il renvoie ne leur plaît pas », lui a écrit un autre décalé, Jean Cocteau. <br/> <br/> Pas étonnant que les marginaux, les réfractaires, les petites gens se sentent en phase avec ce réalisateur hors normes, icône iconoclaste d'un cinéma engagé, et scénariste de ses propres films. <br/> <br/> « Je suis un moraliste qui a un moral amoral.» Jean-Pierre Mocky résume sa philosophie de vie. Pour lui, chaque film est comme une guerre qu'il convient de gagner. <br/> <br/> « Moi, ce que je veux, c'est faire éclater la vérité partout, foutre les pieds dans le plat », déclare Mocky. Pour réussir dans cette tâche périlleuse, il a choisi d'être en marge de la production traditionnelle. Aussi le cinéaste trempé au vitriol cherche-t-il à financer lui-même ses propres films, tourne vite, efficacement et à moindres frais. « Le cinéma est un jeu, mais pas un jeu de gaspillage », dit-il, en relatant avec désapprobation qu'il vient de récupérer des décors valant des dizaines de milliers d'euros, délaissés par une consoeur aussi inconsciente que dispendieuse. <br/> <br/> Dans son souci de faire des économies, Mocky est connu pour rémunérer ses acteurs au pourcentage sur les éventuels bénéfices du film. Un certain nombre, et pas des moindres, ont accepté de jouer gratuitement, pour le pur plaisir d'être dirigés par ce monstre sacré, à la réputation redoutable. <br/> <br/> Son discours est émaillé d'anecdotes époustouflantes, voire fantasques, sur diverses célébrités du cinéma mondial ou du <i>show-biz</i>. Mocky connaît - ou du moins a-t-il croisé au cours de sa longue carrière - une pléthore d'acteurs, entre autres professionnels du cinéma, ce qui lui est d'une aide précieuse quand il part à la recherche de nouvelles recrues. <br/> <br/> Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Michel Serrault, Jean Poiret, Richard Bohringer, Jane Birkin ; ou, parmi les "anciens", Bourvil, Fernandel et Michel Simon... La liste est longue de ces stars qui ont accepté de jouer gracieusement le jeu de transformation proposé par le "maestro". <br/> <br/> « Ces comédien(ne)s se sont intéressés à mes scénarios parce qu'ils leur offraient une création originale, un renouvellement, la révélation de leur registre », constate Mocky. « C'est le fait de jouer à contre-emploi qui, chez moi, les attire. Dans la "Mocky touch", les acteurs ne sont plus du tout comme ailleurs... Je débride. Avec moi, les acteurs allument le turbo bien caché. » Jean-Pierre Mocky : "M le Mocky". <br/> <br/> L'escapade de Catherine Deneuve dans l'univers déjanté, à la fois cruel et tendre de Mocky, s'est plutôt bien passé. La blonde glacée du cinéma français a joué le rôle d'une bibliothécaire coincée dans <i>Agent trouble</i> (1987), affublée d'une perruque terne et de lunettes rondes. <br/> <br/> Dans une interview pour le défunt mensuel <i>Actuel</i>, Deneuve a croqué un portrait juste du personnage du cinéaste : <br/> <br/> « Adorable. Il est toujours en train de se demander ce qu'on lui trouve, pourquoi on tourne avec lui, pourquoi il nous fait rire. Il a une grande ironie, mais je pense que c'est une défense. Il peut être très dur, comme toutes les personnes très sensibles. Il lui arrive d'être mauvais, mais il n'est jamais méchant. Il a une grande tendresse pour les êtres insolites et bafoués... » <br/> <br/> Mocky le justicier, ce dernier des Mohicans, reste cependant un éternel incompris. Malgré un public fidèle « au dernier Mocky », et les louanges de nombre de critiques, le cinéaste se considère en "serial victime", à la fois de lynchages médiatiques et d'exploitants de salles, qui lui sapent régulièrement les chances de monter à la « une » du box-office. Un style, un ton ne suffisent pas pour être dans la cour des grands, comme il le déplore. <br/> <br/> Ses déboires à répétition n'ont pas anéanti sa créativité bouillonnante, et Jean-Pierre Mocky continue d'échafauder de nouveaux scénarios. Son dernier projet en date consiste à tourner une série de policiers à la Hitchcock pour la télévision, avec la participation de nombreuses stars de la chanson et du cinéma. Si Mocky n'existait pas, il faudrait l'inventer ! <br/> <br/> Anneli Airaksinen]]></texte>
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  <objet id="7529" type="PORTRAIT">
    <nom>Pierre-Anthony Allard</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Pierre-Anthony Allard est le gardien du temple Harcourt. Son âme en matière d'image, mais aussi sa cheville ouvrière. On lui doit la perpétuation d'une véritable institution iconographique qui fait désormais partie de la mémoire collective commune. </B><br/><br/>Notre homme est entré dans l'histoire du Studio Harcourt au milieu des années quatre-vingts avec des idées plein son Hasselblad, mais sans moyens. C'est l'époque où le Studio est au plus bas : il a déjà fait les frais d'une lente désaffection du public, sans avoir pu suivre l'évolution des modes. S'ouvre une aire de turbulences qui atteint un pic en 1989, lors d'une vente aux enchères à la chandelle. Les archives iront à l'État français, la griffe à Pierre-Anthony et ses associés. C'est peu au regard d'un demi-siècle de gloire, mais c'est beaucoup, car elle lui permet d'entretenir la flamme avant de rebondir finalement en 2003, grâce à la clairvoyance d'un repreneur avisé pour qui la confiance n'est pas un vain mot. <br/><br/>C'est que, depuis 1934, les techniques de prises de vue, les références stylistiques, la place de l'image dans la société et le goût des clients ont évolué. L'histoire d'Harcourt est intimement liée au cinéma de l'entre-deux-guerres et à ses grands opérateurs qui lui ont apporté les techniques de l'éclairage et de la pose. Le Tout-Paris du cinéma, mais aussi de la chanson, de la littérature, du music-hall, de la politique, s'y presse, ce qui fera dire à Roland Barthes dans <I>Mythologies</I> (1957) qu'en France « on n'est pas acteur quand on n'a pas été photographié par le Studio Harcourt ». La Nouvelle Vague et l'abandon d'un savoir-faire technique académique entraînent indirectement le Studio vers le déclin, en même temps que la photographie devient « un art moyen », une pratique de masse. « J'ai hérité de la disparition de l'éclairage et n'ai eu de cesse de vouloir le recomposer, avec une volonté d'inscrire le style Harcourt dans le temps... Il y a dans le cinéma expressionniste ou dans le cinéma hollywoodien une grammaire de lumière que j'ai recherchée avec passion, mais avec empirisme. Il m'a fallu réapprendre l'éclairage, son modelé, son toucher, son phrasé. Je n'ai jamais eu de maître, c'est ce qui fait ma force et ma fragilité. » <br/><br/>Se fondre dans la référence absolue du portrait photographique français est une attitude qui révèle l'absence d'ego et fait de l'artiste un artisan : Pierre-Anthony ou l'art de disparaître au profit du symbole. « Nous sommes dans une époque symbolico-nostalgique. » D'ailleurs, le Studio a renoué avec l'apparat d'antan pour être en adéquation avec l'image qu'il a véhiculée si longtemps. Rue Jean Goujon, tentures rouges, salle d'attente cosy et bar rivalisent d'élégance avec les plateaux de prise de vues spacieux et les loges de maquillage feutrées. <br/><br/>Aujourd'hui, le Studio se tourne vers l'institutionnel, l'événementiel, la publicité, la déclinaison d'une ligne via des licences, en tentant de maintenir le cap de qualité. Ses espaces deviennent des lieux de représentation et d'échange où, le temps d'une réception « visiteurs du soir », tout le personnel d'une entreprise peut jouer les stars. Une ouverture sur le présent qui permet à la structure d'être rentable après des années de questionnements et d'expérimentations. <br/><br/>Pierre-Anthony tente de réaliser le grand écart parfait entre exigences commerciales et style, afin de ne pas perdre ce qui lui est le plus cher, son âme. Le numérique viendra ainsi ponctuellement en renfort technologique pour réduire le temps de certaines prises de vue liées à certains événements, notamment sportifs. Le studio mobile Harcourt a fait ses preuves sur le circuit de Magny-Cours et sera de nouveau opérationnel pour la coupe de l'America. Mais les nouveaux traitements ne modifieront pas la méthode, le rapport mystérieux, magique presque, qui doit s'instaurer entre le modèle et le photographe à chaque prise de vues. Le concept « Harcourt actualité » a aussi fait ses preuves pour désenclaver la marque de l'histoire : des diptyques associant un portrait en noir et blanc, dans le plus pur style du studio, à une mise en scène du même personnage dans son environnement et en couleur. La couleur permet de « donner du présent » et de répondre aux besoins des journalistes, alors que le noir et blanc est intemporel. Ces diptyques de haute technicité sont un véritable challenge pour le photographe, car la mise en scène en couleur n'autorise aucune répétition, à la différence du portrait "maison" pour lequel le temps est plus extensible. <br/><br/>Grâce à cette ouverture sur le présent, Harcourt demeure, paradoxalement, le fantasme d'une nouvelle génération de clients en quête d'éternité. Mais leurs besoins photographiques ne sont pas ceux d'une époque révolue, où il était dans la norme d'aller chez le photographe pour fixer de grands moments de vie. « Les gens font une démarche au second degré, ils viennent ici pour le rêve. Je les sacralise à nouveau. Ici, on est obligé d'être satisfait, même s'il faut s'y reprendre à plusieurs fois. » Une attitude dont la noblesse tend à justifier les 1 900 euros d'une séance de deux heures (maquillage, retouche et tirage compris), bien qu'un tarif plus « démocratique » existe pour des photographies d'identité « chic » à 500 euros. <br/><br/>Personne ne fera la fine bouche pour avoir le privilège de rejoindre en quelques instants le panthéon des étoiles et de rencontrer celui qui, depuis vingt ans, continue à se définir modestement comme « un photographe de quartier », avant d'ajouter : « mais un quartier de luxe ». <br/><br/><A href="http://www.studio-harcourt.com/" target=_blank><U>http://www.studio-harcourt.com/</U></A> <br/><br/>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Philippe Faure-Brac</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Couleur or lumineuse, touche réglissée, épicée, nez envoûtant, bouche caressante, séduction pure, énergie minérale, parfum de cassis, rondeur, des notes de sous-bois, équilibre tanin... Philippe Faure-Brac est un poète. Ou plutôt un linguiste, car l'étude des vins se rapproche avec lui des sciences exactes. A l'occasion d'un « Vendredi des vignerons », quand Paris devient l'ambassade des terroirs, rencontre avec la sommité des sommeliers.</B> <br/><br/><br/><I>Devenir sommelier présuppose-t-il un don ? </I><br/><br/>On ne s'improvise pas sommelier, même si la France est un terrain favorable pour le devenir. Nous avons la culture du vin la plus développée au monde, mais ce n'est pas pour cela que nous sommes les meilleurs. Il faut du travail avant tout. Dans les concours de sommeliers, on est confronté à des pays qui n'ont pas de tradition viticole (en Europe du Nord ou en Asie), et l'on est étonné par la qualité des remarques et de l'approche gustative des participants. L'éducation olfactive et gustative permet seule d'avoir un niveau. Toutefois, certaines nuances et l'art de les exprimer de façon précise, l'exercice du pouvoir de discrimination des éléments constitutifs, cela vient du don... une partie très relative. <br/><br/><I>Vous venez de la gastronomie : quel a été le déclencheur qui vous a conduit à vous spécialiser?</I> <br/><br/>Ma grand-mère était cuisinière à Briançon, dans les Hautes-Alpes, et c'est dans ses jupes que j'ai découvert les odeurs, les saveurs, les goûts... les framboises, les airelles, les groseilles sauvages que nous allions cueillir l'après-midi et dont nous faisions, le soir, des tartes ou des confitures. Je lui dois d'aimer les beaux produits. <br/>Le vin est venu au moment de mon entrée à l'Ecole Hôtelière, lorsque j'ai commencé à apprendre la complexité des recettes, la maîtrise de la cuisson, la présentation et la dégustation des plats. Une question s'est alors posée : si je goûte ce plat avec des vins différents, la perception en sera-t-elle identique ? Non, assurément. Le vin apporte un élément indispensable à l'architecture gustative. On ne peut pas avoir du plaisir si l'on ne maîtrise pas l'ensemble des données. De fil en aiguille, de verre en verre, la passion s'est enracinée au point qu'aujourd'hui c'est l'analyse du vin qui oriente le choix des mets : d'accompagnateur le vin est devenu prescripteur. Aujourd'hui, je vois cette gastronomie si symbolique de la France à travers le prisme du vin, qui en démultiplie les possibilités à la manière d'un kaléidoscope. J'imagine, j'intellectualise, certes, mais je goûte avant tout. Ma chance est d'être un sommelier avec une formation de cuisinier, mais surtout d'avoir un établissement, un laboratoire qui donne une réalité à mes idées et expériences. Le public me suit. <br/><br/><I>Subordonner la cuisine au vin, c'est un peu, d'une certaine façon, la dévaloriser un peu? </I><br/><br/>La gastronomie est l'ensemble vin / cuisine, et j'associe les deux. Ma démarche du vin vers la cuisine est une démarche plus rare que celle de mes pairs. J'ai peut-être cherché inconsciemment un créneau différent des autres, mais finalement c'est la cave qui a toujours été l'épicentre de mon développement. <br/><br/><I>Paris a-t-il été incontournable pour votre carrière ? </I><br/><br/>Je suis né et j'ai grandi à Marseille, dans une ville attachée historiquement au monde viticole, puisque la viticulture s'est développée dans la région à travers les Phocéens et les Romains. J'ai décidé à un moment de ma carrière de venir m'installer à Paris quelque temps, pour finalement y rester. J'ai choisi Paris et Paris m'a choisi. C'est une vitrine fantastique. J'ai créé, il y a vingt-deux ans, le Bistrot du Sommelier, où je reçois des amis et des gens du monde entier. J'y organise depuis début 2006 des rencontres avec des producteurs qui sont autant d'incitations à faire un petit tour de France. <br/><br/><I>Votre point de vue sur la mondialisation et la montée des nouveaux pays producteurs? </I><br/><br/>J'ai confiance en la capacité des Français à bien rebondir, surtout lorsqu'ils ont le dos au mur. La mondialisation est à la fois motivante pour l'interactivité et l'échange, mais apporte son lot de problèmes. Pour le vin notamment, ce qui m'interpelle est une certaine standardisation du goût. Cela risque de nous faire retrouver les mêmes cépages dans différents pays, avec des sortes de gourous oenologues qui imposeraient aux producteurs leur vision. La grande singularité du vin, c'est l'effet terroir : la qualité du sol, le climat, l'effet millésime... des éléments qu'il faudrait même accentuer. La mondialisation peut amener un bon niveau de qualité dans l'ensemble des productions, mais à la bonne moyenne universelle je continue de préférer un vin qui aura une vraie personnalité, même s'il comporte un petit défaut oenologique. On devra lui trouver un plat pour en annuler l'effet, par contre-pied. La nécessité de l'accord parfait, en somme. Il ne faut pas gommer les différences. <br/><br/><I>Vous êtes aussi un chef d'entreprise </I><br/><br/>A la tête d'une PME de quinze personnes, l'entrepreneur que je suis est satisfait. Mais il faut souligner qu'en France le volet social n'est jamais simple à traiter. Nous nous sommes battus pour avoir un allégement des taxes que nous impose l'État, et j'espère que nous parviendrons à une harmonisation européenne en notre faveur. La France est une destination touristique exceptionnelle, dont Paris profite abondamment. On devrait valoriser davantage ce potentiel en aidant les entrepreneurs plutôt qu'en les taxant démesurément. <br/><br/><I>Que faire de plus qu'être le meilleur ? </I><br/><br/>La vie est un « challenge ». Le titre de meilleur sommelier du monde est extrêmement important dans ma vie, mais n'est qu'une étape. On ne peut le gagner qu'une fois : pour moi, en septembre 1992 à Rio de Janeiro, mais il faut ensuite le mériter tous les jours. C'est une notion qui m'est chère. J'essaie de faire en sorte de valoriser ce titre le plus souvent possible, de l'exprimer dans son excellence et surtout de progresser personnellement. J'ai gagné un certain nombre de concours, davantage par rapport à moi-même, au besoin de me dépasser, que par rapport aux autres candidats que je respectais et qui me le rendaient bien. En tant que Français et Européen convaincu, je suis enthousiasmé par la soif de connaissances de la plupart des pays du monde sur la culture française en général et sur le vin en particulier. Il y a beaucoup à faire pour se maintenir à un tel niveau de référence. <br/><br/><I>Vous êtes un personnage médiatique. </I><br/><br/>J'aime communiquer et parler de ma passion, comme j'aime mettre en valeur les vignerons que j'apprécie. J'ai la chance d'avoir rencontré des personnalités associées à la culture et au savoir-vivre. Je suis devenu un interlocuteur privilégié de la presse écrite et audiovisuelle, voire cinématographique. Mais on fait appel à moi d'abord pour l'aspect technique de la table ; l'esthétique vient ensuite. C'est avant tout un plaisir. <br/><br/><I>Vous avez écrit une grande quantité d'ouvrages, pensez-vous à la postérité ? </I><br/><br/>Plutôt à la formation. C'est un pan très important de notre profession, notamment en sommellerie. Durant une vingtaine d'années, j'ai dû former environ 200 jeunes de toutes nationalités. Certains sont à présent installés à leur compte et font de belles carrières. L'aventure continue : la passion se partage avec mon équipe, les clients et les jeunes qui débutent. L'univers du vin est fabuleux, mais complexe pour eux : il faut les désinhiber et leur faire comprendre qu'il est légitime d'en parler d'abord de manière primaire, puis normal de pouvoir affiner le jugement avec l'expérience. <br/>Il faut maintenir la flamme. <br/><br/><A href="http://www.bistrotdusommelier.com/" target=_blank><U>http://www.bistrotdusommelier.com/</U></A> <br/><br/>Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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        <nom>La longue route pour être le meilleur</nom>
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    <nom>Cécile Scailliérez</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Elle l'appelle Léonard au quotidien, le tutoie sans doute dans l'intimité, mais ne rêve pas pour autant de Mona Lisa la nuit, probablement parce qu'elle occupe une trop grande place dans sa vie le jour. Cécile Scailliérez, conservatrice au musée du Louvre, a appris à composer avec la plus prestigieuse peinture de chevalet au monde, bon gré mal gré, car l'icône entre toutes a fini par avoir, avec le temps, les défauts de ses qualités.</b> <br/> <br/> <i>Quel a été votre parcours avant d'en arriver à la peinture italienne du XVIe siècle ?</i> <br/> <br/> J'ai eu un parcours classique : Ecole du Louvre, spécialisation en peinture du XVIe siècle, pas seulement italien d'ailleurs. Au lieu d'opter pour la voie universitaire, j'ai passé le concours des musées en 1983. Un stage au Louvre, un premier poste, titulaire en 1985, jusqu'à ce jour. Mes études portaient aussi sur le XVIIe siècle, mais mon goût personnel m'a entraînée vers le XVIe. Je me suis intéressée au Caravagisme français et italien. Un moment-clé a été la découverte du catalogue de l'Ecole de Fontainebleau d'une exposition datant de 1972 : cela a été une bible du coeur, en somme. Le XVIe siècle français correspond à ma vraie passion, quoique le terme français n'ait pas de vrai sens stylistique dans la mesure où la France était en contact avec tous les pays d'Europe : l'Italie, bien sûr, mais aussi les pays nordiques. J'ai commencé à travailler sur les artistes du Nord, puis j'ai évolué vers l'Italie par nécessité de service au Louvre. Je vais bientôt la quitter pour retourner sur des platebandes plus septentrionales. <br/> <br/> <i>On vous a collé l'étiquette de Madame Mona Lisa</i> <br/> <br/> Je me suis occupée pendant quinze ans de la collection italienne du XVIe siècle, hors vénitienne. Il y a vingt ans, <i>La Joconde</i> n'occupait pas le conservateur qui en était en charge autant qu'aujourd'hui. C'est pour cela que je change : au bout d'un moment, c'est lourd, on se répète, la lassitude s'installe, c'est toujours ce tableau-là par lequel on vous aborde. Aujourd'hui, il y a un risque d'enfermement : j'ai envie de sortir de Mona Lisa et même de Léonard. Ce phénomène se reproduira pour tout autre conservateur. Je suis victime d'un phénomène de médiatisation générale de notre vie et aussi de la culture, qui est la contrepartie de l'ouverture. Pour l'historien d'art, cela finit par être un carcan intellectuel. On est obligé de simplifier, et ce n'est plus de l'histoire de l'art. De plus, comme La Joconde est une figure extrêmement médiatique, je suis obligée moi-même de l'être, ce qui ne correspond ni à mon tempérament, ni à mon goût. <br/> <br/> <i>Dans votre ouvrage la concernant, vous démystifiez La Joconde en l'analysant de manière très matérialiste, comme s'il s'agissait d'un tableau parmi d'autres</i> <br/> <br/> Absolument. Mais, de plus, elle est l'exemplaire le plus parfait d'un genre au sein duquel elle a de nombreux frères et soeurs. Le tableau est magnifiquement peint et pensé, il a beaucoup d'atouts, mais on peut le comparer à beaucoup d'autres. On ne peut le comprendre que si on a les autres en tête. Au Louvre, la majorité du public ne vient voir que La Joconde et repart un peu déçu. Or c'est un tableau qu'on ne peut voir tout seul : il faut le comparer aux autres Vinci et aux autres portraits de la Renaissance, pas forcément italiens, d'ailleurs. Or ce n'est pas dans ce sens, hélas, que le musée travaille aujourd'hui. <br/> <br/> <br/> <i>Je vous cite : « Le peintre abolit la distance entre le modèle et le spectateur par la suppression du premier plan continu (*)» ; mais ce dispositif pictural est l'antithèse de la manière dont le tableau est présenté aujourd'hui, derrière sa vitrine blindée.</i> <br/> <br/> On n'y peut rien : le tableau a été volé, il a été victime d'attentats... Notre premier devoir est de le conserver et de le protéger. Un verre blindé rend impossible le contact, alors que Mona Lisa est là, de plain-pied avec nous ; or, parmi 8 millions de visiteurs par an, il y a forcément une proportion de gens dangereux. Le public est relativement indiscipliné : au Louvre, l'autodiscipline et le respect ne sont pas des réflexes : après moi, le déluge. De plus, le tableau est aussi fragile dans sa constitution physique, il craint les variations de température. <br/> C'est une icône absolue, un symbole : c'est fascinant comme phénomène de société, mais pour moi c'est absolument désolant. <br/> <br/> <i>La muséologie a tendance à oblitérer la dimension intimiste de l'oeuvre pour sacrifier au spectacle. Le fait d'encager ou de mettre en scène des oeuvres ne permet plus le dialogue entre l'artiste et le spectateur. </i> <br/> <br/> Vous posez la question de l'objet de musée. Je vous accorde que le musée est un contexte qui n'est pas celui de l'oeuvre. Certaines oeuvres isolées de leur contexte religieux n'ont plus de sens, c'est vrai, mais ici nous avons un portrait privé « bourgeois », classique, commandé par le mari du modèle. C'est un portrait intime. On essaie au maximum de faire en sorte, au musée, que le public soit bien... mais ce n'est pas toujours possible. Les gens viennent à Paris pour aller au Louvre, par principe, ce qui n'est pas une bonne démarche. On ne peut aimer les oeuvres si l'on vient par obligation touristique. La Joconde en souffre d'autant plus qu'on la connaît souvent avant de l'avoir vue : c'est une image avant d'être une oeuvre : c'est sa spécificité. Si on ne veut pas verser dans l'élitisme, on a la monnaie de notre pièce : on ne peut pas tout avoir. <br/> <br/> <i>Vous avez décortiqué ce tableau : pensez-vous que comprendre toujours plus c'est aimer davantage ?</i> <br/> <br/> Oui, personnellement, c'est une démarche que j'approuve : <i>a contrario</i>, on peut comprendre ce que ce tableau a de parfait et, au fond, ne pas tellement l'aimer. Le portrait de Balthazar Castiglione peint par Raphaël dix ans plus tard est un tableau qui m'est infiniment plus sympathique. La Joconde est typiquement le tableau que l'on ne peut aimer si on ne l'a pas compris un peu. Sans explication, 100 % des personnes interrogées ne l'aiment pas. <br/> <br/> <br/> <i>Techniquement, qu'est-ce que Vinci a apporté de nouveau ?</i> <br/> <br/> Le tableau est peint à la perfection. Il est très fondu, c'est le fameux sfumato : on ne voit pas les limites du dessin. On va voir le contour de la main, bien sûr, mais il n'y a pas de trait sensible : c'est vraiment l'art de rendre le volume dans la lumière avec des effets atmosphériques. On ne sait pas où commence l'ombre et où s'arrête la lumière. La manière dont c'est peint est bluffante, et c'est probablement le résultat d'une grande patience et de retours incessants de Léonard sur une oeuvre achevée et jamais livrée à son commanditaire. C'est probablement le seul de ses tableaux aussi achevé dans sa finesse technique. <br/> <br/> <br/> <i>Qu'y a-t-il encore à découvrir chez Mona Lisa ?</i> <br/> <br/> Le naturel de l'oeuvre : le portrait est très naturel, plein d'aisance et de liberté. Ce sourire est très présent : c'est presque plus le portrait d'un sourire que celui d'une dame. Il a une dimension universelle, car ce qu'a voulu montrer Léonard, c'est le sourire comme une forme d'abstraction mise sur un visage. Il ne faut pas chercher des explications pseudo-rationnelles trop pragmatiques ou fantasmatiques. Il faut d'abord retenir l'expression d'un peintre observateur qui a voulu montrer une femme naturelle par la liberté de la pose, la proximité. A cette date, ce n'est pas banal. <br/> Mais Léonard a également peint une vision : on est devant un chef-d'oeuvre de la peinture illusionniste, mais pas dans l'objectivité. Mona Lisa est la vision que Léonard avait de la figure féminine, ce n'est pas un portrait réaliste. La perception du monde de Léonard va dans ce sens : il a essayé de rendre la nature, mais il y a nécessairement une part d'interprétation. <br/> En définitive, le mystère de La Joconde, c'est le décalage entre le naturel de l'attitude et le caractère universel de l'expression. <br/> <br/> (*) <i>Léonard de Vinci : La Joconde </i>- Editions du Louvre / 2003 <br/> <br/> Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Trine Rosenkjaer</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Trine Rosenkjaer n'est pas une débutante : à 29 ans, elle a déjà travaillé, dans son Danemark natal, deux années dans le stylisme, et fait aujourd'hui partie des étudiants les plus expérimentés de l'école Esmod. Une tête bien faite, bien pleine et bien forte, qui ne veut céder en rien sur la créativité. </b> <br/> <br/> Elle a les yeux de quelqu'un qui n'a pas beaucoup dormi, Trine. Mais l'angoisse du passage devant le jury de fin d'année n'a pas altéré son beau sourire. Il faut dire que la fine fleur de l'école est tout juste en train de peaufiner ses dossiers avant le grand saut dans le monde du travail. Sur ce point, la styliste en herbe a déjà plus d'un atout dans son sac. Elle vient d'être recrutée par une prestigieuse marque de <i>sportwear</i> qui lui a fait un pont d'or. Combien ? Nous ne le saurons pas, car ne pas parler d'argent est déjà une marque de professionnalisme. Mais autant dire que la marque, Nike, n'a pas hésité à rétribuer le compagnon de notre surdouée de la ligne, pour un exil doré aux Pays-Bas, afin que soient réunies les meilleures conditions pour créer et créer encore. <br/> <br/> Un peu impulsive, elle doit apprendre encore, selon ses dires, à gérer sa combativité pour des batailles qui en valent la peine. C'est justement ce que lui apporte l'Esmod, qu'elle a choisi pour la qualité de son enseignement et pour Paris. 80 % des étudiants trouvent en effet des débouchés professionnels dès la première année, <i>via</i> des stages en entreprise ciblés. Paris reste aussi une valeur marchande forte et une référence culturelle absolue, même si New York est devenue la ville du <i>business</i> en matière de mode, et que Londres est un vivier beaucoup plus « arty », baroque, en matière de création. Paris représente à ses yeux un équilibre entre tradition, savoir-faire et créativité. Elle n'envisage d'ailleurs pas de revenir un jour à Copenhague. <br/> On peut se demander si le champ du sportwear - relativement limité dans ses développements au regard du prêt-à-porter en général ou de la haute couture en particulier - ne risque pas de brider une inventivité fondée sur une approche plurielle des arts et techniques de la mode. Il n'en est rien, car toute grande maison se doit de rester dans un perpétuel état de veille pour sentir les tendances de la rue et produire des lignes idéales aptes à influencer la finalité du vêtement ou dynamiter les canons préétablis par l'histoire du costume. L'exemple d'un modèle de corset actuellement en étude chez le roi du sportwear, et destiné à être décliné pour les femmes en mouvement, est aussi éloquent que paradoxal. <br/> <br/> Son « truc », à Trine, c'est la récupération, les marchés aux puces où elle trouve des matériaux à subvertir, avec une prédilection pour le lin et le feutre. Elle compose, recompose et adapte en jonglant avec les époques et les genres. Exemple, une robe pour homme entre XVIIIe et XIXe siècle, sur laquelle plane l'ombre de sa référence absolue : Jean-Paul Gaultier. Préfère-t-elle travailler pour les hommes ou pour les femmes ? Les deux : « Je suis assez masculine dans mes goûts, et j'ai choisi d'apprendre le modélisme masculin précisément pour l'adapter aux femmes. » Elle n'est donc intéressée ni par un Kenzo, trop fleuri et volubile, ni par un Alaïa, jugé trop oriental, trop sexy. <br/> <br/> Sa maturité et la certitude d'aller dans la bonne direction lui donnent des ailes, même si l'indépendance d'esprit peut rebuter certains recruteurs qui préfèrent parfois des gens malléables. Car, dans les métiers de la mode, l'adaptabilité est une vertu. «Il y a un dialogue incessant entre le créatif et le directeur de projet qui attend des suggestions : la commande canalise la création », analyse Nathalie Héraut du staff Esmod ; qui ajoute : « La mode est un métier narcissique, mais tourné vers les autres ; on essaie d'être soi tout en espérant être accepté par les autres comme un individu à part entière. » <br/> <br/> Gageons que Trine sait déjà quelle est la ligne de conduite à suivre pour que, dans la contrainte, puisse éclore toute la liberté de son talent. <br/> <br/> Claude Vittiglio <br/> <br/> <b><u>L'ESMOD vue par Véronique Volpe, Planner Stratégique, spécialisée dans la Mode</u></b> <br/> <br/> <b>My Taylor is... French</b> : un tailleur français au service de l'Impératrice révolutionne au XIXe siècle la confection moderne et sa transmission. <br/> <br/> 1841-2006 : près de trois siècles plus tard, ESMOD bénéficie toujours de l'aura et de la légitimité que lui confère son fondateur, Alexis Lavigne, compagnon du tour de France et "maître tailleur d'habits" de l'impératrice Eugénie, fameux notamment pour ses costumes d'amazones. <br/> Il marquera l'histoire contemporaine de la Mode par de nombreuses innovations de rupture : création en 1841, dans le monde feutré d'une mode du XIXe siècle où les savoir-faire sont jalousement gardés, de <b>la première école de mode</b> (école "Guerre Lavigne", devenue depuis ESMOD); invention en 1847 du mètre-ruban souple ; création des premiers bustes mannequins, édition de fascicules de méthodes de coupe... <br/> <br/> L'école dispense un enseignement réputé au niveau international en stylisme, et sera l'une des premières à y associer du modélisme dans les années 1970 (enseignement homologué par l' Etat au niveau III, soit Bac +2), puis du management, avec la création de l'ISEM (homologation Bac +4). Les étudiants en 3e année étant invités à choisir parmi toute une gamme de spécialisations : homme, femme, enfant, lingerie, costume de scène, nouvelle couture (haute couture), accessoires... <br/> ESMOD ou la recherche d'une adaptation permanente aux besoins en compétences professionnelles d'un marché du Textile-HABILLEMENT. <br/> <br/> <b>United Colors of Fashion</b> <br/> Qualités "quintessentielles" de la France - celle des Lumières -.. ou essentielles au génie de la mode ? L'école revendique l'attachement, depuis sa création, à des valeurs "philosophiques" comme l'excellence de la compétence, la créativité, l'autonomie, mais aussi l'ouverture d'esprit, à commencer par l'ouverture au monde. <br/> <br/> Une philosophie qui puise là aussi aux origines : dès 1847, le fondateur d'ESMOD ouvre son école à l'international par la publication de ses méthodes en langues allemande et anglaise. <br/> Apres la Seconde Guerre mondiale, l'école prend un nouvel essor et accentue son ouverture, notamment à partir des années 1970 sous l'influence des nouvelles idées pédagogiques d'Annette Goldstein et Paule Douarinou. <br/> ESMOD accueille désormais, chaque année, une bonne moitié d'étudiants étrangers et peut s'enorgueillir aujourd'hui d'être représentée à travers dix-huit écoles dans le monde, avec des étudiants de soixante nationalités différentes. <br/> L'école compte parmi ses anciens élèves des personnalités internationales du monde de la mode comme Franck Sorbier, Catherine Malandrino (la styliste française qui a réussi en s'installant... à New York) ou Michel Chatenet (fondateur de la Marque très pointue E2)... Si le site d'ESMOD rappelle que le Textile Habillement constitue le premier marché mondial de produits manufacturés, et un secteur d'emploi qui reste important en Europe, l'histoire prestigieuse de l'école ne doit pas faire oublier qu'ESMOD doit désormais composer avec la concurrence internationale très sérieuse de nombreuses autres écoles de mode, pourvoyeuses de la plupart des stylistes et directeurs de création des plus grandes marques internationales... et françaises. Voici venus, entre autres : les Anglais John Galliano pour Dior, Alexander Mac Queen pour Givenchy, les Américains Marc Jacobs pour Vuitton ou Marc Elbaz pour Lanvin, l'Allemand Karl Lagerfeld pour Chanel, les Italiens Muccia Prada ou GianFranco Ferré...). <br/> Le grand jeu international de la Mode - où les dernières tendances se répandent comme une traînée de poudre d'un point à l'autre du globe - pose ce défi cruel a l'école-modèle du secteur : ESMOD parviendra-t-elle demain à produire les plus grands Designers du futur de la Mode, toutes nationalités confondues ? <br/> <br/> <b>Happenings... versus happy ends ?</b> <br/> Le défilé de mode annuel des étudiants d'ESMOD constitue un temps fort de l'école - ainsi qu'un très joli moment : atmosphère fébrile et survoltée des étudiants (mis à contribution pour porter eux-mêmes les créations de leurs collègues achevées rituellement... dans la nuit), tension et tendresse palpables des professeurs, membres du jury ou professionnels associés à l'événement, mais aussi émotion de tous - chaque année annonçant la naissance des sensibilités et talents les plus originaux qui façonneront la mode de demain. <br/> <br/> Une mode qui, parce qu'elle ne prend son sens que dans son origine et sa résonance avec le monde - les vêtements sont conçus pour un humain contemporain -, a donc maille à partir, en essence, avec tout ce qui affecte celui-ci. <br/> <br/> ESMOD travaille donc fondamentalement l'intégration des grandes questions de société par ses élèves... pour le plus grand bonheur des organismes caritatifs, institutions de l'environnement ou entreprises, qui y trouvent une source renouvelée de fraîcheur de points de vue, et de générosité dans le don de la création. Ce qui ne fait pas oublier les liens toujours plus intimes, glamour et ressorts artistiques mêlés, du monde Fashion avec le Showbiz (Madonna ayant été longtemps considérée par les professionnels eux-mêmes du monde de la mode comme... le plus puissant et le plus avisé cabinet de style de la planète !). Lorsque Malcom Mc Laren est reçu dans la vénérable institution d'ESMOD Paris, c'est bien pour une conférence sur le thème "Style, Subversion, Sexe"... <br/> La aussi, le rôle des étudiants que formera ESMOD reste ouvert : quelles visions du monde critiqueront-ils, proposeront-ils, qui donneront le goût, à des cinéastes (Wim Wenders sur Yoghi Yamamoto...), à des muséologues... ou tout simplement à des clients, de les intégrer dans le palmarès de]]></texte>
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        <nom>Chantal Thomass, créatrice de mode</nom>
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    <nom>André Minvielle</nom>
    <texte><![CDATA[<B>André Minvielle : chanteur, musicien, poète, auteur, compositeur, animateur... en un mot artiste. Plutôt engagé même, une sorte d'altermondialiste de la langue avec l'accent du béarn, un « rime-ailleurs qui bouscule les mots et les conventions ». Entretien en coulisses. </B><br/><br/><I>Vous travaillez souvent sur le mode de la « résidence », qui vous permet de développer dans les régions des ateliers de création autour de la langue française, tout en vous y produisant en tant qu'artiste.</I> <br/><br/>C'est fondamental pour mon approche de la langue. Je recherche la mixité civile, qui existe beaucoup plus dans les villes que dans les campagnes. Ici, à Ivry, le travail a été très fructueux avec les scolaires. Il s'agit de collecter des accents et des expressions pour en faire un matériau de création musicale commune, qui peut s'intégrer au spectacle. Les enfants que j'ai rencontrés ne sont pas conscients de leur différence, par rapport à l'accent, avec le français standard - s'il existe toutefois : leur problème avant tout, c'est de bien ou mal parler le français. Mais lorsqu'ils commencent à réfléchir à l'accent, cela bouleverse leur notion de la ville et même leur géographie du monde. Ivry, c'est la périphérie ; et l'accent parisien, habituellement caricaturé par le « titi », ne correspond à rien de concret. <br/><br/><I>L'accent parisien : une réalité ?</I> <br/><br/>Il y a une déperdition de l'accent parisien, qui n'est plus parlé que par les anciens. Paris est une mosaïque, la plus grande ville de province. On connaît mal l'accent parisien, qui était plutôt la marque des couches populaires dans les arrondissements de ceinture et la proche banlieue. Paradoxalement, il y a à présent sur les mêmes lieux un accent « de la périphérie » qui vient du « hip hop » et qui a été véhiculé par la télévision et les médias. Je constate qu'à chaque fois l'accent est associé à l'expression : on prend appui sur des mots pour trouver le rythme. Dans le cadre de mon projet « Suivez l'accent » (*), je fais beaucoup de rencontres fortuites lorsque je collecte les expressions, et je m'aperçois que l'accent correspond à une terre, mais aussi à un trajet, celui des gens qui ont voyagé. <br/><br/><I>Il y a donc risque de nivellement des accents.</I> <br/><br/>Plutôt risque de normalisation. On est écrasé par la norme, on s'y est habitué. Cette norme n'est pas Paris, mais la langue des médias. Une langue neutre que je nomme l'accent zéro, une langue standard. En Angleterre, on se fiche d'entendre des comédiens shakespeariens avec un fort accent écossais : ce serait inconcevable en France d'entendre Molière avec l'accent marseillais. La faute à la centralisation et au jacobinisme hérité de la Révolution française. Etymologiquement, province renvoie au pays vaincu, c'est dire avec quelle condescendance est appréciée l'altérité linguistique depuis le centre du pouvoir. Pourtant, l'accent constitue notre histoire : Jaurès haranguait les foules avec son accent de Carmaux. Que penser du philosophe Jacques Derrida proférant : « l'accent français quel qu'il soit ne me paraît pas compatible avec la chose publique », et qui, admirateur de René Char, fut néanmoins choqué de l'entendre dire ses poèmes de vive voix. Mais la « créolisation » du français est inéluctable, active dans tous les terroirs. Nous avons de nombreux mots qui viennent d'ailleurs, la langue française se réinvente constamment. Le français, c'est en définitive du mauvais latin. Je suis quant à moi un créole qui parle mal sa langue maternelle, l'occitan, mais qui la chante sous une forme onomatopéique. Pour moi, l'accent c'est d'abord la musique. <br/><br/><I>La musique, mais avant tout le rythme.</I> <br/><br/>C'est ma première langue. Je trouve qu'en Occident on est castré du rythme, pas de contrepoint ni de syncope dans la tradition, il fallait chanter au-dessus du corps comme dans le chant grégorien. Prenez le Brésil ou les Antilles : là, le corps exulte. Il faut revenir au chant du corps. Dans mes spectacles, j'ai l'habitude de projeter les textes de mes chansons, car je chante vite. Ce que j'appelle la « vocalchimie ». Cela permet de voir ce qui correspond aux sons, de donner un sens aux jeux de mots, bien que je ne chante pas pour être compris forcément de prime abord. Je veux aussi provoquer l'émotion première que l'on peut éprouver en écoutant une chanson dans une langue étrangère. Par ailleurs, ma référence reste le » bebop » et le « scat ». <br/><br/><I>Votre parcours, à vous. </I><br/><br/>J'ai vécu une lente maturation depuis mes études dans la micromécanique. Mon environnement familial était fait de chansons. Je suis un chanteur naturel qui a rencontré l'improvisation, puis la musique latino-américaine et le jazz. Il y a eu enfin l'écriture et le travail sur le territoire. J'ai mené sur un même plan bals populaires, concerts de jazz avec la compagnie Lubat, prises de parole et performances. Je me suis inventé avant de savoir ce que j'allais être, du pur déterminisme. C'est en forgeant que l'on devient forgeron. <br/>J'essaie aujourd'hui de montrer les différents mouvements qui animent la langue à la manière d'un horloger : je reviens à la micromécanique de mes débuts. <br/><br/>« Je suis un Gascon violent qui aime les carrefours de cultures, car il y a des accidents. » <br/><br/>(*) Pour en savoir plus sur les travaux d'André Minvielle autour de l'accent et <I>La complexe articole de Déterritorialisation </I>: <br/><A href="http://www.larticole.org%22/" target=_blank><U>http://www.larticole.org</U></A> <br/><br/>Propos recueillis par Claude Vittiglio]]></texte>
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        <nom>André Minvielle : un tchatcheur sachant tchatcher</nom>
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    <nom>Dominique Fernandez</nom>
    <texte><![CDATA[<b>Il a beaucoup écrit sur les villes, à l'occasion de biographies sensibles, de romans, d'essais ou de guides. Ecrivain au long cours et citoyen du monde lettré, Dominique Fernandez est un voyageur toujours émerveillé par les chatoiements de l'histoire et de la culture. Parisien depuis toujours, il donne quelques clefs pour comprendre la capitale, tout en livrant des réflexions sur la francophonie dans le monde et la littérature de demain.</b> <br/> <br/> <i>Quel est votre rapport à la ville?</i> <br/> <br/> Je suis né à Paris. J'ai eu une enfance purement citadine et n'ai aucun souvenir lié à la campagne ou à la nature. La rue m'est donc nécessaire, et il n'y a rien que j'aime tant que de découvrir une grande ville. En Italie, j'aime Naples, Rome, Palerme, mais ailleurs j'aime Moscou, Saint-Pétersbourg, Bombay ou Calcutta, des villes sublimes par leur patrimoine, l'architecture, le décor, mais aussi par les gens qui y ont habité. A Naples, une ville « habitée » s'il en est, on croise à chaque coin de rue les artistes, musiciens ou écrivains qui s'y sont illustrés. <br/> <br/> <i>Cet attrait pour l'histoire et l'esprit des lieux ne risque-t-il pas de vous priver de toute spontanéité dans vos démarches, notamment en matière de rencontres imprévues ?</i> <br/> <br/> Tout est lié. Il se trouve que j'ai beaucoup d'amis dans les villes que j'aime et aucun dans celles que je n'aime pas, même en m'y étant rendu plusieurs fois pour motif professionnel. Je reste toutefois plus attiré par les villes ayant un fort potentiel historique et patrimonial, ou pour lesquelles j'ai pu me composer une mémoire affective au travers de lectures ou de films. Dans ce registre, Paris reste évidemment l'une des villes les plus riches, surtout pour la littérature. <br/> <br/> <i>Vous êtes écrivain, mais aussi critique et journaliste. Pourquoi, selon vous, Paris engendre-t-elle une telle effervescence en matière de production littéraire ?</i> <br/> <br/> D'abord à cause de la concentration des gens de Lettres, depuis des siècles. Je pourrais prendre comme exemple mon quartier, le IXe arrondissement et la Nouvelle Athènes : Tourgueniev habitait là, un peu plus loin, rue de Douai, Zola rue de Bruxelles, mais il y eut aussi Dumas et Hugo. La France a occupé un grand rôle dans la littérature du XIXe siècle, et Paris plus particulièrement. L'immense Balzac est le génie de Paris. Chaque ville a d'ailleurs le sien : Dostoïevski pour Saint-Pétersbourg, Dickens pour Londres... Paris est une capitale, et quand on est écrivain, on y habite, à la différence, par exemple, de l'Italie, où chaque ville a son représentant littéraire. <br/> Mais il y a aussi une raison économique : les éditeurs sont concentrés ici, de même que les médias, notamment les journaux, pour se faire connaître. Il y a enfin le potentiel de rencontres, <i>via</i> les cafés, la vie quotidienne. En Province, on peut travailler à écrire, mais pour voir des gens du milieu il faut être à Paris. Je ne le déplore pas, au contraire : si la littérature française a atteint ce niveau dans son histoire, c'est bien parce qu'elle a été produite dans un endroit d'exception, magique. <br/> <br/> <i>Habiter le IXe arrondissement, c'est pour vous une forme de déterminisme ?</i> <br/> <br/> Il y a une part de hasard, mais il est vrai que j'ai été attiré par ce quartier. Au début, j'habitais rive gauche, je croyais qu'il n'y avait que ça, mais quand j'ai dû déménager, l'idée d'habiter la Nouvelle Athènes - du nom d'un café place Pigalle, où se réunissaient Zola, Renoir, Manet et bien d'autres peintres impressionnistes - m'a fasciné. Vous l'avez compris, je reste sensible au <i>genius loci</i>. Aujourd'hui encore, Vuillard ou Berlioz me semblent hanter les lieux. <br/> <br/> <i>Envisagez-vous d'écrire un jour sur Paris ?</i> <br/> <br/> Non, je préfère écrire sur les villes dont je ne connais pas la langue, ça m'excite beaucoup plus. J'aime être vraiment immergé dans une grande ville étrangère, me sentir dépaysé. Pour travailler sur Paris, il faudrait que je m'y trouve comme un étranger, et je n'ai plus cette distance. J'adore Paris, mais c'est comme une routine qui ne peut me procurer le choc nécessaire pour écrire. <br/> <br/> <i>Comment voyez-vous évoluer la capitale ? La Nouvelle Athènes n'est-elle pas devenue la nouvelle Babel ? Le multiculturalisme, n'est-ce pas un peu la perte d'une identité ?</i> <br/> <br/> Mon quartier se défend, à la différence du Ve arrondissement par exemple, où tout est abîmé à présent. Les boutiques de proximité ont disparu, au profit de banques ou de magasins de fringues. Il n'y a presque plus de librairies non plus. Ici, à Saint-Georges, les choses n'ont pas trop changé : il y a traditionnellement beaucoup de magasins dévolus aux instruments de musique. J'aime le multiculturalisme, c'est comme un voyage à l'intérieur. Il y a en France un risque de repli sur soi auquel l'apport d'étrangers est un formidable antidote. Paris n'est pas une ville homogène : il y a en fait beaucoup de Paris différents, et je crois que, malgré tous les étrangers qui y vivent, elle n'a jamais perdu son âme, notamment dans sa dimension de pôle culturel inégalé. Paris reste la ville du cinéma, mais aussi de l'opéra, des musées. C'est aussi une ville richissime en personnalités de tous horizons. C'est sans doute cela l'âme de Paris, sa force d'attraction. <br/> <br/> <br/> <i>Quelle est votre technique d'approche pour percer les secrets d'une ville inconnue ?</i> <br/> <br/> Je préfère vous donner un exemple plutôt qu'une recette. Il y a dix ans, j'ai reçu commande de Gallimard pour faire un petit livre sur Saint-Pétersbourg. J'y suis parti quinze jours en ne connaissant pas les lieux, mais en ayant une énorme culture pétersbourgeoise en amont : les films de Eisenstein, les opéras de Tchaïkovski, les romans de Gogol et de Pouchkine. Ajoutez-y de la curiosité et quelques rencontres, et cela fait en définitive un bon petit bouquin. Sans oublier le hasard : prendre le tramway sans savoir où vous allez réserve parfois de belles surprises. Je sais d'instinct où il faut se perdre et se retrouver... question d'habitude. Plus « techniquement », j'étudie aussi le plan, car je n'ai pas le sens de l'orientation. J'aime aussi prendre le métro jusqu'aux stations de terminus et revenir à pied, cela me donne un axe. Je prends aussi beaucoup de notes. Il faut absolument marcher dans une ville, lui consacrer du temps, pour enfin se l'approprier. On fait connaissance d'une ville comme d'une personne. <br/> <br/> <i>L'état du français dans le monde</i> <br/> <br/> Un triste état ! La France a une politique aberrante : on se gargarise du mot francophonie, mais on coupe chaque année les crédits aux instituts culturels et alliances françaises. La France a le plus grand réseau culturel du monde, mais les directeurs des centres passent leur temps à chercher des sponsors au détriment de la culture elle-même. C'est dommage, car la langue française continue d'attirer les gens, notamment les intellectuels. Il y a beaucoup d'écrivains étrangers, et pas seulement ceux de la sphère francophone comme le Maghreb, qui choisissent le français pour écrire : le Russe Andreï Makine, le Tchèque Milan Kundera, ou le Cubain Eduardo Manet, entre autres. Ce n'est pas nouveau : il y eut Potocki, Casanova, Green, Ionesco ou Cioran, et c'est assez unique, même si cela s'est aussi produit parfois pour l'anglais. Le français est une langue extraordinaire, difficile, la plus précise qui soit pour traduire sans ambiguïté diverses pensées et sentiments : c'est pour cela qu'elle a longtemps été la grande langue de la diplomatie. Elle fut au XVIIIe siècle la langue universelle. Aujourd'hui, je pense que la langue économique est l'anglais, mais que la langue culturelle reste le français. <br/> <br/> <i>Tout le monde écrit aujourd'hui : cette profusion va-t-elle dans le sens d'une baisse de la qualité ?</i> <br/> <br/> Je travaille pour l'éditeur Grasset et je lis de nombreux manuscrits. Il y a en France des dizaines de milliers de gens qui essaient d'écrire, et c'est bon signe. Il faut un énorme humus pour qu'éclosent les chefs-d'oeuvre. On constate que les pays de grande productivité sont ceux où se situent les meilleurs écrivains. Il y a actuellement un grand dynamisme en France, notamment grâce aux apports extérieurs, ceux de l'outre-mer notamment. <br/> <br/> <i>N'y a-t-il pas un certain manque de modestie chez les jeunes auteurs ?</i> <br/> <br/> Vous avez raison : les gens croient trop que si l'on sait écrire, comme à l'école, on est écrivain. Or il y a bien deux langues, la langue commune et celle de l'écrivain. Plus que la technique, qui peut faire l'objet de réajustements, je prends en compte la particularité de la voix, du style. Il n'y a pas de bons et de mauvais sujets : le ton est le plus important. Je reste ouvert aussi aux entorses à l'orthodoxie de la langue, si elle sont délibérément assumées, et si le résultat est bon. En revanche, j'encourage aussi les nouveaux écrivains à enrichir leur culture littéraire qui fait souvent défaut : combien de fois m'arrive-t-il de démontrer à ceux qui se croient originaux que telle scène d'amour dans leur roman a été déjà écrite cent fois dans le passé et par de grands maîtres ! <br/> <br/> <i>Qu'est-ce qu'un bon critique ?</i> <br/> <br/> C'est très difficile. Il faut d'abord être honnête et avoir des références pour savoir si l'oeuvre est novatrice. Il faut aussi du temps et de la patience. Ne pas être mû par le désir de plaire ou la flagornerie. A Paris, comme tout le monde littéraire se connaît, on n'est pas toujours objectif. J'aurais tendance à être plus exigeant ou sévère avec ceux dont je me sens proche, mais pour d'autres critiques c'est l'inverse qui se produit. Pour donner envie de lire, le critique doit entrer dans l'oeuvre en évacuant tout goût personnel, et la mettre en perspective pour en montrer les qualités intrinsèques. Ou alors exprimer certaines réserves - bien que je préfère ne par]]></texte>
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        <nom>Le français, langue internationale de la littérature</nom>
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    <nom>Andrée Deissenberg</nom>
    <texte><![CDATA[<B>Dodo d'Hambourg, Anna de Portobello, Caroline de Stirowets... autant de noms exotiques que de <I>shows</I> d'anthologie par lesquels le <I>strip-tease</I> a acquis ses lettres de noblesse. Depuis 1951, l'enfer voluptueux du Crazy Horse Saloon est pavé des meilleures intentions, et plus encore depuis qu'Andrée Deissenberg en a repris la direction. En femme d'affaires avisée, mais aussi en directrice artistique éclairée, elle entend dépoussiérer la vénérable institution pour en faire un luxueux cabaret en phase avec son temps. Grâce à elle, Paris sera toujours Paris.</B> <br/><br/>Mme Deissenberg, c'est avant tout une leçon d'enthousiasme et de modestie, qualités rares dans le <I>show-business</I>. Issue d'une double culture, franco-américaine, elle a hérité du savoir-vivre de l'une et du pragmatisme de l'autre, avec une dose de candeur qui finit toujours par donner raison aux rêves. C'est aussi un séduisant manager, formée aux redoutables techniques de marketing et de communication à l'américaine, selon lesquelles la fin justifie toujours les moyens. <br/><br/>C'est aussi une caution culturelle indispensable au nouveau rang du Crazy Horse sur la scène des spectacles dits de charme. On lui doit le développement du Cirque du Soleil en Europe et son implantation sur le continent nord-américain. C'est là qu'elle lance le premier spectacle à tendance érotique de ce cirque d'un genre nouveau, en rupture avec la tradition et qui depuis a fait école. Si on lui demande quelles sont les qualités qui l'ont amenée à être remarquée, mi-2006, par les nouveaux propriétaires, elle place au même niveau les compétences managériales et l'expérience du spectacle sexy. On pourrait y ajouter, sur le plan inconscient du moins, le fait d'être une femme dans un type de <I>business</I> traditionnellement masculin : n'est-il pas troublant, en effet, d'avoir été la seule candidate au poste tout en possédant un prénom androgyne signifiant... homme ? <br/><br/>Car, tel un bijou précieux scintillant doucement dans son écrin rouge, le Crazy est en passe de s'endormir sur des certitudes de moins en moins compatibles avec l'évolution des loisirs nocturnes et l'esprit avant-gardiste de la maison insufflé par son fondateur Alain Bernardin. Mais du passé, il n'est pas question de faire table rase. Andrée Deissenberg considère l'illustre personnage comme une référence absolue dont l'influence se fait sentir encore aujourd'hui. L'esprit du cabaret, la couleur dominante rouge, la taille intimiste de la salle, l'humour, les lumières, les chorégraphies, les décors, le standard des corps féminins, le culte de la beauté... le tout au service de la femme idéale : ces composantes continuent de faire recette, et il serait suicidaire de s'en départir pour le plaisir immédiat de se sentir réformiste. <br/><br/>Mais le temps a continué de tourner autour de l'avenue George V ; et l'entreprise familiale, bien qu'ayant essaimé à Singapour et Las Vegas (une centaine de personnes en tout), doit à présent rattraper le XXIe siècle. On ne peut être et avoir été : c'est ce qu'Andrée Deissenberg veut réfuter en entraînant le Crazy Horse sur les voies de la modernité. Comment ? En replaçant la création au centre de toute activité, en multipliant les partenariats, en faisant intervenir des stylistes en vogue, des éclairagistes, des chorégraphes, des décorateurs, et même des historiens comme garants de la mémoire - en ayant comme fil rouge la sublimation de la femme et comme garde-fou ou repoussoir le burlesque et la nudité masculine. Police montée à l'entrée, ouverture « militaire » du <I>show</I> seront un clin d'oeil plus appuyé à la tradition. En bref, la dame de charme et de fer veut redéfinir un nouvel échiquier avec la femme en clé de voûte, tout en assumant un rôle de rassembleur. <br/><br/>Il faut dire que le Crazy Horse bénéficie d'un emplacement privilégié, le fameux « triangle d'or » touristique et économique bordé de palaces, de maisons de grands couturiers et les Champs-Elysées, le tout sous le haut patronage de la tour Eiffel qui scintille non loin de là. La clientèle en est issue en grande partie, et c'est précisément un point d'achoppement pour la nouvelle donne : « Je veux que nous nous inscrivions à nouveau dans le quotidien du Français, qui aime la création et le savoir-vivre... Il faut aussi intégrer des numéros en relation avec l'actualité comme autant de signes d'ouverture. Paris est une valeur universelle qui se retrouve aussi dans les canons de la danseuse-type du Crazy : petite, fine, de petits seins et pas trop de hanches... des proportions... parisiennes. » <br/><br/>Andrée Deissenberg approfondit encore sa culture de l'entreprise, car on ne peut bâtir le futur qu'en ayant une parfaite connaissance du passé. Elle a pour objectif à court terme de redonner une cohérence à la marque en reformulant un graphisme vagabond et en contrant les imitateurs indélicats. L'avenir confirmera sans aucun doute son optimisme et lui donnera les moyens de ses ambitions, afin d'éviter que l'éclat du Crazy Horse ne sorte un jour définitivement des feux de la rampe. <br/><br/><A href="http://www.lecrazyhorseparis.com/" target=_blank><U>http://www.lecrazyhorseparis.com</U></A> <br/><br/>Claude Vittiglio]]></texte>
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    <nom>Le langage du sommelier</nom>
    <texte><![CDATA[Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde : physiologie et psychologie du gôut. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>4'10]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Le fonctionnement du Sénat depuis l'hémicycle]]></nom>
    <texte><![CDATA[Ou comment le système bicaméral (Sénat et Assemblée nationale) est une garantie pour l'adoption des lois françaises. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>7'25]]></texte>
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    <nom>Le look des Halles</nom>
    <texte><![CDATA[Quand on a 16 ans la différence c'est le look. Bien que passées de mode, les Halles restent un carrefour d'influences pour les jeunes en quête identitaire. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>2'04]]></texte>
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    <nom>Break dance au Trocadéro</nom>
    <texte><![CDATA[Ils traquent les sols lisses de la capitale pour se livrer à ce qui est pour eux à la fois un sport et un art corporel. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>2'21]]></texte>
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    <nom>Sculpteur de sons</nom>
    <texte><![CDATA[Jacques Rémus, depuis son atelier des Frigos de Paris, ou l'art de repousser les limites de la musique. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>1'59]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Une leçon d'argot]]></nom>
    <texte><![CDATA[Dominique, un titi parisien. Et si le français standard n'était plus qu'une variante linguisitique parmi d'autreS ? <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>1'39]]></texte>
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    <nom>Le chant de la rue</nom>
    <texte><![CDATA[Piaf sur la butte... quand le cliché a la vie dure. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE <br/>juin 2006 <br/>1'28]]></texte>
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    <nom>Métropolitain de père en fils</nom>
    <texte><![CDATA[Depuis la cabine de pilotage, le quotidien d'un conducteur de métro. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>3'28]]></texte>
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    <nom>Khalid ex-SDF</nom>
    <texte><![CDATA[L'histoire d'un jeune homme livré à la rue. Quand le salut vient du plus profond de soi mais aussi des autres. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>4'21]]></texte>
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    <nom>La ville de tous les possibles</nom>
    <texte><![CDATA[Catherine, trentenaire active, en pause déjeuner : un point de vue sur le sentiment de vie et la vibration qui font de Paris une exception au regard de la Province. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>1'06]]></texte>
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    <nom>Présentation du Musée des Arts forains</nom>
    <texte><![CDATA[Rencontre avec Serge Godenaire, régisseur général. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>3'46]]></texte>
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    <nom>Le Musée des Arts forains : objets et fonctions</nom>
    <texte><![CDATA[Par Serge Godenaire, régisseur général <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>2'33]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Sous la coupole de l'Académie française]]></nom>
    <texte><![CDATA[Pierre-Jean Rémy, élu à l'Académie française en 1988, présente l'institution, sous la coupole. <br/>Réalisation Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>4'42]]></texte>
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    <nom>Un Pakistanais à Paris</nom>
    <texte><![CDATA[Fahad Raja est un jeune Pakistanais de 21 ans. Après avoir vécu toute son enfance en Arabie Saoudite, c'est à Paris que sa famille est venue s'installer alors qu'il avait 15 ans. <br/>Il revient sur ces premiers instants dans la capitale, entre enchantement et désenchantement. <br/>Réalisation et photo : Salima Belhadj, Mariam Raja Août 2006 <br/>2'32 <br/><A href="http://admin.tv5.org/TV5Admin/cartes-postales/admin/'http://www.jpfrance.com/" target="'_blank'" &#39;><U>http://www.jpfrance.com/ </U></A>]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Interview de l'Ambassadeur du Pakistan]]></nom>
    <texte><![CDATA[Son Excellence Aniisuddin Ahmed est ambassadeur du Pakistan en France depuis trois ans. Il dresse le tableau de la communauté dans Paris. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Que font-ils ? <br/>Réalisation et photo : Salima Belhadj, Mariam Raja Août 2006 <br/>4'06]]></texte>
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    <nom>Le Paris de Mocky</nom>
    <texte><![CDATA[Paris années 50, années 60... Le cinéma de Jean-Pierre Mocky s'est nourri de Paris et continue de le faire, avec parfois une incursion dans l'autobiographie. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>5'29]]></texte>
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    <nom>André Minvielle : un tchatcheur sachant tchatcher</nom>
    <texte><![CDATA[Poète de la langue et musicien, un solo vocal d'André Minvielle. <br/>Ou l'art consommé du scat. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mars 2006 <br/>1'10]]></texte>
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    <nom>La longue route pour être le meilleur</nom>
    <texte><![CDATA[Par Philippe Faure-Brac, élu plus grand sommelier du monde en 1992. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>3'03]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Aimer la Joconde c'est la comprendre]]></nom>
    <texte><![CDATA[Interview de Cécile Scailliérez, conservatrice au Louvre en charge de la peinture italienne du XVIe siècle. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>2'55]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Intimité de l'oeuvre et culture de masse...]]></nom>
    <texte><![CDATA[... l'équilibre impossible. A l'heure du musée spectacle, entrer en communion avec la pensée de l'artiste via l'oeuvre n'est pas chose facile. Par Cécile Scailliérez, conservatrice au Louvre en charge de la peinture italienne du XVIe siècle <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE mai 2006 <br/>1'52]]></texte>
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    <nom>La technique de Léonard</nom>
    <texte><![CDATA[La manière de Léonard de Vinci à la lumière de son tableau le plus célèbre : Mona Lisa. Par Cécile Scailliérez, conservatrice au Louvre en charge de la peinture italienne du XVIe siècle <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5monde mai 2006 <br/>1'37]]></texte>
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    <nom><![CDATA[Les qualités de l'écrivain]]></nom>
    <texte><![CDATA[Interview de Dominique Fernandez, écrivain et critique. Technique mais aussi talent : l'important pour l'auteur est avant tout d'avoir sa propre voix. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>3'04]]></texte>
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    <nom>Le français, langue internationale de la littérature</nom>
    <texte><![CDATA[Par Dominique Fernandez écrivain et grand voyageur. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>2'05]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'internet comme expérience urbaine...]]></nom>
    <texte><![CDATA[... Les facteurs du communautarisme. <br/>Par Stéphane Hugon, sociologue spécialiste des réseaux <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>7'06]]></texte>
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    <nom>"Le lieu fait le lien"...</nom>
    <texte><![CDATA[... Paris, terroir de la subversion. <br/>Par Stéphane Hugon, sociologue spécialiste des réseaux <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>5'40]]></texte>
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    <nom>Le système des banlieues : ...</nom>
    <texte><![CDATA[... les hypothèses de l'échec. <br/>Par Stéphane Hugon, sociologue spécialiste des réseaux. <br/>Réalisation : Claude Vittiglio / TV5MONDE juin 2006 <br/>5'59]]></texte>
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    <nom>Clémentine Autain : une équipe à gauche pour lutter...</nom>
    <texte><![CDATA[... contre la logique libérale. <br/>Clémentine Autain est en charge de la jeunesse auprès du Maire de Paris. <br/>Réalisation Claude Vittiglio - George Dougueli / TV5MONDE mai 2006 <br/>2'21]]></texte>
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    <nom>1789 / 1968 / 2006...</nom>
    <texte><![CDATA[... La révolution s'essouffle. <br/>Par Jean-Pierre Mocky, cinéaste <br/>Réalisation Claude Vittiglio - Anneli Airaksinen / TV5MONDE mai 2006 <br/>3'04]]></texte>
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    <nom>Réalité scientifique et discours scientifique...</nom>
    <texte><![CDATA[... Les dangers du déterminisme biologique. <br/>Par Catherine Vidal, neurobiologiste <br/>Réalisation Claude Vittiglio - Anneli Airaksinen / TV5MONDE mai 2006 <br/>3'34]]></texte>
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    <nom>De la gastronomie au vin ... et vice versa</nom>
    <texte><![CDATA[Par Philippe Faure-Brac, élu plus grand sommelier du monde en 1992. <br/>Réalisation Claude Vittiglio / TV5MONDE <br/>3'05]]></texte>
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    <nom>Catherine Gillet : trois types...</nom>
    <texte><![CDATA[... parmi d'autres. <br/>Extrait du One woman show enregistré au Théâtre Le Temple. <br/>Réalisation Claude Vittiglio / TV5MONDE avril 2006 <br/>3'05]]></texte>
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    <nom>Catherine Gillet  : le préservatif féminin.</nom>
    <texte><![CDATA[Extrait du One woman show enregistré au Théâtre Le Temple. <br/>Réalisation Claude Vittiglio / TV5MONDE avril 2006 <br/>3'36]]></texte>
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    <nom>La nouvelle Comédie Française</nom>
    <texte><![CDATA[Située au Palais Royal, la vieille institution fait peau neuve en faisant évoluer son répertoire : rencontre avec Marcel Bozonnet, Administrateur général de la Comédie française. <br/>Emission SODA du 21/04/03 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>3'40]]></texte>
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    <nom>Sylvie Testud au Louvre</nom>
    <texte><![CDATA[Portrait de la jeune actrice au Louvre. <br/>Emission SODA du 07/05/05 <br/>5'27]]></texte>
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    <nom>Concerto pour machine à laver</nom>
    <texte><![CDATA[Une nouvelle musique électro...ménager. Par Jacques Rémus <br/>Emission SODA du 21/12/02 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>2'24]]></texte>
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    <nom>Les statues vivent aussi</nom>
    <texte><![CDATA[De Abhijeet Despande (2006, Inde, 9'30) <br/>Au pied du funiculaire qui grimpe à Montmartre, Jonas fait l'homme-statue pour gagner l'argent qu'il enverra à sa femme et sa fille, en Lituanie. <br/>Réalisé dans le cadre de l'université d'été de la Fémis <br/><A href="http://www.lafemis.fr/" target=_blank ?><U>http://www.lafemis.fr</U></A>]]></texte>
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    <nom>Les coulisses du Plaza Athénée</nom>
    <texte><![CDATA[Les coulisses du Plaza Athénée, palace de l'avenue Montaigne. <br/>Emission SODA du 29/11/05 <br/>Présentation : Mathilde Tinthoin <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>4'34]]></texte>
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    <nom>Pierre Gagnaire, un grand chef dans son restaurant</nom>
    <texte><![CDATA[Rencontre avec Pierre Gagnaire dans son restaurant trois étoiles de la rue Balzac. <br/>Emission SODA du 19/05/03 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5monde <br/>4'05]]></texte>
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    <nom><![CDATA[L'hôtel Murano, "urban resort"]]></nom>
    <texte><![CDATA[L'hôtel Murano : le concept de "l'urban resort". <br/>Emission SODA du 02/10/04 <br/>Présentation : Mathilde Tinthoin <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>3'32]]></texte>
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    <nom>Le Musée des Arts forains</nom>
    <texte><![CDATA[Rencontre avec Jean-Paul Favand, créateur du Musée des Arts forains et du Théâtre du Merveilleux. <br/>Emission SODA du 01/04/06 <br/>Présentation : Mathilde Tinthoin <br/>Production 2P2L / TV5 <br/>3'01]]></texte>
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    <texte><![CDATA[Réalisation : Kevan Stevens<br>Musique et montage son : Patrick Bergeron<br>Chargée de projet : Camille Branellec<br>Sous la responsabilité de Martine Defontaine (FIPF)<br><br>Avec le soutien de : <br><i>Koala prod.</i>,<i>Le sentier aux images</i><br>et la <b>Mairie de Paris</b><br>Juin 2006. Durée : 5'00]]></texte>
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    <nom><![CDATA[" J'ai deux amours ..." 2ème partie]]></nom>
    <texte><![CDATA[Réalisation : Kevan Stevens<br>Musique et montage son : Patrick Bergeron<br>Chargée de projet : Camille Branellec<br>Sous la responsabilité de Martine Defontaine (FIPF)<br><br>Avec le soutien de : <br><i>Koala prod.</i>,<i>Le sentier aux images</i><br>et la <b>Mairie de Paris</b><br>Juin 2006. Durée : 5'00]]></texte>
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    <nom><![CDATA[" J'ai deux amours ..." 3ème partie]]></nom>
    <texte><![CDATA[Réalisation : Kevan Stevens<br>Musique et montage son : Patrick Bergeron<br>Chargée de projet : Camille Branellec<br>Sous la responsabilité de Martine Defontaine (FIPF)<br><br>Avec le soutien de : <br><i>Koala prod.</i>,<i>Le sentier aux images</i><br>et la <b>Mairie de Paris</b><br>Juin 2006. Durée : 5'00]]></texte>
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    <nom><![CDATA[" J'ai deux amours ..." 4ème partie]]></nom>
    <texte><![CDATA[Réalisation : Kevan Stevens<br>Musique et montage son : Patrick Bergeron<br>Chargée de projet : Camille Branellec<br>Sous la responsabilité de Martine Defontaine (FIPF)<br><br>Avec le soutien de : <br><i>Koala prod.</i>,<i>Le sentier aux images</i><br>et la <b>Mairie de Paris</b><br>Juin 2006. Durée : 4'59]]></texte>
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    <nom>Designers de grands magasins</nom>
    <texte><![CDATA[Designers de grands magasins. <br/>Emission SODA du 21/12/02 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>3'19]]></texte>
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    <nom>Le Studio Harcourt</nom>
    <texte><![CDATA[Le Studio Harcourt. <br/>Emission SODA du 10/12/05 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>2'39]]></texte>
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    <nom>Défilé Esmod 2005 : Fake</nom>
    <texte><![CDATA[Extrait du défilé de 2005, sous la direction artistique de Jean-Charles de Castelbajac. <br/>Réalisation Damien Montaron, Céline Tricart, Céline Willard <br/>Production Esmod <br/>3'41]]></texte>
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    <nom>Chantal Thomass, créatrice de mode</nom>
    <texte><![CDATA[Chantal Thomass, créatrice de mode. <br/>Emission SODA du 13/11/04 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>4'35]]></texte>
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    <nom>André Minvielle en concert.</nom>
    <texte><![CDATA[Entre langue d'Oc et langue jazz. <br/>Enregistré au théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-Seine. <br/>Réalisation Claude Vittiglio / TV5MONDE mars 2006 <br/>3'19]]></texte>
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    <nom>Les cafés littéraires</nom>
    <texte><![CDATA[Les cafés littéraires. <br/>Emission SODA du 27/03/04 <br/>Présentation : Olivier Philippe <br/>Production 2P2L / TV5MONDE <br/>4'50]]></texte>
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    <nom>Crazy Horse, le show</nom>
    <texte><![CDATA[Entre coulisses et scène. <br/>Extrait du documentaire "Crazy Horse, le show." 2002 <br/>Réalisation Laurent Bergers <br/>Production déléguée Crazy Horse <br/>2'03]]></texte>
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